Henri Namphy

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Henri Namphy
Image illustrative de l'article Henri Namphy
Fonctions
Président de la République d'Haïti

(2 mois et 28 jours)
Prédécesseur Leslie Manigat
Successeur Prosper Avril

(2 ans)
Prédécesseur Jean-Claude Duvalier
Successeur Leslie Manigat
Commandant en chef des Forces armées d'Haïti[1]

(7 mois et 13 jours)
Prédécesseur Roger Saint-Albin
Successeur Morton Gousse (intérim)
Biographie
Date de naissance (84 ans)
Lieu de naissance Cap-Haïtien (Haïti)
Conjoint Gisèle Célestin
Profession Militaire (Lieutenant général)

Henri Namphy
Chefs d'État haïtiens

Henri Namphy, né le à Port-au-Prince, est un général de l'armée haïtienne et un ancien chef d'État d'Haïti. Surnommé « Ti-blan » ou le « chouchou du peuple », il a été président d'Haïti du au sous deux régimes différents que l'on a appelé « le duvaliérisme sans Duvalier ». Le régime républicain que dirige Namphy a vu le jour avec la chute de la dictature des Duvalier en 1986. La nouvelle république mise en place est alors dirigé par des militaires dont Namphy. Durant sa présidence, Namphy instaure le conseil national de gouvernement qu'il préside avec d'autres militaires républicains. Il fut également le commandant en chef des armées haïtiennes de 1987 à 1988. Actuellement, il profite de sa retraite de général.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Après son passage à l'Académie militaire, Henri Namphy gravit rapidement les échelons. Il occupa entre autres, les postes de vice-commandant de la garde du Palais-National et commandant dans deux départements. En 1981, il devient général de brigade. À ce titre, il est écouter de tous. Il ne cache pas son inimitié avec le président à vie d'Haïti Jean-Claude Duvalier (au pouvoir depuis la mort de son père en 1971). En 1983, son influence sur l'armée haïtienne fait part aux généraux partisans du régime duvaliérisme. La fin de la dictature est proche.

Présidence[modifier | modifier le code]

En 1986, une révolution et un coup d'état militaire renverse Jean-Claude Duvalier qui quitte le pays. Après le départ de celui-ci, fut institué un Conseil national de gouvernement qui dura du au . Cette junte civilo-militaire était présidé du général Namphy et composé de :

Durant sa première présidence, Namphy rétablit quelques liberté et modernise l'armée. Homme écouté et populaire, il met fin à toutes les réformes établit sous les Duvalier. Le fut installé un nouveau conseil national de gouvernement qui dura jusqu'au , il est toujours présidé du général Napmhy et composé d'autres militaires  :

  • Williams Régala
  • Jacques A. François

Cette deuxième version du CNG vit le jour à la suite de la démission de Gérard Gourgue le et du départ des colonels Prosper Avril et Max Vallès, et de Alix Cinéas. Le 7 février 1988, Namphy fut remplacé par Leslie Manigat élu président de la nouvelle république.

Retour au pouvoir[modifier | modifier le code]

Lorsque le président Manigat le mit aux arrêts pour insubordination quelques mois après son accession au pouvoir, le général Namphy se servit de son influence et de sa popularité pour reprendre le pouvoir le 20 juin 1988. Il resta au pouvoir du 20 juin au 17 septembre 1988, lorsqu'il fut à son tour victime d'un coup d'État organisé par le général Prosper Avril.

Après la présidence[modifier | modifier le code]

Après 1988, Namphy n'exerce plus aucune fonction et profite de sa retraite de général. Il réside actuellement à Port-au-Prince avec son épouse Gisèle Célestin, il reste un exemple pour les militaires haïtiens.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Chef d'Etat-Major de l'Armée du au .