Union sportive quevillaise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

US Quevilly

Logo du US Quevilly
Généralités
Nom complet Union sportive quevillaise
Surnoms Les canaris
Fondation 1902
Statut professionnel Jamais
Couleurs jaune et noir
Stade Stade Amable-et-Micheline-Lozai
(2300 places)
Siège 2 rue Porte-de-Diane
76140 Le Petit-Quevilly
Championnat actuel CFA
Président Drapeau : France Michel Mallet
Entraîneur Drapeau : France Manuel Da Costa
Site web usquevilly.fr

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Autre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Championnat de France de football National 2012-2013
0

L’Union sportive quevillaise, dit aussi US Quevilly (ou plus familièrement USQ) est un club de football français fondé en 1902, basé au Petit-Quevilly (Seine-Maritime).

Le club normand n'a jamais adopté le statut professionnel, dans la continuité de l'esprit footballeur-ouvrier cultivé par Amable Lozai, président fondateur du club, et son épouse. Dans ses premières années, le club évolue dans l'ombre des deux grands clubs haut-normands, le Havre AC et le FC Rouen, mais parvient à tirer son épingle du jeu comme en 1927, quand il réalise l'exploit d'atteindre la finale de l'épreuve reine du football français, la Coupe de France.

L'adoption du statut professionnel des clubs havrais et rouennais permet à l'USQ de remporter ses premiers titres de champion régional dans les années 1930. Il devient après-guerre l'un des animateurs du Championnat de France amateur, 3e échelon du football français, qu'il remporte en 1954, 1955, 1958 et 1967. Il réussit un nouvel exploit en atteignant les demi-finales de la coupe de France en 1968. Suite à l'élargissement de la deuxième division aux amateurs en 1970, l'USQ y évolue pendant deux saisons avant de demander sa rétrogradation pour des raisons financières. La chute est ensuite rapide, le club ne parvenant à se remettre à flot, et le dépôt de bilan prononcé en 1978. Les Canaris doivent repartir du plus bas niveau de la hiérarchie du football français.

Il leur faut vingt ans pour atteindre le CFA2, 5e échelon français et plus bas niveau national. Revenu en CFA, l'USQ réalise en 2010 un nouveau parcours historique en Coupe de France, dont il n'est éliminé qu'en demi-finale par le Paris-Saint-Germain après avoir éliminé le Stade rennais et l'Union sportive Boulogne Côte d'Opale. Deux ans plus tard, alors qu'il est promu en National (D3), le club réalise l'exploit d'atteindre la finale de la compétition, en battant trois équipes professionnelles, dont l'Olympique de Marseille et le Stade rennais, clubs de première division, en quart et en demi-finale. Il s'incline finalement en finale contre l'Olympique lyonnais.

France relief location map.jpg
City locator 4.svg
Le Petit-Quevilly
Voir l’image vierge
Localisation de la ville du Petit-Quevilly.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts du club (1902-1914)[modifier | modifier le code]

Les joueurs du Cercle pédestre quevillais prennent la pose après un match
L'équipe du Cercle pédestre quevillais en 1914, club dont est issu l'US Quevilly.

L'Union Sportive de Quevilly est fondée le 22 octobre 1902 par des dissidents du Cercle pédestre quevillais (CPQ), dont Amable Lozai et Jules Manneville[n 1], devant le refus du CPQ d'acheter un ballon pour la pratique du football. Dès 1904, le club réunit 104 joueurs pour cinq équipes, bien qu'il n'ait pas d'installations et doive souvent se contenter d'un terrain vague où il plante des poteaux de but et y joue sans autorisation, ou bien d'une place publique comme celle de la mairie, ou la place de la Demi-Lune. Le club parvient finalement à disposer d'un terrain rue Guillaume-Lecointe pour un prix de cinquante centimes[u 1].

Le club adhère à la Ligue Athlétique de Haute-Normandie dont il remporte le titre en 1905, et obtient une place de finaliste en 1903 et en 1904[n 1]. Puis il adhère rapidement à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), la grande fédération sportive de l'époque. Pendant les premières années, le club est omnisports et les membres pratiquent plusieurs disciplines, dont le football, l'athlétisme, le cross-country, la marche, la natation et le cyclisme. Ces sections deviennent très vite réputées dans toute la région, particulièrement celle de cross-country qui participe avec succès aux finales nationales[u 2]. La section football prend part au championnat régional[Lequel ?] où elle affronte des équipes comme le FC Rouen, Le Havre AC, le SM Caen[Contradiction] ou encore le FC Dieppe qui lui barrent les portes du titre. Le club joue aussi des rencontres amicales contre des clubs parisiens comme le Club athlétique de la société générale, l'USA Clichy et même les Bordelais du Burdigala de Bordeaux[u 3].

En 1907, le club se classe première équipe provinciale au National de cross-country, puis troisième l'année suivante au Stade du Matin de Colombes[réf. souhaitée]. Les couleurs jaune et noir du club apparaissent à cette époque lors d'un match contre l'AS française à la Pâques 1907[u 4]. En 1910, le club manque de disparaître faute de terrain pour les pratiques sportives, le sien ayant été réquisitionné pour être transformé en carrière. Mais un sauveur, en la personne d'Albert Lebas, met une parcelle à la disposition du club pour aménager un vrai terrain de football. Le stade de la Porte-de-Diane, comme il est communément appelé, y est officiellement inauguré en 1912 lors d'un match contre le FC Rouen[u 5].

Pendant la guerre (1914-1918)[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale est un coup d'arrêt pour l'US Quevilly dont les efforts, notamment ceux des dirigeants pour faire grandir le club, sont stoppés. Les joueurs partent au front et ce sont les plus jeunes, qui ne peuvent encore porter l'uniforme, qui vont défendre les couleurs du club. Une Coupe de Rouen est mise en place et la première édition échappe de peu au club, qui s'incline en finale contre le FC Rouen sur le score d'un but à zéro après des décisions très discutables de l'arbitre. Cela n'empêche pas les jeunes joueurs de battre régulièrement les voisins rouennais lors de matchs amicaux[u 6]. En novembre 1918, faute de joueurs, le club met en veille ses activités. Pendant la guerre, de nombreux membres meurent dans les tranchées. D'abord Julien Charles, Sanson, Roger, Alfred Becquet, Baillard, Lamy, Cleret, Boulogne, Ernest Laurent puis Houssaye, Moreau Aimé, Alexandre Becquet et Duval[non pertinent]. De plus, le club perd de nombreux membres mutilés. Le vice-président, Mettier, disparaît en février 1918 des suites d'une longue maladie[u 6].

L'entre deux guerres (1918-1939)[modifier | modifier le code]

Le 20 août 1919 le club adhère à la Fédération française de football association, nouvellement créée, sous le numéro 76[u 7],[Note 1], et participe à la création de la Ligue de Normandie, championnat régional dont le champion est qualifié pour le championnat de France. Cette même année, le club est en mesure d'aligner quatre équipes, puis rapidement une cinquième, sur un terrain aménagé bénévolement par les sociétaires[u 8]. À la fin de la saison 1920, le président délégué Albert Lebas, ainsi que le secrétaire Georges Dumesnil démissionnent, le poste de président revient en mai à Amable Lozai, jusque-là président d'honneur du club. Albert Lebas devient lui président d'honneur et délégué du club auprès de la fédération française. Plusieurs travaux sont effectués sur les installations du club dont la réfection totale du terrain[u 9]. Pour la saison 1921-1922, le club accueille plusieurs joueurs britanniques, Walter Poodefoot, Iles, Norman Deans, Sloane et les deux frères Wade[u 10].

La saison suivante, le club arrive pour la première fois en 32e de finale de la Coupe de France, il y bat l'Amiens AC par trois buts à zéro avant d'être éliminé au tour suivant cinq buts à un par le RC Roubaix[u 8]. Cette même époque, la section féminine de football fusionne avec le club du Fémina Football Club, faisant du club un des pionniers du football féminin[u 7]. En championnat de Normandie, le club est barré par les omnipotents FC Rouen et autres Havre AC[d 1]. En 1927, le club atteint la finale de l'épreuve reine du football français, après avoir respectivement éliminé le champion du Nord, l'Amiens AC, sur le score de deux buts à zéro, les rivaux du FC Rouen en 8e de finale sur le score de deux buts à zéro. Puis de battre à Lille l'US Suisse sur le score de quatre buts à un (quatre buts de Lucien Fagris), et de s'imposer à Marseille face au Stade raphaëlois sur deux matchs: un partout pour le premier et deux buts à un pour le second[c 1].

L'USQ, inférieur techniquement à ses adversaires, compense par une grande force mentale. La finale se joue le 8 mai 1927 au Stade olympique de Colombes devant 23 800 spectateurs dont, pour la première fois de l'histoire de la Coupe, le président de la République française Gaston Doumergue. L'adversaire, l'Olympique de Marseille, tenant du titre et déjà vainqueur en 1924, fait figure d'ogre par rapport à l'US Quevilly. Pour la première fois les joueurs sont présentés par les présidents des deux clubs au président de la République, dont le protocole exige le port de la jaquette et du chapeau haut de forme. Le président de la République sera bousculé plusieurs fois par Amable Lozai pendant le match, qui encourage de la voix et du geste ses joueurs[c 2]. Malgré tout, l'USQ perd sur le score de trois buts à zéro, avec les deux premiers buts inscrits sur des erreurs défensives et le troisième sur un contre à la 89e minute[u 12]. Cette défaite en finale n'empêche pas la liesse populaire au retour des joueurs avec un banquet au Casino Rouennais, et même une chanson écrite par le journaliste Gaston Pailhés nommée « Marche de l'U.S.Q. »[u 13].

Profitant du passage au professionnalisme des voisins havrais et rouennais, Quevilly empoche le titre de champion de Normandie en 1934, 1935, 1937 et 1938. Lors de cette dernière saison, le club dispute même la demi-finale du championnat de France amateurs[u 14]. Ceci grâce à la formule de footballeur-ouvrier mis en place par le président Lozai. La grande majorité des joueurs sont employés par ses établissements de chantier naval[d 1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier | modifier le code]

La guerre déclarée en 1939, oblige le club à suspendre ses activités jusqu'à la fin de l'année. Les mobilisés partis, les membres restant se retrouvent autour du président Lozai pour redémarrer les activités. Une équipe première d'assez bon niveau réussit à être constituée, qui obtient de bons résultats dans cette « saison d'attente ». Très vite est reconstituée une équipe réserve, juniors et deux équipes minimes jusqu'à l'exode qui interrompt prématurément la saison[u 15]. Pour la saison 1940-1941, le club récupère ses meilleurs joueurs démobilisés ou libérés. Deux joueurs sont tués au combat, Lucien Lemercier et R. Diouris, le président leur rend hommage le 20 août 1940, ainsi qu'aux joueurs encore prisonniers de guerre. Les premiers matchs de la saison sont joués sans public à la suite de l'interdiction de l'occupant, interdiction levée en septembre. Les matchs de la saison sont peu nombreux par la difficulté de se déplacer[u 15]. La saison suivante est un peu plus normale, le club remporte son championnat et dispute les demi-finales de la zone occupée de la Coupe de France, éliminé par le Stade de Reims sur le score de un but à zéro, après avoir notamment sorti Le Havre AC et le Racing Club de France dans les tours précédents. Les équipes d'athlétisme homme et femme brillèrent aussi durant cette période, en décrochant plusieurs records départementaux et régionaux[u 16].

La saison 1943-1944, voit la disparition de Firmin Seret, ancien-président, président d'honneur et fondateur du club, ainsi que la déportation en mai 1944 de Maurice Fournil, André Lucas et Benjamin Remacle pour résistance contre l'occupant allemand. Le président Lozai part en Algérie jusqu'à la fin de la guerre, laissant le poste de président à M. Chauvet. Malgré les bombardements, la pénurie et les problèmes de transport, le club remporte l'épreuve régionale de qualification pour le CFA, où il fait bonne impression. Cette même année, la finale de la coupe de Normandie contre le FC Dieppe ne put se disputer à cause des événements en cours dans le pays[u 17]. La saison 1944-1945, est marquée par le match amical contre les Royal Marines en octobre 1944, pour récolter des fonds en faveur d'Henri Mallet, amputé d'un bras suite à un bombardement. Le club termine deuxième du championnat de Haute-Normandie, un championnat marqué par le forfait de nombreuses équipes à cause du manque d'équipement. En coupe le club est éliminé par le Stade français. À noter un match mémorable contre Le Havre AC, où le club dispute la première mi-temps à sept contre onze à la suite d'une crevaison qui empêche le reste de l'équipe d'arriver à temps[u 18].

Le CFA (1946-1970)[modifier | modifier le code]

La montée en CFA[modifier | modifier le code]

Après la guerre, le club va intégrer la Division d'Honneur de Normandie pendant deux saisons. Le club termine troisième en 1946, deuxième en 1947 et troisième en 1948[n 2]. La réorganisation du système des championnats français cette même année voit la création championnat de France amateur (C.F.A.), la troisième place acquise par l'U.S.Q. lors d'un match compliqué contre le FC Dieppe permet au club de monter dans cette division pour la saison suivante[u 19]. La première saison du club en C.F.A. se passe mal et le club est relégué en Division d'Honneur, néanmoins la saison est sauvée par un bon parcours en coupe ou ils éliminent les clubs professionnels du SR Colmar et du Toulouse FC avant de tomber en huitième de finale contre le RC Paris, futur vainqueur de l'épreuve. Le club ne va faire qu'un court passage en Division d'Honneur puisqu'il remporte le titre de champion de Normandie en 1949, ce qu'il lui permet de monter en C.F.A. pour la saison suivante. En coupe de Normandie il s'incline en finale contre le SM Caen[u 20].

La domination du Championnat de France amateur[modifier | modifier le code]

En Championnat de France amateur le club intègre le Groupe Nord ou il termine 7e la première saison. En Coupe de France il tombe en trente-deuxième de finales contre le Lille OSC, alors qu'en Coupe de Normandie il perd en finale contre le SPN Vernon, dans un match faussé par de nombreux incidents. La même année meurt Jules Manneville l'un des cofondateurs du club. Lors de la saison 1951-1952 le club termine à une excellente troisième place en C.F.A., une bonne performance en championnat confirmée par un bon parcours en Coupe de France où le club élimine notamment le club professionnel du SC Toulon, Annecy FC, puis de tomber en huitième de finales contre le voisin du FC Rouen au Stade de la Cavée Verte du Havre[u 20]. La saison suivante le club termine quatrième, malgré de nombreux blessés tout au long de la saison. Le club tombe en trente-deuxième de finales de la Coupe de France et en quart de finale de la Coupe de Normandie. La saison suivante le club intègre le Groupe Ouest du Championnat de France amateur ; au niveau de l'effectif, le club n'enregistre aucun départ important. Le stade est rénové et un terrain annexe est ouvert[u 21]. Cette année qui coïncide avec le cinquantenaire du club est exceptionnelle, car après un départ difficile le club fait une superbe remontée au classement et le 11 avril une victoire à Brest lui permet de remporter son premier titre de champion du Groupe Ouest et de se qualifier pour la poule finale[u 22]. Le premier match est une victoire à domicile deux buts à zéro contre la réserve des Girondins de Bordeaux, champions amateur en titre. Puis l'U.S.Q. va chercher le match nul deux partout face à la réserve du Stade de Reims favori de la compétition. Le match suivant a lieu contre le FC Mulhouse à l'extérieur et voit l'U.S.Q. gagner facilement sur le score de trois buts à zéro. Le 20 juin, le club reçoit et bat huit buts à zéro le SC Draguignan, une victoire qui permet à l'U.S.Q. de décrocher son premier titre de champion de France amateur[u 23]. En Coupe de France le club élimine Juvisy, puis Bolbec AC avant d'éliminer en trente-deuxième de finales les professionnelles du FC Nantes grâce à un but de Kryzyk. En seizième de finales le club tombe face au Lille OSC au Havre après avoir pourtant mené au score pendant plus d'une heure de jeu. La saison se termine en apothéose avec une victoire en Coupe de Normandie contre le FC Rouen à Fécamp[u 24].

Pour la saison 1954-1955, le club enregistre le départ de Michel Lefebvre, l'un des piliers de l'équipe pour les professionnelles de l'UA Sedan-Torcy. Le 6 septembre 1954, le bureau décide de renommer le « Stade de la Porte-de-Diane » en « Stade Amable et Micheline Lozai ». L'inauguration a lieu quelques jours plus tard avec la remise du trophée de champion de France amateurs par le président de la fédération française de football. Cette saison est aussi bonne que la précédente puisque le club termine premier du championnat Groupe Ouest avec trente-six points au compteur (contre trente-deux la saison précédente) devant la réserve du RC Paris[u 24]. En poule finale le club bat Annecy FC deux buts à un, le RC Vichy quatre buts à un, mais s'incline face à l'US Bruay un but à zéro. Le match du titre se joue contre l'AS Giraumont où l'U.S.Q. gagne cinq buts à zéro. Le club remporte pour la deuxième fois consécutive le titre de champion de France amateur, il est le premier club à faire ce doublé. En Coupe de France, le club est éliminé en seizième de finales face au SC Draguignan après avoir fait tomber Villedieu, l'AS Choisy-le-Roi et le RC Arras et en Coupe de Normandie le club atteint la finale après avoir une victoire de l'équipe réserve face au FC Dieppe à l'extérieur (l'équipe A étant trop accaparée par la C.F.A. pour disputer ce match). En finale, une équipe mixte réserve et A s'incline face au FC Rouen sur le score de deux buts à zéro[u 25]. Trois joueurs vont porter le maillot de l'équipe de France amateurs, Durécu, Lelong, ainsi que le gardien Césaire pour disputer les Jeux Méditerranéens[u 26].

La saison 1955-1956 voit le départ de Cocagne à Oissel et l'arrivée de nombreux jeunes joueurs de qualité[u 26]. Pour la troisième fois de suite le club remporte le championnat Groupe Ouest du C.F.A. devant le SO Cholet. En poule finale le club commence en s'inclinant à l'extérieur devant la réserve de l'AS Saint-Étienne sur le score de cinq buts à zéro et à domicile devant le FC Mulhouse sur le score de un but à zéro. Puis se reprend et bat les réserves du Stade de Reims et des Girondins de Bordeaux tous deux sur le score de deux buts à zéro pour terminer à la troisième place. En Coupe de France le club s'incline avant les trente-deuxièmes de finale contre l'AC Cambrai sur le score de deux buts à un, après avoir notamment éliminé l'US Pontoise sur le score de trois buts à deux. En Coupe de Normandie, l'U.S.Q. s'incline en finale devant le SPN Vernon[u 27]. La saison suivante le club retourne dans la zone Nord du C.F.A. ou il termine deuxième derrière US Maubeuge. En Coupe de France il est éliminé en seizième de finale par l'AS Cannes sur le score de deux buts à zéro. En 1957-1958 le club parvient à se qualifier de nouveau pour la poule finale du C.F.A. Une bonne victoire sur le FC Mulhouse trois buts à zéro permet de disputer une finale contre l'Annecy FC[u 28]. Scénario incroyable dans ce match puisque le club est mené un but à zéro à la mi-temps avant d'en marquer sept et de remporter le troisième titre de champion de France amateur du club[u 29].

Les années post-Amable Lozai[modifier | modifier le code]

Le 22 novembre 1959, le président et cofondateur du club Amable Lozai décède. Sa femme Micheline lui succède à la présidence du club ou il est décidé de continuer dans l'esprit du footballeur-ouvrier insufflé par Amable Lozai[u 30]. Cette disparition va faire partiellement rentrer le club dans le rang, en 1959-1960 il termine 3e du Groupe Ouest, 2e du Groupe Nord la saison suivante et 3e de ce même groupe lors de la saison 1961-1962[d 2]. En 1963, l'U.S.Q. se déplace en Corse pour le match du titre face au Gazélec d'Ajaccio. Plusieurs incidents marqueront le déplacement des Quevillais sur l'Île de Beauté. D'abord des propos sur la mort de Jeanne d'Arc à Rouen parus dans le bulletin du club, puis les dirigeants ajacciens vont venir narguer la délégation de l'U.S.Q. à l'hôtel et ensuite faire subir des tapages nocturnes. Le match lui fut marqué par des débordements du public et des violences sur la pelouse et le banc. Finalement la déstabilisation du Gazélec fonctionne et les Ajacciens marquent quatre buts en vingt minutes. Un match d'appui dut être joué entre le Gazélec d'Ajaccio et l'AS Brestoise, une parodie de football qui vit les Corses gagner par six buts à un et remporter le titre de champion de France amateur aux dépens de l'U.S.Q[u 31]. Les deux années suivantes virent un renouvellement en profondeur de l'effectif avec l'intégration de plusieurs jeunes dont Lemaire, Craque, Delafosse, Leroy et surtout Daniel Horlaville en provenance du Club athlétique d'Oissel. En 1965, l'entraîneur Bernard Antoinette, présent à la tête de l'équipe depuis vingt-cinq ans, cède sa place à Jacques Lefèvre, pour occuper un poste à la Ligue de Normandie[u 31].

Deux saisons exceptionnelles[modifier | modifier le code]

Cauchois
Girard
Caplet
Wilk
Berger
Senente
Richaud
Gay
Ancelle
Lerebours

En 1966-1967, le club atteint la finale du Championnat de France amateur contre l'Entente Fontainebleau Bagneaux Nemours à Malakoff. Le match commence très mal puisqu'à la mi-temps l'U.S.Q. est mené deux buts à zéro. Dès le retour des vestiaires, un but de Ferrier, seul devant le but, réveille les espoirs des normands. Lemaire sauve une balle de troisième but sur la ligne. Alors que la défense de l'EFBN recule, une frappe de trente-cinq mètres d'Antoine Dobat à un quart d'heure de la fin du match permet au club d'égaliser. À deux minutes de la fin un cafouillage dans la surface de l'EFBN permet à Serge Meyer de récupérer la balle aux six mètres et de marquer le troisième but des quevillais. Pour la quatrième fois de son histoire l'U.S.Q. est sacré champion de France amateur[u 33]. La même année les jeunes réalisent l'exploit de remporter la Coupe Gambardella en battant les jeunes de l'équipe professionnelle du Stade français par deux buts à un. La finale a lieu au Parc des Princes en levé de rideau du match FC Nantes contre le FC Barcelone devant 25 000 spectateurs[u 34]. Les jeunes quevillais ouvrent le score à la 17e minute par Gay qui déborde l'ensemble de la défense parisienne pour marquer avec une frappe puissante. Les Parisiens vont égaliser au début de la seconde mi-temps, mais ce fut de courte durée car dès la 52e minute le but de la victoire est marqué par Senente d'un coup franc de 35 mètres tiré à ras de terre qui rase les jambes de tous les joueurs avant de pénétrer dans le but parisien. La fin du match est dominée par les jeunes de l'U.S.Q. qui manquent de peu de marquer le troisième but[u 35]. Avec cette victoire deux buts à un, l'U.S.Q. est le premier club amateur à remporter le trophée[u 34]. Cette saison voit aussi l'équipe réserve remporter le championnat d'Honneur, la C le championnat de Promotion d'Honneur, les juniors, minimes et les vétérans remporter le championnat de Normandie, ainsi que la Coupe Bonnet pour les vétérans. L'équipe cadets est la seule section de l'U.S.Q. à ne pas remporter son championnat (seulement deuxième)[u 36].

À la suite de ce doublé inédit, l'U.S.Q. devient le club à battre chaque dimanche lors de la saison 1967-1968. En championnat la saison est décevante avec une seconde place au classement derrière le CS Pierrots de Strasbourg[u 37]. La saison va être sauvée par un excellent parcours en Coupe de France. En trente-deuxième de finales l'U.S.Q. bat le Stade héninois deux buts à zéro et en seizième de finales l'AC Mouzon quatre buts à zéro[u 38]. Le huitième de finales a lieu le 10 mars 1968 à Amiens contre le tenant du titre de la Coupe, l'Olympique lyonnais. Dans un match compliqué, mais bien géré par la défense quevillaise, le but vainqueur est marqué par Daniel Horlaville à la 78e minute. En quart de finale l'U.S.Q. est confronté à l'USL Dunkerque club de Division 2. Contre toute logique sportive le « petit » écrase le « gros » par quatre buts à zéro. La demi-finale a lieu au Parc des Princes le 20 avril, elle oppose l'U.S.Q. aux Girondins de Bordeaux[u 39]. Quelques jours avant le match un coup dur surgi avec le forfait de Jacques Lefèvre pour cause d'appendicite. 18 000 à 20 000 spectateurs assistent au match. L'U.S.Q. ouvre le score à la 13e minute par l'intermédiaire de Jean-Pierre Leroy, puis les Bordelais égalisent à la 34e minute. La suite du match est assez brutale et les amateurs de l'U.S.Q. arrivent à emmener les professionnels bordelais jusqu'en prolongation. À la 99e minutes, Duhayot marque le but vainqueur pour les Girondins[u 40].

De la Division 2 à la dissolution (1970-1978)[modifier | modifier le code]

En 1970, la fédération française de football modifie la structure des championnats. Il est notamment décidé de la mise en place d'un championnat de Division 2 « open » regroupant des clubs professionnels, semi-professionnels et amateurs. Les performances et la notoriété de l'U.S.Q. lui permettent d'intégrer cette nouvelle Division 2. Mais avant le début de la saison il est discuté entre les deux comités directeurs d'une possible fusion entre le club quevillais et le voisin du FC Rouen pour des raisons financières et sportives. Le comité directeur refusa la fusion malgré l'avis favorable du président Gilbert Mille[u 41]. Pour continuer à évoluer dans l'élite amateur le club doit dire adieu aux vieux C.F.A. (qui a été renommé Division 3)[u 42]. Le championnat débute par un match nul trois partout contre le FC Rouen, au cours de la saison le club affronte notamment le Paris Saint-Germain FC devant 25 000 spectateurs. Le 8 février voit la disparition du président Gilbert Mille et quinze jours plus tard Daniel Horlaville se blesse grièvement lors du match contre l'US Le Mans. Le club termine 7e de sa première saison en Division 2[u 43]. En Coupe de France, l'U.S.Q. est éliminé en trente-deuxième de finales par le Stade rennais FC, futur vainqueur de l'épreuve[u 44]. Pour remplacer le président, le comité directeur nomme Michel Tron-Lozai, vice-président depuis trois ans et petit-fils du président historique[u 45].

La seconde saison en Division 2 est beaucoup moins bonne et le club termine 12e. À l'issue de cette saison les dirigeants décident de mettre fin à l'aventure en Division 2, estimant que les moyens financiers ne sont plus suffisants, le club étant alors obligé de mettre un système d'éclairage pour les matchs en nocturne dans son stade. Le club estime aussi que les déplacements sont trop long pour des joueurs amateurs[u 45]. Le club est donc rétrogradé administrativement en Division 3[u 46], le club demande quand même à jouer pour l'honneur le barrage de relégation pour son maintien sportivement, barrage qu'il remporte. Malgré la rétrogradation, tous les joueurs re-signent pour une nouvelle saison à l'exception de deux joueurs atteint par la limite d'âge[u 47], l'U.S.Q. fait même signer un ailier anglais du nom de Neil McLeod. En juin 1973 le club dispute la finale du Championnat de France de Division 3 contre le CS Vittel, après avoir battu à l'exterieur le SC Hazebrouck sur le score de un but à zéro et à domicile la réserve du FC Nantes sur le score de cinq à zéro. Le match aller de la finale a lieu à l'exterieur et voit l'U.S.Q. s'incliner deux buts à un. Le match retour est disputé le 24 juin et voit le CS Vittel battre l'U.S.Q. sur le même score et ainsi enlever le titre de champion de France de Division 3[u 48]. La saison suivante le club termine 4e de la zone Ouest et perd en finale de la Coupe de Normandie contre Le Havre AC[u 49]. La saison 1974-1975 est mauvaise, sportivement et financièrement. Le club termine dixième[d 1] et le 16 juin 1975, le président réunit les cadres du club pour les avertir de l'état très préoccupant des finances. Pour cette raison le club est rétrogradé en Division d'Honneur de Normandie pour la saison suivante[u 49].

Si la première saison en Division d'Honneur de Normandie est mauvaise avec une 4e place[d 1], la suivante est nettement meilleure avec une première place au classement final qui permet théoriquement au club de retrouver la Division 3. Mais la montée est dans un premier temps refusée, car l'U.S.Q. est soupçonnée de violer l'article six du statut de l'arbitre qui prévoit qu'un club de Division d' Honneur doit être contrôlé par deux arbitres, ce que l'U.S.Q. ne respecte pas selon la presse. Les dirigeants vont envoyer l'engagement d'un deuxième arbitre, menacer de faire appel et finalement pouvoir évoluer en Division 3 la saison suivante. La saison en Division 3 est très mauvaise et l'U.S.Q. est sportivement relégué après un match nul trois partout contre Le Havre AC lors de l'ultime journée du championnat tandis que le rival direct dans la lutte pour le maintien, l'US Concarneau triomphait contre la réserve du FC Rouen. Relégué, les caisses vides, abandonné par ses sponsors et par les dirigeants du football français, le club est contraint à déposer le bilan. Les archives et les trophées disparaissent, tandis que les joueurs se dispersent dans les clubs de la région[u 49].

La reconstruction (1979-1999)[modifier | modifier le code]

Dès la mort de l'U.S.Q. prononcée, un retraité rouennais et entraîneur des poussins, Robert Beauchamp, s'associe avec trois passionnés, Marcel Debrée, Daniel Leboucher et Michel Mazier pour redonner vie au club[u 49]. Le 6 janvier 1979, le club renait officiellement de ses cendres avec quarante-deux licenciés et une centaine d'enfants entrainés par des séniors revenus au club. Le club demande sa réintégration à la Ligue de Normandie de football à un rang digne de son passé, qui devait être la Promotion d'Honneur. Mais à la surprise générale l'assemblée de la Ligue vote à l'unanimité pour une intégration dans la plus basse division, la quatrième division de district de Seine-Maritime (huit échelons plus bas que lors de sa disparition)[u 50]. Robert Beauchamps prend la présidence du club[u 51].

Le redémarrage se fait en douceur et il faut attendre 1986-1987 pour que l'U.S.Q. sorte des divisions de district avec un titre de vice-champion de 1re Division de District. Cette même saison le club atteint les demi-finales de la Coupe de Normandie. À peine le club est il promu en Promotion d'Honneur de Normandie qu'il ambitionne déjà la montée en Division Supérieure Régionale. Michel Parmentier est chargé d'entrainer le jeune effectif, qui parvient à atteindre cet objectif dès la première saison[u 52]. Deux ans plus tard le club est champion et monte en Division d'Honneur, l'élite régionale. Un court passage de deux saisons puisque le club redescend en D.H.R. en 1992 après une 13e place au classement. Quatre saisons en D.H.R. le club retrouve la Division d'Honneur pour de bon, le titre de champion en plus. 1999-2000 après trois saisons le club accède à la C.F.A. 2, plus petit échelon des divisions nationales[u 53].

Retour dans le giron national (depuis 2000)[modifier | modifier le code]

L'ère Fouda-Déziré[modifier | modifier le code]

Les joueurs de l'US Quevilly et du Paris FC se présentent face au public avant le match.
L'équipe (en jaune) lors du match contre Paris FC du 25 novembre 2011 au Stade Charléty

En 2000, Éric Fouda, formateur au SM Caen, est recruté comme entraîneur[2] ; deux ans plus tard, l'USQ termine à la deuxième place de son groupe de CFA2, derrière la réserve de l'Amiens SC, ce qui lui permet d'être promu en championnat de France amateur.En 2002 l'US Quevilly accéda à la CFA[3].En 2004 et 2005, le club joue le haut du tableau en CFA, sans parvenir cependant à se battre véritablement pour la première place. En 2005, l'équipe atteint les 8e de finale de la coupe de France, après avoir éliminé le FC Rouen, Le Havre AC et l'En Avant de Guingamp. Les Normands s'inclinent finalement contre Sedan. En désaccord avec Mahmoud Tiarci, le manager général, Fouda quitte le club pour Jura Sud Foot.

Richard Déziré, ancien entraîneur de l'US Raon-l'Étape, le remplace. Malgré le maintien du club en CFA et l'accession de l'équipe réserve en CFA 2, il est limogé à la fin de la saison. Son successeur est Christophe Canteloup, venu de Pacy Vallée-d'Eure Football. La saison en championnat est difficile, mais le club atteint les 32e de finale de la coupe de France, ce qui lui vaut de recevoir l'AS Monaco au stade Robert-Diochon devant plus de 12 000 spectateurs. En fin de saison, Christophe Canteloup est remercié à son tour.

Éric Fouda est rappelé en 2007 et devient manager général. Les objectifs sont ambitieux : le club vise l'accession en championnat National dès 2010. La coupe de France est l'occasion de briller encore pour les Quevillais, qui atteignent une nouvelle fois les 32e de finale où ils s'inclinent face aux Girondins de Bordeaux, au stade Jules-Deschaseaux du Havre. Malgré une saison réussie sportivement, les relations difficiles d'Éric Fouda avec les dirigeants conduisent à son départ[4].

Nouveaux exploits en Coupe de France[modifier | modifier le code]

En 2008, Régis Brouard, ancien entraîneur de Rodez et du Nîmes Olympique, est nommé à la tête de l'équipe. Pour sa première saison, l'USQ manque de peu l'accession en National en terminant 3e, à quatre points du champion rouennais. La saison suivante, si elle ne fait pas mieux en championnat, son équipe réalise un parcours exceptionnel en coupe de France, éliminant notamment le SCO Angers (L2) puis deux clubs de Ligue 1, le Stade rennais (1-0)[6] et l'US Boulogne-sur-Mer (3-1)[7]. Qualifiée pour les demi-finales, face au Paris Saint-Germain, l'équipe imite ainsi celles de 1968 et de 1927. Le 14 avril 2010 à Caen, le stade Robert-Diochon de Rouen n'étant pas homologué, Quevilly s'incline finalement un but à zéro[8]. De cette équipe, seul l'arrière droit Nicolas Pallois et le milieu Fodié Traoré[9] partent réaliser une carrière professionnelle, respectivement au Valenciennes FC et au Stade brestois. Après plusieurs échecs comme en 2008-2009, l'US Quevilly termine finalement première de sa poule de CFA en 2010-2011 et accède ainsi au National.

Pour son retour en National, Quevilly réalise un départ tonitruant en remportant quatre de ces cinq premiers matchs, faisant la course en tête jusqu'au derby contre le FC Rouen qu'il perd sur le score de 2-3. La suite du championnat est difficile  : Quevilly semble se contenter du maintien, tandis qu'il réussit de nouveaux exploits en Coupe. L'équipe élimine difficilement TA Rennes aux tirs aux buts en 32e, puis l'Angers SCO en 16e et l'US Orléans en 8e. La suite fait les annales du club  : en quarts de finale, Quevilly reçoit l'Olympique de Marseille. Les Normands réalisent l'exploit en s'imposant 3-2 après prolongation face au quart de finaliste de la Ligue des champions, et se qualifient ainsi pour les demi-finales pour la deuxième fois en deux ans. Ils reçoivent le Stade rennais dans le dernier carré de la compétition, adversaire qu'ils avaient éliminé deux ans auparavant. Malgré un but du rennais Julien Féret en début de match, les Quevilliens l'emportent grâce à des buts de Karim Herouat et d'Anthony Laup dans les ultimes instants[10].

Les joueurs de l'US Quevilly et de l'Olympique lyonnais évoluant sur la pelouse du Stade de France lors de la finale de la Coupe de France 2012.
Match Quevilly - Lyon au stade de France

Le 28 avril 2012 au Stade de France, l'US Quevilly s'incline en finale face à l'Olympique lyonnais sur le score d'un but à zéro, un but de Lisandro López et finira 13e de National.Après un début de saison 2012-2013 catastrophique avec 0 victoires et une défaite contre l'Évreux athletic club Football club de DH en Coupe de France, Laurent Hatton est limogé au profit de son entraîneur adjoint David Fouquet. Lors de la 27e journée, l'US Quevilly met fin à la série noire en remportant sa première victoire de la saison face à Uzès Pont du Gard (1-0.

Le 22 septembre 2012, Éric Lelièvre, vice-président du FC Rouen, annonce sur la Radio HDR, la tenue imminente d'une réunion entre les dirigeants des deux clubs concernant un « rapprochement » entre les deux équipes. Rumeur tout de suite démentie par Michel Mallet, le président de l'US Quevilly[11].

La saison 2012-2013 du championnat National va s'avérer catastrophique pour le club de Haute-Normandie. Très longtemps incapable de gagner un seul match, il sera prématurément condamné à retrouver le CFA pour la saison 2013-2014. Toute cette saison, le club a été très loin de la performance de la Coupe de France.

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès de l'Union sportive quevillaise en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions régionales
  • DH Normandie (8)
    • Champion en 1934, 1935, 1937, 1938, 1950, 1977, 1999.
    • Vice-Champion en 1907, 1913, 1922, 1931, 1936, 1945, 1947.
  • Coupe de Normandie (4)
    • Vainqueur en 1943, 1954, 1970, 2010
    • Finaliste en 1944 (non joué), 1950, 1951, 1957, 1962, 1974, 1975, 2011
  • 1re Série de Haute-Normandie (1)
    • Champion en 1905.
    • Vice-Champion en 1903 et 1904.
  • DHR de Haute-Normandie (2)
    • Champion en 1990 (groupe B), 1996 (gr. B)
    • Vice-Champion en 1993, 1994
  • Championnat 1re Division de district fluvial
    • Vice-Champion : 1987
  • Championnat 2e Division de district fluvial
    • Champion : ?
  • Championnat 3e Division de district fluvial
    • Champion : 1982
  • Championnat 4e Division de district fluvial
    • Champion : ?

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

En vingt-et-une saisons de Championnat de France amateur de « 3e niveau » entre 1949 et 1970, l'US Quevilly remporte à dix reprises son groupe territorial (groupe Ouest en 1954, 1955, 1956, 1959, 1966 et 1967 ; groupe Nord en 1958, 1963, 1964, 1969), se qualifiant ainsi autant de fois au tournoi final, que les Normands enlèvent en 1954, 1955, 1958 et 1967.

Bilan sportif de l'US Quevilly par compétition
Championnat Saisons Titres J Pts G N P Bp Bc Diff
D2 (1971-1973) 2 0 60 59 19 21 20 78 85 -7
National (2012-2013) 2 0 76 70 16 22 38 79 128 -49
D3 (1973-1978) 4 0 120 138 52 34 34 175 136 +39
CFA 3e niveau (1949-1970) 21 4
CFA 4e niveau (2003-) 8 0 272 654 98 89 85 378 326 +52
CFA 2 (2000-2002) 3 0 90 225 37 25 28 145 117 +28

Parcours en Coupe de France[modifier | modifier le code]

US Quevilly-PSG au Stade Michel-d'Ornano à Caen lors de la demi-finale de l'édition 2010.

Depuis la création de la Coupe de France lors de la saison 1917-1918, l'Union sportive quevillaise a atteint à de nombreuses reprises les trente-deuxième de finales de l'épreuve et réaliser de nombreux exploits. Avant l'avènement du professionnalisme dans les années 1930, l'US Quevilly atteint la finale de la compétition en 1927 en éliminant successivement le champion du Nord l'Amiens SC deux à zéro, son rival et voisin du FC Rouen sur le même score, puis l'US Suisse à Lille sur le score de quatre buts à un avec notamment un quadruplé de Lucien Fagris[c 3] et enfin il bat le Stade raphaëlois en deux matchs à Marseille (un partout et victoire deux buts à un au second match). En finale, le club normand s'incline lourdement trois à zéro face à l'Olympique de Marseille, l'une des plus grosses équipes de l'époque. L'arrivée du professionnalisme, fait que Quevilly disparait du paysage de la Coupe de France pendant plusieurs années, mais arrive à réaliser de nouveaux exploits en 1942 en arrivant en demi-finale de la zone occupée en éliminant Le Havre AC deux à zéro, puis le Racing Club de Paris sur le score de un but à zéro, avant d'être battu par le Stade de Reims un à zéro[c 2].

Après la guerre, le club va réaliser de nombreux exploits en éliminant à plusieurs reprises des clubs professionnels, alors qu'il évolue dans le championnat de France amateur de football (troisième niveau). Lors de la saison 1948-1949, l'équipe élimine successivement deux clubs de première division, en trente-deuxième de finale le Toulouse FC quatre buts à trois à Limoges et en seizième de finale le SR Colmar un but à zéro à Nancy. Quelques années plus tard, en 1951-1952, c'est un club de deuxième division, le SC Toulon qui est éliminé quatre buts à un à Clermont-Ferrand et deux ans plus tard c'est un autre club de cette division le FC Nantes qui est éliminé sur le score de un but à zéro à Cherbourg[c 2]. L'exploit de cette période, qui voit le club dominer le championnat amateur, arrive lors de la saison 1967-1968 où le club atteins les demi-finales et est le premier club amateur à réaliser cette performance depuis la guerre. Il élimine d'abord en huitième de finale le tenant du titre l'Olympique lyonnais sur le score de un but à zéro à Amiens avec un but à un quart d'heure de la fin de Daniel Horlaville. En tour suivant, il donne la leçon à l'US Dunkerque qui évolu en seconde division dans un Parc des Princes à demi démoli en gagnant quatre buts à zéro. C'est dans ce même Parc des Princes, totalement acquis à l'équipe amateur, que l'US Quevilly s'incline en demi-finale face aux Girondins de Bordeaux sur le score de deux buts à un après prolongation en ayant pourtant ouvert la marque sur un but de Leroy[c 4].

Dans les années 1970, le club disparait puis renait dans les divisions les plus basses du football français. Il doit attendre la saison 2004-2005, pour réaliser un nouveau exploit en Coupe de France en éliminant en trente-deuxième de finale l'En Avant Guingamp, club de seconde division, sur le score de un but à zéro[c 4]. À la fin des années 2000 et début des années 2010, le club va renouer avec les grandes épopées du passé, d'abord en 2009-2010 en atteignant les demi-finales de la compétition en éliminant trois clubs professionnels, un club de Ligue 2 l'Angers SCO un but à zéro et deux clubs de Ligue 1, d'abord le Stade rennais sur le même score, puis l'US Boulogne trois buts à un. En demi-finale, le club est éliminé par le futur vainqueur de l'épreuve, le Paris Saint-Germain sur le score de un but à zéro au Stade Michel-d'Ornano de Caen[12]. Le rêve d'accéder à la finale de la Coupe se réalise pas moins de deux ans plus tard pour l'USQ, pour y arriver ils éliminent une nouvelle fois l'Angers SCO un but à zéro en seizième de finale et le Stade rennais deux buts à un en demi-finale. Surtout, en quart de finale, ils éliminent l'Olympique de Marseille, alors quart de finaliste de la Ligue des Champions, en s'imposant trois buts à deux après prolongation[13]. En final, le club s'incline contre l'Olympique lyonnais sur le petit score de un but à zéro. Il réussi néanmoins l'exploit d'être le second club amateur à arriver un finale après Calais RUFC en 2000[14].

Exploit de l'US Quevilly en Coupe de France[Note 2]
Saison Tour Ville Match Score
1941-1942 8e Rouen US Quevilly (Am.) - Le Havre AC (D1) 2-0
1941-1942 Quart Rouen US Quevilly (Am.) - RC Paris (D1) 1-0
1948-1949 32e Limoges US Quevilly (CFA) - Toulouse FC (D1) 4-3
1948-1949 16e Nancy US Quevilly (CFA) - SR Colmar (D1) 1-0
1951-1952 32e Clermont-Ferrand US Quevilly (CFA) - SC Toulon (D2) 4-1
1953-1954 32e Cherbourg US Quevilly (CFA) - FC Nantes (D2) 1-0
1967-1968 8e Amiens US Quevilly (CFA) - Olympique lyonnais (D1) 1-0
1967-1968 Quart Paris US Quevilly (CFA) - US Dunkerque (D2) 4-0
2004-2005 32e Le Petit-Quevilly US Quevilly (CFA) - En Avant de Guingamp (L2) 1-0
2009-2010 16e Le Petit-Quevilly US Quevilly (CFA) - Angers SCO (L2) 1-0
2009-2010 8e Rouen US Quevilly (CFA) - Stade rennais FC (L1) 1-0
2009-2010 Quart Rouen US Quevilly (CFA) - US Boulogne (L1) 3-1
2011-2012 16e Le Petit-Quevilly US Quevilly (Nat.) - Angers SCO (L2) 1-0
2011-2012 Quart Caen US Quevilly (Nat.) - Olympique de Marseille (L1) 3-2ap
2011-2012 Demi Caen US Quevilly (Nat.) - Stade rennais FC (L1) 2-1

Personnalités historiques du club[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Présidents de l'US Quevilly
Nom Période
Drapeau : France Firmin Seret 1904-1910
Drapeau : France Albert Lebas 1910-1920
Drapeau : France Amable Lozai 1920-1959
Drapeau : France Micheline Lozai 1959-1971
Drapeau : France Michel Tron-Lozai 1971-1979
Drapeau : France André Boeda 1971-1979
Drapeau : France Robert Beauchamps 1979-1983
Drapeau : France Marcellin Confiant 1983-1987
Drapeau : France Michel Mutel 1987-2000[15]
Drapeau : France Michel Mallet 2001-

Le premier président connu du club est Firmin Seret nommé lors de l'Assemblée générale du 31 août 1904[u 54]. Albert Lebas est nommé président du club en 1910 pour pouvoir mettre un véritable terrain de football à disposition du club[u 5]. Il quitte le club en mai 1920 après avoir permis au club d'adhérer à la Fédération française de football nouvellement créée, il est toutefois nommé président d'honneur[u 9].

Amable Lozai, cofondateur du club en 1902 lui succède. Le club est alors intimement lié à son entreprise navale, puisqu'il embauche les meilleurs ouvriers comme footballeurs[n 1]. Il va diriger le club jusqu'à son décès en 1959, à l'exception de la période entre octobre 1942 et 1945 ou il reste en Afrique du Nord, durant son absence, il est remplacé par M. Chauvet[u 17]. Sa femme Micheline Lozai, aide son mari durant des années, c'est elle qui nettoyait les maillots lors des premières années. Après le décès de son mari, elle prend sa succession à la tête du club, elle va toutefois être aidée par des présidents délégués et des vice-présidents comme Gilbert Mille jusqu'à son décès en février 1971, puis un duo composé par son petit-fils Michel Tron-Lozai et le docteur André Boéda.

Robert Beauchamps devient président en 1978 et le reste jusqu'à son décès 1983[u 51]. Il est remplacé par le vice-président et ancien joueur Marcellin Confiant qui reste président jusqu'en 1987, il devient ensuite président d'honneur jusqu'à son décès en 1999[u 55]. Suivi par Michel Muret président de 1987 jusqu'à 2000. Puis Michel Mallet devient président en 2001 et le reste jusqu'à maintenant.

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Laurent Scherr est le premier entraîneur connu du club. Issu d'une famille alsacienne qui choisit la France en 1870, il adhère au club dès sa création en 1902[u 56]. Par la suite, il devint vice-président du club, mais le quitte pour des raisons de santé[u 57].

Bernard Antoinette fut nommé entraîneur-joueur en 1941, puis simplement entraîneur en 1945 après sa carrière de joueur. Sous sa direction, le club remporte trois titres de champion de France amateur, il quitte son poste en 1966 et devint conseiller technique régional de la Ligue de Normandie[u 58]. Il est remplacé par Jacques Lefèvre, qui remporte le titre de champion de France amateur en 1967 et emmène le club en demi-finale de la Coupe de France l'année suivante. Il quitte son poste en 1972, sur une défaite en finale du championnat de France amateur, il est remplacé par Pierre Arroyo, alors responsable de la formation des jeunes au sein du club, il est aussi l'entraîneur qui mène les juniors à la victoire en Coupe Gambardella en 1967[u 59].

Entraîneurs de l'US Quevilly[16]
Nom Période
Drapeau : France Laurent Scherr
Drapeau : France Léon Rio
Drapeau : France Philippe Bonnardel
Drapeau : France Pestre
Drapeau : France Ternon
Drapeau : France Bernard Antoinette 1948-1966
Drapeau : France Jacques Lefèvre 1966-1972
Drapeau : France Pierre Arroyo 1972-1974
Drapeau : France Michel Croquet 1974-1975
Drapeau : France Michel Delafosse
Entraîneurs de l'Union sportive quevillaise (suite)
Nom Période
Drapeau : France Jean Thomas 1979-?
Drapeau : France Robert Legros
Drapeau : France Pierre Poldon -1986
Drapeau : France Christian Senente 1986
Drapeau : France Michel Parmentier 1986-
Drapeau : France Mahmoud Tiarci
Drapeau : France Hervé Laronce
Drapeau : France Bernard Broggini 1998-2000
Drapeau : France Éric Fouda 2000-2005
Drapeau : France Richard Déziré 2005-2006
Entraîneurs de l'Union sportive quevillaise (suite)
Nom Période
Drapeau : France Christophe Canteloup 2006-2007
Drapeau : France Éric Fouda 2007-2008
Drapeau : France Régis Brouard 2008-2012
Drapeau : France Laurent Hatton 2012
Drapeau : France David Fouquet 2012
Drapeau : France Farid Fouzari[17] 2012-

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Internationaux A
Joueurs Matchs
Philippe Bonnardel 1
Daniel Horlaville 1
Internationaux B
Joueurs Matchs
Marcel Hedier ?
Internationaux olympiques
Joueurs Matchs
Daniel Horlaville 4
Michel Delafosse 1
Michel Parmentier 1

Les premiers joueurs qui marquèrent le club sont ceux qui amènent le club en finale de la Coupe en France 1927. Notamment le demi Philippe Bonnardel qui arrive au club en 1920 en provenance du Red Star AC[c 1], vingt-trois fois international français dont plusieurs fois sous les couleurs quevillaises[u 12] c'est autour de lui que va être bâti l'équipe des années 1920[c 1], dont deux joueurs anglais, l'attaquant Norman Deans et le gardien de but Walter Poodefoot[u 13], ainsi que l'avant-centre Lucien Fagris qui marque les quatre buts de l'équipe lors du quart de finale contre l'US Suisse[c 1]. Après eux, le club accueille René Bihel, qui joue au club durant deux années de 1936 à 1938 où il remporte deux titres de champion de Normandie. Par la suite, il fit une brillante carrière en jouant en équipe de France et terminant à plusieurs reprises meilleur buteur du championnat de France professionnel[18].

Pendant les années de guerre, le club se fait remarquer par une épopée en Coupe de France en 1942 qui mène le club en demi-finale de Zone Nord, plusieurs artisans de cette époque, notamment le demi-aile[c 2] Bernard Antoinette un ancien international français qui rejoint le club lors de la saison 1941-1942. Après sa carrière, il est nommé entraîneur du club[u 58]. Gilbert Mille un avant-centre à forte personnalité[c 2] arrivé en provenance du FC Rouen qui après sa carrière de joueur devint dirigeant au club jusqu'au poste de vice-président[u 44]. L'inter droit Pierre Arroyo arrivé lui aussi en provenance du FC Rouen qui après sa carrière va se reconvertir comme responsable de la formation des jeunes du club[c 2].

Durant les années 1950, le club va dominer le championnat de France amateur et réaliser quelques exploits en Coupe de France avec des joueurs qui vont profondément marquer l'histoire du club. Guy Lelong, un arrière central qui arrive au club en 1951. Pendant de longues années, il est le patron de la défense, il est aussi sélectionné quatorze fois en équipe de France amateur dont plusieurs fois comme capitaine, il participe aussi aux Jeux méditerranéens de 1955. Il aurait pu devenir pro, mais a préféré rester fidèle à l'U.S.Q. À la fin de sa carrière, il devient secrétaire général, puis vice-président en 1971[u 60]. Raymond Césaire, un gardien de but Guadeloupéen[u 61], recalé au FC Rouen, il rejoint l'U.S.Q. où il garde la cage pendant de longues années[u 62] Il est le premier d'une longue série de gardiens de but antillais[u 31]. Michel Lefebvre, un joueur important du double titre de champion de France amateur 1954 et 1955 qui quitte le club en 1955 pour devenir professionnel à l'UA Sedan-Torcy[u 24]. Raymond Durécu, un international amateur qui participe aux Jeux méditerranéens de 1955[u 26]. Alfred Krysik, un attaquant qui marque notamment le but vainqueur du match contre le FC Nantes[u 24]. Michel Croquet, le meneur de jeux des années 1950 qui a marqué par sa technique et sa vision du jeu. À la fin de sa carrière, il se reconvertit entraîneur au club[u 63].

Le titre de champion de France amateur de 1967 et la demi-finale de Coupe de France l'année suivante est marqué par la performance de Daniel Horlaville, un ailier qui intègre le club en 1962[u 64]. Sélectionné en équipe de France en 1970 pour un match contre la Roumanie alors qu'il portait encore le maillot quevillais, il est le dernier amateur à avoir joué en équipe de France[u 37]. Il quitte le club en 1971 pour passer professionnel au Paris Saint-Germain FC sur conseil des dirigeants de l'U.S.Q[u 46]. Michel Delafosse, un défenseur qui remporte plusieurs trophées en jeune avant de porter le maillot de l'équipe A du club. Il participe aussi aux Jeux olympiques de 1968 et remporte les Jeux Méditerranéens avec l'équipe de France[u 65]. Gérard Craque, il connut toutes les sélections de jeunes avant d'intégrer l'équipe A. Il est aussi dans l'équipe qui perd en finale du championnat de France amateur en 1973[u 66]. Michel Parmentier qui participe aux Jeux olympiques de 1968 avec l'équipe de France amateur[u 40] et qui fait partie de l'équipe qui remporte la Coupe Gambardella en 1967[u 35].

Structures du club[modifier | modifier le code]

Structures sportives[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stade Amable-et-Micheline-Lozai.

À la création du club en 1902, les joueurs joue là où il y a de la place pour planter des poteaux, avant d'être souvent chassé par les propriétaires. Ils jouaient aussi sur les places publiques comme la mairie, place de la Demi-Lune, place des Chartreux, quai de France, avenue du Grand-Quevilly[u 1]. Par la suite, le club peut disposer d'un terrain rue Guillaume-Lecointe[u 3]. En 1910, le club doit abandonner son terrain qui est transformé en carrière.

Albert Lebas, président d'honneur de la Ligue de Normandie, devient président d'honneur du club et met un terrain à la disposition du club où est aménagé un véritable terrain de football. Le stade de la Porte-de-Diane est inauguré en 1912 par un match contre le voisin du FC Rouen. En 1921 sont construits des tribunes et des vestiaires[u 5]. Le 13 septembre 1954, le stade est rebaptisé à l'occasion de la remise du trophée de champion de France amateur par le président de la Fédération française de football : il s'appelle désormais Stade Amable-et-Micheline-Lozai, en hommage à l'actuel président et cofondateur du club et de sa femme qui a toujours accompagné l'équipe[u 24].

Le Stade Robert-Diochon, parfois utilisé en Coupe de France.

Lors des grandes affiches en Coupe de France, le club a régulièrement joué au stade Robert-Diochon de Rouen, dont la capacité est supérieure à celle du stade Lozai.

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Rapidement après sa création, le club est lié aux Établissements Navals de la Basse-Seine d'Amable Lozai, l'un des fondateurs du club et président emblématique. Les joueurs du club sont ainsi des employés de l'entreprise[r 1].

Dans les années 1960, la subvention qu'accorde la ville du Petit-Quevilly au club est de 2 000 francs. Le club vit alors grâce à l'entreprise des Ateliers-Chantiers de la Basse-Seine de la famille Lozai[19].

En 2012, l'US Quevilly possède 440 licenciés et 1,9 million d’euros de budget, dont 1 million provient des subventions accordées par la ville du Petit-Quevilly, la CREA, la Région Haute-Normandie, et le Département de la Seine-Maritime. Près de 900 000 euros de recettes sont par ailleurs obtenues grâce aux dons et aux sponsors tels que E.Leclerc, La Matmut, Veolia Environnement, ou Unilever[20].

Budget connus de l'US Quevilly[21]
Saison Budget
2000-2001 1 500 000 FF
2001-2002 2 000 000 FF
2002-2003 534 000 €
2004-2005 650 000 €
2005-2006 650 000 €
2006-2007 650 000 €
2011-2012 1 900 000 €

Image et identité[modifier | modifier le code]

L'amateurisme[modifier | modifier le code]

L'amateurisme du club est une véritable fierté au club et fait partie de l'identité du club. C'est sous l'impulsion du président Amable Lozai que va être forgé l'image du football ouvrier, travaillant en usine en journée pendant la semaine, s'entraînant le soir et jouant les matchs le week-end. La plupart des joueurs travaille alors au sein des chantiers navals de la société Lozai sur le port de Rouen. La théorie du président Lozai est que même le meilleur joueur de l'équipe sera mis dehors s'il ne travaille pas bien au sein de l'usine, par contre la promotion sera facile pour les ouvriers-joueurs qui travaillent bien dans l'usine[n 1]. Cette image de footballeur-ouvrier permet aussi au club de garder et recruter les meilleurs joueurs amateurs, car en restant à l'U.S.Q. ils savent qu'ils ont la possibilités de pratiquer le football dans de bonne condition tout en travaillant[r 2].

À plusieurs moments au sein de son existence, le club va refuser d'accéder au statut professionnel, notamment en 1972 où il refuse la Division 2 pour garder son statut amateur et sera rétrogradé une division en dessous[u 46]. Dominant les championnats amateurs dans les années 1950, il va être aussi en 1968 le premier club amateur à atteindre les demi-finales de la Coupe de France depuis l'instauration du professionnalisme en 1933[22]. Malgré l'épopée que va réaliser le club en Coupe de France en éliminant tour à tour plusieurs clubs professionnels qui va mettre les joueurs sous les feux des projecteurs médiatiques, les joueurs continuent d'aller à l'usine chaque jour. Ainsi après la demi-finale de Coupe de France contre les Girondins de Bordeaux, les joueurs se rendent tôt au travail dès le lendemain du match.

Lors de son centenaire en 2002, le club reçoit des messages de félicitation de toute l'Europe du football. Il est notamment qualifié de « Meilleur club amateur du XXe siècle du football français » par Florentino Pérez président du Real Madrid CF, Lennart Johansson président de l'UEFA[u 67] ou encore Michel Hidalgo l'entraineur de l'équipe de France championne d'Europe en 1984[u 68].

La formation[modifier | modifier le code]

L'Union sportive quevillaise est un club formateur important. C'est dans la tradition du club depuis l'après guerre de former les jeunes à la pratique du football. L'U.S.Q. est le premier club amateur à remporter la Coupe Gambardella en 1967.

Plusieurs joueurs du club remportent le concours du jeune footballeur, Michel Croquet en 1946[u 19].

À la fin des années 1980, alors que le club se reconstruit après être reparti de zéro, il est déjà le premier club de jeunes du district fluvial de Haute-Normandie. Le président Michel Mutel déclare alors « Priorité sera toujours donnée à la formation des jeunes »[u 53].

Palmarès des équipes réserves et de jeunes de l'US Quevilly
Équipe réserve Compétitions nationales et régionales de jeunes
  • DH Normandie (3)
    • Champion en 1965, 1967, 2006.
  • DHR de Haute-Normandie (1)
    • Champion en 2005 (gr. A).
  • Coupe Gambardella
    • Vainqueur : 1967
    • Finaliste : 1960
  • Championnat de Normandie Juniors
    • Vainqueur : 1959, 1960, 1961, 1964, 1965, 1967, 1968, 1970, 1972, 1973
  • Championnat de Normandie Cadets
    • Vainqueur : 1959, 1960
  • Coupe de Normandie Cadets
    • Vainqueur : 1966, 1972

Supporters et affluences[modifier | modifier le code]

L'Us Quevilly n'a qu'un seul groupe de supporters officiels les Yellow Warriors[23].

Lors des deux saisons du club en Division 2 en 1971 et 1972, l'affluence du club est de 2 814 spectateurs lors de la première saison et 1 901 spectateurs lors de la seconde saison. Avec le retour du club en Championnat de France amateur de football dans les années 2000, l'affluence moyenne tourne autour de 450 spectateurs par match (411 en 2005, 410 en 2006, 418 en 2006, 516 en 2009, 363 en 2010 et 643 en 2011). Les bons résultats du club augmente l'affluence moyenne à 1 137 spectateurs lors de la première saison en National en 2012, avant de retomber à 713 spectateurs lors de la seconde saison qui voit le club redescendre en CFA[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lors de la refondation du club en 1979, il reçoit le numéro 531 562.
  2. Contre des équipes de première et deuxième division à partir des 32e.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Petit-Quevilly dans la cour des Grands, 2002-2012, mise à jour du précédent ouvrage intitulé Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002
  1. a et b Boëda 2002, p. 62
  2. Boëda 2002, p. 65
  3. a et b Boëda 2002, p. 63
  4. Boëda 2002, p. 67
  5. a, b et c Boëda 2002, p. 64
  6. a et b Boëda 2002, p. 69
  7. a et b Boëda 2002, p. 74
  8. a et b Boëda 2002, p. 70
  9. a et b Boëda 2002, p. 71
  10. Boëda 2002, p. 72
  11. Boëda 2002, p. 76
  12. a et b Boëda 2002, p. 77
  13. a et b Boëda 2002, p. 79
  14. Boëda 2002, p. 85
  15. a et b Boëda 2002, p. 89
  16. Boëda 2002, p. 90
  17. a et b Boëda 2002, p. 91
  18. Boëda 2002, p. 93
  19. a et b Boëda 2002, p. 94
  20. a et b Boëda 2002, p. 95
  21. Boëda 2002, p. 96
  22. Boëda 2002, p. 101
  23. Boëda 2002, p. 102
  24. a, b, c, d et e Boëda 2002, p. 103
  25. Boëda 2002, p. 104
  26. a, b et c Boëda 2002, p. 105
  27. Boëda 2002, p. 106
  28. Boëda 2002, p. 109
  29. Boëda 2002, p. 110
  30. Boëda 2002, p. 111
  31. a, b et c Boëda 2002, p. 113
  32. Boëda 2002, p. 130
  33. Boëda 2002, p. 115
  34. a et b Boëda 2002, p. 138
  35. a et b Boëda 2002, p. 139
  36. Boëda 2002, p. 125
  37. a et b Boëda 2002, p. 122
  38. Boëda 2002, p. 118
  39. Boëda 2002, p. 119
  40. a et b Boëda 2002, p. 120
  41. Boëda 2002, p. 141
  42. Boëda 2002, p. 142
  43. Boëda 2002, p. 143
  44. a et b Boëda 2002, p. 144
  45. a et b Boëda 2002, p. 146
  46. a, b et c Boëda 2002, p. 147
  47. Boëda 2002, p. 150
  48. Boëda 2002, p. 152
  49. a, b, c et d Boëda 2002, p. 156
  50. Boëda 2002, p. 157
  51. a et b Boëda 2002, p. 161
  52. Boëda 2002, p. 164
  53. a et b Boëda 2002, p. 166
  54. Boëda 2002, p. 66
  55. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées siecle_USQ_p169.
  56. Boëda 2002, p. 32
  57. Boëda 2002, p. 33
  58. a et b Boëda 2002, p. 42
  59. Boëda 2002, p. 44
  60. Boëda 2002, p. 48
  61. Boëda 2002, p. 50
  62. Boëda 2002, p. 49
  63. Boëda 2002, p. 47
  64. Boëda 2002, p. 55
  65. Boëda 2002, p. 56
  66. Boëda 2002, p. 58
  67. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées siecle_USQ_p13.
  68. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées siecle_USQ_p22.
Un siècle de football normand
  1. a, b, c et d Simon 1998, p. 120
  2. Simon 1998, p. 121
Coupe de France la folle épopée
  1. a, b, c et d Coll. 2007, p. 257
  2. a, b, c, d, e et f Coll. 2007, p. 258
  3. Coll. 2007, p. 256
  4. a et b Coll. 2007, p. 259
Dictionnaire historique des clubs de football français
  1. a, b, c et d Berthou 2000, p. 317
  2. Berthou 2000, p. 318
Les racines du football français
  1. Bartissol 1983, p. 263
  2. Bartissol 1983, p. 264

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Coupe de France 1926-1927 », Fédération française de football,‎ 1 mars 2005 (consulté le 17 février 2012)
  2. « Eric Fouda : "Un groupe solidaire s'est formé" », Fédération française de football,‎ 1 mars 2005 (consulté le 17 février 2012)
  3. « Historique de l’US Quevilly », olweb,‎ 26 avril 2012 (consulté le 26 avril 2012)
  4. « L'USQ pique sa crise », Paris Normandie,‎ 3 mai 2008
  5. « Feuille de match Lyon 1-0 Quevilly, finale de la Coupe de France », L'Équipe,‎ 28 avril 2012 (consulté le 2 mai 2012)
  6. Arnaud Tulipier, « Quevilly, comme au bon vieux temps » in France Football, vendredi 12 février 2010, no 3331 bis, page 22.
  7. Un énorme Quevilly L'Équipe 23/03/2010
  8. « Feuille de match Quevilly 0-1 PSG, Demi-finale de la Coupe de France », sur fff.fr, Fédération française de football,‎ 14 avril 2010 (consulté le 22 février 2012)
  9. « Fodie Traoré à Brest », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎ 19 juillet 2010 (consulté le 25 octobre 2012)
  10. « Quevilly, l'exploit in extremis », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎ 11/04/2012 (consulté le 17/04/2012)
  11. « Football: la fusion FC Rouen-US Quevilly fait débat », sur paris-normandie.fr, Paris-Normandie,‎ 27 septembre 2012 (consulté le 27 septembre 2012)
  12. « Coupe de France : le PSG brise le rêve de l'US Quevilly (1-0) » (consulté le 31 mars 2014)
  13. « Quevilly, l'exploit in extremis » (consulté le 1 avril 2014)
  14. « Coupe de France : Lyon met fin à l'aventure de Quevilly ! » (consulté le 1 avril 2014)
  15. « Quevilly l'a déjà fait », sur sport.francetv.fr, francetv.,‎ 11 avril 2012 (consulté le 25 octobre 2012)
  16. (en) « France - Trainers of First and Second Division Clubs », RSSSF (consulté le 1er octobre 2012)
  17. quevilly Farid Fouzari aux commandes, sur amateur de foot.com
  18. « BIHEL René », sur Fff.fr (consulté le 12 avril 2011)
  19. Le football tel qu'on le parle à Quevilly par Roger Briano.
  20. « L’USQ, ce club aux « valeurs familiales » », sur coterouen.fr, coterouen,‎ 11 avril 2012 (consulté le 25 octobre 2012)
  21. DT Foot saison 2001 à 2007
  22. Daniel Horlaville : L'homme tranquille de Quevilly par Jacques Touffait.
  23. « Appel des supporters "YELLOW WARRIORS" », sur usquevilly.fr, US Quevilly,‎ 25 mars 2012
  24. « Moyennes d'affluences de spectateurs Quevilly » (consulté le 20 octobre 2014)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles et Christophe Bartissol, Les racines du football français, Artigues-près-Bordeaux, PAC,‎ novembre 1983, 285 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques Simon, Un siècle de football normand, Bayeux, Editions Charles Corlet,‎ juillet 1998, 120 p. (ISBN 2-85480-753-7) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Thierry Berthou, Dictionnaire historique des clubs de football français-Tome 2 : Mulhouse - White Rovers, Créteil, Pages de Foot,‎ 2000, 317 p. (ISBN 2-913146-02-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • André Boëda, Union Sportive Quevillaise « Un siècle de Football » 1902-2002, Dieppe, Editions Bertout,‎ mai 2002, 62 p. (ISBN 2-86743-465-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Collectif, Coupe de France la folle épopée, Turin, L'Équipe,‎ août 2007, 258 p. (ISBN 978-2-915535-62-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • André Boëda, Petit-Quevilly dans la cour des Grands, Elbeuf, Editions EDN,‎ octobre 2012, 224 p. (ISBN 9782954241104) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]