Frithjof Schuon

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Frithjof Schuon
Frithjof Schuon.jpg

Frithjof Schuon vers 1990.

Biographie
Naissance
Décès
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BloomingtonVoir et modifier les données sur Wikidata
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Catherine Schuon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres réputées
De l'Unité transcendante des religions (d), Logique et transcendance (d), Comprendre l'Islam (d), Forme et substance dans les religions (d), La Transfiguration de l’Homme (1995). (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Frithjof Schuon (allemand : [ˈfʀiːtˌjoːf ˈʃuːˌɔn]), également connu sous le nom d’Isâ Nûr ad-Dîn, né le à Bâle et mort le à Bloomington (Indiana), États-Unis, est un métaphysicien et ésotériste suisse d'ascendance allemande, appartenant à l'école de pensée pérennialiste. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur le phénomène religieux, la métaphysique, la spiritualité et l'art. Il est aussi artiste peintre et poète.

Inspiré par Platon et l'Advaïta védanta — « non-dualisme » — hindou, tel que l'a exposé notamment Adi Shankara, Schuon fut également marqué par la pensée de Maître Eckhart et de Grégoire Palamas pour le christianisme, et par celle d'Ibn Arabi et d'Ahmad al-Alawi pour l'islam, ainsi que par les traditions spirituelles amérindiennes.

Analyste du patrimoine religieux des peuples, il considère que toutes les révélations divines, outre un sens littéral qui les différencie, possèdent une dimension ésotérique commune, donc essentielle, primordiale et universelle, que rappelle le titre de son premier ouvrage, De l'unité transcendante des religions. En dépit de ce caractère universel, qui concerne la doctrine, Schuon prône une pratique spirituelle en lien avec une tradition orthodoxe.

Avec René Guénon et Ananda Coomaraswamy, Schuon fait partie des principaux représentants de la philosophia perennis au XXe siècle et partage leur critique du monde moderne. Il a rédigé la majeure partie de son œuvre en prose en français, consacrant ses dernières années à la composition de plus de trois mille poésies dans sa langue natale, l'allemand. Ses articles ont été rassemblés en une vingtaine de titres, traduits dans plusieurs langues. Maître spirituel, il est le fondateur de la tariqa Maryamiyyah.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Frithjof Schuon, né en 1907 à Bâle, est le cadet des deux fils de Paul Schuon, violoniste d’origine allemande et de tradition luthérienne - devenu catholique[1] - et de Margarete Boehler, alsacienne de langue française[2]. Enfant précoce, il s’intéresse à l’art ainsi qu'aux religions, notamment celles du Proche-Orient et de l'Inde. Il lit ou se fait lire le Véda, la Bhagavad-Gita, le Coran, Platon, Goethe, Emerson[3],[1],[4]. Par son caractère et ses intérêts il attire l’attention et le respect de ses professeurs et camarades d’école[5].

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père meurt en 1920, et avec sa mère et son frère, le jeune Schuon s'installe à Mulhouse, dans un environnement catholique et de langue française. Son frère entre au séminaire et deviendra moine trappiste sous le nom de père Gall [6]. Trois ans plus tard, Schuon quitte les études pour subvenir aux besoins de sa famille et travaille comme dessinateur textile[7]. Il a 17 ans lorsqu'il découvre les écrits de René Guénon, qui sont pour lui une confirmation de son propre refus de la civilisation occidentale moderne, en même temps qu’une clarification de sa perception des principes métaphysiques et de leurs applications [8] ; Schuon dira plus tard de Guénon qu’il était « le théoricien profond et puissant de tout ce qu’il aimait »[9].

Vie adulte[modifier | modifier le code]

À l'âge de 22 ans, après le service militaire, Schuon s’installe à Paris ; il reprend son métier de dessinateur textile, rencontre les orientalistes Louis Massignon et Émile Dermenghem, et apprend l’arabe[10]. Il reconnaît la validité de toutes les voies spirituelles révélées, et n’a pas d’attachement à une confession particulière ; son désir de trouver un maître spirituel et d’être initié dans une voie ésotérique, et ses recherches dans ce sens, aboutissent en 1932 à la décision de partir pour l'Inde[11]. Mais au début de son voyage, lorsqu’il se trouve encore à Marseille, des évènements imprévus le convainquent de se rendre à Mostaganem en Algérie, où réside un maître spirituel soufi renommé, Ahmad al-Alawi. À Mostaganem, il devient musulman et au terme de quatre mois passés dans la zaouïa du Sheikh, celui-ci lui confère l’initiation et le nom de 'Isâ Nûr ad-Dîn, puis il rentre en Europe[12].

Lors d'un second voyage à Mostaganem, en 1935, Adda ben Tounès, le successeur du Sheikh al-Alawî, mort entretemps, lui remet une ijâzah (certificat) qui mentionne : « je l’ai autorisé à répandre l’exhortation islamique chez les hommes de son peuple, parmi les Européens, en transmettant la parole du tawhid ». — Bien que ce document ne mentionne pas le mot « moqaddem », Schuon écrira dans ses Mémoires que cette fonction lui fut attribuée, ce que confirmeront plus tard, selon Mark. J. Sedgwick, certains membres de la tariqa Alawiyya, alors que d'autres, toujours selon lui, le contesteront [13]. — « Revenu en Europe, Schuon est, à la suite d'une expérience spirituelle, investi d'une fonction de maître spirituel (de cheikh) en 1936. »[14] C’est ainsi qu’il fondera, « avec l'appui de Guénon »[14], la première tariqa européenne à Bâle puis à Lausanne et à Amiens [15]. « Si je trouvais un groupe qui soit mon interprète auprès du monde de l'Europe, on serait étonné de voir que rien ne divise l'Occident de l'islam », disait le cheikh al-Alawî[16] . Parmi les adhérents à la tariqa de Schuon, « il y avait quelques intellectuels francophones dont l'importance a été grande pour la traduction et la diffusion des livres et des idées des grands maîtres du soufisme classique, surtout d'Ibn Arabi »[17].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Schuon sert pendant dix mois dans l’armée française. Fait prisonnier par les Allemands, libéré au bout d'un mois en tant qu'Alsacien, il franchit le Jura de nuit pour gagner la Suisse, y est emprisonné, avant de recevoir une autorisation de séjour (1941). Il s’installe à Lausanne, où il poursuit sa contribution aux Études Traditionnelles[18]initiée en 1933, et en 1948 publie De l'Unité transcendante des religions chez Gallimard dans la collection Tradition créée par Luc Benoist et Jean Paulhan. Après son mariage avec Catherine Feer en 1949, il s’installe à Pully, dans la banlieue lausannoise, où il poursuit son œuvre[19].

Schuon noue des liens d’amitié ou épistolaires avec des personnes de différentes traditions : René Guénon, Ananda Coomaraswamy, Titus Burckhardt, Martin Lings, Seyyed Hossein Nasr, William Stoddart, Léo Schaya, Jean Borella, Marco Pallis, Joseph Epes Brown, Michel Vâlsan, Jean-Louis Michon [20] ; plusieurs d'entre eux deviendront ses disciples[21]. Il correspond avec le chamane sioux Black Elk[22], survivant du génocide amérindien et des politiques subséquentes[23]. Il entretient également des rapports avec Swami Ramdas, le métropolite Antoine Bloom de Souroge, l'archimandrite Sophrony, Shin'ichi Hisamatsu et d'autres dignitaires du bouddhisme japonais et tibétain [2],[24]. Le travail de Schuon a également eu une influence sur un certain nombre de chercheurs et d'universitaires qui l'ont fait connaître, notamment Huston Smith qui rédigera la préface à la version en anglais De l'unité transcendante des religions[25] , Whitall Perry[26], Gai Eaton[27] et William Chittick [28].

Entre 1950 et 1975, Schuon se rend au Maroc à une dizaine de reprises, ainsi qu’en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Turquie et en Grèce [29]. Son profond attachement pour la tradition des Indiens d’Amérique, dans laquelle, selon lui, « il s’est maintenu quelque chose de primordial et de pur » [30], motive deux longs séjours dans l’Ouest américain parmi différentes tribus[31] ; il est adopté, lors de son premier voyage, par les Sioux Lakotas[32].

C'est en 1969 que la tariqa de Schuon prend le nom de Maryamiyyah[33], en l'honneur de la Vierge Marie dont il dit avoir eu des visions[34].

En 1980, accompagné de quelques disciples, Schuon s’installe à Bloomington, dans l'Indiana, aux États-Unis où un groupe déjà constitué les accueille. Selon l'universitaire Mark J. Sedgwick et l'auteur Patrick Ringgenberg, la communauté de Bloomington - nouveau siège de la tariqa - s'éloigne alors de plus en plus de la tradition musulmane soufie pour pratiquer une forme d'universalisme incluant des danses traditionnelles amérindiennes[35],[36]. En 1991, un ancien disciple en conflit avec Schuon et la tariqa accuse celle-ci d’avoir introduit dans ses activités des « assemblées primordiales » où se serait pratiquée la nudité en présence de mineures. Ces accusations valent à Schuon un procès pour affaire de mœurs mais se soldent par un non-lieu[37],[36],[38] et les excuses publiques du procureur[39]. Ces événements affectent Schuon[40]et jettent un certain discrédit sur le groupe et son fondateur [41]. D’autres sources biographiques[1],[42],[5],[43],[44] font mention non pas d’assemblées primordiales ni de nudité, mais bien de participations occasionnelles à des danses indiennes, lesquelles n’auraient nullement interféré avec la voie soufie car ne comportant aucun rite[45].

Frithjof Schuon meurt début mai 1998 à l’âge de 90 ans à Bloomington[46].

Aspects essentiels de son œuvre[modifier | modifier le code]

Pour Seyyed Hossein Nasr, Frithjof Schuon « est à la fois métaphysicien, théologien, philosophe [...] et logicien », versé « en religion comparée » et en « science de l’homme et de la société, interprète des arts et des civilisations traditionnelles, guide spirituel et critique du monde moderne [...] en ses aspects pratiques » et « dans ses dimensions philosophiques et scientifiques »[47].

Dans ses écrits, Schuon aborde principalement les domaines de « la métaphysique essentielle, donc universelle, avec ses ramifications cosmologiques et anthropologiques ; la spiritualité dans le sens le plus large ; l’éthique et l’esthétique intrinsèques ; les principes et les phénomènes traditionnels ; les religions et leurs ésotérismes ; l’art sacré »[48]. Il décrit la métaphysique « pure » comme étant à la fois « essentielle », c’est-à-dire « indépendante de toute formulation religieuse », et « universelle », en tant qu’elle « englobe tout symbolisme intrinsèquement orthodoxe » et « peut par conséquent se combiner avec tout langage religieux »[49].

Doctrine[modifier | modifier le code]

Fondements[modifier | modifier le code]

Frithjof Schuon s'est intéressé dès son arrivée à Paris en 1923 à la Bhagavad-Gita et à l'advaïta védanta[50]. Dans une lettre de 1982, il écrit : « pendant près de 10 ans j'ai été complètement fasciné par l'hindouisme [...] je ne vivais pas d'autre religion que celle du Vedânta et de la Bhagavad Gita ; cela a été ma première expérience de la religio perennis »[51] ,[52]. Bien qu'il estime que la doctrine de l'advaïta védanta « se trouve également, sous une forme ou sous une autre, même si parfois sporadiquement, dans [...] toutes les grandes religions »[53] et bien que, selon Harry Oldmeadow, une grande partie de son travail ait été dévolue aux religions abrahamiques[50], ses exposés métaphysiques sont enracinés dans l'Advaita Vedanta [54]. Frithjof Schuon considère l'advaïta védanta comme « l'expression doctrinale la plus directe »[53],[55],[56] de ce qu'il appelle tantôt la sophia perennis[53] ou philosophia perennis[57], tantôt l'essence de la réalité spirituelle[55] et tantôt la gnose[56]. En particulier, il relève dans l'advaïta védanta les notions d'âtman, de maya et de tat tvam asi (en)[N 1],[53]. Il considère en outre que la « perspective de Shankara est une des expressions les plus adéquates possibles de la philosophia perennis »[58]. « L'inébranlable conviction » de ce dernier que « Brahman est la seule réalité et que l'univers est illusoire »[59], constitue selon Mark Perry un « axe » de la pensée de Schuon[60].

Philosophie pérenne[modifier | modifier le code]

Schuon distingue comme René Guénon la pensée métaphysique de la pensée philosophique[61], en considérant que la seconde « au sens humaniste, rationalisant et donc courant du mot, est avant tout de la logique » et que la première est caractérisée par l'intuition intellectuelle, comprise en tant que « prise de conscience directe de la vérité »[62]. Dans la préface de L'Unité transcendante des religions, il précise que « la philosophie procède de la raison, faculté tout individuelle », alors que la métaphysique procède d'une « intuition intellectuelle » qui, en tant qu'elle est « directe et non discursive », est une « participation directe et active à la Connaissance divine », qui « émane de Dieu et non du sujet raisonnant »[63].

Nonobstant la limitation qu'il impute au rationalisme, Schuon estime que « le mot « philosophe » n’a pour le moins rien de limitatif en soi », que « pour Platon la philosophie est la connaissance de l’immuable et des Idées », et considère comme un « abus de langage » le fait de réserver le terme de philosophe aux « raisonneurs antiques et modernes » et de sous-entendre que « la norme de l’esprit est le raisonnement pur et simple »[64]. Sous réserve de cette précaution sémantique, il recourt à plusieurs reprises, comme le relève Patrick Ringgenberg[65], à la notion de « philosophia perennis » à propos de ce que d'autres auteurs appellent la philosophie éternelle[66],[67],[68]. Rappelant que l'expression est apparue chez Agostino Steuco[69], il précise que :

« le mot philosophia suggère à tort ou à raison une élaboration mentale plutôt que la sagesse et ne convient donc pas exactement à ce que nous entendons. La religio est ce qui « relie » au Ciel et engage l’homme entier ; quant au mot traditio, il se réfère à une réalité plus extérieure, parfois fragmentaire, et suggère du reste une rétrospective : une religion naissante « relie » au Ciel dès la première révélation, mais ne devient une « tradition » — ou comporte « des traditions » — que deux ou trois générations plus tard[70]. »

Patrick Ringgenberg voit dans ce texte l'expression d'une distanciation de Schuon à l'égard de la notion guénonienne de tradition primordiale : « De fait, si Schuon reprend de Guénon l’idée d’une tradition primordiale, origine anhistorique des traditions manifestées dans l’histoire, il lui reproche en même temps de n’avoir qu’une fonction limitée, en quelque sorte cosmique et cyclique. Or, Schuon s’intéresse bien plus à comprendre la racine des religions en Dieu, que de retracer leur filiation terrestre à partir d’une tradition primordiale »[71] ; « alors que Guénon faisait de la tradition primordiale la source aujourd'hui cachée et inexprimable des traditions historiques, Schuon tend à faire de la religio perennis une doctrine et une spiritualité précises et « utilisables » »[72]. Dans un texte de 1982, Sur les traces de la religion pérenne, Schuon associe les trois notions de philosophie (philosophia), de sagesse (sophia) et de religion (religio) pérennes pour montrer « leur concordance et l'unité de réalité qu'elles désignent »[73] :

« Le terme de philosophia perennis [...] désigne la science des principes ontologiques fondamentaux et universels ; science immuable comme ces principes mêmes, et primordiale du fait même de son universalité et de son infaillibilité. Nous utiliserions volontiers le terme de sophia perennis pour indiquer qu'il ne s’agit pas de « philosophie » au sens courant et approximatif du mot – lequel suggère de simples constructions mentales, surgies de l’ignorance, du doute et des conjectures, voire du goût de la nouveauté et de l’originalité –, ou encore nous pourrions user du terme de religio perennis en nous référant alors au côté opératif de cette sagesse, donc à son aspect mystique ou initiatique[74]. »

Métaphysique[modifier | modifier le code]

L'universitaire australien Harry Oldsmeadow rappelle que dans la perspective pérennialiste, la métaphysique suppose la capacité de l'homme à la connaissance de l'Absolu, qu'elle est orientée vers des réalités qui se situent à l'extérieur des périmètres mentaux habituels . Qu'elle offre la vision (ou la théorie) et la religion la voie de sa vérification et de son actualisation efficace ; le métaphysicien reformulant les vérités pour que les doctrines deviennent plus compréhensibles[75].

Schuon indique également que : « La métaphysique n'entend fournir dialectiquement que des points de repère ; elle offre – et c'est toute sa raison d'être – un système de clefs parfaitement suffisant, moyennant un langage qui ne peut être autre qu'indicatif et elliptique. »[76].

Schuon identifie sa philosophie à la philosophia perennis, c’est-à-dire la science des principes métaphysiques[77] qui, tout en affirmant la non-dualité du Principe, expose les différents degrés que celui-ci déploie dans son rayonnement cosmogonique : exprimée en termes védantins, c’est la doctrine d'âtmâ et mâyâ[78], telle que Shankara, en particulier, l'a développée. À la suite de ce dernier, Schuon rappelle que « la distinction principale en métaphysique [...] est celle entre Âtmâ et Mâyâ, [...], l'Absolu et le Relatif », distinction que l'on retrouve notamment chez Platon dans la Grèce antique, Maître Eckhart et Grégoire Palamas dans le christianisme et Ibn Arabi dans l’islam[79],[80].

Le mot sanscrit âtmâ désigne le principe suprême, la « Réalité absolue », le « Sur-Être » ou « Non-Être », la « Divinité impersonnelle ». La mâyâ, désigne le relatif, participant de l'Absolu, qui « à la fois le voile et le révèle » [81] » et qui comporte plusieurs degrés dont le plus élevé – mâyâ in divinis – correspond à l’« Être », à l’« Esprit incréé », au « Dieu personnel » qui est l'interlocuteur à qui l'homme peut s'adresser et que Schuon qualifie de « relativement absolu » [79].

Les degrés suivants – Schuon en identifie trois conformément à la doctrine soufie des cinq présences divines – constituent la manifestation, premièrement la manifestation supra-formelle (esprit, intellect, logos créés, paradis, anges), ensuite la manifestation formelle, d’abord subtile ou animique, puis grossière ou matérielle (le monde visible)[82].

Dans le microcosme, ces cinq degrés correspondent, en sens inverse, au corps et à l’ego mortel ; à l’âme immortelle ; à l’esprit ou intellect créés ; à l’esprit ou intellect incréés ; au « Soi »[82].

Schuon résume et précise que : « Le contenu de la Doctrine universelle et primordiale est le suivant, exprimé en termes védantins : « Brahma est la Réalité ; le monde est l'apparence ; l'âme n'est pas différente de Brahma.» Ce sont là les trois grandes thèses de la métaphysique intégrale : une positive, une négative, une unitive. » [83].

Et, comme le rappelle Schuon, la distinction « Sur-Être/Être » ne s’applique qu’en métaphysique et jamais dans le rapport de l’homme avec Dieu[84].

Ésotérisme[modifier | modifier le code]

Unité transcendante des religions selon Schuon, croquis adapté de l'introduction de Huston Smith à la version en anglais The Transcendent Unity of Religions.

Chaque religion comporte deux aspects ou niveaux principaux : l'exotérisme et l'ésotérisme[85]

Pour Schuon, la métaphysique – qui part de la distinction entre atmâ et mâyâ (absolu et relatif) – est la substance même de l'ésotérisme[86], auquel doit se joindre une méthode de réalisation [87]. Il y a continuité entre l’exotérisme et l’ésotérisme lorsque celui-ci apparaît comme la dimension intérieure de celui-là[88],[89] . L'ésotérisme présente lui-même deux aspects, l'un étant une extension de l'exotérisme et l'autre indépendant de celui-ci ; car s'il est vrai que la forme est d'une certaine manière l'essence, l'essence par contre n'est en aucun cas totalement exprimée par une seule forme ; « la goutte est l'eau, mais l'eau n'est pas la goutte »[90]

Ce second aspect est appelé « ésotérisme quintessentiel » car il n'est ni limité, ni totalement exprimé par une forme religieuse ou une école théologique particulières[91]. C’est la religio perennis, l’ésotérisme intemporel, essentiel, primordial, universel. Il constitue « l’unité transcendante des religions » et s’appuie, méthodiquement, sur une des révélations tout en ayant pour objet la Vérité une, commune à chacune d'elles [92],[93],[91].

Méthode[modifier | modifier le code]

Voie spirituelle[modifier | modifier le code]

L’œuvre écrite de Schuon est marquée par la fonction de guide spirituel : le discours spéculatif se déploie immanquablement dans son prolongement pratique et opératif[94], car le discernement entre le réel et l’illusoire —  fondement de la voie de gnose — resterait purement mental [95] en l’absence, d’une part, de la concentration sur le réel par les rites et la prière [96], c’est-à-dire sans un lien effectif avec Dieu fondé sur une piété authentique et, d’autre part, en l’absence d’un détachement suffisant à l’égard de l’égo et du monde. Ce discernement implique une prise de conscience de l’incommensurabilité entre le principe et la manifestation, et l'adhésion sincère [95],[97], grâce à une intelligence illuminée par la foi [98], à la nécessité d’un rapport concret et salvifique avec Dieu, le souverain bien[95], en vue de la régénération[99] de l'individualité immortelle[82], d’où la pratique d’une méthode spirituelle [100].

Cette méthode se fonde sur les rites exotériques et ésotériques de la religion pratiquée, et d’aucune autre [100] ; la prière en est l’élément central, car sans elle le cœur ne peut assimiler ou réaliser ce que le mental aura pu saisir [89]. Schuon rappelle les trois modes de prière : la prière personnelle dans laquelle l’orant s’ouvre spontanément et informellement à Dieu ; la prière canonique, impersonnelle, prescrite par sa tradition ; et la prière invocatoire ou prière du cœur [101], qui « est déjà une mort et une rencontre avec Dieu ; elle est déjà quelque chose du paradis et même, dans sa quintessence mystérieuse et « incréée », quelque chose de Dieu »[102]. Cette forme d’oraison est l’invocation d’un nom divin, d’une formule sacrée, d’un mantra ; elle concilie la transcendance et l’immanence de la vérité [98], car si d’une part celle-ci nous dépasse infiniment [103], le gnostique sait qu’elle est également « inscrite dans la substance même de notre esprit » [104],[105] ; Dieu est à la fois le plus haut et le plus profond [106].

Vertus[modifier | modifier le code]

Ces deux exigences que sont la doctrine et la méthode resteraient inopérantes sans un troisième élément : la vertu[107], car « La vertu est un rayon de la Beauté divine, à laquelle nous participons par notre nature ou par notre volonté, facilement ou difficilement, mais toujours par la grâce de Dieu »[108]. L’humilité, la charité et la véracité, c’est-à-dire l’effacement de l’égo, le don de soi et l’attachement foncier à la vérité sont, pour Schuon, des vertus essentielles, qui correspondent par ailleurs aux trois étapes de la voie : purification, épanouissement et union [109]. « Avoir une vertu, c'est avant tout ne pas avoir le défaut qui lui est contraire, car Dieu nous a créés vertueux, Il nous a créés à son image, les défauts sont surajoutés »[110]. Toute vertu est une participation à Sa beauté et une réponse à Son amour[111],[112].

Beauté[modifier | modifier le code]

Bien que Schuon considère que les fondements de toute voie spirituelle sont la vérité, la prière et la vertu, il insiste également sur l’importance d’un quatrième élément : la beauté[113] car « L'intériorisation de la beauté présuppose la noblesse de l'âme et en même temps la produit »[114] et « La fonction cosmique, et plus particulièrement terrestre, de la beauté est d’actualiser dans la créature intelligente et sensible le ressouvenir des essences, et d’ouvrir ainsi la voie vers la nuit lumineuse de l’Essence une et infinie. »[115] . À la conscience de la beauté divine doivent correspondre, non seulement la beauté intérieure, les vertus, mais également le sens de la beauté extérieure, que ce soit dans la contemplation de la création ou la nature[116] ou dans la réceptivité aux productions artistiques humaines[117], sans oublier le rôle intériorisant, chez soi, d’une ambiance traditionnelle faite de beauté et de sérénité, étrangère aux caprices de la modernité[118]. « La beauté, quel que puisse être l’usage qu’en fait l’homme, appartient fondamentalement à son Créateur, qui par elle projette dans l’apparence quelque chose de son être »[119].

Pour Schuon, toutes ces considérations trouvent leur source et leur justification dans la nature « théomorphe » de l’être humain[120]. Autrement dit : « L'anthropologie spirituelle de l'ésotérisme authentique part de l'idée que l'homme se définit par une intelligence totale et « déiforme ». »[121].

Art sacré[modifier | modifier le code]

Chaque religion orthodoxe possède sa propre forme d'art sacré. Pour Schuon et Coomaraswamy ainsi que Burckhardt, l’art sacré relève du domaine de l’exotérisme, au même titre que la liturgie et les écritures. L’art sacré peut servir de pont vers l’ésotérisme, c’est-à-dire le cœur profond d’une religion. Par son caractère symbolique , il peut être utile à la contemplation et la méditation. Pour ce faire, il devrait présenter certaines caractéristiques qui le différencient de l’art profane.

Schuon rappelle que traditionnellement l'artiste, qui restait anonyme, se préparait par un moyen de purification comme le jeûne chez le moine occidental, ou des exercices yoguiques chez l'hindou, afin d'avoir une vision complète de l'ouvrage à entreprendre[122]. Il rappelle également que ces créations, placées — ou interprètées lorsqu’il s’agit de créations musicales — dans des lieux spécifiques et ayant pour but d'instiller la piété chez l'homme ordinaire, les critères d'appréciation académiques n'ont aucune pertinence pour l'art sacré [123]. Ces objets doivent posséder des qualités de proportion, d'intégrité et de clarté [124]et rester simples et harmonieux sans excès d'ornementation, à la différence par exemple des arts religieux de style baroque[125]. Ils doivent être pénétrés de spiritualité et ne contenir aucune réflexion de l'individualité de l'artiste, s'éloigner le plus possible du naturalisme ou du sentimentalisme devant évoquer l'universel[126] ; les Icônes byzantines en étant, à son avis, une des formes les plus parfaites.

Si parfois l’art profane suscite une émotion permettant d’entr’apercevoir l’indiscible, il n’est pas lié à un exotérisme particulier[127],[128]. « Aucun art en soi n'est une création humaine ; mais l'art sacré a ceci de particulier que son contenu essentiel est une révélation, qu'il manifeste une forme proprement sacramentelle de la réalité céleste. »[129].

Critique du monde moderne[modifier | modifier le code]

L’œuvre de Schuon s’inscrit dans la pensée de l’école pérennialiste[130],[131]. Il aborde la critique du monde moderne athée du point de vue de la spiritualité[130]. Dans ses écrits, il reformule et réaffirme les valeurs de sagesse et les principes métaphysiques des traditions anciennes abandonnées au bénéfice de l'humanisme à partir de la Renaissance ainsi que celles des traditions orientales [132] négligées, voire dépréciées par l’Occident. Sa critique concerne le scientisme et les limites relativistes et réductionnistes[133]des théories darwinistes, du rationalisme, du positivisme , du matérialisme, de la psychanalyse, et globalement la négation de Dieu, et l'absence d’une dimension qu’il estime indispensable à la connaissance et à l'homme[134],[135]. S'y ajoute une critique des valeurs esthétiques de l’art pour l’art[128] et de celles de la morale, si celle-ci n’est pas naturelle, intuitive, authentique et intérieure[136].

Cette approche a séduit nombre d’intellectuels du XXe siècle et a informé leur œuvre[137],[130]. Elle est réverbérée dans celles du scientifique Wolfgang Smith, de l’éducateur Ivan Illich, du poète Kathleen Raine (page 13) [135] et de l'économiste E.F Schumacher (page 12) [135].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

L'islamologue Mohammed Arkoun, défenseur d'une conception historiciste et rationaliste de l'islam, reproche à Schuon d'avoir une conception romantique de celui-ci et de négliger les problèmes sociaux et matériels qui se posent aux musulmans dans la vie quotidienne. Arkoun précise toutefois qu'il exprime une « forte conviction personnelle » et non une analyse ou une discussion des thèses présentées dans De l'unité transcendante des religions. Il dénonce le « conservatisme épistémologique », qui est propre, selon lui, non pas à Schuon mais à un certain nombre d'« apologètes chaleureux » de l'islam en Occident, lesquels sont écrivains, universitaires ou ésotéristes et propagent une vision mythologique de l'islam[138].

L'universitaire américain Gregory A. Lipton relève dans son texte De-Semitizing Ibn ʿArabī: Aryanism and the Schuonian Discourse of Religious Authenticity, l’influence que la notion de peuples aryens et sémites exerce sur le regard nuancé que porte Schuon sur l'œuvre d'Ibn Arabi ainsi que sur le soufisme confrérique exotérisant (appelé par Schuon « soufisme ordinaire »)[139].

L’auteur Patrick Ringgenberg, dans une perspective agnostique[140], entend réfuter la thèse schuonienne selon laquelle le gnostique, par l’intuition intellectuelle, pourrait « voir les choses telles qu’elles sont », donc objectivement ; et d'ajouter : « on ne peut que constater, chez Schuon comme chez Guénon, une même confusion entre la prétention de leur perspective et une universalité qui, en réalité, se confond avec leurs limites subjectives et culturelles »[141].

L’écrivain catholique et traditionaliste guénonien Jean Hani (1917-2012), ancien professeur à l’université d’Amiens, établit un lien entre le don artistique et poétique de Frithjof Schuon, et « la chaleur qui accompagne toutes ses évocations des réalités et des expériences d’ordre spirituel », en comparant cette approche à la « froideur » d'œuvres métaphysiques dépourvues « d’amour dévotionnel », qui offrent le sentiment que leurs auteurs n’ont pas « pénétré vitalement la doctrine »[142]. Parallèlement, et à l’encontre du point de vue religieux et de la philosophie moderne, Hani corrobore l’assertion guénonienne et schuonienne attestant la possibilité pour l’intellect de connaître le réel[143].

Pour Jacques Viret, professeur émérite de musicologie à l’université de Strasbourg, spécialiste de chant grégorien et de musique médiévale, l’œuvre de Schuon apporte les réponses nécessaires aux questions que tout chercheur se pose sur lui-même, le monde, le sens de la vie, Dieu, le bien et le mal, l’amour, la beauté, l’art, les vertus, les religions ; « une œuvre d’un pareil prix pourrait et devrait jouer un rôle providentiel, vu l’état de délabrement spirituel d’un monde tiraillé entre le fanatisme ou l’étroitesse des intégrismes religieux, l’incroyance (souvent par refus de religions abâtardies) et les spiritualités au rabais, contrefaites ou tragiquement subverties »[144].

Le philosophe thomiste anglais Bernard P. Kelly dira de l'œuvre de Schuon qu’elle « possède l’autorité intrinsèque d’une intelligence contemplative. Schuon parle de la grâce comme quelqu’un qui la vit »[145].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Leitgedanken zur Urbesinnung, Zürich, Orell Füssli Verlag, 1935, deuxième édition Urbesinnung - Das Denken des Eigentlichen (édition revue et corrigée), Aurum Verlag, 1989, traduit en français sous le titre Méditation primordiale : la conception du vrai, Les sept flèches, 2008, (ISBN 297003252X).
  • De quelques aspects de l'Islam, Paris, Chacornac, 1935.
  • De l'unité transcendante des religions, Gallimard, 1948, 1958 ; troisième édition (revue, corrigée et augmentée d'un nouveau chapitre), Le Seuil, 1979 [146] ; quatrième édition, Éditions Sulliver, 2000 ; cinquième édition, L'Harmattan, 2014.
  • L'œil du cœur, L'Harmattan, , Gallimard, 1950 ; deuxième édition (revue et corrigée), Dervy-Livres, 1974 ; troisième édition, L'Âge d'Homme, 1995 .
  • Perspectives spirituelles et faits humains, Maisonneuve et Larose, , Cahiers du Sud, 1953, troisième édition, L'Âge d'Homme, 2003.
  • Sentiers de gnose, La Colombe, 1957 ; deuxième édition, La Place Royale, 1987 ; troisième édition (revue et corrigée), La Place Royale, 1996.
  • Castes et races suivi de Principes et critères de l'art universel, Derain, 1957 ; deuxième édition (revue et corrigée), Éditions Archè, 1979.
  • Les stations de la sagesse, Buchet/Chastel-Corréa, 1958 ; deuxième édition, Maisonneuve & Larose, 1992 ; troisième édition, Éditions L'Harmattan, 2011.
  • Images de l'esprit : shinto, bouddhisme, yoga, Flammarion, 1961 ; deuxième édition, Le Courrier du Livre, 1982.
  • Comprendre l'islam, Gallimard, 1961 ; deuxième édition, Le Seuil (Points Sagesses), 1976 et rééditions (avant propos d'Annemarie Schimmel).
  • Regards sur les mondes anciens, L'Harmattan, (1re éd. 1968), dont la première traduction en anglais fut réalisée par Lord Northbourne.
  • Logique et transcendance, Éditions Traditionnelles, .
  • Forme et substance dans les religions, Dervy-Livres, 1975 ; deuxième édition, L'Harmattan, 2012.
  • L'ésotérisme comme principe et comme voie, Dervy-Livres, (1re éd. 1978).
  • Von der inneren Einheit der Religionen (traduction par l'auteur de De l'Unité transcendante des religions), Ansala-Verlag, 1979.
  • Le soufisme, voile et quintessence, Dervy-Livres, 1980, 2007.
  • Christianisme/Islam : visions d'œcuménisme ésotérique, Arché, 1981 ; deuxième édition, L'Harmattan, 2015.
  • Du divin à l'humain : tour d’horizon de métaphysique et d’épistémologie, Le Courrier du Livre, .
  • Sur les traces de la religion pérenne, Le Courrier du Livre, 1982.
  • Approches du phénomène religieux, Le Courrier du Livre, 1984.
  • Résumé de métaphysique intégrale, Le Courrier du livre, .
  • Avoir un centre, Maisonneuve & Larose, 1988 ; deuxième édition, L'Harmattan, 2010.
  • Racines de la condition humaine, La Table Ronde, .
  • Le jeu des masques, L'Âge d'Homme, 1992.
  • La transfiguration de l'homme, L'Âge d'Homme, .

Poésies[modifier | modifier le code]

  • Sulamith (original allemand), Urs Graf Verlag, 1947.
  • Tage- und Nächtebuch (original allemand), Urs Graf Verlag, 1947.
  • Road to the Heart (original anglais), World Wisdom Books, 1995.
  • Liebe / Leben / Glück / Sinn (original allemand), 4 vol., Verlag Herder, 1997.
  • Poésies didactiques, vol. 1-10 (bilingue original allemand/traduction française), Les Sept Flèches, 2001-2005.

Le compositeur John Tavener est l’auteur des Schuon Lieder (2003, cycle de chansons pour soprano et ensemble) sur des poèmes de Frithjof Schuon [147].

Compilations d'écrits de Frithjof Schuon[modifier | modifier le code]

  • The Feathered Sun, Plains Indians in Art and Philosophy, World Wiisdom, 1990 ; introduction de Thomas Yellowtail (ISBN 9780941532082).
  • Trésors du Bouddhisme, Nataraj, 1997 ; comprend la plupart des textes de Frithjof Schuon traitant du bouddhisme.
  • The Fullness of God : Frithjof Schuon on Christianity, World Wisdom, 2004 ; textes réunis par James S. Cutsinger, avant-propos d'Antoine Faivre.
  • The Essential Frithjof Schuon, World Wisdom, 2005 ; préface et textes réunis par Seyyed Hossein Nasr.
  • Prayer fashions Man, World Wisdom, 2005 ; textes réunis par James S. Cutsinger.
  • Art from the Sacred to the Profane, World Wisdom, 2007 ; textes et illustrations réunis par Catherine Schuon.
  • Vers l'Essentiel : lettres d'un Maître spirituel, Les Sept Flèches, 2013 ; lettres françaises de Frithjof Schuon réunies par Thierry Béguelin.
  • De tout cœur et en l'esprit : choix de lettres d'un Maître spirituel, L'Harmattan, 2015 ; lettres allemandes de Frithjof Schuon réunies et traduites par Ghislain Chetan, préface de Patrick Laude.
  • La conscience de l'absolu : aphorismes et enseignements spirituels, Hozhoni, (1re éd. 1991), textes réunis par Thierry Béguelin[148]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (en) Martyn Amugen, The Transcendental Unity of Religions and the Decline of the Sacred, Bangkok, Lap Lambert, Academic Publishing, , 206 p. (ISBN 978-3659925580, lire en ligne).
  • Thierry Béguelin, « Préface », dans Frithjof Schuon, Vers l'Essentiel: lettres d'un maître spirituel, Lausanne, Éditions Les Sept Flèches, , 235 p. (ISBN 9782970032588, lire en ligne).
  • (en) Jennifer Casey, Frithjof Schuon Messenger of the Perennial Philosophy, Bloomington, World Wisdom, , DVD (ISBN 9781936597048).
  • Bernard Chevilliat (dir.), Frithjof Schuon, 1907-1998 : biographie, études et témoignages, Avon, Connaissance des religions, (ISBN 2-7029-0392-4, notice BnF no FRBNF37674306).
    • Jean-Baptiste Aymard, « Frithjof Schuon (1907-1998). Connaissance et voie d'intériorité. Approche biographique », dans Bernard Chevilliat, Frithjof Schuon, 1907-1998 : études et témoignages, Connaissance des religions, .
    • Patrick Laude, « Remarques sur la notion d'ésotérisme chez Frithjof Schuon », dans Bernard Chevilliat, Frithjof Schuon, 1907-1998 : études et témoignages, Connaissance des religions, .
    • Seyyed Hossein Nasr, « Frithjof Schuon et la Tradition islamique », dans Bernard Chevilliat, Frithjof Schuon, 1907-1998 : études et témoignages, Connaissance des religions, .
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  • Patrick Laude (dir.) et Jean-Baptiste Aymard (dir.), Frithjof Schuon, L’Âge d’Homme, coll. « Les dossiers H », , 484 p.
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    • Jean Hani, « Hommage », dans Patrick Laude et Jean-Baptiste Aymard, Frithjof Schuon, L’Âge d’Homme, coll. « Les dossiers H », (lire en ligne).
    • Patrick Laude, « L'esthétique métaphysique et spirituelle de Frithjof Schuon », dans Patrick Laude et Jean-Baptiste Aymard, Frithjof Schuon, L’Âge d’Homme, coll. « Les dossiers H », .
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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. tat tvam asi (« tu es cela »), formule résumant la doctrine advaïta [1], p. 328.

Références[modifier | modifier le code]

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  50. a et b Harry Oldmeadow, Frithjof Schuon and the Perennial Philosophy, World Wisdom, (lire en ligne), p. 138-139.
  51. Cité par Jean-Baptiste Aymard dans Frithjof Schuon (1907-1998). Connaissance et voie d'intériorité, p. 7.
  52. (en) Jean-Baptiste Aymard et Patrick Laude, Frithjof Schuon : Life and Teachings, SUNY Press, (lire en ligne), p. 10.
  53. a, b, c et d (en) Frithjof Schuon, « The Perennial Philosophy », dans Martin Lings et Clinton Minnaar, The Underlying Religion: An Introduction to the Perennial Philosophy, World Wisdom, (lire en ligne), p. 244.
  54. (en)Frithjof Schuon on Eastern Traditions : Hinduism, Buddhism , Taoism, Shinto by Harry Oldmeadow
    « While much of Schuon's œuvre has been devoted to the religious forms of the Abrahamic traditions and to the metaphysical and cosmological doctrines as expressed within the esoteric domains of these traditions his metaphysical expositions, like those of René Guénon, are rooted in the Advaita Vedanda, and this for a very simple reason , Vedanta is the most direct possible expression of gnosis. »
    .
  55. a et b Schuon in Perspectives spirituelles et faits humains, p. 127
    « Le Vedânta apparaît, parmi les doctrines explicites, comme l'une des formulations les plus directes possibles de ce qui fait l'essence même de notre réalité spirituelle. »
    .
  56. a et b (en) Frithjof Schuon, Gnosis : Divine Wisdom, Perennial Books, , p. 77
    « Advaita Vedanta [...] is the most direct possible expression of gnosis. »
    .
  57. Schuon in L'ésotérisme comme principe et comme voie, p. 21
    «  La perspective de Shankara est l'une des expressions les plus adéquates possibles de la philosophia perennis ou de l'ésotérisme sapientiel. »
    .
  58. (en) Frithjof Schuon, Esoterism as Principle and as Way, Perennial Books, , p. 21
    « The perspective of Shankara is one of the most adequate expressions possible of the philosophia perennis or sapiential esoterism. »
    .
  59. Śaṅkarācārya (trad. Marcel Sauton), Le Plus beau fleuron de la discrimination : Viveka-Cūḍā-Maṇi, J. Maisonneuve, , p. 6.
  60. Mark Perry, « La compassion intellective », dans Patrick Laude et Jean-Baptiste Aymard, Frithjof Schuon, L’Âge d’Homme, coll. « Les dossiers H », (lire en ligne), p. 229.
  61. René Guénon, « Pensée métaphysique et pensée philosophique », dans Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues, Partie II, Chapitre VIII, Marcel Rivière, .
  62. Frithjof Schuon, Les Stations de la sagesse, L'Harmattan, (lire en ligne), p. 18.
  63. Frithjof Schuon, De l'unité transcendante des religions, L'Harmattan, (lire en ligne), p. 11-12.
  64. Frithjof Schuon, Le Soufisme, voile et quintessence, Dervy, , p. 97.
  65. Ringgenberg 2010, p. 187-189.
  66. Frithjof Schuon, Sentiers de gnose, La Place royale, , p. 27
    « La gnose ou la philosophia perennis est le trait d'union entre les différents langages religieux »
    .
  67. Perspectives spirituelles et faits humains, Maisonneuve et Larose, , p. 23
    « Des penseurs du XIXe siècle — un Comte ou un Schopenhauer par exemple — peuvent paraître vieillots et démodés, un peu comme des peintres ou des dramaturges de la même époque ; mais les porte-parole de la philosophia perennis, qu'ils aient écrit il y a deux mille ans ou qu'ils aient vécu aux confins de la terre, auront toujours la fraîcheur et la parfaite « actualité » que confère la vérité exprimée avec intelligence. »
    .
  68. Frithjof Schuon, Comprendre l'Islam, Gallimard, , p. 7
    « Ce que nous avons en vue, dans ce livre comme dans les précédents, c'est en fin de compte la scientia sacra ou la philosophia perennis, la gnose universelle qui a toujours été et qui sera toujours. »
    .
  69. « La plupart des ouvrages de référence attribuent désormais l'origine du concept à Steuco. Cependant [dans son ouvrage de 1944], Aldous Huxley attribue toujours l'origine du concept à Leibniz. D'autres créditent Steuco, mais ne réalisent pas que sa conception de la philosophie pérenne est quelque peu différente de celle du XXe siècle ». Traduction libre de la note n°12 : « Most reference works now attribute the origin of the concept to Steuco, Aldous Huxley, op.cit;, vii, however, still attributed the origin of the concept to Leibniz. Others give Steuco credit but do not realize that his conception of perennial philosophy is somewhat different from XXth century notions. »(en) Charles. B. Schmitt, « Perennial philosophy from Agostino Steuco to Leibniz », Journal of the History of Ideas, University of Pennsylvania Press, vol. 27, no 4,‎ , p. 506 (lire en ligne).
  70. Frithjof Schuon, Regards sur les mondes anciens, Éditions traditionnelles, , p. 174.
  71. La sophia perennis de Frithjof Schuon par Patrick Ringgenberg.
  72. Ringgenberg 2010, p. 191.
  73. Ringgenberg 2010, p. 193.
  74. Sur les traces de la religion pérenne, Le Courrier du livre, , p. 9.
  75. Oldmeadow 2012, p. 31sq.
  76. Schuon in Racines de la condition humaine, p. 40.
  77. Béguelin 2013, p. 42.
  78. (en) William Stoddart, Remembering in a World of Forgetting : Thoughts on Tradition and Postmodernism, World Wisdom, Inc, , 160 p. (ISBN 9781933316468, lire en ligne), p. 58sq.
  79. a et b William Stoddart, « Le Palamitisme de Vladimir Lossky à la lumière de Frithjof Schuon », dans Patrick Laude et Jean-Baptiste Aymard, Frithjof Schuon, L’Âge d’Homme, coll. « Les dossiers H », (lire en ligne), p. 331.
  80. (en) Mark Juergensmeyer, Wade Clark Roof, Encyclopedia of Global Religion, SAGE Publications, , 1528 p. (ISBN 9781452266565, lire en ligne), page 987.
  81. Harry Oldmeadow in Frithjof Schuon and the Perennial Philosophy, pages ; 62 et 140
    « The world of maya (….) is an ever changing multiplicity, a fugitive tissue of realities, one which both veils and discloses the Absolute. »
    .
  82. a, b et c (en) Harry Oldmeadow, Frithjof Schuon and the Perennial Philosophy, chapitre: The Five Divine Presences: Dimensions of the Real, Bloomington, World Wisdom, , 348 p. (ISBN 9781935493099, lire en ligne), pages 53 à 57.
  83. Schuon in L'œil du cœur, p. 155.
  84. Biès 2002, p. 59.
  85. Alain Jacquemart, « Exotérisme et ésotérisme : deux approches différentes pour un même but ! », sur Tout Par Amour.
  86. (en) Timothy Scott, « The Elect and the Predestination of Knowledge ; 'Esoterism' and 'Exclusivism': A Schuonian Perspective », Esotericism and the Control of Knowledge,‎ , page 3 (lire en ligne).
  87. Résumé de métaphysique intégrale, p. 73.
  88. (en) Harry Oldmeadow, « The Heart of the Religio Perennis, Frithjof Schuon on Esotericism », Esotericism and the Control of Knowledge,‎ , page 5, 6, 7 (lire en ligne [PDF])}.
  89. a et b Shah-Kazemi 2002, p. 199.
  90. Frithjof Schuon, From the Divine to the Human, USA, World Wisdom Books, , 85 p. (ISBN 0-941532-01-1).
  91. a et b Patrick Ringgenberg, La sophia perennis de Frithjof Schuon
    « La sophia perennis, dont Schuon s’est voulu le porte-parole est présentée comme un ésotérisme quintessentiel et transhistorique : dégagé de toute interférence avec une perspective exotérique, libre aussi de la perspective confessionnelle attachée aux ésotérismes historiques, il constitue la doctrine suprême, pérenne et normative, susceptible d’éclairer, de l’intérieur et dans la lumière de la Vérité une, toutes les religions et tous les ésotérismes de l’humanité. »
    .
  92. Laude 1999, p. 214.
  93. Patrick Laude, Frithjof Schuon, L'Age d'Homme, (lire en ligne), page 32
    « La Sophia perrenis c'est connaitre la Vérité totale »

    , (consulté le 8 octobre 2017).

  94. Ringgenberg 2010, p. 307.
  95. a, b et c Oldmeadow 2010, p. 298sq.
  96. Deborah Casey, Un entretien avec Frithjof Schuon (in Les Dossiers H Frithjof Schuon), Lausanne, L'Âge d'Homme, , 5 p..
  97. (en) Harry Oldmeadow, « Living in Truth : Frithjof Schuon on the Spiritual Life, Living in Truth: Virtue and Prayer ».
  98. a et b Lakhani 2007, p. 12.
  99. Les stations de la sagesse, p. 193.
  100. a et b Nasr 1999, p. 124.
  101. Shah-Kazemi 2002, p. 201.
  102. Logique et transcendance, p. 292.
  103. Schuon in L'ésotérisme comme principe et comme voie, p. 234.
  104. Regards sur les mondes anciens, p. 139.
  105. Jean Biès, « Un Homme de la Tradition : Frithjof Schuon », Revue Question DE., no 8,‎ 3e trimestre 1975 (lire en ligne), (consulté le 8 octobre 2017).
  106. Lakhani 2007, p. 13.
  107. Oldmeadow 2010, p. 302.
  108. La conscience de l'Absolu, p. 33.
  109. Oldmeadow 2010, p. 304.
  110. La transfiguration de l'homme, p. 111.
  111. La conscience de l'Absolu, p. 34.
  112. Luc Benoist, « L’œuvre de Frithjof Schuon », Études traditionnelles, vol. 79, no 461,‎ (lire en ligne).
  113. Lakhani 2007, p. 15.
  114. Schuon in La conscience de l'Absolu, p. 59.
  115. Schuon in L'ésotérisme comme principe et comme voie, p. 191.
  116. Jean-Baptiste Aymard, « La Nature », dans Frithjof Schuon, L'âge d'Homme, (ISBN 9782825114582, lire en ligne), p. 176.
  117. Laude 2002, p. 119
    « Selon Schuon l'art et la beauté constituent des voies d'accès aux archétypes ; ce qui rend compte du fait que l'art ne saurait simplement copier la nature. Il y a dans toute forme d'art une stylisation ou une essentialisation qui a pour but de dégager la racine qualitative des phénomènes. Frithjof Schuon parle de cette alchimie artistique en termes de « brûlure par l'essence », analogue au processus de réalisation spirituel ; en ce sens l'art est une préfiguration de la voie spirituelle. »
    .
  118. Nasr 1999, p. 125 sq.
  119. Logique et transcendance, p. 191.
  120. Scott 2007, p. 1.
  121. Schuon in Racines de la condition humaine, p. 143.
  122. Chapitre IV, Sacred art and Beauty. 4.3 Arguments Concerning the preparation of the Artists and the Hindu temple.
  123. Chapitre IV, Sacred art and Beauty. 4.2.5 Naturalistic and Symbolic art and their implications :
    « The ability to perceive the spiritual quality of an icon or symbol is a matter of contemplative intelligence and not one of academia [...] Moreover the Virgin drawn by the unskilled are truer than those of Academia. »
    .
  124. Chapitre IV, Sacred art and Beauty. 4.2. Tria Requiruntur (Three reqirements).
  125. Chapitre IV, Sacred art and Beauty. 4.2.4 Ornementation in proportion to inherent Symbolism.
  126. Chapitre IV, Sacred art and Beauty. 4.2.5 Naturalistic and symbolic art and their implications.
  127. Chapitre IV, Sacred art and Beauty. 4.2. 8 Conclusion for western art section.
  128. a et b (en)‘’Frithjof Schuon on Culturism’’ by Harry Oldmeadow.
  129. Schuon in L'ésotérisme comme principe et comme voie, p. 180.
  130. a, b et c Abstract of final chapter Against the Modern World Segdwick
    « Explores the history and doctrines of Traditionalism, a movement established by René Guénon in the 1920s, and later developed further by Julius Evola (in politics), Frithjof Schuon (in religion), and Mircea Eliade (in academia). Traditionalism sees modernity as terminal decline from traditional metaphysical truth. »
  131. (en) Bron Taylor, Encyclopedia of Religion and Nature, A&C Black, (ISBN 9781441122780, lire en ligne), page 1270.
  132. (en)The Matheson Trust, The Heart of the Religio Perennis, Frithjof Schuon on Esotericism, H. Oldmeadow, pdf, page 3
    « Schuon's writings are governed by an unchanging set of metaphysical principles. They exhibit nothing of a "development" or "evolution" but are, rather, re statements of the same principles from different vantage points. »
    .
  133. (en)Seyyed Hossein Nasr in Introducing The Writings of Frithjof Schuon , section Critic of the Modern World, page 48
    « Such works as Logic and Transcendence contain not only whole chapters on the refutation of such modern philosophical ideas as rationalism and relativism, but return to these themes in later chapters treating of theology and religion. »
    « The criticism of the modern world by Schuon involves at once philosophy, science, art, everyday life and even religion wherever modernism has succeeded in penetrating into its structure. »
    .
  134. Seyyed Hossein Nasr , La connaissance et le sacré.
  135. a, b et c (en)Looking Forward to Tradition Ancient Truths and Modern Delusions, H. Oldmeadow, 2014, pdf, Pages 10,11 et 14
    « Many of the luminaries of modern thought —from Darwin and Marx, through Nietzsche and Freud, down to the Parisian postmodernists— deprive man of his fundamental freedom by portraying him as the subject of blind, impersonal forces. »
    « Scientism, rationalism, relativism, materialism, positivism, empiricism, evolutionism, psychologism, individualism, humanism, existentialism —these are some of the prime follies of modernist thought. »
  136. (en)Living in Truth: Frithjof Schuon on the Spiritual Life, page 8.
  137. Mark Segdwick :« The final chapter looks at Traditionalism’s possible influence in the future, and asks why so many intellectuals found this anti-modernist movement so attractive. ».
  138. Mohammed Arkoun, « Schuon (Frithjof), De l'unité transcendante des religions [compte rendu] », Archives de sciences sociales des religions, vol. 48, no 2,‎ (lire en ligne).
  139. (en) Lipton, Gregory A., « De-Semitizing Ibn ʿArabī : Aryanism and the Schuonian Discourse of Religious Authenticity », Numen, vol. 64, nos 2-3,‎ 2017, 35 p. (ISSN 0029-5973, lire en ligne).
  140. Stanislas Ibranoff, « Étude critique du livre : Diversité et unité des religions chez René Guénon et Frithjof Schuon par Patrick Ringgenberg », Cahiers de l'unité, no 1,‎ (lire en ligne)
    « M. Ringgenberg qui écrivait (.....) que « la démarche critique et agnostique des études académiques » n’est « pas idéologiquement neutre vis-à-vis de l’histoire des phénomènes religieux et spirituels ». »
  141. Ringgenberg 2010, p. 325.
  142. Hani 2002, p. 75
    « Chez Schuon, [...] on sent continuellement la chaleur qui accompagne toutes les évocations des réalités et des expériences d'ordre spirituel. [...] C'est là, aussi, l'un des signes qui relient, d'une certaine façon, cette expérience à celle de l'artiste et du poète. »
    .
  143. Hani 2002, p. 76, 77
    « Cette connaissance de l'Absolu et de l'Infini constitue le fond même de l'Intellect et c'est lui qui permet son objectivité et son illimitation.[...] son oeuvre est le moyen d'opérer un retour à l'intelligence et à la transcendance, Schuon restitue l'homme à sa dignité... »
    .
  144. Jacques Viret, Hommage à Frithjof Schuon, métaphysicien et maître de sagesse, Avon, Connaissance des Religions/Le Courrier du Livre, , 9 p. (ISBN 2-7029-0392-4), p. 207.
  145. (en) Bernard P. Kelly, Notes on the Light of the Eastern Religions (in Religion of the Heart), Washington D.C., Foundation for Traditional Studies, , 22 p. (ISBN 0-9629984-0-0), p. 161sq.
  146. Julien Ries, « Frithjof Schuon, De l'unité transcendante des religions. Nouvelle édition revue et augmentée. 1979 (Notice Bibliographique) », Revue théologique de Louvain, vol. 11, no 2,‎ , p. 254-256 (lire en ligne), (consulté le 8 octobre 2017).
  147. (en) Bwitherden, « Tavener Schuon Lieder », sur Gramophone (magazine).
  148. Patryck Froissart, « La conscience de l'Absolu, Aphorismes et enseignements spirituels, Frithjof Schuon », sur La Cause Littéraire, (ISSN 2257-6711).

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