Gouvernorat du Akkar

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Gouvernorat du Akkar
قضاء عكار
Image illustrative de l'article Gouvernorat du Akkar
Administration
Pays Drapeau du Liban Liban
Type Gouvernorat
District
Capitale Halba
Démographie
Population 389 899 hab. (est. 2015)
Densité 495 hab./km2
Géographie
Superficie 788 km2

Le Gouvernorat du Akkar (قضاء عكار en arabe) est une subdivision administrative montagneux du nord du Liban limitrophe de la Syrie et bordé à l’ouest par la Mer Méditerranée.

Le Akkar était autrefois un simple district au sein du gouvernorat du Nord puis il est devenu autonome à la suite de la promulgation de la loi 522 le 16 juillet 2003[1] ; En 2014, le premier gouverneur a été nommé en la personne Imad Labaki mais la transformation reste encore incomplète en 2017.

Le Chef-lieu de ce district est Halba. Il couvre 788 km2 et comptait 389 899 habitants en 2015 selon le rapport de Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés [2]. La crise syrienne survenue début 2011 a poussé de nombreuses familles syriennes à se réfugier dans cette région; en 2015, leur nombre s'élevait à 106 935 personnes qui s'ajoutent aux 19 404 réfugiés palestiniens essentiellement localisés au camp de Naher El Bared [2].

La région a été gouvernée pendant les 800 ans passés par les Émirs de la famille kurde "Sayfa" ayant gouverné jusqu'au milieu du XVIIè siècle suivis par les "begs" de la famille "Merheb" qui étaient les propriétaires de la majorité des terrains d'Akkar, à l'exception de la partie nord, gouvernée par les "aghas" de la famille "Al Dandachi".

Le district se caractérise par la présence d'une large plaine côtière, surplombé de haute montagne à l'est. Les principales villes d'Akkar sont: Halba (le centre administratif du gouvernerat) , Kobayat (Quobayet), Bebnine (plus grande commune du gouevrnorat), El-Biré (connue historiquement par "birat al hokm" où on trouve le château de la famille Merheb).

Akkar possède d'importants sites archéologiques arabes et surtout romains. Près de Miniara se trouve un site archéologique célèbre qui s'appelle Tell Arqa du lieu de naissance de l'empereur romain Sévère Alexandre en 208, sur la colline d'Arqa près de la localité de Miniara.

Les habitants du Akkar sont les Akkariotes[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

D'un point de vue confessionnel, la population du district de l'Akkar est composée principalement de sunnites, de Maronites et de grecs-orthodoxes. Les Alaouites sont aussi présents en grand nombre. Il y a aussi une petite communauté Melkite qui vit dans le caza. Au parlement libanais le district est représentés par 7 députés dont, 2 grecs orthodoxes, 1 maronite, 3 sunnites et 1 alaouite.

Le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared (qui abritait l'organisation islamique salafiste Fatah al-Islam) a été détruit lors du conflit de mai 2007. L'organisation Fatah al-Islam a été défaite par l'Armée Libanaise lors du conflit[4].

Crise syrienne et conséquence dans l'Akkar[modifier | modifier le code]

Le district de l’Akkar est l’un des plus pauvres du Liban (63% de sa population vit aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté[5]), aujourd’hui il accueille 108 910 réfugiés syriens (ce qui élève la part de réfugiés syriens au sein de la population de l’Akkar a plus d’un tiers) regroupés en 26 747 foyers[6].

Selon l’UNHCR 195 villages de l’Akkar accueillent aujourd’hui des réfugiés syriens (sur les 280 villages environ que compte le district) . L’hospitalité et la générosité des populations locales ont été pour ceux-ci la première source de soutien à leur arrivée, mais celles-ci se sont usées avec le temps laissant place à certaines tensions en partie dues au fait que la majorité des organisations humanitaires apporte aujourd’hui de l’aide uniquement aux réfugiés, négligeant les populations libanaises dans cette région pauvre.

L’arrivée des réfugiés syriens a eu un impact direct sur le niveau dans l’Akkar. Les prix des biens, en particulier de la nourriture, ont augmenté à la suite de la diminution des échanges avec la Syrie et de l'augmentation de la population. Parmi les défis que rencontrent les municipalités locales les plus importants sont l’accès à l’eau, à l’électricité, au logement et à l’éducation, la gestion des déchets et des eaux usées[7].

Répartition confessionnelle des électeurs[modifier | modifier le code]

http://elnashra.com/elections/vote

http://lebanonelectiondata.org/confessions.html

Confessions Pourcentage (2005)
Chrétiens (total) 32,11 %
Grecs-orthodoxes 17,40 %
Maronites 13,27 %
Grecs-catholiques 1,05 %
Autres chrétiens 0,39 %
Musulmans (total) 67,89 %
Sunnites 62,26 %
Alaouites 4,73 %
Chiites 0,90 %
Druzes 0,00 %

Origine du nom[modifier | modifier le code]

`Akkar al-`Atîqa est le nom d'une localité au pied des ruines d'une forteresse appelée par les croisés Gibelacar. Le château aurait été construit vers l'an mille par Muhriz ibn Akkar.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mohafazah de Aakkar
  2. a et b (en) « UNHCR-Lebanon », sur UNHCR
  3. « Akkar el-Atika, « Le village préféré des Libanais » pour 2016 », in L’Orient-Le Jour du mardi 9 août 2016, page 16, colonne 5.
  4. "Lebanese struggle with broken economy," by Don Duncan. San Francisco Chronicle, March 23, 2008
  5. (en) World Bank, « Lebanon, Economic and Social Impact Assessment of the Syrian Conflict. », World Bank,‎
  6. UNHCR, 31 décembre 2014
  7. Lebanese Communitites hosting syrian refugees, Akkar Governorate, Lebanon, Assesment Report, July 2014, UNHCR

Lien externe[modifier | modifier le code]