Patrimoine syrien pendant la guerre civile

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Guerre civile syrienne
Illustration.
Informations générales
Date 15 mars 2011 à ? (en cours)
Lieu Syrie
Issue En cours
Batailles
Deraa · Homs · Banias · Telkalakh · Rastane · Talbiseh · Jisr al-Choghour · Djébel el-Zawiya · 1er Hama · Lattaquié · 2e Rastane · 1er Rif Dimachq · (1er Zabadani · Douma) · 3e Rastane · 1er Qousseir · Azaz · Taftanaz · 2e Zabadani · Idleb · 4e Rastane · Tremseh · 1er Damas · Alep · Al-Tel · Hendrat · 2e Rif Dimachq · Khirbet al-Joz · 2e Taftanaz · 3e Rif Dimachq · 2e Hama · Ras Al-Aïn · 2e Damas · Chadadé · 2e Qousseir · 1re Racca · 1re Maaloula · Tall Hamis · 2e Racca · Jarablus · Al-Manajir · Otaybah · Yabroud · Markada · Rankous · Boukamal · Tall al-Jabiyah · 1re Deir ez-Zor · 1re Kobané · Ras al-Maara · 2e Deir ez-Zor · Al-Chaer · Division-17 · Tabqa · 2e Kobané · Opérations aériennes de la coalition · Mabrukah · Wadi al-Deïf


Massacres
au cours de la guerre civile syrienne

Djébel el-Zawiya · Houla · Al-Koubeir · Darayya · al-Bayda et Baniyas · Ghouta · Ghraneidj et d'al-Keshkeyyi



Débordements du conflit

Incidents frontaliers Syrie-Turquie · Incidents frontaliers Syrie-Israël · Conflit au Liban



Patrimoine syrien
en péril ou détruit (liste détaillée)

Le patrimoine syrien est l'objet, durant la guerre civile syrienne, de destructions importantes et étendues, par les bombardements, le pillage et l'occupation armée des sites par les protagonistes des deux camps.

La plupart des grands centres anciens de villes importantes ont fait, ou font l'objet de combats et de bombardements. Presque tous les sites syriens classés au patrimoine mondial à l'UNESCO ont été soit détruits, soit endommagés.

Et pour compléter ce désastre, le pillage des sites archéologiques est devenu une source de revenus pour les combattants et certains habitants soudoyés par de riches trafiquants internationaux d'œuvres d'art [1].

Vieilles villes de la Syrie du IIe millénaire av. J.-C.
Gauche à droite: Damas, Qadesh, Ugarit, Alalakh, Qatna, Ebla, Alep, Karkemish, Emar, Harran, Tuttul, Tadmor, Urkish, Nagar, Dur-Katlimmu, Terqa, Mari, et Shekhna

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Contexte[modifier | modifier le code]

Depuis mars 2011, en Syrie, pays de 22,5 millions d'habitants (en 2011), de sanglantes batailles opposent les forces du régime loyaliste syrien à une rébellion multi-partite soutenue par certains pays étrangers.

Le 15 mars 2011, ce conflit syrien a débuté dans le Machrek (Proche-Orient) par une très longue série de manifestations fortement médiatisées dans les pays occidentaux. Les auteurs de ces insurrections étaient inspirés par les soulèvements du printemps arabe au Maghreb (Afrique du nord), soutenus par plusieurs pays et encouragés par certains acteurs du web.

À l'été 2011, des premiers combats sporadiques ont débuté. Mais les véritables combats militaires n'ont commencé qu'à partir de l'automne 2011.

Et en fin de l'année, cette phase d'insurrections armées a laissé la place à une guerre complexe à quadruple orientations :

  • une guerre civile : les syriens du sud et de l'ouest contre les syriens et autres populations (Kurdes, entre autres) du nord et de l'est du pays;
  • une guerre religieuse nationale : des chiites alaouites ou « Nusayri » de Syrie soutenus par la minorité chrétienne apeurée de Syrie contre des sunnites syriens sympathisants des frères musulmans et des sunnites islamistes syriens;
  • une "guerre d’intérêts géopolitiques" secrète et souterraine focalisée sur l'ensemble du Proche-Orient et du Moyen-Orient, et liée :
    • aux luttes contre le terrorisme arabe (groupes fondamentalistes Islamistes et Al-Qaïda),
    • à la distribution et la gestion de l'eau des fleuves Euphrate et Tigre, et de certaines autres importantes réserves d'eau souterraine (sur une ligne: Turquie - Syrie - Israël),
    • à l'acheminement du pétrole et du gaz arabe (sur une ligne: Qatar - Arabie saoudite - Irak - Syrie - Turquie - Europe),
    • et à des intérêts politico-militaires: certains pays limitrophes de la Syrie désirent être les leaders politiques du Machrek et imposer leur suprématie militaire.

En cette fin d'année 2011, des foyers centraux de guérilla rebelle ont alors pris pied dans la plupart des 14 provinces de la Syrie; Damas en étant le point central et directeur.

Les 14 provinces (muhafazah) de Syrie, dont Damas et Rif Dimashq
Carte de <carte>
100 km
1:7 130 000
City locator 1.svg Capitale nationale
City locator 2.svg Population > 500 000 hab.
City locator 3.svg Population > 100 000 hab.
City locator 4.svg Population > 50 000 hab.
City locator 5.svg Population < 50 000 hab.
Nom
1 Alep
2 Al-Hasaka
3 As-Suwayda
4 Damas
5 Darʿā (Deraa)
6 Deir ez-Zor
7 Hama
8 Homs
9 Idlib
10 Lattaquié
11 Quneitra
12 Rakka
13 Rif Dimashq
14 Tartous
Article détaillé : Villes de Syrie.

Dès l'été 2012, le conflit armé s'est transformé en une véritable guerre d'usure sur la moitié du pays. La moitié restante de la Syrie étant désertique, est laissée - en dehors de quelques points de contrôle - non défendue par l'un ou l'autre des deux camps.

  • À cette époque, dans cette Syrie divisée, et hors désert (50% environ) :
    • le camp loyal au président Bachar el-Assad y contrôle environ 25 % du territoire nationale : Provinces de: Damas {4}, Tartous {14} et de Lattaquié {10} (le «pays alaouite», la confession du président syrien),
    • alors que dans le camp rebelle : les sunnites, islamistes et djihadistes étrangers se partagent environ 20 % du territoire (Provinces de: Idlib {9}, Alep {1} et Raqqa {12})
    • et celui des kurdes seulement 5% du territoire syrien, et situé au nord-est de la Syrie (Partie nord de la province de Al-Hasaka-Hassaké {2}) [2].

Les provinces du nord (Idlib, Alep et Raqqa) , celles du Sud (Quneitra {11}, Deraa {5}, et As-Suwayda {3}) et la province de l'est (Deir ez-Zor {6}) sont devenues stratégiques pour la rébellion qui désire atteindre Damas pour y prendre le pouvoir. Car ces provinces sont les points de passages des aides et soutiens militaires à partir des pays frontaliers de la Syrie : Turquie (au nord), Irak (à l'est), Jordanie (au sud), Israël et Liban (au sud-ouest).

Les provinces du centre (Hama {7}, Homs {8}, et Rif Dimashq {13}) points de jonction entre ces sept provinces frontalières stratégiques font ainsi l'objet d'âpres combats des deux camps qui désirent en prendre la possession pour isoler les armées de l'ennemi.

Au 30 novembre 2012, dans un rapport rendu publique, l'ONU dénombrait déjà pour la guerre civile syrienne: 60 000 décès documentés.

À l'été 2013, malgré une grande offensive générale rebelle intitulée "Bataille de l'Armageddon" lancée en début février 2013 et dirigée vers la capitale, les choses n'ont pas évoluées comme souhaité par la rébellion. Malgré les fortes aides financières officielles et les importants soutiens militaires plus ou moins officieux (armements, observations satellite, "encadrements" militaires, etc) des pays du golfe persique et des occidentaux (qui aujourd'hui, ne s'en cachent plus[3],[4]), la rébellion a perdu du terrain sur les provinces de Idlib, Lattaquié, Quneitra, Darʿā et Homs. Certaines de ces provinces sont même à la limite d’être définitivement perdues par la rébellion.

Graphique du nombre de décès par semaine, de 2011 à 2013 : Données de l'ASL, l'Armée syrienne libre de la rébellion.

Le 13 juin 2013, alors que l'UNESCO était en passe de classer "en péril", les sites syriens inscrits à notre patrimoine de l'humanité, l'ONU décomptait depuis le début du conflit, 93 000 morts (dont 6 500 enfants)[5].

Cette organisation internationale précise que le plus grand nombre de décès documentés a été enregistré dans:

  1. la région de la périphérie rurale de Rif Dimashq entourant Damas (17 800)
  2. suivi des régions de Homs (16 400), puis d’Alep (11 900),
  3. puis d’Idlib (10 300), Deraa (8 600), Hama (8 100), et Deir Ezzor (5 700)
  4. enfin, la capitale Damas aurait 6 400 morts dans sa zone urbaine.

Aujourd'hui, dans ce long et dévastateur conflit armé (3 ans, 9 mois et 5 jours de guerre, à ce jour), les forces s'équilibrent dans un mortel statu quo. Les combats continuent. Et ils n’en finissent pas de détruire Damas, la capitale; ainsi que les êtres et biens de l'ensemble de la Syrie.

L’ONU avertit d'une nette augmentation du nombre moyen de décès documentés chaque mois: plus de 5 000 morts par mois en moyenne depuis juillet 2012 contre environ 1 000 morts par mois au cours de l’été 2011. «Ce chiffre extrêmement élevé de meurtres, mois après mois, est le reflet de la nette détérioration du conflit au cours de l’année écoulée», a estimé Navi Pillay. La patronne des droits de l'homme à l’ONU a rappelé que «ce sont les civils qui sont les plus touchés par les attaques généralisées, violentes et souvent indiscriminées qui dévastent des pans entiers de grandes villes et les villages périphériques».

En plus des destructions de biens et patrimoines liées aux combats, les organisations de défense de l’héritage culturel syrien dénoncent aussi d'incessants pillages de sites archéologiques et des vols de musées (tels ceux commis dans la province de Hama). L’organisation internationale de police Interpol a même été informée et saisie pour plusieurs affaires de vols.


Liste des sites syriens en danger (par province)[modifier | modifier le code]

Le 20 juin 2013, les 7 sites exceptionnels et classés du Patrimoine mondial en Syrie - Ancienne ville d’Alep, Ancienne ville de Damas, Ancienne ville de Bosra, Krac des Chevaliers, Qal’at Salah El-Din, Site de Palmyre et les Villages antiques du Nord de la Syrie - sont inscrits d'urgence sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

L'Unesco informe que : « L’inscription sur la Liste en péril vise à mobiliser tous les soutiens possibles afin d’assurer la sauvegarde de ces sites reconnus par la communauté internationale comme présentant une valeur universelle exceptionnelle pour l’humanité tout entière. » [6]

Ces sites patrimoniaux de haute valeur culturelle, et bien d'autres sites syriens non encore classés, sont en dangers. Ils ont été soit endommagés ou détruits et/ou pillés. Presque tous les sites historiques syriens sont actuellement sans surveillance et donc en très grand danger. Mais il faut saluer le courage des nombreux lanceurs d'alertes locaux qui se rendent sur place et signalent ensuite les dégradations et vols. Leurs photographies et vidéos seront les bienvenus sur cette page qui se veut, une tentative d'état des lieux du patrimoine culturel de la Syrie; et ceci en vue de sauvetages et restaurations futures (si cela s'avère encore possible).

Alep (Ḥalab ou Alepp)[modifier | modifier le code]

Citadelle d'Alep avant destruction à la mi-octobre 2012 (Syrie)
Grande Mosquée d'Alep avant des destructions à la mi-octobre 2012
Souk d'Alep, le très ancien marché couvert classé d'Alep
L'amphithéâtre de la citadelle d'Alep (après restauration avant la guerre civile)
  • Ville d'Alep, "Halab" ou "Alepp" ou "Aleppo" ([1]) :
    • Danger-Eject.svg Ce site subit les dommages de la bataille d'Alep depuis le 20 juillet 2012 (soit au total: 2 ans, 5 mois et 0 jour de combats et guerres, à ce jour)
    • La ville d’Alep connaît ses premières dévastations lorsque les rebelles décident d’y donner un premier assaut, dès le 20 juillet 2012.
    • Ses quartiers sont: Bab al-Faraj au nord-ouest, Jdeïdé au nord, etc
  • Arpad, ville de Syrie au nord-ouest d'Alep appelée actuellement "Tell Rifat" : - Aucune information sur ce site -
    • Ayn Dara, site archéologique avec notamment un temple néo-hittite : - Aucune information sur ce site -
  • Azaz, petite ville de Syrie située à 30 km au nord-ouest d'Alep. Elle est aussi proche de la frontière avec la Turquie :
    • Danger.png Ce site a subi les dommages de la bataille d'Azaz de mars 2012 à juillet 2012 (Prise et positionnement des rebelles)
    • Azaz a été autrefois le théâtre d'une bataille entre les croisés et les turcs Seldjoukides en 1125.
  • Cyrrhus ("Nabi Houri"), au nord d'Alep : - Aucune information sur ce site -
  • Ebla ("Tell Mardikh"), au sud d'Alep : - Aucune information sur ce site -
  • Église Saint-Siméon-le-Stylite ("Kanisat Mar Simhan al-'Amudi"), à 30 kilomètres au nord-ouest de la ville d'Alep : - Aucune information sur ce site -
    • Une église byzantine en ruines qui est un exemple remarquable de l'architecture du Ve siècle. Elle est située à l'emplacement où vivait sur son pilier, l'ascète saint Siméon le Stylite. Cet ensemble fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.
  • Hendrat, localité située à seulement quelques kilomètres au sud de la ville d'Alep :
    • Danger.png : après l'attentat meurtrier du 18 juillet 2012 qui a touché l'appareil d’État, ce site a subi les dommages de l'embuscade d'Hendrat en juillet 2012 (Reprise et positionnement des loyalistes)
  • Mushabek,au nord-est d´Alep : - Aucune information sur ce site -
  • Qalb Loza, à l'ouest d'Alep : - Aucune information sur ce site -
  • Qasr Najm, à l'est d'Alep : - Aucune information sur ce site -
  • Qasr Seman, la "Basilique Saint-Siméon", au nord-ouest d'Alep : - Aucune information sur ce site -
  • Qatoura, au nord-est d´Alep : - Aucune information sur ce site -
  • Rafadeh, au nord-est d´Alep : - Aucune information sur ce site -
  • Tell Barsib ("Tell Jerf al Ahmar"), à l'est d'Alep : - Aucune information sur ce site -
Vue panoramique à Alep prise de sa citadelle. (Clic sur l'image pour y découvrir les autres vues de sites historiques)
- à compléter -

Al-Hasaka (Hassaké)[modifier | modifier le code]

A l'image de Tell Mozan, les Tell (ou Tel) et Tumulus sont des monticules occupés par les hommes. Ces sites naturels ou artificiels résultent d'une longue accumulation de matières.
  • Tell Beydar, située dans le Nord-Est de la Syrie actuelle, près de Hassaké : - Aucune information sur ce site -
    • Elle est une ancienne cité datant du IIIe millénaire av. J.-C.
  • Tell Brak, près de El Haseke : - Aucune information sur ce site -
  • Tell Mashnaqa, près de El Haseke : - Aucune information sur ce site -
  • Tell Tneinir, près de El Haseke : - Aucune information sur ce site -
- à compléter -

As-Suwayda (Suweyda ou Soueïda)[modifier | modifier le code]

Ruines d'une église du IVe siècle à Qanawat, Syrie
L'agora de Dionysos à As-Suwayda, Syrie
  • Shahba ou "Chabbat" ou "Chahba" :
    • Philippopolis, près d'As-Suwayda (au sud de Damas) et qui reprend plus tard son ancien nom de Shahba : - Aucune information sur ce site -
      • Son 1er nom "Chabbat" remonte à l'Antiquité (Ier ou IIe siècle de notre ère). Au IIIe siècle, elle fut renommée "Philippopolis" (en grec, la « ville de Philippe ») et promue colonie romaine par l'empereur Philippe l'Arabe (244-249) qui était lui-même originaire de la région. Il y fit construire : un rempart, un théâtre, un aqueduc avec des thermes, et des temples.
  • Canatha (Qanawat ou "Qanaouat)", au sud de Damas, près d'As-Suwayda : - Aucune information sur ce site -
Le château de Philippopolis
- à compléter -

Damas (Dimachq al-Cham ou Dimachq ou Dimashq)[modifier | modifier le code]

Temple de Jupiter dans la vieille ville de Damas: ce patrimoine de l'humanité est aujourd'hui classé "en péril".
Mausolée de Saladin à Damas: il fut l'artisan de la reconquête de Jérusalem par les musulmans en 1187
Le musée de la Guerre d'octobre à Damas
  • Al-tel, ville sunnite (100 000 habitants) située à 8 km au nord de Damas :
  • Kharbaqah, à l'est de Damas : - Aucune information sur ce site -
Vue panoramique de la Grande Mosquée des Omeyyades, à Damas, en Syrie
- à compléter -

Darʿā (Deraa, Dara, Daraa ou Dera)[modifier | modifier le code]

Image satellite US ciblant des chars à Dara. Une mosquée (à gauche) y apparait encore intacte le 5 avril 2012.
Théâtre antique de Bosra sur l'importante étape de Bosra (ancienne route caravanière de La Mecque).
La citadelle de Bosra (de nuit et avant destruction)
- à compléter -

Deir ez-Zor (Deir-Zor ou Der Zor)[modifier | modifier le code]

Synagogue de Doura Europos, une des plus anciennes synagogues connues en la diaspora juive (vers 245)
  • Qasr al-Rahba, au sud de Deir ez-Zor : - Aucune information sur ce site -
  • Tell Bouqros, au sud de Deir ez-Zor : - Aucune information sur ce site -
  • Tell Hariri, le site de Mari, au sud de Deir ez-Zor : - Aucune information sur ce site -
  • Tell Sheikh Hamad, à l'est de Deir ez-Zor : bombardements[18]
    • Sheikh Hamad est une l'ancienne cité assyrienne de "Dur-Katlimmu", puis de "Magdalu".
  • Zénobia-Halabiyé ou Zenobia ("Halabiyeh"), au nord de Deir ez-Zor : - Aucune information sur ce site -
  • Doura Europos ou "Dura-Europos" ("Salhieh"), au sud de Deir ez-Zor : pillages[19]
    • Situé à l’extrême Sud-Est de la Syrie, non loin de la frontière irakienne, Doura-Europos est surnommée la « Pompéi du désert » et comprend des vestiges d’une ville primitive datant du IVe siècle av. J.-C., dont une synagogue et une église. Les fouilles archéologiques sont en cours. Le musée du site ainsi que le centre de recherche ont été l’objet de pillages en juillet 2012.
Vue de nuit du pont suspendu de Deir ez-Zor avant qu'il ne soit détruit par la guerre.
- à compléter -

Hama (Hamah ou Hamath)[modifier | modifier le code]

Des sites historiques de Hama, dont une grande noria (roue à eau).
Cardo de Apamée: Cardo maximus et ses colonnades à Apamée
Pendant les croisades, la citadelle de Shayzar (forteresse) est à la frontière entre la principauté d'Antioche et les Seldjoukides.

Avant la guerre civile, le patrimoine de la province de Hama a déjà été mis en danger de 1976 à 1982. Sur cette période se déroule épisodiquement une insurrection armée islamique Sunnite (surtout des Frères musulmans). Finalement brutalement réprimée par le régime (à majorité Chiite Alaouite), elle prend fin avec le massacre de Hama perpétré par l'armée syrienne en 1982.

Devant la mosquée "Al Nouri" de Hama, trois immenses norias : Al-Jabariyya, As-Sahuniyya et Al-Kaylaniyya.
  • Château d'Abu Qubeis, "Abu Qobeis", "Bokebeis", "Abu Qobeis", "Qalahat Abu Qobeis", ([4] et [5]) : - Aucune information sur ce site -
    • Il était la forteresse du secret groupe militaro-religieux des Assassins (ou nizârites).
  • Al Bara, (au nord de Hama) : - Aucune information sur ce site -
  • Androna ("Al Andarin"), au nord-est de Hama : - Aucune information sur ce site -
  • Apamée ou "Afamia", (au nord-est de Hama) : arrachages et vols de mosaïque, bombardements[1], pillages[20],
    • Début 2012, Interpol, organisation internationale de police, a été informée du vol d’une mosaïque antique de grande valeur au musée qui jouxte les ruines d’Apamée, dans le nord-ouest du pays [21].
  • Forteresse de Ba'rin ou "Forteresse de Montferrand" : - Aucune information sur ce site -
    • Elle était nommée "Montferrand" par les croisés et se situe à proximité de la ville antique de Rafanée.
  • Caravansérail de Qalaat al Madiq ("Qalaat al-Moudiq")
    • Citadelle de Qalaat al-Madiq ("Qala'at al-Mudiq") : bombardements
      • Située près des ruines antiques d’Apamée, depuis avril 2012, cette citadelle médiévale révèle de grands pans de muraille effondrés après que les rebelles qui s'y été fortifiés furent attaqués par les forces syriennes [1].
  • Château de Chmémis ("Qalaat Chmémiss"), à 5 km au nord-ouest de la ville de Salamyeh et à 30 km au sud-est de Hama : - Aucune information sur ce site -
    • La première construction du Château de Chmémis remonte à la fin de la période hellénistique et au début de la période romaine. Cette forteresse a survécu jusqu'à ce que les Perses l’aient détruite et brûlée. Le château a été reconstruit par l’Ayyoubide Cherkouh (1228).
  • Rafanée (ou Raphanée) située à quelques kilomètres au sud de la forteresse croisée de Montferrand-Ba`rîn entre les villages actuels de Ba`rîn et de Nîsâf : - Aucune information sur ce site -
    • C'est une ville antique qui a fait seulement l'objet de reconnaissances menées par des équipes syro-germaniques2. Rafanée est citée par Flavius Josèphe dans La guerre des Juifs.
  • Tremseh, village situé à 30 km au nord-ouest de Hama :
    • Danger.png Ce site a subi les dommages de la bataille de Tremseh en juillet 2012 (Prise et positionnement des rebelles)
Vue panoramique de l'ancien caravansérail ottoman de Qalaat al-Moudiq
- à compléter -

Homs (Himṣ ou Émèse)[modifier | modifier le code]

Krak des Chevaliers, "Qal`at al-Hosn" (La forteresse imprenable)
Partie du Site de Palmyre avec son agora (à l'avant) et son Temple de Bel (en arrière plan)
Le "Camp de Dioclétien" du Site de Palmyre et an arrière plan le château "Qalaat ibn Maan"
Mosquée "Khaled Ibn Al-Walid" de Homs avant destructions de la guerre
Une noria à Rastane ("Al-Rastan") sur la rivière Orontes
  • Houla localité constituée de nombreux villages située au nord de la ville de Homs :
  • Murayj al-Durr, "Mraij ad-Durr" ou "Murij al-Durr", la « vallée de la petite perle » ([11]) : - Aucune information sur ce site -
  • Rastane, "Al-Rastan", située à 20 km au nord de sa capitale, Homs, et à 22 km de Hama :
    • Danger.pngDanger.pngDanger.png Ce site a subi les dommages du siège de Rastane en juin 2011 (Reprise par les loyalistes), la première bataille de Rastane en septembre 2011 (Nouvelle reprise par les loyalistes), la seconde bataille de Rastane en janvier 2012 (Reprise et positionnement des rebelles)
    • C'est l'une des plus grandes villes du Gouvernorat de Homs. Rastane, qui au centre des zones peuplées de Syrie, possède l'un des plus vieux barrages qui peut contenir 225 millions m³ d'eau de l'Oronte1. Rastane est le site de l'ancienne Aréthuse.
      • Aréthuse ("Arethusa" ou "Aretusa"), près d'Apamée : - Aucune information sur ce site -
        • Cet ancien siège titulaire catholique de l'ancienne province romaine de Syrie est devenue la ville de Rastane.
  • Qadesh, ("Tell Nabi Mend"), près de Homs : - Aucune information sur ce site -
  • Qasr al-Hayr al-Sharqi ou "Qasr al-Heir asch-Scharqi", un château du désert, dans le Djebel Bishri: - Aucune information sur ce site -
    • Ce palais est situé à 128 km de Palmyre, 120 km des ruines de Resafa et à l'ouest de Deir ez-Zor ([13])
  • Qatna, cité antique située à 200 km au nord de Damas : - Aucune information sur ce site -
  • Qousseir ou "Al-Qusayr" située à environ 35 km au sud de Homs, et à 540 mètres d'altitude :
  • Talbiseh, situe dans le gouvernorat de Homs ([14]) :
    • Danger.png Ce site a subi les dommages du Siège de Talbiseh en fin mai 2011 (Reprise et positionnement des loyalistes)
  • Telkalakh, ou Tell Kalakh qui est le reste du Château de "Lacum" :
    • Danger.png Ce site a subi les dommages de le siège de Telkalakh en mai 2011 (Reprise et positionnement des loyalistes)
Vue panoramique de Palmyre, une oasis sur le chemin marchand reliant la Syrie à la Mésopotamie et à la côte méditerranéenne.
- à compléter -

Idlib (Edleb ou Idleb ou Idlip, )[modifier | modifier le code]

Tombeau pyramidal à Al-Bara, une des antiques "villes mortes" du Jebel Riha
Ara: Grande rue, Bazaar, Grande Mosquée, Minaret, Musée de la mosaïque
Un antique bâtiment dans la Ville morte de Sergilla

La province d'Idlib est une région importante sur le plan historique et compte un certain nombre de grandes cités antiques.

  • Idlib, ville et capitale du gouvernorat du même nom :
    • Danger.png Ce site a subi les dommages de l'Attaque d'Idleb en mars 2012 (Reprise et positionnement des loyalistes)
  • Ara ou "Arra", ville de "Ma'arrat al-Numan" et ses : - Aucune information sur ce site -
    • Appelée "Arra" dans l’antiquité, c'est le site d'une forteresse utilisée au temps des croisades et connue sous le nom de "La Marre". Son riche patrimoine: un musée des mosaïques, un caravansérail, un minaret, une grande mosquée, une madrasa construite en 1199, une citadelle médiévale et la tombe du calife omeyyade `Umar ben `Abd al-`Azîz.
  • Artah : - Aucune information sur ce site -
  • Jisr al-Choghour, entre Lattaquié (75 kilomètres à l'ouest) et Alep (104 kilomètres à l'est) :
    • Danger.png Ce site a subi les dommages du siège de Jisr al-Choghour en juin 2011 (Reprise et positionnement des loyalistes)
    • Située dans la riche plaine alluviale de la plaine de Ghab sur le versant oriental des montagnes Djébel Ansariyeh, la région a été habitée sans interruption depuis plus de dix siècles. La ville antique de Qarqar se trouverait à quelques km au sud de la ville moderne.
      • Qarqar, ville antique et site archéologique au nord-ouest de la Syrie. La grande bataille de Qarqar s'y déroula en 853 av. J.-C. - Aucune information sur ce site -
De son acropole, une vue panoramique des ruines du site de Ebla (clic sur l'image pour visiter…)
- à compléter -

Lattaquié (Al-lāḏiqīya)[modifier | modifier le code]

La Forteresse de Saladin est très ancienne. À l'origine, sa première version phénicienne date du Ier millénaire av. J.-C.
L'arc tétrapyle de la Laodicée de Syrie (Lattaquié).
  • Château de Kahf (Qalaat al Kahf), au sud de Lattaquié : - Aucune information sur ce site -
  • Hosn Suleiman, au sud de Lattaquié : - Aucune information sur ce site -
  • Ougarit ou Ugarit, ("Tell Shamra" ou Ras Chamra), près de Lattaquié (au nord) : - Aucune information sur ce site -
    • Le royaume d’Ougarit disparut au XIIe siècle av. J.-C., sous les coups des Peuples de la mer (Ougarit est prise, pillée et détruite).
  • Ras Ibn Hani : - Aucune information sur ce site -
    • Ce site est constitué d'anciennes résidences royales, de tombeaux et d'une ancienne résidence palatiale du XIIIe siècle av. J.-C., rattachée au royaume d'Ougarit. Plus tard, à l'époque hellénistique, une forteresse y fut construit.
Tombeau du site de Ras Ibn Hani
- à compléter -

Quneitra (Kuneitra ou Al Qunaytirah)[modifier | modifier le code]

Site mégalithique de Rujm el-Hiri, sur le plateau du Golan
Sur le plateau du Golan, un site touristique "aménagé"…

Le 10 juin 1967, le dernier jour de la guerre des Six Jours, l'armée israélienne prit le contrôle (voir : Relations entre Israël et la Syrie et Chronologie) de la quasi-totalité du gouvernorat de Quneitra (qui intégrait le plateau du Golan). Depuis cette période, les villes et villages syriens du Golan sont soit détruits, soit dépeuplés ([20]). De plus, une grande partie de ses sites archéologique syriens ont disparu. Et de nos jours, le plateau du Golan est toujours une zone militaire aménagée par Tsahal et une région de colonies israéliennes (district Golan).

  • Ville de Kuneitra, "Quneitra" ou "Al Qunaytirah" ou "Qunaytra" : - Aucune information sur ce site -
    • Ville étape sur la route caravanière de Damas, Kuneitra a été fondée à environ mille mètres d'altitude, sous le règne des Ottomans. Aujourd’hui, elle est une ville fantôme syrienne sur le Golan annexé par Israël.
  • Forteresse de Nimrod, "Qala'at al-Subeiba" ou "Qala'at Namrud" : - Aucune information sur ce site -
    • Forteresse médiévale bâtie aux environs de 1229, sur le plateau du Golan (à 800 m d’altitude) par Al-Aziz Uthman, neveu de Saladin.
  • Rujm el-Hiri ("Rujm al-Hiri" ou "Guilgal Refa'im") [21]
    • Ce site comprend un monument mégalithique composé de cercles concentriques de pierres avec tumulus, des grottes funéraires et des centaines de dolmens répartis sur le plateau. Il est situé sur le plateau du Golan (à 16 kilomètres à l'est de la côte orientale de la mer de Galilée) et datant du Bronze ancien II (3000-2700 avant notre ère).
Vue panoramique de Kuneitra sur un champ de ruines, à la suite de la guerre israélo-syrienne.
- à compléter -

Rakka (Racca ou Ar-Raqqa)[modifier | modifier le code]

Forteresse Jaabar près d'Ar-Raqqa (Vue nord de "Qal'at Ja'bar" entouré des eaux du Lac Assad)
  • Forteresse de Jaabar ("Qasr Ja'abar" ou "Qal'at Ja'bar"), à l'ouest de Raqqa - Aucune information sur ce site -
    • Château situé sur la rive gauche du lac Assad et entouré d'eau. Il est resté dans les mains de la dynastie Uqaylide jusqu'à la fin du XIIe siècle. Les croisés en avaient pris possession et aussitôt reperdu en 1102. L'invasion mongole endommage sérieusement le château avant qu'au XIVe siècle des travaux de restaurations ne soient entrepris.
  • Hirakla, près de Raqqa : - Aucune information sur ce site -
  • Tell Abu Hureyra est un site archéologique antique assyrien - Aucune information sur ce site -
    • Site mésolithique de la vallée de l’Euphrate (sur le nord de l’actuelle Syrie, et le nord-ouest de l’ancienne Mésopotamie), qui a été le siège d’une occupation humaine entre 9500 et 5900 av. J.-C. Il a été en partie engloutis sous les eaux du lac Al-Assad à la suite de la construction du barrage de Tabqa en 1976. Ce site porte des traces parmi les plus anciennes de la domestication des plantes et des animaux.
  • Tell Chuera est un site archéologique antique assyrien : - Aucune information sur ce site -
Qasr al-Banat, ancienne cité de Ar-Raqqa au XIIe siècle
- à compléter -


Rif Dimashq (Rif Dimachq)[modifier | modifier le code]

Deir Mar Musa al-Habashi ou Monastère de Saint Moïse l'Abyssin
Deir Mar Elias, le Monastère de St Elias, à Fairouzeh
Habitat troglodyte devant une gorge menant au Deir Mar Takla, le Monastère de Sainte-Thècle

Rif Dimachq, que l'on peut traduire par "Damas-campagne", et qui correspond à la partie non-urbaine de la capitale Damas. Cette vaste région rurale s'étend des frontières du Liban jusqu'à celle de la Jordanie.

  • Deir Mar Elias, en français « Monastère de Saint Elias » à Fairouzeh, Syria: bombardements[23]
  • Douma ou "Duma" dans le district de Douma :
    • Danger.png Ce site a subi les dommages de la bataille de Douma en janvier 2012 (Reprise et positionnement des loyalistes)
  • Maaloula, Seidnaya, et autres villages araméens de l'anti-Liban :
    • Maaloula, au Nord-est de Damas : - Aucune information sur ce site -
      • Village chrétien à refuges troglodytiques datant des premiers siècles du christianisme. Comme à Seidnaya, on y parle encore l'araméen, la langue du Christ ("Jésus" est l'appellation romanisée de "Yeshua", son vrai nom aaraméen) et des premiers chrétiens.
        • Deir Mar Takla, le Monastère de Sainte-Thècle (St Takla) : - Aucune information sur ce site -
    • Seidnaya, près de Damas :
      • ville à population chrétienne de la montagne syrienne, qui est le refuge des chrétiens de Damas les chauds mois de l'été.
Vue panoramique de Maaloula, un très ancien village chrétien à l'origine troglodyte, dont la population parle encore l'araméen
- à compléter -

Tartous (Tortose)[modifier | modifier le code]

Image satellite de l'ile de Arwad fortifiée par les templiers, et qui résista jusqu'au bout…
Chastel Blanc, le "blanc château", était l'une des forteresses orientales des chevaliers du Temple
Sanctuaire sacré d'Amrit: une petite chapelle au centre d'un bassin de forme rectangulaire.
  • Ville de Tartous : - Aucune information sur ce site -
    • Ville côtière qui se situe à environ 160 km au nord-ouest de la capitale Damas et 0 kilomètres au nord de la frontière libanaise.
  • Amrit, un site archéologique phénicien près de Tartous, en Syrie. : - Aucune information sur ce site -
    • Ce centre commercial très actif du nord de la Phénicie faisait face à Arwad. Les rois venus de Mésopotamie et de Perse s'y arrètaient quand ils faisaient route vers la Méditerranée.
  • Arwad ("Arouad" ou "Rouad") , une ile fortifiée en face de Tartous : - Aucune information sur ce site -
    • Les Templiers arrivés sur l'ile, ils y construisent une forteresse. Ils y resteront jusqu'en 1302, faisant de l'île le dernier territoire croisé, en "terre sainte".
  • Banias, sis sur la mer Méditerranée, entre Lattaquié et Tartous :
    • Danger.png Ce site a subi les dommages du siège de Banias' en mai 2011 (Reprise et positionnement des loyalistes)
    • Cette ville portuaire de Syrie remontent à l'époque phénicienne. Elle est appelée "Leucas", ou bien "Balanea" (par Pline l'Ancien). Les Croisés s'y établirent en 1098, la nommèrent "Valénie", et en firent une ville fortifiée. Elle appartenait à la principauté d'Antioche et était stratégique: le ruisseau qui passe au sud la séparait du comté de Tripoli. C'est à cette époque que fut alors construit la forteresse du Margat (Qalaat Marqab).
  • Chateau de Al-Kahf, situé à 30 km au sud-est de la forteresse du Margat ([23]) : - Aucune information sur ce site -
  • Chastel Rouge Qal`at Yahmour ou qalʿa yaḥmur : - Aucune information sur ce site -
  • Forteresse d'Arima, située au sud-est de Tortose.
    • C'est une forteresse franque et templière de trois cents mètres de long qui appartenait au Comté de Tripoli. Gardienne de la plaine de la Bocquée, elle était de haut intérêt stratégique.
  • Minet el-Beida, "le port blanc" : - Aucune information sur ce site -
    • Ce site archéologique date de l'âge du bronze.
  • Qalaat Marqab, "Le Margat", situé à quelques km au sud du port de Baniyas sur la côte syrienne : - Aucune information sur ce site -
    • Cette forteresse (un krak) est "le Margat" du temps des Croisés. En 1281, "le Margat" est assiégé par 7000 musulmans. Les 420 défenseurs croisés les mettront pourtant en fuite…
  • Qala'at al-Khawabi, à 20 km au nord-est de Tartous et 12 km à l'est de al-Sawda ([24]) : - Aucune information sur ce site -
    • C'est à la fois un village d'origine phénicienne et une forteresse médiévale de 350 m sur 200 m.
  • Ras Shamra, l'ancienne cité de "Mahadou" : - Aucune information sur ce site -
    • C'était le port du royaume d'Ougarit (voir à Lattaquié), situé aujourd'hui un kilomètre vers l'intérieur des terres. Les marins de Mahadou menaient des expéditions sur un rayon de plus de 600 km autour du port.
  • Safita, ville au sud-est de Tartous et au nord-ouest du Krak des Chevaliers.
    • Chastel Blanc, au sud de Lattaquié : - Aucune information sur ce site -
      • Dans le cadre des forteresses templières, la tour templière du Chastel Blanc n’était pas l'unique fortification de la ville syrienne de Safita. Mais c’est la seule du site à avoir résisté au cours du temps.
Le Margat, invincible forteresse de Qalaat Marqab
- à compléter -

Réactions[modifier | modifier le code]

À l'image de ce qui s'est passé dès l'année 2003 pendant la guerre d'Irak, ou aussi en Égypte en 2012, l'ensemble de la communauté internationale assiste impuissante à la destruction quasi-systématique d’un patrimoine architectural inégalé dans la région du Machrek ou Proche-Orient. Les protestations contre ce massacre du patrimoine syrien affluent de toutes parts. Mais les pilleurs et combattants n'en ont cure. Ils restent sourds à toutes protestations internationales :

  • En début de 2012, l'archéologue et chercheur Ali Othman, aidé par plusieurs archéologues et chercheurs syriens et européens (dont Ghayad Daoud, Shaker al Shbib et Taysir al Halebi), a créé le groupe "Le patrimoine archéologique syrien en danger".
    • Le but de cette organisation est de recenser et documenter les dommages subis par le patrimoine historique syrien.
    • Leur porte-parole actuel est l'archéologue espagnol Rodrigo Martin[29].
  • Dès le 1er mars 2012, Irina Bokova, la directrice générale de l’Unesco, a appelé à l’arrêt des violences et à la protection des richesses archéologiques de Syrie.
    • Le 30 mars, madame Bokova a lancé un appel public international pour la protection du patrimoine culturel de la Syrie. Et elle a exprimé sa «grave préoccupation au sujet de possibles dommages sur des sites si précieux."[30]
    • Le 2 octobre, Mme Bokova a publié une nouvelle déclaration spécifique au sujet de l'incendie qui a détruit le très ancien souk de la vieille ville de Alep. Elle l'a qualifié de «carrefour des cultures depuis le 2e millénaire avant notre ère" . Elle a appelé les parties concernées à se conformer strictement à la Convention de La Haye de 1954 (sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé). De plus, elle a promis d'envoyer une équipe dans la province d'Alep, pour évaluer la situation et fournir une assistance d'urgence[31].

En juin 2013, et après toutes ces alertes, l'UNESCO a fini par placer les sept sites classés du patrimoine mondial de la Syrie sur la liste des sites en péril[32]. Mais cet organisme reste totalement impuissant face à tous les autres sites syriens en danger…

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Syrie : Pillages et destructions des trésors archéologiques, RFI, 6 avril 2012
  2. Syrie: deux ans de guerre, un pays morcelé, Lefigaro, le 15 mars 2013
  3. Guerre civile syrienne, citations sur la guerre civile syrienne, Encyclopédie Wikiquote
  4. L’Algérie est clairement la suivante sur la liste, de Michel Collon, écrivain et journaliste, La Nouvelle République, le 30 janvier 2013
  5. « La guerre en Syrie a fait plus de 93 000 morts, selon l'ONU », sur http://www.liberation.fr,‎ 13 juin 2013 (consulté le 14 juin 2013)
  6. Les sites du patrimoine mondial de Syrie sont inscrits en juin 2013 sur la Liste du patrimoine en péril par l'Unesco
  7. Footage Shows Damage to Aleppo Citadel, The New York Times''
  8. Syrie : La Grande Mosquée d'Alep endommagée par le conflit, 20 minutes, 24 avril 2013
  9. Scandale patrimonial : conséquences du bombardement du minaret de la Grande Mosquée d'Alep
  10. Combats en Syrie : le souk médiéval d'Alep ravagé par un incendie, Le Monde, 30 septembre 2012
  11. Alep – La vieille ville : conséquences du bombardement de la mosquée d'Al-Adiliyah à Alep, remontant au XVIe siècle/ époque Ottoman
  12. Alep – La vieille ville : conséquences du bombardement de la mosquée d'al-Mehmendar à Alep, remontant au XIVe siècle (époque mamelouke)
  13. Tell Ajaja – Hassaké en danger : pillages et fouilles clandestines
  14. Une synagogue millénaire de Damas pillée et ravagée, Le Monde, 2 avril 2013
  15. Scandale patrimonial : conséquences du bombardement du minaret de la mosquée el-Omari
  16. Deraa –Bosra : état des lieux de la mosquée Abu el-Feda - Centre culturel (époque Ayyoubide)
  17. La disparition des chrétiens de Deir Ezzor, en Syrie
  18. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Le patrimoine archéologique syrien est en danger, Euromed Heritage
  19. Doura-Europos en danger : pillages et fouilles clandestines
  20. Syrie : les experts archéologiques inquiets, Le Figaro, 6 avril 2012.
  21. Liste du patrimoine syrien en danger, Infographie France24
  22. Homs en danger : dévastations infligés au palais ancien D'Agha, remontant au XIXe siècle / époque Ottoman
  23. a, b, c et d Bastien Varoutsikos, Syria: The destruction and shelling of sites, Saving Antiquities for Everyone
  24. Homs en danger : état des lieux de la mosquée Khaled Ben al-Walid
  25. Homs en danger : état des lieux de la mosquée Sheikh Nasser (20 avril 2013)
  26. Palmyre en danger : Installation d'armements lourds sur le site archéologique
  27. Antonio Pampliega, Sermin, a Syrian town left reeling in shock, The Daily Star (Liban), 25 mars 2012
  28. Villes mortes, Source DGAMS
  29. Michel Moutot, Syrie: le patrimoine archéologique victime de la guerre, Cross-culture, Agence France-Presse
  30. Director-General of UNESCO appeals for protection of Syria’s cultural heritage, Friday, March 30, 2012.
  31. Bokova, Irena., UNESCO Director general deplores destruction of ancient aleppo markets, a world heritage site, unesco.org, 2 October 2012.
  32. Six Syrian heritage sites declared endangered, 21 June 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Sergilla, l'un des 40 villages antiques entre Alep et Idlib

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens généraux[modifier | modifier le code]

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Liens Médiathèque[modifier | modifier le code]