Famille de Talhouët

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Famille de Talhouët
Image illustrative de l'article Famille de Talhouët
Armes

Blasonnement D’argent à trois pommes de pin versées de gueules[1]
Devise « Nil altius[1] »
Branches de Bonamour
de La Grationnaye
de Boisorhand
Talhouët-Roy
Période XVe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Bretagne
Preuves de noblesse
Montres de 1426 à 1536 (paroisses de Pluherlin, Questembert et Sixte, évêché de Vannes)
Réformation de la noblesse 1671 à Rennes

La famille de Talhouët, originaire de Bretagne, est une famille subsistante de la noblesse française d'ancienne extraction.

Elle compte parmi ses membres un commandeur et trois chevaliers de Malte, deux commandants de places, deux généraux dont l'un fut pair de France, trois députés dont l'un fut également sénateur et ministre[2].

Elle est inscrite à l'ANF depuis 1940[3].

Origines[modifier | modifier le code]

La famille de Talhouët est originaire de Talhouët en Pluherlin (Morbihan)[4].

Une branche ancienne, seigneurs de Talhouët et de Vauguillaume, qui pourrait être une branche ainée de cette famille (mais sans jonction connue), remontait sa filiation à Jean de Talhouët, trouvé en 1368, et s'éteignit à la 5e génération avec un autre Jean de Talhouët, mort vers 1523, dont la fille et héritière Ysabeau, dame de Talhouët, porta cette seigneurie à son second mari, Louis du Bot[5].

La famille de Talhouët subsistante remonte quant à elle sa filiation suivie jusqu'en 1426[6],[7], date à laquelle Guillaume, seigneur de Talhouët en Pluherlin, est mentionné à la montre de 1426.

Deux autres familles du même nom sont aujourd'hui éteintes :

  • La famille de Talhouët, seigneurs de Keravéon en Erdeven, remontait sa filiation à Pierre de Talhouët, né vers 1390, et s'éteignit en 1824. Ses armoiries sont distinctes.
  • Une autre famille de Talhouët était originaire de Kersevart en Ploerdut[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jamet de Talhouët figure à la Montre de Vannes le 8 septembre 1464, remplacé par son fils, porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), et armé d'une vouge (arme) et d'une épée[10].

Jehan de Talhouët (800 livres de revenus) comparait en archer à la Montre de Vannes le 4 septembre 1481[10].

Les deux branches subsistantes de cette famille ont pour auteur commun :

La famille de Talhouët fut maintenue noble le 10 mars 1671 à Rennes lors de la grande réformation de la noblesse[5].

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Louis Germain de Talhouët (1686-1734), seigneur de Bonamour, compromis dans la conjuration bretonne dite de Cellamare en 1718, réfugié en Espagne, brigadier des armées du roi d'Espagne, puis capitaine aux Gardes Wallones. Il épouse le 15 juillet 1709, Eléonore-Rose de Freslon, héritière du marquisat d'Acigné[12].
  • René Claude Jérôme de Talhouët (1733-1795), seigneur de la Grationnaye, tué en 1795 dans les rangs de l'armée royaliste, lors de la Bataille de Quiberon[13].
  • Joseph de Talhouët de Boishorand (1742-1804), conseiller le 5 décembre 1770, puis président à Mortier au Parlement de Bretagne du 17 avril 1776 à 1789, député en Cour par ledit Parlement en 1788, président désigné par le Roi, de la Chambre de vacation formée à Rennes en janvier 1790, maire de Rennes en 1792, membre du Directoire départemental d'Ille-et-Vilaine, bientôt démissionnaire pour protester contre les excès de la Révolution ; incarcéré comme suspect à la prison de la Trinité de Rennes le 7 germinal an II (27 mars 1794), relaxé après quatre mois de captivité.
  • Louis Céleste Frédéric de Talhouët-Bonamour (1761-1812), officier au régiment du Roi-Infanterie en 1783, lieutenant en 1788), comte de l'Empire en 1809, membre et président du collège électoral de la Sarthe. Il épouse le 12 juin 1783, Elisabeth Baude de La Vieuville, dame d'honneur de l'Impératrice Marie-Louise, héritière du Château du Lude, qui est resté dans la famille jusqu'à nos jours[14].
  • Auguste-Frédéric de Talhouët (1788-1842), engagé volontaire en 1802, sous-lieutenant en 1806, lieutenant en 1807, capitaine en 1808, chef d'escadrons en 1811, colonel de chasseurs en 1812, maréchal de camp en 1816, baron de l'Empire en 1810, Pair de France en 1819, baron-pair héréditaire en 1826, commandeur de la Légion d'Honneur. Il épouse le 9 janvier 1817, Alexandrine Laure Sophie Roy (1799-1854), fille d'Antoine, comte Roy, ministre des Finances, Pair héréditaire de France[15].
  • Augustin-Marie-Gabriel de Talhouët[16] (1768-1823), officier, député de la Loire-Inférieure (1804-1809) ;
  • Auguste de Talhouët-Roy (1819-1884), maire du Lude, conseiller général, député de 1849 à 1869, sénateur de la Sarthe, ministre des Travaux publics le 2 janvier 1870, grand-officier de la Légion d'Honneur[17].
  • Sévère de Talhouët (1832-1906), engagé à Rome, aux Tirailleurs Franço-Belges, le 23 novembre 1860, zouave pontifical en 1861, capitaines des Gardes Mobiles d'Ille-et-Vilaine en 1870-1871, blessé à Champigny pendant le siège de Paris. Chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand, décoré de la médaille pontificale Bene Merenti[18].
  • Georges de Talhouët-Roy, maire de Thorée-les-Pins ;
  • Georges de Talhouët-Roy[19] (1861-1942), député des Deux-Sèvres (1919-1924)
  • Antoine de Talhouët-Roy, directeur du Haras des Sablonnets (Le Lude, créé en 1864, 5e génération d'éleveurs.
  • René Marie Joseph de Talhouët (1894-1915), Saint-Cyrien, promu sous-lieutenant d'infanterie, mort pour la France au Bois Chabot (Champagne).
  • Bertrand de Talhouët], X - ENA, directeur général de Indev, structure d’investissement en fonds propres de l'association familiale Mulliez, ancien président de La Redoute (vente par correspondance)
  • Geoffroy de Talhouët, prêtre à Saint-Séverin de Paris[20].
  • Gilles de Talhouët, polytechnicien, musicien[21].
  • Hélène de Talhouët, scénographe
  • Yves Pierre Bérenger de Talhouët de Boisorhand, né le 25 septembre 1958 , diplômé X - Télécom, PDG de Hewlett Packard France (2006), directeur de Hewlett-Packard-Europe.

Portraits[modifier | modifier le code]

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Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille de Talhouët sont : du Cambout, Le Clerc de Juigné, de Chabot, de Crussol d'Uzès, Roy, d'Acigné, de Rouvroy de Saint-Simon, de Nompère, Lagrange, de Quistinic, de Feydeau de Vaugien, de Renusson d'Hauteville, etc.

Châteaux, seigneuries, terres[modifier | modifier le code]

Les possessions des Talhouët se sont étendues à diverses parties de la Bretagne, rarement dans d'autres régions.

Châteaux[modifier | modifier le code]

  • Le château de Talhouët[10] (XVIe-XVIIe et XIXe siècles) à Pluherlin, berceau de la famille Talhouët (mentionnée au milieu du XIVe siècle). Propriété de Jehan Talhouët en 1427, de Jamet Talhouët en 1464 et de Jehan Talhouët en 1481. À la suite du mariage d'Isabeau de Talhouët, en 1531, il devient propriété de la famille du Bot (de La Ville-Pelotte). À noter que le domaine est toujours mentionné comme étant la propriété d'Isabeau de Talhouët en 1536.
  • Château du Plessis (Saint-Dolay) ;
  • Château de Lourmois (Nivillac) ;
  • L'ancien château de Bodeuc (Nivillac) ;
  • L'ancien château de la Grée (Nivillac) ;
  • Le manoir du Couëdic (Nivillac) ;
  • Château du Lude ;
  • Château d'Ablois ;
  • Château du Porteau à Pressigny (Deux-Sèvres) ;
  • Château de Brignac (XVe-XVIe siècle) à Saint-Guyomard (vers 1697) ;
  • Château de Baville dont Henri de Talhouët de Boishorand est le copropriétaire actuel ;
  • Château de Montigny le Gannelon (Eure-et-Loir) ;
  • Château du Bois de la Roche.

Terres[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

  • Comte de l'Empire en 1809, pour la branche cadette de Talhouët-Roy

Armoiries[modifier | modifier le code]

Image Armoiries de la famille de Talhouët
Blason fam fr de Talhouët de Bonamour.svg Talhouët (branches de Bonamour, de La Grationnaye)

D’argent à trois pommes de pin versées de gueules.[1],[22]

Blason à dessiner.svg Talhouët (branche de Kerdren)

D'argent, à trois pommes de pin de gueules, les queues en haut.[22]

Blason à dessiner.svg Talhouët (branche du Lude)

Écartelé : aux 1 et 4, d'argent, à trois pommes de pin au naturel ; au 2, d'azur, à une épée haute d'argent garnie d'or; au 3, d'argent, à trois têtes de loup arrachées de sable (Baude de La Vieuville).[22]

Ou 
Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à trois pommes de pin au naturel ; aux 2 et 3, d'argent, à trois têtes de loup arrachées d'azur (Baude de La Vieuville).[22]
Orn ext baron de l'Empire OLH.svg
Blason à dessiner.svg
Orn ext Marquis (baron-pair) GOLH.svg
Blason fam fr de Talhouët de Bonamour.svg
Auguste-Frédéric de Talhouët (1788-1842), baron de Talhouët et de l'Empire

Écartelé, au premier et quatrième d'argent à trois pommes de pin au naturel, au deuxième des barons tirés de l'armée ; au troisième d'argent à trois têtes de loups arrachées d'azur.[23]

Le même, baron-pair,

D'argent à trois pommes de gueules, la tige en bas.[22],[24]

  • Couronne : de baron sur le manteau[24]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, t. III (lire en ligne)
  2. Saint-Houardon 2007, p. 363-365
  3. Annuaire de l'ANF, Albédia, Arillac, 2017, p. 62
  4. Guy Le Borgne, Armorial de Bretagne, Rennes, 1681, p. 270-271
  5. a et b Raoul de Warren, Grand armorial de France, tome 6, p. 259-260
  6. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Robert Laffont, 2007, p. 180
  7. Saint-Houardon 2007, p. 363
  8. Guy Le Borgne, Armorial de Bretagne, ibidem, p. 271
  9. Saint-Houardon 2007, p. 364
  10. a, b, c et d Roger Frey[le lien externe a été retiré], « Histoire, Patrimoine et Noblesse de Bretagne », Pluherlin, sur www.infobretagne.com (consulté le 9 janvier 2012)
  11. Henri de La Messelière, Filiations Bretonnes, Prudhomme, Saint-Brieuc, 1924, vol.5, p. 179-188
  12. La Messelière, ibidem, p. 184-185
  13. La Messelière, ibidem, p. 187
  14. La Messelière, ibidem, p. 185
  15. La Messelière, ibidem, p. 185-186
  16. « Talhouët (Augustin-Marie-Gabriel Bon-Amour, marquis de) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  17. La Messelière, ibidem, p. 186
  18. La Messelière, ibidem, p. 183
  19. « Talhouët-Roy (Georges de) », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1940-1958), La Documentation française, 1988-2005 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  20. « Équipe paroissiale », sur saint-severin.com
  21. Gilles de Talhouët débute la flûte traversière auprès de Roger Bourdin. Il complète ses études musicales au CNR de Boulogne-Billancourt et y obtient un « Premier Prix à l’Unanimité » (classe de Pierre-Yves Artaud). Il découvre parallèlement les instruments anciens et commence à jouer de la flûte traversière baroque. Il est reçu peu après au Conservatoire de Paris et y obtient son « Premier Prix ». Il se perfectionne ensuite pendant deux ans auprès de Barthold Kuijken au Conservatoire Royal de La Haye (Pays-Bas). Gilles de Talhouët a donné de nombreux concerts en soliste et en musique de chambre grâce au soutien des fondations Beracasa et Menuhin et participé aux tournées organisées par les Jeunesses Musicales de France. Il a par ailleurs joué et créé plusieurs œuvres contemporaines dans le cadre des cours d’été (Ferienkurse) de Darmstadt (Allemagne) et a été lauréat à ce titre du Kranichstein Musik Preis. Gilles de Talhouët a participé pendant trois années à plusieurs productions et enregistrements de l’orchestre Les Musiciens du Louvre (Marc Minkowski). Il s’est produit depuis avec les ensembles Continuum, Philidor et Tamino (instruments anciens), le Trio Diabelli (répertoire romantique pour flûte, alto et guitare), le Trio Lindaraja (musique du XXe siècle pour flûte, alto et harpe) ainsi qu’au sein de l’Ensemble Utopik (musique contemporaine) dont il est l’un des membres fondateurs. Gilles de Talhouët est titulaire du CA de flûte traversière et du CA de musique ancienne. Il a enseigné au Conservatoire National de Région de Lille entre 1988 et 1999. Il est à présent professeur au Conservatoire à Rayonnement Régional de Nantes
  22. a, b, c, d et e Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887 « et ses Compléments », sur www.euraldic.com (consulté le 23 décembre 2011)
  23. a et b « BB/29/967 page 394. », Titre de baron, accordé par décret du , à Auguste, Frédéric de Talhouet. Palais de Trianon ()., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  24. a et b « De Talhouët (Auguste-Frédéric Bonamour, marquis) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VIII, [détail de l’édition] (lire en ligne), p. 279-180

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean de Saint-Houardon, Noblesse de Bretagne, histoire et catalogue de la noblesse bretonne subsistante, Versailles, Mémoire et documents, (ISBN 978-2-914611-52-7), p. 363-365. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, t. III (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Prosper Jean Levot, Biographie bretonne : recueil de notices sur tous les Bretons qui se sont fait un nom soit par leurs vertus ou leurs crimes, soit dans les arts, dans les sciences, dans les lettres, dans la magistrature, dans la politique, dans la guerre, etc., depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours, vol. 2, Cauderan, (lire en ligne) ;

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]