Sahl ibn ‘Abd Allāh al-Tustārī

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Sahl ibn ‘Abd Allāh al-Tustārī, né à Shushtar dans le Khuzestan et mort à Bassora, est un grand maître soufi, qui reçut son éducation de son oncle maternel et du cheikh Hamza al-‘Abbādānī.

Il vécut une vingtaine d’années ascétiques dans sa maison avant de commencer à enseigner. Il fut chassé de sa ville natale pour raisons politiques et doctrinales, il s’établit à Bassora où il fut en butte avec certains savants chaféistes. Il fut le premier maître d’Hallāj et c’est ainsi que ce dernier le suivit dans son exil en Irak. Sahl y mourut en 896. Nombre de ses ouvrages ont été perdus et bien des textes qui nous sont parvenus de lui sont des compilations effectuées par certains de ses disciples. Le dhikr, qu’il rattache au Pacte primordial, est le pivot de son enseignement, par ailleurs, fort riche. Deladrière note que « ses disciples, les Sahlis, longuement étudiés par Hujwirī, mettaient l’accent sur le rôle des mortifications (mujāhadāt) »[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Le Livre des Haltes, Émir Abd el-Kader, trad. de Abdallah Penot, Dervy, Paris 2008, avec l’aimable autorisation de Jean Annestay.