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Ibrāhīm ibn Adham

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Ibrāhīm ibn Adham
Ibrahim ibn Adham de Balkh recevant la visite d'anges. Miniature vers 1760-1770. Aquarelle opaque à l'or sur papier. Collection Cynthia Hazen Polsky.
Biographie
Naissance
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Sépulture
Nom dans la langue maternelle
إبراهيم بن أدهمVoir et modifier les données sur Wikidata
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Maître

Ibrāhīm ibn Adham (Abū Ishaq bin. Mansur al-Balkhī, VIIIe siècle, mort en 777-778[1]), connu aussi sous le nom d’Abou Ben Adhem, est un soufi et ascète célèbre. Il a probablement terminé sa vie en Syrie. Il pourrait être né vers 730[2].

Il naquit à Balkh, à l’est du Khorassan, dans une famille princière influente originaire Koufa[1],[2]. Par la suite, il a émigré avec sa tribu du Khorassan vers la Syrie avant 754. Il a été tué lors d’une expédition militaire contre Byzance vers 777-783[1]. Selon les légendes soufies, divers récits sont attribués à la repentance d'Ibrāhīm, à son abdication du poste de gouverneur de Balkh et à sa conversion à l’ascétisme[1]. Abandonnant ainsi ses avantages, il se consacra, au travail manuel, gagnant ainsi sa maigre subsistance.

« Ibrahim ibn Adham de Balkh visité par des anges ». Cleveland Museum of Art. Selon les légendes soufies, alors qu'il se trouvait dans le désert, Ibrahim aurait été nourri par des anges. Dans cette miniature (vers 1740), on voit Ibrahim dans une grotte, en train de méditer sous un arbre, tandis que cinq anges apparaissent devant lui.

On rapporte qu'il descendait du second calife Omar ibn al-Khattâb. Roi de Balkh, selon les sources arabes et persanes — dont Boukhari — il aurait reçu un avertissement d'Allah et aurait abdiqué pour mener la vie ascétique des soufis au Bilad el-Cham. Le récit de sa conversion est devenu célèbre et de nombreux maîtres l’ont racontée, notamment Farid al-Din Attar dans son Mémorial des Saints (dans une version très louangeuse[1]). Il eut pour maîtres Sufyān al-Thawrī et Fudayl b. ‘Iyād, un disciple d’une chaîne remontant à Hassan al-Basrî.

Il est mort vers 777[2]. La vénération dont il fut l'objet se reflète dans les tombes diverses qui lui ont été attribuées[2]. Parmi ces localisations, Jablé, sur la côte méditerranéenne de la Syrie[2],[3]. Là se trouve uin sanctuaire, enrichi par la dynastie Mamlouk et devenu un lieu de ziyarat (visites pieuses) au moment de l'essor du « culte des saints ». Cette tombe est mentionnée dans le Guide des lieux saints de al-Harawi (en)[2],[4]; al-Harawi mentionne aussi l'existence d'une tombe d'Ibrahim bin Adham dans le village de Kafar Barik (aujourd'hui Bani Na'im[5]), sur la route entre Jérusalem et Hébron, mais il précise que « cette [tombe] se trouve en réalité sur la côte, à Jeblé »[5].

Plus tard, la littérature mystique persane a largement repris les anecdotes et les miracles attribués à Ibrāhīm ibn Adham[1].

Tombeau de Ibrâhim ibn Adham à Jeblé, en Syrie.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 « EBRĀHĪM B. ADHAM », sur iranicaonline.org, Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 Dominique Sourdel et Janine Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Paris, PUF, , XII-1010 p. (ISBN 978-2-130-47320-6), p. 378-379
  3. Émir Abd el-Kader (trad. de Abdallah Penot), Le Livre des Haltes, Paris, Dervy, 2008,
  4. Al-Harawi (trad. annotée par Janine Sourdel-Thomine), Guide des lieux de pèlerinage, Damas, Institut français de Damas, , LXIV- (lire en ligne), p. 58
  5. 1 2 al-Harawi, Guide des lieux de pèlerinage, Damas, Institut français de Damas, 1957, p. 71 [lire en ligne (page consultée le 11 avril 2026)]

Bibliographie

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  • Farid-ud-Din 'Attar (trad. du ouïgour par Abel Pavet de Courteille ; préface de Eva de Vitray-Meyerovitch), Le mémorial des saints, Paris, Seuil, coll. « Points Sagesses » (no 6), , 309 p. (ISBN 978-2-020-044684), « Ibrahim Edhem », p. 112-134
  • Farid-ud-Din 'Attar (trad. par Fuad Rouhani ; préface de Louis Massignon), Le Livre divin (Elahi-Nameh), Paris, Albin Michel, , 477 p., « Ibrahim Adham et Khezr », p. 100-1 (chant III, n° 1) ; 246-8 (XII, 12) ; 302-3 (XV, 8) ; 373-5 (XX, 8) ; 430 (Finale, 13)