Plessé

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Plessé
Monument aux morts 14-18.
Monument aux morts 14-18.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton Pontchâteau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Redon
Maire
Mandat
Bernard Lebeau
2014-2020
Code postal 44630
Code commune 44128
Démographie
Gentilé Plesséen(ne)
Population
municipale
5 138 hab. (2014)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 33″ nord, 1° 53′ 09″ ouest
Altitude Min. 1 m – Max. 66 m
Superficie 104,38 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-plesse.fr/

Plessé est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Ville de Bretagne (historique).

Géographie[modifier | modifier le code]

Plessé est situé à 20 km au sud-est de Redon et est contiguë à la forêt du Gâvre.

Les communes limitrophes sont Saint-Nicolas-de-Redon, Fégréac, Guenrouet, Le Gâvre et Guémené-Penfao.

Cette commune a la particularité de comporter trois bourgs : Plessé, Le Coudray et Le Dresny. Elle s’étend sur près de 10 400 ha (soit la superficie de Paris intra muros), soit le second territoire de la Loire-Atlantique par la superficie, et le centième de France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes : Plebe que dicitur Sei en 854, Castellum quod dicitur Sei en 903, Ploissiaco en 1062, Plesseit au XIIIe siècle, Plexiacum en 1267, Pleusse et Plusse en 1254, Plesse en 1287, Plesseyacum [?] en 1371[1],[2], [3].

Plessé est un toponyme breton, dont le premier élément Ples- (*Plé-) représente le vieux breton ploev, pluev > moyen breton ploe qui signifie « paroisse »[4],[5]. Ce terme breton, issu du latin plebs, plebis, est commun dans la toponymie bretonne comme premier élément de toponyme et toujours associé à un autre élément[6], sous diverses formes, dont Ples-, Plé-, mais encore Plou-, Plo-, Plu-, Pleu-. Les noms de lieux voisins Lancé et Tressé confortent cette hypothèse, car il faut sans doute y reconnaître d'anciens *Lan-sei et *Tré-sei, dont le second élément -sé est le même et dont les premiers éléments s'expliquent respectivement par le vieux breton lan « lieu consacré » et tref « habitation, village » (trève).

Le second élément -sé semble être, soit un nom de lieu antérieur[7], soit un anthroponyme[5]. Il s'agit peut-être du nom de personne d'origine germanique Sigo[5],[8].

Plusieurs formes anciennes latinisées présentent le suffixe (-i)-acum (en contradiction avec la plus ancienne) qui explique la majorité des finales en à l'ouest de la France et qui ont permis à Albert Dauzat de formuler une hypothèse basée sur le réemploi d'un nom de lieu antérieur, à savoir un type *Siacum, Ernest Nègre les rejette implicitement et ne se base que sur la forme la plus ancienne. En effet, -iacum a difficilement pu aboutir à -ei de manière aussi précoce que le IXe siècle. En outre, -iacum aurait dû se perpétuer sous la forme -ac qui est la terminaison la plus usuelle dans les environs.

Plessé possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Plesei (écriture ELG, prononcé [plə.sə])[9].

En breton, elle a été dénommée Plesei par l'Office de la Langue Bretonne[10], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une occupation est attestée dès la préhistoire (Néolithique), comme le montrent le menhir de Pierre-Folle et les bracelets et haches de l’âge de bronze, retrouvés lors de fouilles archéologiques.

À l'époque gallo-romaine, la voie romaine menant de Vannes à Blain passe sur le territoire communal de Plessé.

Plessé fut créé par des bretons immigrés de Grande-Bretagne au VIe siècle lorsqu'ils furent chassés sous la pression saxonne. Aucun texte ne relate cet événement, seule la toponymie bretonne qui représente près du quart des toponymes communaux, nous donne quelques indications. Le nom de Plessé apparaît en 854 dans une charte en langue latine du cartulaire de Redon sous la forme Plebs que dicitur Sei, indiquant qu'il s'agit d'une paroisse primitive bretonne. De plus nous rencontrons une grande diversité de toponymes bretons, notamment les termes suivants:

  • Plou (communauté paroissiale), Plessé. - Tré (lieux habités et cultivés) avec Trélan, Trémar, Trégouët, Tressé, Tresnard.
  • Lan (monastère), Lancé. - Lès (résidence nobiliaire), Hinlais. - Ran (tenure d'un colon) Randurand. - Ker (village) Carguemetz noté Kerguemer en 1431 (aveu du domaine de Kerguemer, ADLA E336).

On rencontre un nombre notable de noms communs comme :

  • Draen (épine), Le Dresny (lieu épineux)
  • Karreg (rocher), Carreux
  • Kailhastreg (pierreux), Calestré
  • Faou (hëtre), Pinfoux
  • Bod (buisson), Le Bodan
  • Toull (creux, trou), Toulan
  • Govel (forge), Govello
  • Menez (mont), Le Menet, etc.

Il existe quelques lieux-dits construits à partir d'anthroponymes bretons locaux comme Guéguen dans La Guiguenais, Menguy avec La Mainguisserie, Quelmé forme archaïque du moderne Calvez dans Carguemetz.

La présence d'authentiques Ker comme Carguemetz, et la présence de nom de famille breton dans la toponymie permettent de penser que la langue bretonne était encore en usage au XIIe siècle. Mais l'absence d'évolution de Quelmez en Calvez plaide pour une disparition antérieure au XIVe siècle. On peut légitimement estimer que l'usage du breton s'est perdu entre la fin du XIIe siècle et le début du XIVe siècle sous la pression du Gallo. Les toponymes désignant des lieux peuplés de saules laissent paraître deux influences. Au nord de la commune la présence du lieu-dit La Saudre près de la Guiguenais montre une influence Rennaise, tandis qu'au sud La Sauze au Coudray indique une influence Nantaise.

De 897 à 903, Alain le Grand, duc de Bretagne, y installe sa résidence et y mène grande cour. C'est l’âge d’or de la cité plesséenne[11]. Cependant, ses successeurs s’installent à Rieux.

Au début du XIVe siècle, Arthur II fait construire une aumônerie à Rozay.

Pendant la guerre de Cent Ans, le territoire est dévasté successivement par les Français et les Anglais.

À l'époque des guerres de Religion, Plessé est sous la domination de la famille de Rohan, de Blain, et devient un refuge pour les fidèles du culte réformé. En 1670, des missionnaires y sont envoyés par l’évêque de Nantes, afin de susciter des conversions au catholicisme.

Pendant la Révolution, les bois de la commune servent de refuge à des réfractaires, ainsi qu'à des rescapés du désastre de Savenay (décembre 1793).

Les résistants d'obédience autonomiste bretonne du groupe Liberté (agissant sur la Brière et Saint-Nazaire) ont eu une base à Plessé en 1944-45 (la photo du 2e article en lien y a été prise), puis en lien avec le commandant Verliac, ils ont contribué à fournir l'encadrement du Bataillon de la poche de Saint-Nazaire[12], dernière région de France à être libérée, le [11].

Le monument aux morts 14-18 et 39-45 est situé dans le cimetière communal (47° 32′ 23″ N, 1° 53′ 16″ O)[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[14].
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Charles Cocaud de Lambaison    
1791 1793 Joseph Lebeau    
1793 1799 Rémy Lebeau    
1799 1801 Julien Château    
1801 1806 Jean-Baptiste Poulain    
1806 1807 Charles Leroux    
1807 1824 Barthélémy Huet    
1824 1826 Gilles Chatelier    
1826 1832 M. Potiron de Boisfleury    
1832 1840 Jacques Sicard    
1840 1863 François Ménager    
1863 1874 Lois-Henry Dufour-Peres    
1874 1884 M. Levesque du Rostu    
1884 1900 Pierre Gaudin    
1900 1919 M. de La Rochefoucauld    
1919 1945 Pierre Marion de Procé    
1945 1989 Pierre Geffriaud    
1989 1995 Claude Meignen    
1995 2008 Paul Daniel[Note 1] DVD Kinésithérapeute
2008 en cours Bernard Lebeau[Note 2] PS Aviculteur (dindons en batterie) - Vice-président de la CCPR
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Plessé fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Nantes et du bassin de vie de Guémené-Penfao. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[15]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 85 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 15 % dans des zones « très peu denses »[16].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 5 138 habitants, en augmentation de 13,47 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 642 2 635 2 954 3 048 3 652 3 504 3 406 4 011 4 435
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 539 4 856 5 126 5 405 5 154 5 161 5 366 5 529 5 452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 436 5 478 5 429 5 232 5 053 4 565 4 264 4 062 3 881
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 683 3 523 3 395 3 436 3 298 3 414 3 756 4 528 5 138
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[21], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[22],[23],[24]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[22],[23],[24].

Pyramide des âges à Plessé en 2013 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
5,4 
75 à 89 ans
9,0 
14,6 
60 à 74 ans
13,1 
19,1 
45 à 59 ans
18,0 
21,6 
30 à 44 ans
22,5 
13,6 
15 à 29 ans
13,8 
25,3 
0 à 14 ans
22,5 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre

La commune compte deux monuments historiques :

  • L'église Saint-Pierre datée de 1875, on y voit une statue de saint Clair datant du XVIe ou XVIIe siècle[25];
  • la chapelle du château de Fresnay, située dans le bourg de Plessé, a été construite aux XVe et XVIe siècles. Elle a été inscrite par arrêté du 11 juillet 1997[26] ;
  • la chapelle de l’ancien château de Carheil[27], au sud-ouest de la commune, a été construite au milieu du XIXe siècle. Elle a été classée par arrêté du [28].

Loisirs et culture[modifier | modifier le code]

À Plessé, plusieurs sports sont pratiqués, dont :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Réélu en 2014.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erwan Vallérie, Traité de toponymie historique de la Bretagne[réf. incomplète]
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  3. Site de KerOfis : formes anciennes de Plessé
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1963 (Réédition Guénégaud 1979)
  5. a, b et c Ernest Nègre, op. cit.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  7. ibid.
  8. Marie-Thérèse Morlet, NPAG, I, p. 300.
  9. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  10. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  11. a et b « Découvrir la commune - son histoire », sur mairie-plesse.fr (consulté le 8 juillet 2011)
  12. http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-L-hermine-(bretonne)-contre-la-croix-gammee_dep-470479_actu.Htm http://www.ouest-france.fr/actu/actu_B_-Resistance-l-hermine-contre-la-croix-gammee_8619-470012_actu.Htm
  13. La liste des soldats décédés des 2 guerres se trouve sur le relevé no 7399 du site MémorialWebGen.
  14. [2]
  15. « Commune de Plessé (44128) », Insee (consulté le 7 septembre 2017).
  16. « La grille communale de densité », Insee (consulté le 7 septembre 2017), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. « Plessé 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 14 décembre 2016).
  22. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Plessé - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  23. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  24. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  25. « Article "Plessé" sur "Infobretagne.com" »
  26. Notice no PA44000015, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. a et b « patrimoine-de-france.com », Château de Carheil (ancien) (consulté le 21 avril 2011).
  28. a et b Notice no PA00108768, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Judo club plesséen », sur le site officiel du club (consulté le 8 juillet 2011)