Peacekeeper (missile balistique)

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Peacekeeper (missile balistique)
Image illustrative de l'article Peacekeeper (missile balistique)
Test de lancement d'un Peacekeeper par le 1st Strategic Aerospace Division (1 STRAD) à la Vandenberg Air Force Base
Présentation
Fonction ICBM
Constructeur Boeing, Martin Marietta, TRW et Denver Aerospace company
Coût à l'unité environ 70 millions USD
Caractéristiques
Moteur Premier étage : Thiokol SR118 à carburant solide (2,2 MN de poussée) ;
Deuxième étage : Aerojet General SR119 à carburant solide ;
Troisième étage : Hercules SR120 à carburant solide;
véhicule post-boost : moteur redémarrable à carburant liquide de Rocketdyne
Masse au lancement 96.75 tonnes
Longueur 21,8 m
Diamètre 2,3 m
Portée 9 600 km
Charge jusqu'à 10 véhicules de rentrée Avco Mk-21, chacun transportant une ogive W87 de 300 kilotonnes.
Guidage inertiel (Advanced Inertial Reference Sphere)
Précision 120 m ECP
Détonation dans les airs
Plateforme de lancement Silo de lancement

Le Peacekeeper (code LGM-118A), désigné initialement sous le nom de « MX missile » (pour missile expérimental), était un missile balistique intercontinental (ICBM) américain à ogive nucléaire lancé depuis le sol. Mis en service à partir de 1986, il a été déployé sur la Francis E. Warren Air Force Base à 50 exemplaires sur un total de 102 MX construit[1]. Depuis, les missiles ont été retirés du service. Parmi les modes de stockage proposés, il était envisagé d'en mettre 50 sur des trains à bord de wagon de garnison Peacekeeper, projet abandonné en 1991.

Selon les termes de START II, ces missiles devaient être retirés de l'arsenal américain en 2005, ne laissant que le LGM-30 Minuteman comme seul ICBM lancé depuis le sol. Même si START II n'est jamais entré en vigueur, le dernier LGM-118A Peacekeeper a été retiré le 19 septembre 2005 (les ogives ont cependant été laissées intactes). En 2010, il est prévu de monter les 550 ogives des Peacekeepers, des W87/Mk-21, sur des missiles Minuteman III[2]. Le missile a été retiré du service pour n'avoir, entre autres, jamais atteint la portée prévue[2]. Plusieurs exemplaires ont été convertis en fusées, le premier tir ayant eu lieu en 2010.

Le Peacekeeper était un missile mirvé qui pouvait emporter jusqu'à 10 véhicules de rentrée, chacun transportant une ogive W87/Mk-21 de 300 kilotonnes (20 fois la puissance de la bombe larguée sur Hiroshima[3]).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Stephen I. Schwartz, Atomic Audit: The Costs and Consequences of U. S. Nuclear Weapons Since 1940, Brookings Institution,‎ , 700 p. (ISBN 978-0815777731), p. 193
  2. a et b The Peacekeeper (MX) ICBM
  3. (en) John Malik, The Yields of the Hiroshima and Nagasaki Nuclear Explosions, Los Alamos National Laboratory,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]