Apolline d'Alexandrie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Apolline d'Alexandrie
Image dans Infobox.
Biographie
Naissance
Décès
Époque
Autres informations
Religion
Étape de canonisation
Fête

Apolline d'Alexandrie, Sainte Apolline ou Apollonie, morte en à Alexandrie (Égypte)[1], est une martyre chrétienne. Sainte catholique, elle est commémorée le 9 février selon le martyrologe romain[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Le récit du martyre d'Apolline est tiré d'une lettre de Denys, évêque d'Alexandrie (mort en ), à Fabien, évêque d'Antioche[2].

En , l'empereur Dèce promulgua un édit obligeant tous les citoyens à offrir des sacrifices aux dieux pour la sauvegarde de l'Empire, sous peine de mort, édit qui marque le début d'une nouvelle période de persécution contre les chrétiens (avant celle de Valérien à partir de , et celle de Dioclétien à partir de )[3].

À Alexandrie comme ailleurs, les païens purent impunément donner la chasse aux chrétiens et les tuer comme bon leur semblaient. Leurs actes restèrent impunis.

Saint-Pol-de-Léon : cathédrale Saint-Paul-Aurélien, statue de sainte Apolline, patronne des dentistes.

Ce jour-là, un vieillard, nommé Métras fut roué de coups après avoir refusé de blasphémer le nom du Christ. On lui enfonça des roseaux pointus dans les joues et dans les yeux, puis fut entraîné hors de la ville, où il fut lapidé.

Ceux qui s'en étaient pris à Métras allèrent trouver une chrétienne nommée Quinta. Elle fut menée au temple et fut enjointe de montrer sa foi aux dieux païens. Comme elle détournait la tête avec dégoût, ils lui lièrent les pieds et la traînèrent sur le dos jusqu'au lieu où avait péri Métras ; et ils l'y lapidèrent.

Apolline fut leur troisième victime. Elle appartenait à un groupe de vierges consacrées. Après lui avoir brisé la mâchoire et arraché toutes les dents, ils la mirent devant un bûcher, menaçant de l'y jeter, si elle ne répétait pas des injures au Christ après eux. Elle s'excusa de ne pouvoir leur donner satisfaction ; puis, profitant de leur distraction, elle courut se jeter dans les flammes.

Attributs et iconographie[modifier | modifier le code]

On la représente souvent avec une paire de tenailles, et parfois les dents qui lui furent arrachées, ainsi qu'avec la palme du martyre.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patronage[modifier | modifier le code]

Elle est la patronne des dentistes et est invoquée contre les maux de dents[4]. Elle est fêtée le 9 février[5],[1]. Elle prête son nom au collège Sainte Apolline de Courdimanche, dans le Val-d'Oise.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Geuteling[modifier | modifier le code]

Dans les Ardennes flamandes, la tradition veut qu'on déguste des geutelings le , jour de la fête de la sainte.

Relique[modifier | modifier le code]

Une relique est conservée dans l'église du village de Lézat-sur-Lèze en Ariège. Il s'agit d'une dent supposée de sainte Apolline. Enchâssée sur un manche d'argent, la relique aurait le pouvoir de calmer les bébés en train de sortir leurs dents. La relique est apposée et frottée sur les gencives des enfants. De nos jours encore ce rituel est pratiqué régulièrement[6].

Suisse[modifier | modifier le code]

L'église réformée Sainte-Madeleine d'Avenches comporte une fresque du XVe siècle bien conservée représentant le martyre de sainte Apolline.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Sainte Apolline », sur nominis.cef.fr (consulté le )
  2. Croire.com, « Sainte Apolline », sur Croire, (consulté le )
  3. « Histoire de Sainte Apolline », sur www.1oeuvre-1histoire.com (consulté le )
  4. « Sainte Apolline, l'histoire devenue légende »
  5. Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des prénoms, Paris, Larousse, , 675 p. (ISBN 978-2-03-583728-8), p. 44.
  6. Cartes et légendes : une dent aux pouvoirs magiques, Journal Télévisé de 13 heures, France 2, 18 janvier 2020

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Omer Englebert, La Fleur des Saints ou Vie des Saints pour chaque jour de l'année, Albin Michel, 1980

Liens externes[modifier | modifier le code]