Félines-Minervois

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Félines-Minervois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Olonzac
Intercommunalité Communauté de communes le Minervois
Maire
Mandat
Jean-Pierre Pastre
2014-2020
Code postal 34210
Code commune 34097
Démographie
Gentilé Félinois
Population
municipale
449 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 48″ N 2° 36′ 05″ E / 43.33, 2.6013888888943° 19′ 48″ Nord 2° 36′ 05″ Est / 43.33, 2.60138888889  
Altitude 149 m (min. : 143 m) (max. : 916 m)
Superficie 29,87 km2
Localisation

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Félines-Minervois

Félines-Minervois (en occitan Felina de Menerbés) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

C'est la commune la plus à l'ouest du département de l'Hérault. Située à l'extrême sud du Massif central, sur le versant méridional de la Montagne Noire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Félines-Minervois

Les armes de Félines-Minervois se blasonnent ainsi : d'or à deux fasces de sable, accompagnées de six coqs de sables posés 3,2,1.[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Aux limites de la commune, dans les grottes de l'Abeurador, sise dans la Montagne noire, ont été découverts des pépins de lambrusques datés de 10 000 ans[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Félines, de même que Cassagnoles, était fief des seigneurs de Ventajou. Le château de Ventajou, dont les premières mentions datent de 813[3], fut rasé par Simon de Montfort lors de la Croisade des Albigeois. Les ruines du château sont toujours visibles. Elles ont été très partiellement restaurées dans les années 2000.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Période moderne[modifier | modifier le code]

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Anciennement nommé Félines-Hautpoul, en référence à la famille Hautpoul, anciens seigneurs locaux, par décret du 18 janvier 1929, Félines-Hautpoul prit le nom de Félines-Minervois[4]

Félines était rattaché au département de l'Aude jusqu'en 1933[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Jean-Pierre Pastre    
mars 2001 mars 2008 Régis Agussol    
1984 1989 André Séguy    
1971 1984 Jean Louvière    
1965 1971 René Mathieu    
1947 1965 Charles Barthe    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 449 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
595 619 702 758 888 891 859 836 809
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
798 764 712 710 737 781 754 716 750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
825 773 730 696 653 704 671 592 565
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
546 530 467 428 394 389 371 449 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

(résultat 2011 en attente de validation)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Dolmens du plateau de La Planette.
  • Église du XVIIe siècle. Dans cette église est conservé une dalle gravée des Ve et VIe siècles. Elle était utilisée autrefois comme linteau d'une maison du village, elle constituait peut-être à l'origine un élément d'un chancel (clôture du chœur de l'église). Elle est ornée de croix, de rouelles, de fleurons, d'orants (personnages qui prient les bras levés), d'une facture très naïve.
  • Ancienne carrière de marbre. Exploitée pour ses gisements de marbre turquin ou griotte du XVIIe au XVIIIe siècle.
  • Ruines du château et du village de Ventajou. A partir du XIe siècle la population s'est regroupé sous les pentes du château. Le village est desservi par l'église Saint-Nazaire à l'écart des habitations. Défendu dès le mois d'août 1209 par Pierre-Roger de Ventajou, les défenseurs de cette citadelle ont fait résisté jusqu'à fin juillet 1210. En représailles Simon de Montfort a fait abattre son donjon. Le château de Ventajou est reconstruit peu après. Château et village ne sont abandonnés qu’au XIVe siècle, après la chevauchée du Prince de Galles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Roger de Ventajou, seigneur et défenseur du château de Ventajou qui se soumit en 1210 à Simon de Montfort.
  • Marcel Lignières né à Félines-Minervois en 1868 et décédé à Saint-Chinian en 1972. Instituteur, directeur d'école à Béziers et Montpellier, membre de l'Escolo moundino et de la Cigalo lengadouciano dont il fut l'archiviste, membre correspondant de la Société Littéraire et archéologique de Béziers. Il a publié Bentajou (1899), Cours élémentaire de grammaire et d'éducation civique, en collaboration avec Moustier et Bru (1928), Charlotte (1931), Grammaire pratique de langue d'Oc (1951), l'arpo d'Eolo (1956), L'hérésie albigeoise et la croisade (1964), La crounico de Moussu Tailhavigno (ms.), Lou vouiage en enfer (ms.).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 42.
  2. Michel Bouvier, Le vin, c'est toute une histoire, Jean-Paul Rocher Éditeur, Paris, 2009, p. 27.(ISBN 2917411230[à vérifier : ISBN invalide])
  3. http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=18522638
  4. http://archives-pierresvives.herault.fr/archives/fonds/FRAD034_3P
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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