Cesseras

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cesseras
Chapelle Saint-Germain de Cesseras
Chapelle Saint-Germain de Cesseras
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Olonzac
Intercommunalité Communauté de communes le Minervois
Maire
Mandat
Jean-Bernard Tolomio
2014-2020
Code postal 34210
Code commune 34075
Démographie
Gentilé Cesserassois
Population
municipale
369 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 33″ N 2° 42′ 57″ E / 43.3258, 2.715843° 19′ 33″ Nord 2° 42′ 57″ Est / 43.3258, 2.7158  
Altitude Min. 54 m – Max. 417 m
Superficie 15,07 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte administrative d'Hérault
City locator 14.svg
Cesseras

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte topographique d'Hérault
City locator 14.svg
Cesseras

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cesseras

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cesseras

Cesseras (en occitan Sesseraç) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Cesserassois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune de Cesseras se caractérise par une géographie variée : elle comprend l'extrémité de la grande plaine du Minervois et sa rencontre avec les coteaux des causses de Minerve et de Siran. Une partie importante des gorges de la Cesse dépend de Cesseras ; on y trouve notamment, à proximité de hameau de Fauzan, la célèbre grotte de l'Aldène (ou de la Coquille).

Altitude minimale : 54 m Altitude maximale : 417 m (source : IGN)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine est attestée sur la commune de Cesseras depuis 300 000 ans (fouilles de la grotte de la Coquille).

Le village n'apparaît officiellement dans l'histoire qu'en 844, dans un acte de Charles le Chauve (mention de la « villa Censaradus »).

Au XIIIe siècle, au moment de la Croisade contre les Albigeois, le seigneur accusé d'hérésie est dépossédé de ses biens et emprisonné à Carcassonne. En 1255, Saint Louis donne Cesseras à Raimond II Trencavel, en dédommagement des biens confisquées par la Couronne. C'est d'ailleurs dans le château seigneurial que serait mort cet avant dernier des Trencavel, vers 1263, après avoir servi le roi de France lors de la septième croisade.

Lors de la guerre de Cent Ans, le village est ravagé par les Routiers, qui détruisirent notamment l'église Saint-Geniès.

Le 25 octobre 1591, a lieu la bataille de Cesseras-Azillanet[1] dans l'Hérault, pendant les guerres de religion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 en cours
(au avrile 2014)
Jean-Bernard Tolomio    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 369 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520 456 539 617 605 578 572 586 605
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
556 543 624 612 632 700 665 661 692
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
648 676 634 663 638 679 669 527 514
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
560 442 433 388 382 400 419 422 372
2011 - - - - - - - -
369 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de Cesseras.
Vue panoramique de Cesseras
Dolmen de la Cigalière

La commune est particulièrement riche en monuments historiques :

  • Grotte d'Aldène (dite aussi de Fauzan ou de la Coquille). Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 17 janvier 1945[4].
  • Dolmen de la Cigalière (métairie de Balzabé). Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 10 décembre 1981[5]..
  • Chapelle Saint-Germain de la Serre[6] (à deux kilomètres à l'ouest du village), chef d'œuvre de l'art roman en Minervois, caractérisée par ses bandes lombardes. C'est l'ancienne église paroissiale d'un village aujourd'hui disparu. La première campagne de chantier remonte au XIe siècle ; l'édifice a ensuite été surélevée au XIIe siècle (la différence d'appareil est bien visible). L'intérieur, à vaisseau unique, est voûté en berceau brisé pour la nef et en cul-de-four pour l'abside. L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 17 avril 1947[7]..
  • Église Saint-Geniès, église paroissiale du village caractéristique du gothique méridional : vaste nef unique ouverte sur des chapelles latérales, abside à pans rayonnants. L'édifice a été reconstruite au XVe siècle après les ravages des Routiers. Son portail renaissance, protégé sous un porche à croisée d'ogives, est daté du XVIe siècle. Le clocher, puissante tour crénelée, est le seul vestige de l'édifice roman antérieur. Il faisait partie du système de fortification du village. Il renferme un trésor d'art sacré, dont le fameux bras reliquaire de Saint-Salvy (visite : renseignement à la mairie). L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 mars 1933[8].
  • Site de l'ancienne chapelle Saint-Salvy : vestiges d'une chapelle du Haut Moyen Âge, présentant un appareil en opus spicatum caractéristique. L'édifice a été détruite durant les guerres de religion ; son trésor a été transporté à l'église Saint-Geniès. Les ruines sont classées Monument Historique par arrêté du 15 septembre 1971.
  • Le vieux village conserve des vestiges de ses remparts (tours et courtines). Il possède aussi quelques vieilles maisons (fenêtres à meneaux) et des éléments de l'ancien château, démantelé à partir de la Révolution : deux tours rondes, dont une couronnée d'une couverture à tuiles vernissées. Le site du village, niché sous les premiers contreforts du Massif Central, est particulièrement séduisant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cesseras aurait accueilli, selon la légende, le dernier ressortissant de la lignée des Trencavel, Raymond II, qui serait mort dans le château seigneurial vers 1267.

Le village de Cesseras est le berceau familial de Nancy Fabre, Révérende Mère Mechtilde Fabre (Cesseras 1839/Lima 1919), Supérieure Principale des Sœurs de St Joseph de Cluny qui fonda au Pérou de nombreuses maisons d'éducation et qui reçut en marque de reconnaissance du gouvernement français les palmes d'Officier d'Académie en 1917.

On lui doit la fondation de six maisons d'éducation :

  • Deux à Lima dont le grand pensionnat fondé en 1889 qui, vu son importance, devint la Maison Principale du district du Pérou.
  • Une maison d'éducation fondée à Ica en 1890.
  • Un pensionnat fondé en 1893 au port de Lima (Le Callao).
  • Une cinquième maison d'éducation dans la montagne fondée à Barranco en 1904.
  • Une dernière maison à Chicuito, au bord de la mer, construit en 1909.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cesseras

Les armes de Cesseras se blasonnent ainsi : de gueules à trois fasces d'or, à une hache d'armes d'argent brochant en pal.[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. www.facebook.com Au temps des guerres de religion - La bataille de Cesseras-Azillanet.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. « Notice no PA00103432 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Notice no PA00103430 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Robert Saint-Jean - Saint-Germain de Cesseras, p.61-69, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973, Société française d'archéologie, Paris, 1973
  7. « Notice no PA00103428 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00103431 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 39.