György Dózsa

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L'exécution de Dózsa (gravure contemporaine)

György Dózsa (en roumain : Gheorghe Doja) est né vers 1470 à Dálnok et il a été exécuté à Temesvár en juillet 1514. Leader d'une révolte paysanne sicule et valaque, il est considéré comme héros national autant par les Hongrois que par les Roumains.

La révolte[modifier | modifier le code]

György Dózsa était un sicule qui s'était distingué dans les combats contre l'Empire ottoman et avait même été anobli. Lors du prêche d'une « nouvelle croisade » contre les Turcs, on promet la liberté aux serfs et aux corvéables qui acceptent de s'y engager. Les magnats hongrois refusent cette mesure qui menace leurs propriétés, et poursuivent les bandes de paysans qui se rassemblent.

Deux des prédicateurs de la « croisade » nommés Laurentius (Lőrinc Mészáros) et Barnabas attisent la haine contre les nobles et Dózsa se met à la tête des rebelles. Les paysans s'établissent à Rákos près de Pest et les hostilités commencent. Des nobles sont tués, et György Dózsa partage sa troupe en cinq colonnes : deux sont envoyées en Haute Hongrie pour soulever le pays, la 3e, sous le commandement d'Ambrus Száleresi, un bourgeois de Pest, reste à Rákos, et les 4e et 5e armées conduites par György Dózsa et son frère Gergely progressent vers Szeged.

La noblesse hongroise, alliée au voïvode de Transylvanie, massacre le corps d'armée resté à Rákos, pendant que György Dózsa échoue devant Szeged. Il marche sur Csanád, dont il s'empare après avoir battu l'armée commandée par István Báthory (en) et l'évêque Miklós Csáky. L'évêque prisonnier et le trésorier Teleki sont mis à mort par les rebelles. György Dózsa marche ensuite sur Temesvár, et il assiège la ville en vain pendant deux mois. Pendant ce temps, les armées de Haute Hongrie ont été vaincues et Jean Zápolya de Transylvanie marche contre les paysans, qui sont surpris, dispersés et massacrés. György Dózsa est capturé[1].

La répression[modifier | modifier le code]

La fin de György Dózsa est célèbre par le caractère atroce de son exécution : il fut placé sur un trône en fer chauffé à blanc, couronné d'une couronne de fer et avec un sceptre en main chauffés également à blanc ; il est ensuite dévoré par six de ses compagnons, auparavant forcés de jeûner par leurs geôliers. La répression menée par la noblesse hongroise de Transylvanie commandée par Jean Zápolya aurait fait près de 60.000 morts.

Pour les historiens marxistes dans l'optique de la lutte des classes György Dózsa était considéré comme un « révolutionnaire » ayant pris la tête d'une insurrection paysanne. Il aurait proclamer une « république l'abolition de la noblesse, l'égalité de tous et la souveraineté populaire »[2] .

Article connexe[modifier | modifier le code]

Jacquerie de Bobâlna

Références[modifier | modifier le code]

  1. (hu) Harmat Árpád Péter, « A Dózsa György vezette parasztfelkelés », sur Történelem Klub,‎ 21 octobre 2012 [« La révolte paysanne dirigée par György Dózsa »]
  2. Friedrich Engels La guerre des paysans en Allemagne éditions sociales, Paris 1974 p. 103-104

Liens externes[modifier | modifier le code]