Oupia

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Oupia
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Olonzac
Intercommunalité Communauté de communes le Minervois
Maire
Mandat
Patrice Ortega
2014-2020
Code postal 34210
Code commune 34190
Démographie
Gentilé Oupianais
Population
municipale
282 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 27″ N 2° 46′ 02″ E / 43.2908333333, 2.7672222222243° 17′ 27″ Nord 2° 46′ 02″ Est / 43.2908333333, 2.76722222222  
Altitude 95 m (min. : 50 m) (max. : 295 m)
Superficie 9,04 km2
Localisation

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Oupia (en occitan Opian) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Ancré au cœur du Minervois essentiellement calcaire, Oupia est adossé au pied de la Serre, colline arrondie du tertiaire couverte d'une végétation de garrigue.

À proximité de la voie routière Béziers-Carcassonne, le village s'ouvre vers le sud-ouest, dominant quelque peu une vaste plaine au sol enrichi par l’abondant dépôts alluvionneux dans lesquels s'alanguit le canal du Midi.

Au nord-ouest, Beaufort avec son imposant châteaux fort, Azillanet épinglé déjà dans les collines, Cesseras, Siran… et Minerve scellé dans la rocaille et verrou de la montagne Noir toute proche.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Oupia

Les armes d'Oupia se blasonnent ainsi : d'argent à un mont de sinople chargée d'une rose du champ, au chef d'azur chargé d'un soleil d'or posé au canton dextre du chef[1].

Un peu d'histoire[modifier | modifier le code]

De nombreux vestiges attestent d'une occupation très ancienne; on trouve ainsi de grands ensembles mégalithiques de la Roque Jalabert et les restes de tombes de l’époque gallo-romaine sinon moyenâgeuse au centre même du village. Tout au long de son cheminement historique, Oupia et ses gens du Minervois ont dû affronter les vicissitudes des guerres et des influences, d'abord, romaine en s'ouvrant a la civilisation, puis barbare avec les Wisigoths. Oupia fut miraculeusement épargné à la fois par les conquérants de Simon de Montfort et par la lutte partisane des gens de la ligue et des Huguenots en fin de XVIe siècle. Ainsi, si la commune tire son épingle du jeu jusque sous l'Empire, elle n'en paie pas moins un lourd tribut sous forme de réquisitions d'hommes, de biens et de services divers. Le village comme tant d'autres du midi soutient et participe à des évènement tels " La Révolte des Gueux " de 1907 et les grandes guerres.

Quelques jalons de notre évolution[modifier | modifier le code]

Rattaché au comté de Toulouse sous Charlemagne, Oupia dépend dès 1146 du vicomte de Carcassonne (Trencavel) qui, à son tour rentre dans le giron de la Couronne de France (1210-1220). À partir du XVe siècle les seigneurs de Sainte-Colombe administrent le village aidés au XVIIe siècle de Consuls. La Révolution partage le Minervois ; Oupia est depuis lié à l’Hérault par la sous-Préfecture de Saint-Pons. Entre temps, la communauté subit la peste de 1652. Les rues sont pavées dès 1734, le pont élargi avec les matériaux de la démolition de portail du fort en 1836. Depuis le milieu du XXe siècle la population ne cesse de décroître, passant de plus de 500 habitants à moins de 300.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Oupia s'enorgueillit de la possession d'un authentique château contemporain de ceux de Lastours et de Minerve de XIIe siècle. Certes, il a subi des transformations notamment au XVIe siècle, mais il reste encore des vestiges apparents de ses limites (mur de la placette entre autres) ; l'ensemble architectural n'a guère été modifié du fait que cette bâtisse a été continuellement habitée. Oupia possède également deux églises, une du XVIIIe siècle dont la plus importante, dédiée à saint Étienne, sur la place du village, de style gothique, abrite une pierre d'autel datée du Ve siècle et une cuve baptismale en grès découverte à côté de tombes gallos-romaines. L'autre plus modeste du XVIIe siècle, Notre-Dame-des-Oliviers représente au milieu du cimetière, la mémoire des disparus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2008   Jacques Vidal    
Mars 1983 Mars 2008 Roger Ramoneda PS  
Mars 1953 Mars 1983 Roger Dumas    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 282 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 287 321 336 339 398 361 364 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
377 379 451 427 513 530 504 481 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
521 514 504 540 582 536 527 423 417
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
408 368 314 301 252 210 279 282 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gustave Rouanet, né à Oupia le 14 août 1855, décédé le 11 février 1927 à Paris. Journaliste et homme politique, conseiller municipal de Paris, député socialiste de la Seine. Inhumé à Paris au cimetière de Père Lachaise, face au mur des Fédérés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 54.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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