Bouquinistes de Paris

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Bouquinistes de Paris (2007)

Les bouquinistes de Paris sont des libraires de livres anciens et d’occasion, présents sur une grande partie des quais de Seine ; sur la rive droite, du pont Marie au quai du Louvre ; sur la rive gauche, du quai de la Tournelle au quai Voltaire.

Extrait du « Règlement des Bouquinistes »[modifier | modifier le code]

Boîtes de bouquiniste fermées (2006), reposent sur les parapets des quais parisiens.

Article 9 de l’arrêté municipal du 1er octobre 1993, signé par Jacques Chirac :

Les boîtes utilisées par les bouquinistes devront être d’un modèle agréé par l’Administration présentant un gabarit extérieur déterminé par les dimensions ci-après, pour une longueur maximale de 8,60 m (ces dimensions s’entendent boîtes fermées, couvercles compris) :

  • Longueur : 2,00 mètres
  • Largeur : 0,75 mètre
  • Hauteur :
– côté Seine : 0,60 mètre
– côté quai : 0,35 mètre

En période d’utilisation, la ligne d’horizon, figurée par le bord supérieur du couvercle relevé ne devra pas s’établir à plus de 2,10 m au-dessus du sol.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gravure de Marlet d’après Adrien Victor Auger, Bouquiniste quai Voltaire 1821.
  • La tradition des bouquinistes débute aux alentours du XVIe siècle avec des petits marchands colporteurs. Sous la pression des libraires, un règlement de 1649 interdit les boutiques portatives et l’étalage de livres sur le Pont Neuf. Le pouvoir à l'époque était assez soucieux de limiter les marchés parallèles non soumis à la censure. Les libraires ambulants sont donc, selon la période, chassés puis réintégrés sous agréments.
  • L'emblème traditionnel des bouquinistes est « un lézard regardant une épée », le lézard symbolisant les bouquinistes toujours à la recherche du soleil pour vendre leurs livres et l'épée représentant leur aspiration à la noble profession de libraire auxquels on accordait le privilège de porter l'épée.[réf. nécessaire]
  • Le terme « bouquiniste » apparaît dans le dictionnaire de l'Académie française en 1789. En 1859, des concessions sont mises en place par la ville de Paris et les bouquinistes peuvent s'établir à des points fixes. Chacun a droit à 10 mètres de parapet pour un droit annuel de tolérance de 26,35 F et 25 F de patente. Les ouvertures se font du lever au coucher du soleil. Enfin, c'est en 1930 que les dimensions des « boîtes » sont fixées.
  • Installés sur plus de trois kilomètres le long de la Seine et inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1991, les 240 bouquinistes parisiens exploitent 900 « boîtes vertes » où sont exposés quelque 300 000 livres anciens d'occasion et un très grand nombre de revues, timbres et cartes de collection[1].
  • Les bouquinistes de Paris ont inspiré d'autres capitales, comme Ottawa, Pékin ou Tokyo[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « À Paris, Le magazine municipal d'information », no 29, hiver 2008-2009, p. 12
  2. « À Paris, Le magazine municipal d'information », no 29, hiver 2008-2009, p. 12

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sybil Canac, Métiers de Paris, rares et insolites, photographies de Valérie Jacob, Éditions Massin, Paris, 2008.