Silo à missile

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SM-68 Titan dans son silo.

Un silo à missile est une construction souterraine conçue pour protéger des effets d'une explosion nucléaire rapprochée en cas d'attaque d'un missile balistique. Le missile étant très vulnérable au sol et lors du décollage, le silo doit également permettre le lancement dans le délai le plus court possible, avant qu'une autre attaque n'ait lieu.

Historique[modifier | modifier le code]

Jusque dans les années 1960, les missiles balistiques intercontinentaux soviétiques étaient tirés depuis la surface, les rendant vulnérables à des attaques de bombardiers américains. Les premiers missiles balistiques (par exemple les ICBM américains SM-65 Atlas) devaient être hissés et ravitaillés hors du silo, ce qui prenait plusieurs heures. Ceux de la génération suivante (par exemple les SM-68 Titan américain) devaient encore être hissés hors du silo, ce qui prenait plusieurs minutes.

La mise en service de l'UR-100 soviétique (1966) et du LGM-25C Titan II (1962), utilisant de nouveaux combustibles liquides, permet de les stocker dans des silos et de les lancer rapidement. Les engins les plus modernes à propulsion à propergol solide (tel le Minuteman III) sont mis à feu dans le silo, le tir ne prenant alors plus que quelques secondes.

Les silos modernes eux-mêmes ont été durcis pour tenter de contrecarrer la précision accrue des missiles et les impulsions électromagnétiques[1].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Serge Gadal, Forces Aériennes Stratégiques, Économica,‎ 2009, 196 p. (ISBN 2-7178-5758-3), p. 397