Guy Vidal

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Guy Vidal né à Marseille (France), le 8 juin 1939 et mort le 4 octobre 2002, est un journaliste et scénariste français.

Guy Vidal débute dans le journalisme à 17 ans, à Versailles, aux côtés de Roland Faure. Après un bref passage à Radio-Luxembourg (devenue RTL), il entre à la rédaction de Pilote, dans les années 1960, au moment où René Goscinny, Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo reprennent le contrôle de cet hebdomadaire surnommé « le magazine de l'an 2000 » qu'ils avaient lancé en octobre 1959.

Il partage toutes les grandes et riches heures de ce journal, où se croisent des grands talents de la bande dessinée « moderne » - de Tardi à Claire Bretécher, en passant par Reiser, Nikita Mandryka, Gotlib, Cabu, etc.

Entre 1973 et 1974, à la demande de son éditeur, Georges Dargaud, et alors que l'hebdomadaire, secoué par l'onde de choc de mai 68, s'apprête à devenir mensuel, Guy Vidal en devient le rédacteur en chef.

Pendant que des anciens collaborateurs de Pilote fondent les magazines Métal Hurlant et Fluide glacial, il réussit - aidé par la présence d’Enki Bilal, de Gérard Lauzier, Pierre Christin, Fred, Jacques Lob, Lesueur, Baru, Max Cabanes, Harlé, F'murr, Jean-Claude Mézières, Jean Solé, Greg, Pétillon, Régis Franc et bien d'autres - à stabiliser Pilote.

Alors que son « patron », René Goscinny, devenu son ami, disparaît le 5 novembre 1977, il lui rend hommage en faisant figurer, dans les pages du journal, aux côtés du Gotha de la BD, un certain nombre de plumes mousquetaires. De celle de Pierre Desproges à celle de Louis Nucéra, En passant par Jacques A. Bertrand, P. Lebedel, Marie-Ange Guillaume, Claude Klotz et même l'ancien directeur de la Très Grande Bibliothèque, Dominique Jamet.

Dans le même temps, devenu scénariste, il travaille avec Alexis, Florenci Clavé, Antonio Parras, Morris (La Fiancée de Lucky Luke), Alain Bignon (la saga d'Albert Froidevaux, quatre albums de « petites » histoires contemporaines, qui ont été réédités, en un seul volume, sous le titre « Passé simple », aux Humanoïdes Associés) et publie, avec Michel Henry, une volumineuse et anecdotique « Aventure de Paris », préfacée par Jacques Chirac.

Éloigné de Pilote, entre 1981 et 1982, Guy Vidal demeure chez Dargaud jusqu'en 1990, époque où il rejoint les rangs des Humanoïdes Associés. Trois ans plus tard, il rentre au bercail Dargaud dont il redevient un des directeurs littéraires.

Parallèlement, avec ses amis Patrick Cauvin et J. L. Robert, il écrit pour la télévision et, en librairie, continue avec Victor de la Fuente, la série des « Gringos », héritée de Jean-Michel Charlier.

Citations[modifier | modifier le code]

On peut lire la dédicace de Lewis Trondheim dans le huitième tome de sa série Lapinot : « Les gestes tendres que l'on a envie de faire, il faut toujours les faire » — Guy Vidal.