Christianisme en Syrie

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Monastère (grec) orthodoxe Saint-Georges dans la Vallée des Chrétiens

Les chrétiens de Syrie représentent environ 10 % de la population du pays. C'est une des plus anciennes communautés chrétiennes du Proche et Moyen-Orient.

Communautés chrétiennes[modifier | modifier le code]

Distributions des chrétiens de Syrie selon les differentes confessions (Source voir version arabe de ce texte)[1]

Église Année 1956 Année 2000
Église orthodoxe d'Antioche (Grecs Orthodoxes) 181 750 Fidèles 545 250 Fidèles
Église apostolique arménienne (Arméniens orthodoxes) 114 041 Fidèles 342 123 Fidèles
Église grecque-catholique melkite 60 124 Fidèles 180 372 Fidèles
Église syriaque orthodoxe 55 343 Fidèles 166 029 Fidèles
Église catholique syriaque 20 716 Fidèles 62 148 Fidèles
Église arménienne catholique 20 637 Fidèles 61 911 Fidèles
Église maronite 19 291 Fidèles 57 873 Fidèles
Protestants 12 535 Fidèles 37 605 Fidèles
Nestoriens 11 760 Fidèles 35 280 Fidèles
Église latine 7 079 Fidèles 21 237 Fidèles
Église catholique chaldéenne 5 723 Fidèles 17 169 Fidèles
Total des Chrétiens 1 526 997 Fidèles

Les Églises de théologie et de rite byzantins[modifier | modifier le code]

Voir Églises des sept conciles

Les Églises nationales syriennes[modifier | modifier le code]

Plusieurs Églises chrétiennes se partagent le territoire syrien. Dans ce contexte, le mot « nationale » dans « Églises nationales » ne doit pas être compris en relation avec un quelconque nationalisme politique ; il se rapporte uniquement à la structure fonctionnelle des Églises dont l'organisation en patriarcats remonte à une époque où les frontières dans la région ne délimitaient pas les mêmes pays.

L'Église syriaque orthodoxe[modifier | modifier le code]

Appelée Syriani en arabe, et Suryoyo en syriaque, c'est une Église orthodoxe. Elle se considère comme l'Église mère de toutes les Églises du "Levant" (Irak, Syrie, Liban, Palestine, Jordanie) : elle fut fondée en 37[réf. nécessaire] après Jésus-Christ à Antioche par Paul de Tarse, au cours de son voyage vers Rome[réf. nécessaire]. L'église est une petite grotte ornée d'un poisson et de l'alpha et l'oméga située au centre d'Antioche. En 451, le concile de Chalcedoine divise l'Église syriaque entre l'Église orientale orthodoxe (Église Rum) (pour la théologie, voir Églises des sept conciles), et l’Église syriaque syrienne orthodoxe (pour la théologie, voir Églises des trois conciles).

Cette Église a eu très tôt de très bon rapports avec les Arabes. Les Ghassanides (الغساسنة) étaient une tribu arabe chrétienne qui faisait partie de l'Église syriani, mais qui se distinguait par sa doctrine monophysite (pour la théologie, voir Églises des deux conciles), tandis que l'Église syriaque majoritaire développait une théologie nestorienne. Ces Ghassanides ont été un grand royaume chrétien arabe[réf. nécessaire] en Syrie qui englobait le Sud de la Syrie jusqu'à la Mecque. Pendant ce même temps Antioche était sous domination byzantine, et donc l'Église syriaque était repartie entre les différents royaumes.

L'Église chaldéenne et l'Église apostolique assyrienne d'Orient[modifier | modifier le code]

Elle entretenait aussi de bons rapports avec les Perses : l'Église de Perse était une branche de l'Église d’Antioche[réf. nécessaire], et a donné les Églises chaldéenne, apostolique assyrienne d’Orient, et l'Ancienne Église d’Orient (qui en réalité n'a que 200 ans malgré son nom pouvant prêter a confusion[réf. nécessaire]) . Le royaume vecteur de cette Église a été le Royaume des Lakhmides[réf. nécessaire].

Expansion musulmane[modifier | modifier le code]

Au début du VIIe siècle, Byzance, Églises des sept conciles, considérait la doctrine monophysite comme hérétique; elle mène une très lourde guerre contre ce royaume, vite englouti par une puissance proche ; la faiblesse de ce royaume, le mécontentement des populations devant les entreprises de Byzance, et des rois sans réel pouvoir vont faciliter la conquête lors de l'expansion musulmane.

Les autres Églises[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Avant le conflit en Syrie interne entamé en 2010, les chrétiens jouissaient de la liberté de culte mais étaient privés de représentation politique. Ceci explique qu'il aient été considérés comme des soutiens du régime de Bachar Al-Assad et parfois pris à partie pour cette raison. La réalité étant beaucoup plus contrastée.

En mars 2011 et fin 2012, on estime que 260 000 Chrétiens Syriens se sont réfugiés au Liban

Relations avec les non chrétiens[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ص« Les différentes confessions chrétiennes en Syrie, leur avènement, leur développement et leur nombre. » Samir Abdo P33. Traduit de la version arabe de Wikipedia.33.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Heyberger (dir.), Chrétiens dans le monde arabe, un archipel en terre d'Islam, Paris,‎ 2003

Liens externes[modifier | modifier le code]