Charles Sapinaud de La Rairie

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Charles Sapinaud de La Rairie
Charles Sapinaud de La Rairie

Naissance
La Gaubretière
Décès (à 68 ans)
La Gaubretière
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Lieutenant général
Commandement Armée catholique et royale du Centre
Conflits Guerre de Vendée
Guerre de Vendée de 1815
Faits d'armes Virée de Galerne
Bataille de Legé
Bataille de Saint-Colombin
Bataille de Chaudron-en-Mauges
Bataille d'Aizenay
Distinctions Grand-croix de l'Ordre de Saint-Louis
Autres fonctions Député de la Vendée
Pair de France
Famille Famille Sapinaud

Charles Henri Félicité Sapinaud de La Rairie, né le au château du Sourdis à La Gaubretière (Vendée), où il meurt le , est un militaire français et un général vendéen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Sapinaud de La Rairie est né au château du Sourdis le 3 décembre 1760. En 1778, Sapinaud s'engage comme cadet gentilhomme dans le régiment de Foix.

Il démissionne de l'armée en 1789, il avait alors le grade de lieutenant. Il se retire ensuite dans ses terres de La Gaubretière où il est élu maire.

En mars 1793, la guerre de Vendée éclate, Sapinaud rejoint les insurgés et sert sous les ordres de son oncle Charles Sapinaud de La Verrie, lui-même sous les ordres de Charles de Royrand, général en chef des Vendéens de l'Armée catholique et royale du Centre située dans l'est du département de la Vendée.

Son oncle est tué le 25 juillet 1793 près de Chantonnay (bataille du Pont-Charron), Sapinaud de La Rairie lui succède.

En octobre, Sapinaud suit l'armée vendéenne lors de la Virée de Galerne. Il est cependant séparé de l'armée à la suite de la bataille du Mans (1793) le 13 décembre 1793. Égaré à la suite de la déroute, il parvient cependant à regagner la Vendée militaire.

Royrand ayant péri le 5 novembre des suites des maladies et des blessures, Sapinaud prend la tête de l' l'Armée catholique et royale du Centre et combat les colonnes infernales dans les premiers mois de l'année 1794. Il est alors avec François-Athanase de Charette de La Contrie, Jean-Nicolas Stofflet et Gaspard de Bernard de Marigny l'un des principaux généraux vendéens.

En avril 1794, les quatre chefs combattant jusque-là séparément signent un traité d'assistance. Charette et Stofflet entrent cependant en conflit avec Marigny qui se sépare de l'armée. Un tribunal militaire condamne Marigny à mort par contumace, Sapinaud refuse de voter sa mort. Marigny est fusillé par les hommes de Stofflet le 10 juillet 1794.

À la fin de l'année 1794, les Vendéens et les Républicains engagent des négociations qui aboutissent au Traité de La Jaunaye que Sapinaud signe avec Charette le 17 février 1795. La paix, précaire, est rompue dans les mois qui suivent et Sapinaud reprend les armes le 3 octobre 1795. Ses troupes sont fortement diminuées, de plus Stofflet est capturé et fusillé par les Républicains le 25 février 1796, exécution suivie de celle Charette le 29 mars. Sapinaud n'étant plus à la tête que de quelques dizaines d'hommes, il signe finalement la paix à Nantes à la fin du mois de janvier 1796.

Il se marie en 1797 avec Marie-Louise Charette.

La guerre reprend le 15 octobre 1799 et Sapinaud reprend le commandement de son armée, le 9 novembre. Le Coup d'État du 18 brumaire qui renverse le Directoire déconcerte les Vendéens et les Chouans qui entament des négociations en décembre. Les conditions de paix proposées par Napoléon Bonaparte divisent les généraux chouans et vendéens. Sapinaud se montre partisan de l'apaisement. Il signe la paix de Montfaucon le 18 janvier 1800.

En 1814, Napoléon est vaincu et la monarchie est restaurée. Sapinaud est élevé au grade de lieutenant-général.

Il reprend les armes lors des Cent-Jours, lors de la Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815. À la suite de la mort de Louis du Vergier de La Rochejaquelein, Sapinaud lui succède le 10 juin 1815 à la tête de l'armée catholique et royale de Vendée. Il démissionne au bout de quelques jours et désigne pour lui succéder Charles d'Autichamp. À la suite de la défaite des Vendéens à la Bataille de Rocheservière, Sapinaud se montre de nouveau partisan de la paix : il signa, le , l'armistice avec le général Lamarque[1].

La seconde Restauration le fit commandeur (1816) puis grand-croix (1823) de l'ordre de Saint-Louis ("cordon rouge" [1]^), chevalier de la Légion d'honneur, et inspecteur des gardes nationaux de la Vendée.

Après avoir été mis à la retraite comme lieutenant-général, le , et nommé conseiller général de son département (il est président du conseil général de la Vendée de 1822 à 1828), il est élu[2] député du grand collège de la Vendée, le , et réélu[3], le . Plus brave qu'éloquent, M. de Sapinaud siège silencieusement dans la majorité ministérielle.

Élevé à la dignité de pair de France le , il continue de se montrer dévoué aux Bourbons et meurt () moins d'un an avant la Révolution de Juillet 1830 au château du Sourdis, à La Gaubretière.

Titres et distinctions[modifier | modifier le code]

Armes[modifier | modifier le code]

Armes de la famille Sapinaud

D'argent à trois merlettes de sable.[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Charles Sapinaud de La Rairie », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  2. Par 118 voix (199 votants, 227 inscrits).
  3. Par 134 voix (203 votants, 229 inscrits).
  4. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 1 et 2, Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]