Frithjof Schuon

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Frithjof Schuon
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Frithjof Schuon, (allemand : [ˈfʀiːtˌjoːf ˈʃuːˌɔn]), également connu sous le nom d'Isâ Nûr ad-Dîn, né le 18 juin 1907 à Bâle et mort le 5 mai 1998 à Bloomington (Indiana), États-Unis, est un métaphysicien suisse inspiré par René Guénon et appartenant à l'école de pensée pérennialiste. Il est aussi poète et peintre.

Pour Schuon toute religion, outre son sens littéral, contient une dimension ésotérique, essentielle, primordiale et universelle. Cette « Unité transcendante des religions » renvoie, entre autres, à l'Advaïta védanta - « non-dualisme » - hindou. Sa pensée est aussi influencée par les écrits de Maître Eckart et de Grégoire Palamas pour ce qui concerne la Chrétienté et par ceux d'Ibn Arabi et d'Ahmad al-Alawi pour l'Islam. Il s'intéresse également aux traditions amérindiennes.

Il est considéré par ses adeptes comme l'un des principaux représentants de la Philosophia perennis. Il a rédigé la majeure partie de son œuvre en français. Dans les dernières années de sa vie, Schuon a composé des poésies dans sa langue maternelle, l'allemand. Ses articles en français ont été rassemblés en une vingtaine de titres et ont ensuite été traduits en anglais ainsi que dans plusieurs autres langues. Il est le fondateur de la tariqa Maryamiyyah.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Frithjof Schuon, né en 1907 à Bâle en Suisse[1], est le puîné des deux fils de Paul Schuon, violoniste d’origine allemande et de tradition luthérienne[2] et de Margarete Bolaire, alsacienne de langue française. Enfant précoce, il s’intéresse à l’art ainsi qu'aux religions, notamment celles du Proche-Orient et de l'Inde[3] comme l'Advaïta védanta[4]. Il lit ou se fait lire le Bhagavad-Gita, Goethe et Emerson. Par son caractère et ses intérêts il attire l’attention et le respect de ses professeurs et camarades d’école[5].

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père meurt en 1920, et avec sa mère et son frère, le jeune Schuon retourne habiter en France à Mulhouse dans un environnement catholique. Trois ans plus tard, il commence à travailler comme dessinateur textile. C’est toujours cette profession qu’il exerce quand il gagne Paris à l’âge de 17 ans. Il découvre alors les écrits de René Guénon, qui sont pour lui une confirmation de son propre refus de la civilisation occidentale moderne[5], et, en 1934, il rencontre Louis Massignon et Émile Dermenghem.

Vie adulte[modifier | modifier le code]

Le désir qu'a Schuon depuis son adolescence de trouver un maître spirituel et d’être initié dans une voie ésotérique, et ses recherches dans ce sens, aboutissent en 1932 à la décision de partir pour l'Inde. Pourtant, au début de ce voyage, lorsqu’il se trouve encore à Marseille, deux évènements imprévus le convainquent de se rendre à Mostaganem en Algérie, où réside un maître spirituel soufi renommé, Ahmad al-Alawi. Pour Schuon, ce qui importe c’est d’avoir un maître et d’être reçu dans une voie ésotérique traditionnelle – il reconnaît la validité de toutes les voies spirituelles révélées, et n’a pas d’attachement à une confession particulière. À son arrivée à Mostaganem, il devient musulman et reçoit, peu après, l’initiation de la part du Sheikh al-Alawi[6] avec le nom de 'Isâ Nûr ad-Dîn ; il passera quatre mois dans la zaouïa du Sheikh[6] avant de rentrer en Europe[5].

Lors d'un second voyage à Mostaganem, en 1935, Adda ben Tounès, le successeur du Sheikh al-Alawî, mort entretemps, lui remet une ijâzah (certificat) qui mentionne : « ... je l’ai autorisé à répandre l’exhortation islamique chez les hommes de son peuple, parmi les Européens, en transmettant la parole du tawhîd..."[7]. Bien que ce document ne mentionne pas le mot "moqaddem", Schuon affirme dans ses Mémoires que cette fonction lui fut attribuée[6], ce que l'universitaire Mark J. Sedgwick et Alawi al-Alawiyya de la tariqa Alawiyya algérienne contesteront[8]. Fin 1936, à la suite d’un songe – qu'il estime confirmé par des songes similaires de plusieurs amis – Schuon se considère investi de la fonction de sheikh[9]. C’est ainsi qu’en 1936, il organisera la première tariqa européenne à Bâle puis à Lausanne et Amiens.

Au début de la Deuxième Guerre mondiale, il sert pendant dix mois dans l’armée française. Fait prisonnier par les Allemands, il réussit au bout d'un mois à s’évader pour gagner la Suisse. En 1947, il commence à correspondre avec le chamane sioux Black Elk, survivant du génocide amérindien et des politiques subséquentes. Il s’établit à Lausanne, et en 1948 l'ouvrage De l'Unité transcendante des Religions est publié chez Gallimard dans la collection Tradition créée par Luc Benoist et Jean Paulhan. Après son mariage avec Catherine Feer en 1949, il s’installe à Pully[5].

Schuon noue des liens d’amitié ou épistolaires avec des personnes de différentes traditions: René Guénon, Ananda Coomaraswamy, Titus Burckhardt, Martin Lings, Seyyed Hossein Nasr, William Stoddart, Léo Schaya, Jean Borella, Marco Pallis, en:Joseph Epes Brown, Michel Vâlsan, Jean-Louis Michon, en:Huston Smith, en:Whitall Perry, en:Gai Eaton, en:William Chittick et bien d'autres (p. 9)[10]; plusieurs d'entre eux deviendront ses disciples.

Entre 1950 et 1975, Schuon se rend au Maroc à une dizaine de reprises, ainsi qu’en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Turquie et en Grèce[1]. Son profond attachement pour la tradition des Indiens d’Amérique, dans laquelle, selon lui, « il s’est maintenu quelque chose de primordial et de pur »[11], motive deux longs séjours dans l’Ouest américain parmi différentes tribus[7]; il est adopté, lors de son premier voyage, par les Sioux Lakotas (p. 8) [10].

C'est en 1969 que la tariqa de Schuon prend le nom de Maryamiyyah, en l'honneur de la Vierge Marie dont il dit avoir eu des visions[8].

Le groupe, dont le siège se transporte en 1980 à Bloomington, dans l'Indiana, aux États-Unis, s'éloigne de plus en plus, selon l'universitaire Mark J. Sedgwick et l'auteur Patrick Ringgenberg[8],[12], de la tradition musulmane soufie pour pratiquer une forme d'universalisme incluant des danses traditionnelles amérindiennes[13],[12].

En 1991, un ancien disciple en conflit avec Schuon et la tariqa[8],[13],[14] accuse celle-ci d’avoir introduit dans ses activités des « assemblées primordiales » où se serait pratiquée la nudité en présence de mineures. Ces accusations valent à Schuon un procès pour affaire de mœurs[8] mais se soldent par un non-lieu[8],[13],[12] et les excuses publiques du procureur[9]. Ces événements affectent Schuon et jettent un certain discrédit sur le groupe et son fondateur[8],[12]. D’autres sources biographiques[1],[2],[4],[5],[6],[7],[9] ne font mention ni d’assemblées primordiales ni de nudité, mais bien de participations occasionnelles à des danses indiennes, danses qui n’auraient nullement interféré avec la voie soufie car ne comportant aucun rite[9].

Frithjof Schuon meurt début mai 1998 à l’âge de 90 ans à Bloomington, Indiana[15].

Pensée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pérennialisme.

Fondements[modifier | modifier le code]

La base doctrinale de Frithjof Schuon est le Vedânta[16], et son message traite essentiellement de la métaphysique universelle, avec ses ramifications cosmologiques et anthropologiques; de la spiritualité; de l’éthique intrinsèque, c'est-à-dire des vertus spirituelles et pas seulement naturelles; de l'esthétique à tous les niveaux; des principes et des phénomènes traditionnels; des religions et de leurs ésotérismes; de l’art sacré » (p. 8)[10] [17],[18],[19],

Philosophie[modifier | modifier le code]

Pas davantage que René Guénon, Frithjof Schuon ne se considère philosophe au sens moderne du terme, c’est-à-dire comme un penseur qui élabore ses convictions dans le seul cadre de la raison, même si celles-ci peuvent parfois provenir de perceptions fort subtiles. Schuon se reconnaît par contre dans la philosophie telle qu’elle était entendue par certains Anciens, comme Platon, c’est-à-dire en tant que recherche de la sagesse suprême, non par la seule pensée, ce qui est impossible, mais par l’intellection ou l’intuition spirituelle, sans laquelle la connaissance du Réel ou du Vrai demeure théorique[20]. Cette connaissance effective est la Sophia perennis, à la fois humaine et divine car, en réalité, c’est Dieu qui se connaît Lui-même dans le cœur du sage[21],[22].

Métaphysique[modifier | modifier le code]

Ainsi, la philosophie de Schuon n’est autre que la Philosophia perennis, comprise dans son sens étymologique, c’est-à-dire la science des principes métaphysiques qui, tout en affirmant la non-dualité du Principe, expose les différents degrés que celui-ci déploie dans son rayonnement cosmogonique: c’est la doctrine d'Âtmâ et Mâyâ. Le mot sanscrit Âtmâ désigne le Principe suprême, la Réalité absolue, le Sur-Être ou Non-Être, la Divinité impersonnelle. Tout le reste est Mâyâ, dont le degré le plus élevé – Mâyâ in divinis – correspond à l’Être, le Dieu personnel, l’Esprit incréé. Les degrés suivants – Schuon en identifie trois conformément à la doctrine soufie – constituent la Manifestation, premièrement la manifestation supra-formelle (Esprit, Intellect, Logos créés, paradis, anges), ensuite la manifestation formelle, d’abord subtile ou animique, puis grossière ou matérielle (le monde visible). Dans le microcosme, ces cinq degrés correspondent, en sens inverse, au corps et à l’ego mortel; à l’âme immortelle; à l’esprit ou intellect créés; à l’esprit ou intellect incréés; au Soi. Mais, comme le rappelle Schuon, cette distinction Sur-Être/Être ne s’applique qu’en métaphysique et jamais dans le rapport opératif de l’homme, en tant que sujet contingent, avec Dieu[23].

Ésotérisme[modifier | modifier le code]

Pour Schuon, la métaphysique – la distinction entre Atmâ et Mâyâ – est la substance même de l'ésotérisme[24], auquel doit se joindre une méthode de réalisation[25], afin que le « penser » devienne « être ». Il y a continuité entre l’exotérisme et l’ésotérisme lorsque celui-ci apparaît comme la dimension intérieure de celui-là et en adopte par conséquent le « langage », et il y a discontinuité lorsque l’ésotérisme transcende toute religion; c’est la Religio perennis, l’ésotérisme intemporel, essentiel, primordial, universel. Il constitue « l’unité transcendante des religions » et s’appuie, méthodiquement, sur une des révélations tout en ayant pour objet la Vérité une, commune à chacune d’elles[21].

Voie spirituelle[modifier | modifier le code]

en cours de rédaction

Appréciations[modifier | modifier le code]

L'islamologue Mohammed Arkoun, défenseur d'une conception historiciste et rationaliste de l'islam, reproche à Schuon d'avoir une conception romantique de celui-ci et de négliger les problèmes sociaux et matériels qui se posent aux musulmans dans la vie quotidienne. Mais Arkoun précise qu'il exprime une « forte conviction personnelle » et non une analyse ou une discussion des thèses de l'ouvrage de Schuon, De l'unité transcendante des religions. Arkoun dénonce le « conservatisme épistémologique », qui est propre non pas à Schuon selon lui mais à un certain nombre d'« apologètes chaleureux » de l'islam en Occident, qui sont écrivains, universitaires ou ésotéristes et propagent une vision mythologique de l'islam[26].

L'universitaire américain Gregory A. Lipton relève dans son texte De-Semitizing Ibn ʿArabī: Aryanism and the Schuonian Discourse of Religious Authenticity, l’influence sur Schuon de la notion de peuples aryens et sémites sur le regard nuancé qu'il porte sur l'œuvre d'Ibn Arabi ainsi que sur le soufisme confrérique exotérisant (appelé par Schuon « soufisme ordinaire »)[27].

L’auteur Patrick Ringgenberg réfute la thèse schuonienne qui affirme que, par l’intuition intellectuelle, le gnostique puisse « voir les choses telles qu’elles sont », donc objectivement ; et il ajoute : « on ne peut que constater, chez Schuon comme chez Guénon, une même confusion entre la prétention de leur perspective et une universalité qui, en réalité, se confond avec leurs limites subjectives et culturelles » (p. 325)[12].

L’écrivain catholique traditionaliste Jean Hani (1917-2012), ancien professeur à l’Université d’Amiens, établit un lien entre le don artistique et poétique de Frithjof Schuon, et la « chaleur qui accompagne toutes ses évocations des réalités et des expériences d’ordre spirituel », en comparant cette approche à la « froideur » de certaines œuvres métaphysiques dépourvues « d’amour dévotionnel », qui offrent le sentiment que leurs auteurs n’ont pas « pénétré vitalement la doctrine » (p. 75)[1]. Parallèlement, et à l’encontre du point de vue religieux et de la philosophie moderne, Hani corrobore l’assertion guénonienne et schuonienne attestant la possibilité pour l’Intellect de connaître le Réel dans certaines conditions particulières (p. 76sq)[1].

Pour Jacques Viret, professeur émérite de musicologie à l’Université de Strasbourg, l’œuvre de Schuon apporte les réponses nécessaires aux questions que tout chercheur se pose sur lui-même, le monde, le sens de la vie, Dieu, le bien et le mal, l’amour, la beauté, l’art, les vertus, les religions, etc. ; « une œuvre d’un pareil prix pourrait et devrait jouer un rôle providentiel, vu l’état de délabrement spirituel d’un monde tiraillé entre le fanatisme ou l’étroitesse des intégrismes religieux, l’incroyance (souvent par refus de religions abâtardies) et les spiritualités au rabais, contrefaites ou tragiquement subverties (p. 207)[1]. »

Le philosophe thomiste anglais Bernard P. Kelly, dira de l'œuvre de Schuon qu’elle « possède l’autorité intrinsèque d’une intelligence contemplative. Schuon parle de la grâce comme quelqu’un qui la vit. »[28]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Leitgedanken zur Urbesinnung, Zürich, Orell Füssli Verlag, 1935, deuxième édition Urbesinnung - Das Denken des Eigentlichen (édition revue et corrigée), Aurum Verlag, 1989.
  • De quelques aspects de l'Islam, Paris, Chacornac, 1935.
  • De l'unité transcendante des religions, Gallimard, 1948[29], 1958 ; troisième édition (revue, corrigée et augmentée d'un nouveau chapitre), Le Seuil, 1979 [30] ; quatrième édition, Sulliver, 2000 ; cinquième édition, L'Harmattan, 2014.
  • L'œil du cœur, Gallimard, 1950 ; deuxième édition (revue et corrigée), Dervy-Livres, 1974 ; troisième édition, L'Âge d'Homme, 1995 ; quatrième édition, Éditions L'Harmattan, 2017.
  • Perspectives spirituelles et faits humains, Cahiers du Sud, 1953 ; deuxième édition, Maisonneuve & Larose, 1989 ; troisième édition, L'Âge d'Homme, 2003.
  • Sentiers de gnose, La Colombe, 1957 ; deuxième édition, La Place Royale, 1987 ; troisième édition (revue et corrigée), La Place Royale, 1996.
  • Castes et races suivi de Principes et critères de l'art universel, Derain, 1957 ; deuxième édition (revue et corrigée), Archè, 1979.
  • Les stations de la sagesse, Buchet/Chastel-Corréa, 1958 ; deuxième édition, Maisonneuve & Larose, 1992 ; troisième édition, Éditions L'Harmattan, 2011.
  • Images de l'Esprit : Shinto, Bouddhisme, Yoga, Flammarion, 1961 ; deuxième édition, Le Courrier du Livre, 1982.
  • Comprendre l'Islam, Gallimard, 1961; deuxième édition, Le Seuil (Points Sagesses), 1976 et rééditions (avant propos d'Annemarie Schimmel[31] dans les versions allemande et anglaise).
  • Regards sur les mondes anciens, Éditions Traditionnelles, 1968 ; deuxième édition, Nataraj, 1997 ; troisième édition, L'Harmattan, 2016.
  • Logique et transcendance, Éditions traditionnelles 1970, 1972.
  • Forme et substance dans les religions, Dervy-Livres, 1975 ; deuxième édition, L'Harmattan, 2012.
  • L'ésotérisme comme principe et comme voie, Dervy-Livres, 1978, 1997.
  • Von der inneren Einheit der Religionen (traduction par l'auteur de De l'Unité transcendante des Religions), Ansala-Verlag, 1979.
  • Le soufisme, voile et quintessence, Dervy-Livres, 1980, 2007.
  • Christianisme/Islam : visions d'œcuménisme ésotérique, Arché, 1981 ; deuxième édition, L'Harmattan, 2015.
  • Du Divin à l'humain : tour d’horizon de métaphysique et d’épistémologie, Le Courrier du Livre, 1981.
  • Sur les traces de la religion pérenne, Le Courrier du Livre, 1982.
  • Approches du phénomène religieux, Le Courrier du Livre, 1984.
  • Résumé de métaphysique intégrale, Le Courrier du Livre, 1985.
  • Avoir un centre, Maisonneuve & Larose, 1988 ; deuxième édition, L'Harmattan, 2010.
  • Racines de la condition humaine, La Table Ronde, 1990.
  • Le jeu des masques, L'Âge d'Homme, 1992.
  • La transfiguration de l'homme, L'Âge d'Homme, 1995.

Poésies[modifier | modifier le code]

  • Sulamith (original allemand), Urs Graf Verlag, 1947.
  • Tage- und Nächtebuch (original allemand), Urs Graf Verlag, 1947.
  • Road to the Heart (original anglais), World Wisdom Books, 1995.
  • Liebe / Leben / Glück / Sinn (original allemand), 4 vol., Verlag Herder, 1997.
  • Poésies didactiques, vol. 1-10 (bilingue original allemand/traduction française), Les Sept Flèches, 2001-2005.

Le compositeur John Tavener est l’auteur des Schuon Lieder (2003, cycle de chansons pour soprano et ensemble) sur des poèmes de Frithjof Schuon [32].

Compilations d'écrits de Frithjof Schuon[modifier | modifier le code]

  • Les Perles du pèlerin, Le Seuil, 1991; textes réunis par Thierry Béguelin.
  • Trésors du Bouddhisme, Nataraj, 1997; comprend la plupart des textes de Frithjof Schuon traitant du bouddhisme.
  • The Fullness of God: Frithjof Schuon on Christianity, World Wisdom, 2004; textes réunis par James S. Cutsinger[33], avant-propos d'Antoine Faivre.
  • Vers l'Essentiel: lettres d'un Maître spirituel, Les Sept Flèches, 2013; lettres françaises de Frithjof Schuon réunies par Thierry Béguelin.
  • De tout cœur et en l'esprit: choix de lettres d'un Maître spirituel, L'Harmattan, 2015; lettres allemandes de Frithjof Schuon réunies et traduites par Ghislain Chetan, préface de Patrick Laude.
  • La conscience de l'Absolu: aphorismes et enseignements spirituels, Hozhoni, 2016; textes réunis par Thierry Béguelin.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Patrick Laude et Jean-Baptiste Aymard (éd.), Les Dossiers H : Frithjof Schuon, Lausanne, L'Âge d'Homme, 2002, p. 412, 476.
  2. a et b (en)Muse.jdun,Jean-Baptiste Aymard, Patrick Laude, Seyyed Hossein Nasr in Frithjof Schuon Life and Teachings
  3. Gallica in La Vie spirituelle - 1956
  4. a et b (en)Renaud Fabbri in ‘’FRITHJOF SCHUON: THE SHINING REALM OF THE PURE INTELLECT’’
  5. a, b, c, d et e Jennifer Casey, Frithjof Schuon: Messenger of the Perennial Philosophy, DVD, 2012.
  6. a, b, c et d Bernard Chevilliat, « Frithjof Schuon ou le regard de l'aigle », Ultreïa n° 7,‎ , p. 32
  7. a, b et c Jean-Baptiste Aymard, « Frithjof Schuon , connaissance et voie d'intériorité », Connaissance des Religions,‎ , p. 21, 50
  8. a, b, c, d, e, f et g Mark J. Sedgwick, Contre le monde moderne, Paris, Dervy, , 396 p., p.111 et p.228
  9. a, b, c et d (en) Michael O. Fitzgerald, Frithjof Schuon Messenger of the Perennial Philosophy, Bloomington-Indiana, World Wisdom, , 256 p., p. 194
  10. a, b et c Frithjof Schuon et Thierry Béguelin, Vers l'Essentiel: lettres d'un maître spirituel, Lausanne, Editions Les Sept Flèches, , 235 p. (ISBN 9782970032588, présentation en ligne), préface: pages 8 à 46, (consulté le 9 octobre 2017).
  11. Frithjof Schuon, Regards sur les mondes anciens, Paris, L'Harmattan, , 152 p., p. 74
  12. a, b, c, d et e Patrick Ringgenberg, Diversité et unité des religions chez René Guénon et Frithjof Schuon, Paris, L'Harmattan, , 384 p.
  13. a, b et c (en) « A Dance of Masks: The Esoteric Ethics of Frithjof Schuon », sur academia.edu (consulté le 29 avril 2017)
  14. (en) Avis Little Eagle, « Naming honor returns to haunt area family », Lakota Times,‎
  15. Frithjof Schuon, Biographie, [PDF]
  16. Jean Biès, « Un Homme de la Tradition : Frithjof Schuon », Revue Question DE., no 8,‎ 3e trimestre 1975 (lire en ligne), (consulté le 8 octobre 2017).
  17. (en) Timothy Scott, « “Made in the Image”: Schuon’s theomorphic anthropology », Sacred Web, vol. Dedicated to Frithjof Schuon (1907-1998) on the occasion of his birth centenary,‎ (lire en ligne), (consulté le 8 octobre 2017).
  18. (en) Timothy Scott, « The Elect and the Predestination of Knowledge 'Esoterism' and 'Exclusivism': A Schuonian Perspective », Esotericism and the Control of Knowledge (ed. Edward Crangle) , The University of Sydney,‎ (lire en ligne), (consulté le 8 octobre 2017).
  19. (en) Timothy Scott, « A brief introduction to the “Traditional Doctrine of Art” », Vincit Omnia Veritas, vol. 1.2,‎ (lire en ligne), (consulté le 8 octobre 2017).
  20. Jean Borella, Frithjof Schuon ou la sainteté de l'intelligence, in Religion of the Heart, Washington, D.C., Foundation for Traditional Studies, , 330 p. (ISBN 0-9629984-0-0), p. 19sqq
  21. a et b Patrick Laude, Remarques sur la notion d'ésotérisme chez Frithjof Schuon, Avon, Connaissance des Religions/Le Courrier du Livre, , 300 p. (ISBN 2-7029-0392-4), p. 214sqq, (consulté le 8 octobre 2017).
  22. (en) Patrick Laude, « Remarks on Esoterism in the works of Frithjof Schuon », Sacred Web, A Journal of Tradition and Modernity,‎ sacred web 4 (lire en ligne)
  23. Jean Biès, Frithjof Schuon et la primordialité hindoue, in Les Dossiers H, Lausanne, L'Age d'Homme, , 485 p. (ISBN 2-8251-1458-8), p. 59sqq
  24. Frithjof Schuon, Racines de la condition humaine, Paris, La Table Ronde, , 185 p. (ISBN 2-7103-0413-9), p. 128
  25. Frithjof Schuon, Résumé de métaphysique intégrale, Paris, Le Courrier du livre, , 123 p. (ISBN 2-7029-0164-6), p. 73
  26. Mohammed Arkoun, « Schuon (Frithjof), De l'unité transcendante des religions [compte rendu] », Archives de sciences sociales des religions, vol. 48, no 2,‎ , p. 349 (lire en ligne).
  27. (en) Lipton, Gregory A., « De-Semitizing Ibn ʿArabī: Aryanism and the Schuonian Discourse of Religious Authenticity1 », Numen, vol. 64, no 2-3,‎ (ISSN 0029-5973, lire en ligne)
  28. (en) Bernard P. Kelly, « Notes on the Light of the Eastern Religions », Religion of the Heart - Foundation for Traditional Studies, Washington D.C.,‎ , p. 161
  29. Archive.org, Texte intégral
  30. Julien Ries, « Frithjof Schuon, De l'unité transcendante des religions. Nouvelle édition revue et augmentée. 1979 (Notice Bibliographique) », Revue théologique de Louvain, vol. 11, no 2,‎ , p. 254-256 (lire en ligne), (consulté le 8 octobre 2017).
  31. Internet archive
  32. (en)Gramophone.co.uk
  33. Internet archive, texte intégral

Liens externes[modifier | modifier le code]

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