Denise Bombardier

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Denise Bombardier
Denise Bombardier 2012-04-13 B.jpg
Denise Bombardier en 2012.
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Une vie sans peur et sans regret (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Denise Bombardier (née le à Montréal) est une polémiste, chroniqueuse, romancière, essayiste, productrice et animatrice de télévision canadienne.

Souvent critiquée et controversée suite à ses pratiques insolites, elle a travaillé pour la chaîne de télévision francophone Radio-Canada pendant plus de 30 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Denise Bombardier obtient un baccalauréat en arts, en 1964, un baccalauréat en sciences politiques, en 1968 (ce qui n'existe pas), une maîtrise en sciences politiques de l'Université de Montréal, en 1971, et un doctorat en sociologie, de la Sorbonne, en 1974[1].

Son intérêt pour la politique se manifeste aussi par un engagement militant. En 1963, elle agit en tant que présidente de la section de l'Université de Montréal du Rassemblement pour l'indépendance nationale[2].

Elle commence sa carrière comme recherchiste pour l'émission télévisée Aujourd'hui de Radio-Canada. À partir de 1975, elle anime plusieurs émissions, telles que Présent international, Hebdo-dimanche, Le Point, Entre les lignes et Noir sur blanc (de 1979 à 1983). Elle anime Trait-d'union de 1987 à 1988, tout comme elle contribue à d'autres émissions : Aujourd'hui dimanche (de 1988 à 1991) et L'Envers de la médaille.

Durant les années 1980, elle fréquente l'homme politique Lucien Bouchard[3].

À l'émission Noir sur blanc, première émission d'affaires publiques animée par une femme au Québec, elle a reçu le premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau, l'écrivain Georges Simenon, la première ministre d'Israël Golda Meir, le président français Valéry Giscard d'Estaing, ainsi que son successeur François Mitterrand.

En 1990, lors d'une émission d'Apostrophes sur Antenne 2, elle est la seule personne présente sur le plateau à désapprouver Gabriel Matzneff qui présentait un de ses livres qui relatait ses activités pédophiles[4].

D'avril à juin 1991, elle présente en France, l'émission À boulets rouges sur La Cinq.

En 1999, elle anime et produit l'émission Les idées lumière, émission diffusée à Radio-Canada sous forme d'entretiens.

Elle rédige différents articles pour la presse écrite, certains créant des polémiques. Ils paraissent dans de nombreuses publications comme Le Monde, Le Devoir, L'Express, Châtelaine, Le Point et l'Actualité. Elle a signé de 2001 à 2012 une chronique politique hebdomadaire au quotidien Le Devoir. Depuis le mois de février 2014 elle publie un blogue pour le Journal de Montréal[5].

Radio-Canada met fin à son émission Le Point en 2003 après un débat « virulent » avec le porte-parole des Archives gaies du Québec[6].

Elle a sévèrement critiqué, dans ses chroniques journalistiques et à la télévision, la télé-réalité, surtout Star Académie sous la conduite de Julie Snyder. Pourtant, elle travaille comme médiatrice lors des débats de la cuvée 2005.

Elle est actuellement une collaboratrice régulière au TVA 22 heures, en tant qu'éditorialiste, aux côtés de la lectrice de nouvelles Sophie Thibault.

Elle émet régulièrement des billets sur les ondes de la radio parlée de Montréal au 98,5 fm dans le cadre de l'émission de Paul Arcand, Puisqu’il faut se lever.

Madame Bombardier a animé l'émission de Gilles Proulx pendant sa convalescence en 2008, sur les ondes du 98,5 fm.

En 2007, elle écrit une chanson pour Céline Dion intitulée La Diva, mise en musique par Erick Benzi. Cette dernière figure sur l'album D'Elles.

Elle s'est en outre intéressée à la place de la religion dans l'histoire et dans l'actualité culturelle du Québec[7].

En 2008, elle accompagne Céline Dion tout au long de sa tournée mondiale Taking Chances World Tour afin de préparer un livre dans lequel elle parle des fans de la chanteuse à travers le monde.

En octobre 2011, Denise Bombardier co-écrit avec la journaliste française Françoise Laborde Ne vous taisez plus (éd. Fayard), à la suite de l'affaire Dominique Strauss-Kahn, pour dénoncer le machisme en France[8]. Ce livre « est né des échanges informels qu'ont eues les deux femmes durant l'affaire DSK, où la Française et la Québécoise comparaient les réactions de leurs cultures respectives devant le geste sexuel fait par l'ancien président du FMI, Dominique Strauss-Kahn, alors potentiel candidat présidentiel, auprès d'une femme de chambre immigrée à New York »[9]. Dans le cadre de la publication de cet ouvrage, elle est invitée à participer à quelques émissions de télévision populaires au Québec, dont Les Francs-tireurs, Bazzo.tv et Tout le monde en parle. Par ailleurs, le chroniqueur télé du quotidien de la ville de Québec, Le Soleil, lui rend un hommage personnel en lui accordant « l'étoile du match »[10]. En février 2012, le site Acrimed accuse Françoise Laborde et Denise Bombardier de plagiat pour cet ouvrage[11],[12], ce que démentent les auteures[13]. L'éditeur de l'ouvrage, Fayard, est reconnu coupable et se voit donc contraint de payer une somme de 35 000 euros (équivalent à 47 600 $ CA). Cette amende ne touche pas les deux auteures[14].

Le 12 janvier 2016, dans Le Journal de Montréal Bombardier a affirmé que 53% de la population québécoise serait analphabète. Que le Ministère de l'Éducation serait en cause, Bombardier a abordé le terme Crime contre l’esprit et cet article a engendré une grosse polémique sur les réseaux sociaux[15].

En 2019, elle dirige un documentaire, Denise au pays des Francos, sur son expérience dans les régions francophones hors-Québec, au Manitoba, en Ontario et en Acadie. Ce documentaire suivait un passage à l'émission Tout le monde en parle en 2018 où elle tenait un discours très accusateur à l'endroit des Franco-Canadiens.

Le 21 octobre 2019, à l'émission de radio La soirée est (encore) jeune Bombardier a déclaré que la plupart des femmes n'ont pas confiance en elle. Charles Lafortune en colère a contredit ces propos en affirmant que c'était faux[16].

En décembre 2019, une éditrice raconte sa relation sous emprise, à 14 ans, avec l’écrivain alors quinquagénaire Gabriel Matzneff dans son ouvrage Le Consentement, relation qu'il avait lui-même retracée dans La Prunelle de mes yeux, un volume de son journal paru en 1993 et qui couvre la période allant du 13 mai 1986 au 22 décembre 1987. À cette occasion, Denise Bombardier revient sur sa confrontation avec Gabriel Matzneff lors de l'émission de Bernard Pivot de mars 1990[17], et déclare le 26 décembre 2019 à un journaliste du quotidien québécois Le Devoir – propos repris par France Info –, que le milieu littéraire et la presse français se sont couchés pendant trente ans devant un pédophile et un prédateur sexuel déclarant dans ses livres « sodomiser des mineurs », qu'elle a été alors la victime d'une calomnieuse polémique et depuis lors d'une conspiration du silence, ses ouvrages n'étant plus recensés[17],[18],[19],[20].

Le 10 janvier 2020, dans Le Journal de Montréal Bombardier a affirmé que les gens portant des tatouages ne sont que des criminels pervers qui essaient de jouer les victimes. Pénélope McQuade contredit les propos de bombardier et l'article a engendré une grosse polémique sur les réseaux sociaux[21],[22].

Honneurs et décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Émissions télévisées (liste sélective)[modifier | modifier le code]

  • Présent international
  • Hebdo-dimanche
  • Noir sur blanc
  • Point
  • Entre les lignes
  • Trait-d'union (de 1987 à 1988)
  • Aujourd'hui dimanche (de 1988 à 1991)
  • L'Envers de la médaille
  • Parlez-moi des hommes, parlez-moi des femmes (2001-2002)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Denise Bombardier, Chevalière (2000) », sur ordre-national.gouv.qc.ca (consulté le 30 décembre 2019).
  2. « Le RIN de l'U. de M. s'élève contre l'arrestation et la détention de 2 de ses membres », Le Devoir,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  3. Tout le monde en parle, SRC, 25 septembre 2011
  4. « VIDÉO. Une romancière québécoise raconte le jour où elle a tenté dans "Apostrophes" de briser l'omerta face à l'écrivain Gabriel Matzneff », sur francetvinfo.fr, France Info, (consulté le 26 décembre 2019).
  5. Denise Bombardier, « Connaître son peuple », sur lejournaldemontreal.com, Le Journal de Montréal, (consulté le 9 août 2017).
  6. Caroline Lavigne, « Denise Bombardier se dit victime des "fondamentalistes" homosexuels », Fugues,‎ (lire en ligne, consulté le 30 décembre 2019).
  7. Denise Bombardier, « Année dérangeante », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  8. «Ne vous taisez plus», Fayard (consulté le 29 novembre 2011)
  9. Marie-Claude Lortie, «Ne vous taisez plus:éloge de l'indignation», sur cyberpresse.ca (consulté le 29 novembre 2011)
  10. Richard Therrien, «L'étoile du match à Denise Bombardier», sur cyberpresse.ca (consulté le 29 novembre 2011)
  11. Henri Maler, « Françoise Laborde (du CSA) et Denise Bombardier prises en flagrant délit de plagiat », sur Acrimed,
  12. « Allégations de plagiat à l'endroit de Denise Bombardier », sur cyberpresse.ca,
  13. Mélanie Colleu, « Accusations de plagiat », sur canoe.ca,
  14. Annabelle Blais, « Plagiat : Fayard défend Denise Bombardier », La Presse,‎ (lire en ligne)
  15. https://www.journaldemontreal.com/2016/01/12/le-quebec-analphabete
  16. https://www.envedette.ca/potins-stars-quebec/media/grosse-chicane-entre-charles-lafortune-et-denise-bombardier-1.10109317
  17. a et b Le Point magazine, « Passe d'armes entre Gabriel Matzneff et Denise Bombardier », sur Le Point, (consulté le 30 décembre 2019)
  18. « Pour Denise Bombardier qui l'avait dénoncé à la télé, "tout le monde savait" pour Matzneff », sur Le Huffington Post, (consulté le 30 décembre 2019)
  19. « Matzneff, Pivot, et Bombardier », sur Le Devoir (consulté le 30 décembre 2019)
  20. Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « 1990, quand Denise Bombardier dénonçait Gabriel Matzneff - Archives vidéo et radio Ina.fr », sur Ina.fr (consulté le 30 décembre 2019)
  21. https://www.journaldemontreal.com/2020/01/10/etre-a-la-mode
  22. https://hollywoodpq.com/penelope-mcquade-se-fait-tatouer-et-repond-au-fameux-article-de-denise-bombardier/
  23. « Denise Bombardier reçoit le prix Reconnaissance », sur lapresse.ca, (consulté le 9 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]