SM-68 Titan

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SM-68/HGM-25 Titan I
Image illustrative de l'article SM-68 Titan
Lancement d'un missile Titan I depuis Cap Canaveral
Présentation
Fonction missile balistique intercontinental (ICBM)
Constructeur Glenn L. Martin Company
Coût à l'unité 1,5 million USD
Déploiement de 1962 à 1965 (108 missiles en tout furent construits)
Caractéristiques
Moteur 2 pour le 1er étage, 1 pour le second
Longueur 31
Diamètre 3,05
Portée 10 200 km
Charge ogive nucléaire W38
Guidage Guidage inertiel
Pays utilisateurs
États-Unis

Le SM-68 Titan I est un missile balistique intercontinental (ICBM) construit par la Glenn L. Martin Company dans la Air Force Plant Peter J. Kiewit and Sons du Colorado. Il devait compléter le SM-65 Atlas. À l'origine du programme, le Titan fut baptisé B-68, puis SM-68. Il fut redésigné MGM-25A/HGM-25 Titan en 1962.

Ce fut le premier véritable missile balistique multi-étages, et donna naissance à des lanceurs civils (fusée Titan).

Historique[modifier | modifier le code]

Le programme démarre en 1955 en parallèle du SM-65 Atlas. L’objectif de l’USAF était de deux ordres :

  1. le Titan I devait servir de solution de rechange au cas où le SM-65 Atlas échouerait.
  2. de construire un missile ayant une portée plus grande que l’Atlas.

Le premier tir du Titan I eu lieu le 6 février 1959 (Seul le premier étage fut testé, le second étant une maquette).

Il fut opérationnel de 1962 à 1965 et fut remplacé par une version plus puissante, le Titan II. Bien que sa carrière opérationnelle fut courte, il permit à l'USAF et aux firmes participantes au programme, de parfaire leurs connaissance dans la construction de missiles intercontinentaux.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le Titan était un missile à deux étages à carburant liquide. Comme pour l’Atlas, les réservoirs devaient être remplis avant le tir, et le missile devait être sorti de son silo afin d’atteindre sa position de tir. L’ensemble prenant plus de 15 minutes, le système d’arme était surtout destiné à être une force de seconde frappe.

Les missiles étaient déployés par groupe de trois unités car ils devaient partager le système de guidage radio. Cette disposition les rendaient très vulnérables dans le cas d'une attaque nucléaire.

Une unité de tir était composée de trois silos, comprenant trois missiles et les réservoirs de stockage du carburant liquide (mélange de RP-1 et d'oxygène liquide), un centre de contrôle et de tir, un centre de guidage radio, le tout étant relié par des tunnels. 18 sont construite en Californie, au Colorado, en Idaho, au Dakota du Sud et dans l'état de Washington pour un coût unitaire de 66 millions de dollars (valeur 2014)[1].

Le coût unitaire du missile était de 1 500 000 dollars américain en 1962 (11,7 millions de dollars valeur 2014). 108 exemplaires furent fabriqués et 54 furent déployés simultanément. Les premiers exemplaires servirent aux essais.

Le Titan I fut remplacé, à la fin des années 1965, par des missiles à carburant solide tel que le Titan II .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Titan I Missile Complex Construction », sur Brookings Institution (consulté le 1er avril 2014)