Musée Grévin Montréal

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Musée Grévin
Accès au Musée Grévin, intérieur du Centre Eaton
Accès au Musée Grévin, intérieur du Centre Eaton
Informations géographiques
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Ville Montréal
Adresse 705, Rue Sainte-Catherine Ouest Centre Eaton Montréal
Coordonnées 45° 30′ 13″ nord, 73° 34′ 16″ ouest
Informations générales
Date d’inauguration
Conservateur Philippe Bertout
Collections reproductions en cire de personnages célèbres
Nombre d’œuvres 120 personnages de cire
Superficie 2 000 m2
Informations visiteurs
Site web www.grevin-montreal.com

Géolocalisation sur la carte : Région métropolitaine de Montréal

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Musée Grévin

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Musée Grévin

Le musée Grévin est un musée de cire privé inauguré le situé au 5e niveau du Centre Eaton Montréal dans l'arrondissement Ville-Marie de Montréal, au Canada.

Historique[modifier | modifier le code]

Musées de cire à Montréal[modifier | modifier le code]

La ville de Montréal a compté plusieurs musées de cire. Le Musée La Salle ouvre le sous l'impulsion du statuaire Raymond Beullac. Après sa visite au musée Grévin français et au musée Madame Tussaud de Londres, il commande 80 figures de cire au musée parisien. Situé au 1682-1684 rue Notre-Dame à Montréal, ce musée dénombre treize tableaux représentant notamment Louis de Frontenac, Jacques Cartier ou la Reine Victoria. Le musée fait faillite le 21 février 1894 et ferme[1],[2]. Le 9 juillet 1894, il est jumelé à la collection du Musée Eden[N 1], ouvert en 1891 et situé au Monument National. Des moulages anatomiques, des scènes criminelles et des phénomènes de foire s'ajoutent aux scènes historiques. Il inspire la série télévisée homonyme diffusée en 2010 sur Radio Canada. Le Musée Eden ferme en 1940[3].

Le musée historique canadien ou Musée de cire de Montréal ouvre en 1935 en face de l'Oratoire Saint-Joseph. Créé par Albert Chartier et Robert Tancrède, il présente tout d'abord d'anciennes scènes du Musée Grévin parisien tels les catacombes de Rome, les chrétiens jetés aux lions et des scènes sur l'histoire du Québec ainsi que les statues d'Élisabeth II du Royaume-Uni, de Philip Mountbatten ou de Jean-Paul II. Après avoir reçu plus de 10 millions de visiteurs à raison de 300 000 par an, il ferme en 1989[4]. Le musée de la civilisation se porte acquéreur des 200 statues. En 1955, Radio-Canada le visite en compagnie de son directeur, Gérard Lafortune[5].

Le musée de cire Ville Marie de Joséphine Tussaud[N 2] est en exercice de 1964 à 1967 au no 1198 de la rue Sainte-Catherine Ouest[N 3] à Montréal. Il présente sur une vingtaine de scènes Elizabeth Taylor, Marlène Dietrich, Maurice Richard, Nikita Khrouchtchev, Fidel Castro ou Mao Tsé-toung. Le sous-sol héberge les neuf petites scènes de la Chambre des horreurs avec le monstre de Frankenstein ou Marie-Antoinette d'Autriche à la guillotine. Comme les musées Louis Tussaud, le musée de Joséphine Tussaud de Montréal et ceux de Newport, Victoria Boston, Atlanta, St. Petersburg, Phoenix, Virginia Beach, Tucson, Niagara Falls ou Hot Springs - le seul qui subsiste - n'avaient aucun rapport ni lien avec le Musée de Madame Tussaud à Londres ni avec le Tussauds Group.

Création du Musée Grévin Montréal[modifier | modifier le code]

Statue de Céline Dion à Montréal

À partir des années 1970 jusqu'au début des années 1990 ouvrent des musées Grévin français à Lourdes, Tours, La Rochelle, Dijon, Saint-Jean-de-Luz, Salon-de-Provence, au Mont-Saint-Michel et au Forum des Halles. Ceux-ci ferment ou sont vendus.

Le projet du Musée Grévin Montréal naît en 2007 de la réalisation de la figure de cire de Céline Dion[6]. De cette idée se développe le projet d’exporter mondialement la marque « Grévin ». Nécessitant deux ans de travail aux artistes montréalais et parisiens, l'investissement à Montréal représente 14 millions $ CAN, soit 10,6 millions d'euros[6],[7]. Le musée québécois est conçu par Julien Bertevas et Dick Walsh, scénographes français et québécois[8]. Ce dernier est spécialiste des chorégraphies événementielles à l'Orchestre symphonique de Montréal et au Musée d'art contemporain de Montréal[9],[10]. Les entreprises québécoise Geodezik et Moment Factory se sont penchées sur l'élaboration du musée. Une statue de Gérald Tremblay est réalisée mais, à la suite de l'affaire Commission Charbonneau[11], il est décidé qu'elle reste dans les ateliers parisiens[12].

Le président de la Compagnie des Alpes, Dominique Marcel, inaugure le site le en présence de Bernard Pivot et de personnalités du sport et du spectacle telles Ginette Reno, Marie-Mai, Robert Charlebois, Mado Lamotte, Gilbert Rozon, Joannie Rochette, André-Philippe Gagnon, Julie Payette, Marie Saint Pierre ou Véronic DiCaire. Premier Grévin hors de France, le musée de cire ouvre au public le 19 avril 2013.

Une académie Grévin naît au Québec dans le but de choisir les personnages à représenter. Le journaliste à Radio-Canada et chargé de cours à l’Université de Montréal Marc Laurendeau préside l’assemblée. Trois nouveaux personnages prendront place chaque année dans le musée de cire.

Le directeur Philippe Bertout n’exclut pas que certaines innovations présentes dans le musée québécois soient reproduites sur le site français. Un exemple est les tags permettant d’obtenir des informations supplémentaires sur son téléphone mobile[8] ou encore l'élaboration virtuelle de son propre personnage en scannant son visage puis en choisissant un maquillage, une coiffe et une tenue. Quatre mois après son ouverture, le site touristique a accueilli 85 000 visiteurs[12].

Après Montréal, la ville de Prague inaugure son Musée Grévin le [13],[8],[14]. Le groupe a l'intention d'ouvrir un musée de cire par an[15].

Plus de 365 000 visiteurs sont comptabilisés le 16 avril 2015, soit deux ans après l'ouverture du musée. En termes de billetterie, celui-ci se place donc sur la troisième marche des institutions muséales montréalaises. De plus, les visiteurs lui octroient la plus haute note de satisfaction parmi tous les sites de la Compagnie des Alpes[16].

Description[modifier | modifier le code]

Grévin.png

Il compte plus de 120 personnages de cire[17] allant d'Albert Einstein au Mahatma Gandhi, en passant par Michael Jackson ou Alfred Hitchcock et mettant en scène le hockey sur glace ainsi que Bed-in for Peace au Reine Elisabeth de Montréal. De nombreux tableaux de l'Histoire du Canada y sont reconstitués[18].

Avec à sa tête le Grand Chef Relais & Châteaux Jérôme Ferrer, le Café Grévin situé à la sortie se veut une reproduction d’un bistro parisien avec une gastronomie québécoise d'inspiration française[9]. Le musée Grévin est relié au Montréal souterrain et une station de métro s'y connecte directement : la station McGill.

Le parcours de visite[modifier | modifier le code]

Le palais des saisons
Le palais des saisons

Le public parcourt dans l'ordre les salles à thèmes suivantes :

  • le palais des saisons
  • Paris - Québec
  • le temple du sport
  • l'hôtel Grévin
  • Nouvelle France
  • Parc Belmont
  • les coulisses
  • la salle de bal

Les personnalités[modifier | modifier le code]

Voici les personnalités représentées au musée Grévin :

Les personnages fictifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Musée Eden s’inspire largement de l’Eden Musée de New York.
  2. Elle est l'arrière-arrière-petite-fille de Marie Tussaud.
  3. Il est situé à l'intersection de la rue Drummond.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord, article sur Raymond Beullac
  2. « Catalogue descriptif du Musée La Salle », sur archive.org,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  3. ProposMontréal, « Grévin-Montréal ou l’art du Vrai-semblant », sur proposmontreal.com,‎ (consulté le 29 février 2016)
  4. « Ancien Musée historique canadien », sur memorablemontreal.com (consulté le 2 septembre 2013)
  5. Jean Ducharme, « Le musée de cire de Montréal », sur archives.radio-canada.ca,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  6. a et b « Un musée Grévin en avril à Montréal », sur Le Figaro,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  7. « La magie intemporelle du musée Grévin s'exporte à Montréal », sur Le Parisien,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  8. a, b et c Nathalie Simon-Clerc, « Plus vrai que nature… le musée Grévin se décline à Montréal », sur loutardeliberee.com,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  9. a et b Éric Clément, « Le Musée Grévin arrive à Montréal », sur La Presse,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  10. Éric Clément, « Dans les coulisses du Musée Grévin de Montréal », sur La Presse,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  11. « Montréal : soupçonné de corruption, le maire démissionne », sur Le Monde,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  12. a et b Ewan Sauves, « Musée Grévin de Montréal: déjà 85 000 visiteurs », sur Canoë,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  13. Lucie Drechselová, « L’ouverture du musée Grévin à Prague prévue pour le 1er mai », sur Radio Prague,‎ (consulté le 22 avril 2014)
  14. « Un musée Grévin ouvrira ses portes à Prague », sur La Presse,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  15. « Objectif: un Musée Grévin par année dans le monde », sur La Presse,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  16. « Le Musée Grévin Montréal, 2 ans déjà », sur Québec Spot Média,‎ (consulté le 25 mai 2015)
  17. « Le musée Grévin de Montréal ouvre ses portes », sur La Presse,‎ (consulté le 2 septembre 2013)
  18. Yannick Déry, « Visite guidée du nouveau musée Grévin au Centre Eaton de Montréal », sur labibleurbaine.com,‎ (consulté le 2 septembre 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]