Julien Féret

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Julien Féret
Caen - Rennes 20140709 - Julien Féret 01.JPG
Julien Féret en juillet 2014.
Situation actuelle
Équipe Drapeau : France SM Caen
Numéro 25
Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 5 juillet 1982 (32 ans)
Lieu Saint-Brieuc, Côtes-d'Armor
Taille 1,87 m (6 2)
Période pro. 2004-
Poste Milieu offensif
Parcours junior
Saisons Club
0 Drapeau : France US Langueux
0000-2000 Drapeau : France Stade briochin
2000-2003 Drapeau : France Stade rennais FC
Parcours amateur
Saisons Club
2003-2004 Drapeau : France AS Cherbourg 037 0(3)
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
2004-2005 Drapeau : France Chamois niortais 032 0(2)
2005-2008 Drapeau : France Stade de Reims 102 (18)
2008-2011 Drapeau : France AS Nancy-Lorraine 120 (21)
2011-2014 Drapeau : France Stade rennais FC 111 (27)
2014- Drapeau : France SM Caen 006 0(0)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
Dernière mise à jour : 20 mai 2014

Julien Féret, né le 5 juillet 1982 à Saint-Brieuc[1], est un footballeur français évoluant au Stade Malherbe de Caen. Originaire de Bretagne, il se révèle sur le tard, ne découvrant la Ligue 1 qu'à l'âge de vingt-six ans. Auparavant, il joue durant cinq saisons en National et en Ligue 2, avec Cherbourg, Niort puis Reims. Il rejoint le haut-niveau sous les couleurs de Nancy puis du Stade rennais, où ses performances lui permettent de postuler à une place en équipe de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Julien Féret est originaire des Côtes-d'Armor. Il débute la pratique du football à l'US Langueux[2], dans la commune où habite sa famille[3]. Rapidement, il est repéré par le Stade briochin, où ont joué son père Daniel et son frère Nicolas[2], mais attend plusieurs années avant de se décider à quitter son club de Langueux[3]. Après quelques années passées dans les équipes de jeunes du Stade briochin, il est intégré en équipe première au cours de la saison 1999-2000 par Pierre-Yves David, et découvre le CFA2 à dix-sept ans seulement[2].

Ses performances attirent le regard des clubs professionnels. Alors que l'En Avant de Guingamp souhaitait déjà le recruter — une proposition rejetée par le joueur et sa famille, désireux de rester à Saint-Brieuc jusqu'à l'obtention du baccalauréat[3] —, c'est finalement le Stade rennais qui parvient à obtenir ses faveurs. Julien Féret intègre donc le centre de formation du club de l'Ille-et-Vilaine en 2000, à l'âge de dix-huit ans[2]. Ses débuts y sont difficiles, encaissant mal la multiplication des entraînements et le changement d'environnement. Il met six mois avant de s'acclimater totalement à son nouveau club[3]. Pour autant, Féret joue directement avec l'équipe réserve, en Championnat de France amateur, et dispute dix matchs pour sa première saison[4], puis autant lors de la seconde[5]. En 2002-2003, il devient enfin un titulaire à part entière, et dispute vingt-six rencontres[6]. Lors de ses années de formation, Julien Féret a notamment pour partenaires des joueurs comme Sébastien Puygrenier, Étienne Didot, Hérita Ilunga ou Jacques Faty.

Débuts professionnels à retardement[modifier | modifier le code]

Alors qu'il semble promis à un contrat professionnel au Stade rennais[2], Féret n'est finalement pas conservé par le club breton. Patrick Rampillon, directeur du centre de formation, le trouve alors « un peu juste pour passer pro », avec un « manque de caractère, de personnalité et de mental ». Le joueur, lui, prend un gros coup au moral, et envisage de laisser tomber sa carrière de footballeur pour devenir professeur d'éducation physique et sportive, n'ayant dans un premier temps qu'une proposition du club amateur de Loudéac[7].

Au cours de l'été, il reçoit finalement une proposition de l'AS Cherbourg Football entraînée par Patrice Garande, celui-ci souhaitant le relancer[2]. Féret découvre dans la Manche le Championnat National pour la saison 2003-2004. Titulaire au milieu de terrain, il marque trois buts et donne trois passes décisives en championnat[8]. Ses performances ne passent pas inaperçues, et Féret est recruté par les Chamois niortais à l'été 2004. Il signe alors son premier contrat professionnel pour une durée de deux saisons[3]. Dans les Deux-Sèvres, le Costarmoricain est d'abord remplaçant, mais s'impose en tant que titulaire à partir de la mi-septembre 2004. Il dispute au total 31 rencontres de Ligue 2[9], mais Niort termine bon dernier et descend en National[10]. Ses dirigeants décident de le laisser partir malgré son année de contrat restante[3] et Féret signe pour trois saisons avec le Stade de Reims lors de l'été 2005[2], avec une indemnité de transfert de 40 000 euros[7].

Affirmation en Ligue 2 et arrivée tardive en Ligue 1[modifier | modifier le code]

Le Stade de Reims est alors un club ambitieux, qui cherche de la stabilité pour viser le haut du classement de Ligue 2[3]. Féret s'installe immédiatement comme titulaire au milieu de terrain, et devient une pièce majeure du dispositif offensif rémois durant trois saisons. En 2006-2007, il inscrit ainsi neuf buts en championnat[9], et offre de nombreux buts à l'attaquant Cédric Fauré qui en inscrit quinze durant cette saison. La saison 2006-2007 permet aussi au Stade de Reims de réaliser un beau parcours en Coupe de la Ligue, le club champenois parvenant en demi-finale, battu par les Girondins de Bordeaux, futurs lauréats. Reims élimine deux clubs de Ligue 1, l'AS Monaco en huitièmes de finale, et le Stade rennais, club formateur de Julien Féret, en quart de finale. Le milieu de terrain est titulaire au stade de la route de Lorient[11], et est à l'origine de l'unique but de la rencontre, inscrit par Fauré[12].

Féret sous le maillot nancéien en juillet 2009.

Lors de ses deux premières années à Reims, Julien Féret progresse sur le plan de l'endurance, ce qui lui permet de modifier son jeu[2], et de s'affirmer comme l'un des meilleurs joueurs de Ligue 2. À l'issue de la saison 2006-2007, il est nommé pour le trophée UNFP du meilleur joueur de la saison[13] mais est finalement devancé par Yoan Gouffran. Il figure néanmoins dans l'équipe-type de la saison[14]. Ses performances intéressent alors plusieurs clubs de Ligue 1, aux premiers rangs desquels le RC Strasbourg et l'AS Nancy-Lorraine, mais le transfert ne se réalise finalement pas[15]. En 2007-2008, la dernière saison réalisée par Féret à Reims est finalement moins accomplie, ce qui fait regretter au joueur de ne pas être parti dès l'été 2007[3].

Le 27 mai 2008, Julien Féret est finalement transféré à l'AS Nancy-Lorraine. Il signe un contrat de trois ans[16], avec une indemnité de transfert de 1,7 million d'euros[7], ce qui le place alors comme le plus gros transfert de l'histoire du Stade de Reims[15]. À Nancy, Féret intègre une équipe qui dispute la Coupe UEFA, après avoir terminé le championnat précédent en quatrième position. Sa première saison, en 2008-2009, est selon ses termes une année d'apprentissage et d'acclimatation à une Ligue 1 qu'il découvre à l'âge de 26 ans[3]. Malgré tout, il devient en cours de saison l'un des hommes de bases du collectif nancéien, disputant trente-et-un matchs de championnat, dont vingt-deux comme titulaire, donnant trois passes décisives et marquant quatre buts[9]. L'un d'eux, inscrit le 1er mars 2009 face au Paris Saint-Germain au Parc des Princes, soulève l'admiration du portier adverse Mickaël Landreau : déporté sur le côté gauche, Féret le trompe d'un lob subtil du pied droit, malgré l'angle fermé[17]. En coupe d'Europe, Féret réalise également de bonnes prestations. Aligné à cinq reprises, il marque deux buts, la moitié de son total de la saison en championnat[1].

Aux portes de l'équipe de France[modifier | modifier le code]

À l'entraînement avec le Stade rennais en mai 2013.

Loin de sa quatrième place acquise en 2008, l'AS Nancy-Lorraine rentre un peu dans le rang les saisons suivantes, se contentant de trois places dans la deuxième partie du classement en 2009 (quinzième), 2010 (douzième) et 2011 (treizième)[18]. Julien Féret devient pour sa part un membre intangible du onze de départ de son entraîneur Pablo Correa, et multiplie les titularisations[19]. Pour sa seconde saison en Lorraine, il marque six buts et donne surtout huit passes décisives, ce qui le classe parmi les dix meilleurs passeurs de Ligue 1[20]. Au début de l'été 2010, il prolonge son contrat de deux ans à Nancy, ce qui bloque un éventuel départ. Cité à la fin du mois d'août comme un possible successeur de Yoann Gourcuff à Bordeaux, il reste donc en Lorraine pour la saison 2010-2011[21]. Dès le début de saison, Féret réalise quelques prestations de haut-niveau. À partir de la fin septembre 2010, il reçoit plusieurs pré-convocations de la part de Laurent Blanc, sélectionneur de l'équipe de France, et peut alors espérer devenir le sixième joueur nancéien de l'histoire à évoluer chez les Bleus[22]. Féret n'est finalement pas retenu[23], mais reçoit ces pré-convocations comme des signes d'encouragement pour continuer à progresser[22].

En championnat, Féret boucle sa saison avec six buts et cinq passes décisives en l'espace de trente-six rencontres[9], au sein d'une équipe en lutte constante pour son maintien en Ligue 1. Pablo Correa le positionne alors régulièrement comme milieu offensif déporté sur l'aile, alors que l'axe reste sa place de prédilection[2]. Dès janvier 2011, son départ de Nancy est évoqué, ses dirigeants laissant la porte ouverte à un transfert afin de combler des pertes financières[24]. Rapidement, le Stade rennais se montre désireux de faire revenir son ancien joueur[25], alors que Féret déclare suivre toujours avec intérêt son ancien club et souhaiter y revenir[26]. Le 9 juin 2011, le Stade rennais annonce être parvenu à un accord avec l'AS Nancy-Lorraine pour un transfert du joueur entre les deux clubs[27], transfert qui est officialisé le 22 juin 2011 avec la signature d'un contrat de trois ans[28]. L'indemnité de transfert évoquée est de quatre millions d'euros environ[29]. Au Stade rennais, il s'impose au poste de meneur de jeu. Il termine sa première saison à Rennes en ayant joué 49 matchs, toutes compétitions confondues. En Ligue 1, il inscrit 8 buts et donne 9 passes décisives en 35 rencontres.

Relance à Caen[modifier | modifier le code]

En fin de contrat au Stade rennais, Julien Féret quitte de nouveau son club formateur. Il décide de s'engager avec le club normand du Stade Malherbe de Caen, avec lequel il signe le 16 juin 2014 un contrat d'un an, assorti d'une année supplémentaire en option[30]. Il retrouve à Caen l'entraîneur Patrice Garande, qu'il avait connu à l'AS Cherbourg[31].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Julien Féret au 20 mai 2014[32]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Compétition(s)
continentale(s)
Total
Division M B Pd M B Pd M B Pd C M B Pd M B Pd
2003 - 2004 Drapeau de la France AS Cherbourg 3 36 3 - - - - - - - - - - - 36 3 0
Sous-total 36 3 - - - - - - - - - - - 36 3 0
2004 - 2005 Drapeau de la France Chamois niortais 2 31 2 - - - - 1 0 0 - - - - 32 2 0
Sous-total 31 2 - - - - 1 0 - - - - - 32 2 0
2005 - 2006 Drapeau de la France Stade de Reims 2 36 3 - - - - 1 0 0 - - - - 37 3 0
2006 - 2007 Drapeau de la France Stade de Reims 2 31 9 - 1 0 0 4 1 0 - - - - 36 10 0
2007 - 2008 Drapeau de la France Stade de Reims 2 28 5 - 1 0 0 1 0 0 - - - - 30 5 0
Sous-total 95 17 - 2 0 - 6 1 - - - - - 103 18 0
2008 - 2009 Drapeau de la France AS Nancy-Lorraine 1 31 4 3 1 0 0 2 0 0 C3 5 2 0 39 6 3
2009 - 2010 Drapeau de la France AS Nancy-Lorraine 1 37 5 8 2 0 0 2 1 0 - - - - 41 6 8
2010 - 2011 Drapeau de la France AS Nancy-Lorraine 1 36 6 5 3 3 0 1 0 0 - - - - 40 9 5
Sous-total 104 15 16 6 3 0 5 1 0 - 5 2 0 120 21 16
2011 - 2012 Drapeau de la France Stade rennais 1 35 8 10 5 3 0 1 0 0 C3 8 2 1 49 13 11
2012 - 2013 Drapeau de la France Stade rennais 1 37 11 5 1 1 0 5 1 1 - - - - 43 13 6
2013 - 2014 Drapeau de la France Stade rennais 1 16 0 0 1 1 0 2 0 0 - - - - 19 1 0
Sous-total 88 19 15 7 5 0 8 1 1 - 8 2 1 111 27 17
2014 - 2015 Drapeau de la France SM Caen 1 6 0 0 0 0 0 0 0 0 - - - - 6 0 0
Sous-total 6 0 0 0 0 0 0 0 0 - - - 0 6 0 0
Total sur la carrière 360 56 31 15 8 0 20 3 1 - 13 4 1 408 71 33

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Fiche de Julien Féret », sur lequipe.fr (consulté le 10 juin 2011)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Rodighiero, « Un retour par la grande porte », sur stade-rennais-online.com,‎ 10 juin 2011 (consulté le 12 juin 2011)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Julien Féret : Un homme tranquille », sur asnl.net,‎ 31 juillet 2009 (consulté le 10 juin 2011)
  4. « Statistiques de l'effectif de la réserve du Stade rennais en 2000-2001 », sur stat2foot.com (consulté le 10 juin 2011)
  5. « Statistiques de l'effectif de la réserve du Stade rennais en 2001-2002 », sur stat2foot.com (consulté le 10 juin 2011)
  6. « Statistiques de l'effectif de la réserve du Stade rennais en 2002-2003 », sur stat2foot.com (consulté le 10 juin 2011)
  7. a, b et c Guy Roger, « Féret a fait du chemin », L'Équipe, 7 novembre 2010, p.8
  8. « Statistiques de l'effectif de l'AS Cherbourg en 2003-2004 », sur stat2foot.com (consulté le 10 juin 2011)
  9. a, b, c et d « Carrière de Julien Féret », sur lfp.fr (consulté le 12 juin 2011)
  10. « Historique des Chamois niortais », sur footballenfrance.fr (consulté le 12 juin 2011)
  11. Nils, « La désillusion », sur stade-rennais-online.com,‎ 20 décembre 2006 (consulté le 12 juin 2011)
  12. Owen, « Reims brise les espoirs des Rennais », sur stade-rennais-online.com,‎ 21 décembre 2006 (consulté le 12 juin 2011)
  13. « Les nommés », sur lequipe.fr,‎ 9 mai 2007 (consulté le 12 juin 2011)
  14. « Les Trophées UNFP du football », sur unfp.org (consulté le 12 juin 2011)
  15. a et b « Jean-Pierre Caillot fait un point sur le mercato », sur stade-de-reims.com,‎ 24 mai 2008 (consulté le 12 juin 2011)
  16. « Féret à Nancy, c'est fait », sur lequipe.fr,‎ 27 mai 2008 (consulté le 12 juin 2011)
  17. Nabil Dziri, « Nancy : Landreau beau joueur », sur planetepsg.com,‎ 3 mars 2009 (consulté le 12 juin 2011)
  18. « Historique de l'AS Nancy-Lorraine », sur footballenfrance.fr (consulté le 12 juin 2011)
  19. « Temps de jeu de Julien Féret », sur lfp.fr (consulté le 12 juin 2011)
  20. « Classement des passeurs de Ligue 1 pour la saison 2009-2010 », sur lfp.fr (consulté le 12 juin 2011)
  21. E.T., « Féret : «Nancéien à fond» », sur lequipe.fr,‎ 23 août 2010 (consulté le 12 juin 2011)
  22. a et b « Un rêve en bleu », sur asnl.net,‎ 29 septembre 2010 (consulté le 12 juin 2011)
  23. « Féret n'a pas été déçu », sur asnl.net,‎ 9 octobre 2010 (consulté le 12 juin 2010)
  24. Pierre Taribo, « Jacques Rousselot : "L'ASNL sera partenaire de la société qui gérera le stade" », sur lasemaine.fr,‎ 3 mai 2011 (consulté le 12 juin 2011)
  25. Sylvain, « Julien Féret, première recrue », sur stade-rennais-online.com,‎ 9 juin 2011 (consulté le 12 juin 2011)
  26. « Rennes intéresse Féret », sur stade-rennais-online.com,‎ 13 janvier 2011 (consulté le 12 juin 2011)
  27. « Féret : Accord entre Nancy et le SRFC », sur staderennais.com,‎ 9 juin 2011 (consulté le 12 juin 2011)
  28. « Julien Féret au Stade rennais F.C. pour 3 ans », sur staderennais.com,‎ 22 juin 2011 (consulté le 22 juin 2011)
  29. « Féret quasiment à Rennes », sur lequipe.fr,‎ 9 juin 2011 (consulté le 12 juin 2011)
  30. « Féret et Vercoutre signent au SM Caen ! », sur smcaen.fr,‎ 16 juin 2014 (consulté le 16 juin 2014)
  31. « Mercato. Julien Féret à Caen, c'est fait ! », sur ouest-france.fr,‎ 16 juin 2014 (consulté le 16 juin 2014)
  32. Statistiques de Julien Féret sur footballdatabase.eu

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