Lostanges

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Lostanges
Lostanges
Lostanges.
Blason de Lostanges
Blason
Lostanges
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Canton Midi corrézien
Intercommunalité Communauté de communes des Villages du Midi Corrézien
Maire
Mandat
Jérôme Madeleine
2014-2020
Code postal 19500
Code commune 19119
Démographie
Gentilé Lostangeois, Lostangeaoises
Population
municipale
134 hab. (2016 en augmentation de 3,88 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 47″ nord, 1° 45′ 51″ est
Altitude 275 m
Min. 146 m
Max. 515 m
Superficie 9,46 km2
Localisation

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Lostanges (Lostanjas en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Les habitants sont appelés les Lostangeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central située à 12 km de Meyssac. Elle est bordée par deux affluents de la Dordogne : à l'est par la Ménoire et au sud-ouest par la Sourdoire.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Pescher Ménoire Rose des vents
Le Pescher N Chenailler-Mascheix
O    Lostanges    E
S
Saint-Bazile-de-Meyssac Marcillac-la-Croze Tudeils
Carte de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention, la commune changea de nom pour Le Mont Joly. Sa dénomination révolutionnaire, dura environ six semaines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient de Laustangas en occitan (1241), qui signifie l'armée des anges, du terme médiéval ost. Ancien nom, Sancti Pétri de Laustang(u)as.(Paroisse Saint-Pierre de Lostanges). En France, il n'existe pas d'autres communes portant le nom Lostanges, mais :

  • aux environs de Castres, à Navès, existe un lieu-dit et un château qui portent le même nom ;
  • le musée de la ville de Castres conserve un portrait d'une dame de Lostanges ;
  • à Sainte-Alvère (Dordogne), il existe les ruines du château des de Lostanges ;
  • à Béduer (Lot), on peut encore voir le château des Lostanges Béduer ;
  • à Fanlac (Dordogne) dans le cimetière se trouve un tombeau de la famille de Lostanges.
  • à Linac (Lot), il existe un lieu-dit qui porte le nom de Lostanges et une branche de la famille habitait le château de Puy Launay (sources mairie de Linac).

Famille seigneuriale de Lagaye de Lanteuil[1]

Une autre famille noble habitait le château de Lagaye dans le village du même nom, celui-ci fut vendu à la Révolution comme bien national et n'existe plus aujourd'hui. François de Lagaye, vicomte de Lanteuil fut maire de la commune en 1826. Gabriel de Lagaye, acquit la vicomté de Lanteuil en 1689. Armes : d'azur à 3 lions d'or couronnés de mesme posés 2 et 1, écartelé d'or à une bande d'azur chargée de 3 lis de jardin d'argent, tiges et feuilles de sinople grainées d'or[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lostanges Blason D'argent au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'azur accompagné de cinq étoiles de gueules mise en orle. (argent blanc, gueule rouge, azur bleu).
Détails
Ce blason, voté par le conseil municipal le 30 janvier 1983. il est le blason de la famille de Lostanges.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Lucien Chazoule    
mars 2008 En cours Jérôme Madeleine[3]   Professeur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5]. En 2016, la commune comptait 134 habitants[Note 1], en augmentation de 3,88 % par rapport à 2011 (Corrèze : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
383495477517520562570587630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
606540515528533529539514509
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
514517515404405350325287234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
192171140147127134130130129
2013 2016 - - - - - - -
128134-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Des scènes du film de télévision Épuration ont été tournées dans une grange, et dans le petit cimetière de Lostanges en mai 2007 par Jean-Louis Lorenzi, avec comme acteurs principaux Cristiana Reali et Sophie Aubry. L’action se déroule à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le tournage s’est également fait sur les communes de Meyssac, Saillac, Curemonte, et dans les grottes de Lamouroux, entre Brive et Noailles (ancienne RN 20).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église restaurée en 2010-2011, dotée d'un retable classé aux monuments historiques du XVIIe siècle. Ce retable est l'œuvre des Tournié de Gourdon (Lot). L'église est construite à l'emplacement de la forteresse qui n'existe plus aujourd'hui, avec certaines pierres de celle-ci. L'abbé Jean-Baptiste Poulbrière, dans son dictionnaire des paroisses de Tulle, parle d'une haute tour féodale. Lors de la restauration de la place de l'église en 2006, il a été retrouvé les bases de cette tour d'un diamètre de 8,50 m (la tour de Turenne, -dite tour de César- a un diamètre d'environ 6 m, et une hauteur de 12 m) les pierres avaient un poids moyen de 30 kg, et on distinguait encore des traces de chaux et de suie.
  • le parc botanique, qui est situé au village du Saumont. Il a une superficie de 2 hectares environ. Le parc est ouvert au public depuis l'été 1993, et plus de 500 plantes du monde entier y sont répertoriées.
  • la chapelle Saint-Roch au village de Blavignac, récemment restaurée, (par les Amis de la chapelle Saint-Roch) et dont la petite cloche porte la date de 1688.
  • Le château de Blavignac qui avait appartenu à Raymond de Pesteil chevalier, ancien chanoine-comte de Brioude, est une demeure privée, qui ne se visite pas. Les Seigneurs de la Gaye possédaient des bien à Blavignac...
  • Au village du Peuch belle maison de caractère, (château), ancienne propriété seigneuriale de la famille De Melon (devenue Melon en 1790) (armes des Melon : d'azur à la bande de gueules accompagnées en chef de deux fleurs de lys d'or, et en pointe d'un melon d'or). Très beau panorama sur la campagne environnante, et en particulier sur le bourg, et l'église Saint-Pierre de Lostanges. Si la maison principale semble avoir été construite au XVIIe siècle, une tour témoigne de constructions d'époques plus anciennes. En 1713 la seigneurie du Peuch appartenait à Antoine de Melon (1684 + 1758), également seigneur de Lacombe et de La Tréganie, fils de Gaspard-Germain de Melon et de Claire du Puy. En 1758, la famille se scinda en deux branches : la branche aînée (Melon du Peuch) représentée par François-Bernard de Melon (1732 + 1792), seigneur du Peuch, époux de Martiale de Fénis de la Prade, et la branche cadette (Melon de Lacombe), représentée par Hyacinthe-Etienne de Melon, seigneur de Lacombe et de la Tréganie (1739 + 1799), époux de Marie-Adrienne Malmartel. Le domaine fut transmis par François-Bernard de Melon à son fils Pierre Melon (1793 + 1866) qui le légua à sa fille Jeanne Melon (1817 + 1893), épouse de Mathurin Chapoulie. Leur arrière-petit-fils, Pierre Chapoulie,(ancien maire de 1975 à 1989) conserva la propriété (qui comprenait également des métairies) jusqu'au début du XXIe siècle. Devenue branche aînée en 1866 à l'extinction de la branche Melon du Peuch, la branche cadette (Melon de Lacombe) s'allia aux familles Malmartel et Jaladis et s'installa à Masseret, puis à Limoges avant de faire souche à Agen à partir de 1938. Dans le cimetière de la commune, il existe encore la tombe des Melon.
  • Le puy d'Endruille,(ou d'Endulle), point culminant du canton de Meyssac (515 m) est un des plus grands gisements de silex-jaspe d'Europe, ou s'approvisionnaient les hommes préhistoriques Cro-magnons, des haches, grattoirs, ont été retrouvés dans la campagne aux alentours du site.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre André Latreille (1762-1833), entomologiste fut vicaire de la paroisse de Lostanges(1789). Il est prêtre réfractaire. À Brive, une place porte son nom ainsi qu'une rue, à Tulle une rue porte son nom, le musée Labenche (Brive) conserve son microscope et une grande partie de son œuvre. À Lostanges le local de l'association des Amis de Lostanges a été baptisé local Pierre-André-Latreille en 2008.

Une autre personne qui a marqué la vie de la commune, François Ambroise Chapelle naquit le 7.12.1899 à Lostanges, décède le 6.12.1974, maire de Lostanges pendant 27 ans de 1947 à 1974, marié à Élise Chapoulie en avril 1922 (née le 3 mars 1900). Il était cultivateur et chevalier du Mérite agricole (l'ordre a été fondé en 1883)[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Robert Laffont, 2007, p.112
  2. Sources : Jean-Marc Brunie, Lostanges du Moyen Âge à nos jours
  3. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Sources : Jean-Marc Brunie, originaire de Lostanges, président de l'association des Amis de Lostanges, siège social à la mairie de la commune

Liens externes[modifier | modifier le code]

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