Tony Vairelles

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Tony Vairelles
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Situation actuelle
Club actuel France FC Gueugnon
Numéro
Fiche d’identité
Nationalité France France
Naissance 10 avril 1973 (36 ans)
à Nancy
Taille 186 cm
Poste Attaquant
Surnom(s) Tonygoal
Parcours professionnel*
Saison Club Matchs
(Buts)
1991-1995 France AS Nancy-Lorraine 144 (41)
1995-1999 France RC Lens 136 (34)
1999-2001 France Olympique lyonnais 48 (9)
2001 France Girondins de Bordeaux 11 (2)
2001-2002 France Olympique lyonnais 21 (3)
2002 France SC Bastia 30 (14)
2002-2003 France Olympique lyonnais 22 (4)
2003 France RC Lens 12 (2)
2003-2004 France Stade rennais 21 (1)
2004-2005 France SC Bastia 27 (4)
2005-2006 Belgique Lierse SK 15 (0)
2006-2007 France Tours FC 24 (5)
2007 France CA Bastia 7 (1)
2008-2009 Luxembourg F91 Dudelange 30 (20)[1]
2009- France FC Gueugnon 0 (0)
Sélection(s) en équipe nationale**
Année(s) Équipe Matchs
(Buts)
1998-2000 France France 8 (1)

* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Tony Vairelles est un footballeur français né le 10 avril 1973 à Nancy, en Lorraine, qui évolue au poste d'attaquant au FC Gueugnon, club de National. Son cousin, David Vairelles, est également footballeur professionnel et est son partenaire en club. Certains de ses frères dont Giovan, son ancien coéquipier à Dudelange, sont aussi footballeurs.

En outre, la coupe de cheveux (coupe mulet, ou nuque longue) qu'il arborait notamment au Racing Club Lens est passée à la postérité grâce un reportage diffusé dans la célèbre émission dominicale de TF1, Téléfoot. Ce qui lui vaut depuis les gratifiants surnoms de "Tony le Rockeur", "Tony le Gitan" ou le "Elvis du ballon rond". [réf. nécessaire]

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] En club

Formé à Nancy, il y inscrit 41 buts en 144 matches toutes compétitions confondues, en 4 saisons. Il y gagne d'ailleurs le surnom de « Maradona blond »[réf. nécessaire] pour son aisance technique. En effet, balle au pied, "Tony est une perle. Il transperce les défenses comme un couteau transperce du beurre" (dixit son entraîneur de l'époque, Olivier Rouyer). Le père de Michel Platini aurait même confié un jour ceci à Arsène Wenger, alors entraîneur d'Arsenal, avant un match opposant Lens aux Gunners en 1998 : « Il est rapide et puissant et aime beaucoup faire courir les défenses en s'infiltrant dans les intervalles. Ce qui m'impressionne le plus, c'est sa vitesse et son refus de se laisser intimider ». [réf. nécessaire] Aldo Platini a le nez creux ! Michel Platini lui-même confiera à la presse spécialisée n'avoir jamais rencontré un attaquant aussi doué.

Il est transféré au RC Lens en 1995, où il remporte son plus beau titre : le titre de Champion de France 1998, devant Metz, à la suite d'une formidable saison (9 buts en 32 matches). La saison suivante, il découvre la Ligue des Champions. A Less, il égalise (1-1) à la 92e minute d'une reprise à bout portant ne laissant aucune chance au mythique David Seaman d'Arsenal. Un but qui lui vaudra une expulsion injuste lors du match retour à Londres (victoire 0-1, but de Debève), à la suite d'une simulation du défenseur Lee Dixon, qui en avait certainement assez de se faire « casser les reins » par les dribbles chaloupés de l'attaquant français. Mais "Tonygol" (ainsi surnommé au Stade Félix-Bollaert, pour sa capacité à marquer devant les gardiens adverses) s'en moque : le collectif passe avant tout, cet exploit étant plus important que son expulsion (les Sang et Or deviennent en effet la première, et unique à ce jour, équipe française à triompher au mythique stade de Wembley).

La saison suivante, il remporte la Coupe de la Ligue, de nouveau aux dépens de Metz, sur le score de 1 à 0. Le but est marqué par Daniel Moreira, avec qui il formait le fameux "tandem d'or". Après quatre saisons riches en buts (35 en 136 rencontres), trophées et émotions, il rejoint le club montant de D1, l'Olympique lyonnais, alors que des clubs plus prestigieux, tels que la Lazio Rome ou Newcastle s'intéressaient à lui... Mais "Tonygoal" veut franchir les paliers un à un, sans sauter les étapes : "Aujourd'hui la France, demain le Monde", dira son agent à ce sujet.

Après une première saison honorable à Lyon (6 buts en 33 matches de L1), durant laquelle il inscrit notamment le but de la victoire lyonnaise à Hampden Park, face au Celtic Glasgow au deuxième tour de la Coupe UEFA dans un angle très fermé (victoire finale 1-0), ses ennuis commencent et il est pris en grippe par une partie du public. En outre, ses rapports conflictuels avec l'entraîneur d'alors, Jacques Santini, le contraignent à être successivement prêté aux Girondins de Bordeaux, au Sporting Club de Bastia (pour une saison très réussie de sa part), puis au RC Lens. Il rejoint finalement le Stade rennais où il ne parvient pas à retrouver son niveau d'antan. Après un gros sacrifice salarial, il rejoint Bastia, où deux saisons auparavant il avait largement brillé. Hélas, c'est un échec de plus, car il ne marque que 4 buts et le club descend en L2. Il part donc découvrir un nouveau championnat, la Jupiler League, mais il rejoint un club, le Lierse SK (club de la ville de Lierre) qui voit sa saison gâchée par l'affaire des matchs truqués. Sa situation personnelle est similaire, puisqu'une blessure le prive d'un mois de compétition, et qu'à son retour, le coach le place sur le banc des remplaçants. Laissé libre en fin de saison, Tony signe, durant la saison 2006-2007 à Tours en L2 avec la ferme intention de sauver le club de la relégation.

Malgré une saison catastrophique avec Tours, Vairelles reste un joueur au cœur énorme, faisant passer l'aspect financier bien après l'intérêt du challenge sportif. Il inscrit d'ailleurs 4 buts en 17 matches, sans empêcher le club de descendre en National. Son départ à Lierre, club de la Jupiler League, pour le Tours FC, équipe promue en Ligue 2 à l'issue de la saison 2005-06 et ayant pour objectif le maintien en première division, en témoigne, et ses échauffements avant de rentrer sur la pelouse en sont l'illustration : Tony fera toujours le maximum pour ne pas sortir tête basse du rectangle vert et sans avoir « mouillé le maillot » comme on dit dans le jargon footballistique. Malgré un surnom peu flatteur de "Crevard des surfaces", Tony est de loin un des attaquants les plus généreux de sa génération.

Après son aventure tourangelle, Vairelles signe au CA Bastia, club corse du Championnat de France Amateurs. Cependant, il n'est pas souvent utilisé. En 2007, laissé libre par le Bastia, Tony Vairelles tente alors un essai d'un mois à Toronto FC, club canadien qui évolue en Major League Soccer. Il n’est malheureusement pas retenu par le club canadien.

Après quelques matches et plusieurs buts avec l'équipe de l'UNFP, Vairelles rejoint le club luxembourgeois du F91 Dudelange. Il rejoint ainsi son frère Giovan. Dans un championnat assez faible, Tony Vairelles ne tarde pas à briller, inscrivant pas moins de 10 buts en 13 rencontres (12 en tant que titulaire). Pour sa première saison au club, il remporte le Championnat du Luxembourg, ainsi que la Coupe du Luxembourg contre l'UN Käerjeng victoire 5-0, inscrivant même un doublé.

Au terme de son aventure luxembourgeoise, Tony tente un retour dans le championnat français en s'investissant financièrement mais aussi sportivement dans la reprise d'un club français évoluant en National. Après deux tentatives de reprises ratés au Football Club de Sète 34 et à l'AS Beauvais, il arrive au FC Gueugnon où il poursuit sa carrière de footballeur et propose un projet de reprise retenu par le CA du 6 juillet.[2]

[modifier] En sélection

Sa première sélection remonte au 19 août 1998 contre l'Autriche. Devant 44 000 spectateurs présents au Ernst Happel de Vienne, Vairelles dispute l'intégralité du match en attaque, aux côtés de Thierry Henry et de Lilian Laslandes, et obtient le match nul 2-2. En novembre 1999, contre la redoutable formation croate (3e de la Coupe du monde 1998), TonyGoal, insaisissable après son entrée en jeu à la 60e minute, inscrit son premier et unique but d'un somptueux lob plein de sang froid face à Zeljko Pavlovic, sur une ouverture de Patrick Vieira à la 73e. Auparavant, Robert Pirès et Florian Maurice avaient déjà marqué.

[modifier] Palmarès

[modifier] Statistiques

Saison Club Div. Matchs Champ. Buts Champ. Matchs Europe Buts Europe Sélections
91-92 AS Nancy France D1 14 7 - -
92-93 AS Nancy France D2 34 9 - -
93-94 AS Nancy France D2 39 11 - -
94-95 AS Nancy France D2 40 12 - -
95-96 RC Lens France D1 38 9 6 (C3) 1 (C3)
96-97 RC Lens France D1 23 5 2 (C3) 0 (C3)
97-98 RC Lens France D1 32 9 - -
98-99 RC Lens France D1 30 8 5 (C1) 2 (C1) 3 sél.
99-00 Lyon France D1 33 6 2 (C1) + 6 (C3) 0 (C1) + 5 (C3) 5 sél. / 1 but
00-01 (janv.) Lyon France D1 15 3 6 (C1) 0 (C1)
00-01 Bordeaux France D1 11 2 - -
01-02 SC Bastia France D1 30 14 - -
02-03 (janv). Lyon France D1 15 2 5 (C1) + 2 (C3) 2 (C1) + 0 (C3)
02-03 RC Lens France D1 12 2 - -
03-04 Rennes France D1 21 1 - -
04-05 SC Bastia France D1 27 4 - -
05-06 Lierse SK Belgique D1 15 0 - -
06-07 Tours FC France D2 24 5 - -
  • D1 = Division 1
  • D2 = Division 2
  • C1 = Ligue des champions
  • C3 = Coupe de l'UEFA

[modifier] Citations

  • «Viser la lucarne, c'est comme viser la Lune ».[réf. nécessaire] (22 oct. 2003 contre Rosenborg où il inscrit 2 buts sur les 5 de son équipe).
  • «Le jour où je terminerais meilleur buteur du championnat, j'épouserais ma femme».[réf. nécessaire] (26 jan. 1999 contre le Paris SG où son équipe s'était inclinée 4-0).

[modifier] Références

  1. (fr) Tony Vairelles sur le site de Dudelange.
  2. (fr) Tony Vairelles au FC Gueugnon

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie et références

  • Lorraine Etoiles du Sport de Bertrand Munier aux Editions Serpenoise (2008) et préface de Michel Platini.


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