Massacre de Hama
Le massacre de Hama résulte de la répression, par le pouvoir syrien d'Hafez el-Assad, des insurgés de la ville de Hama en février 1982. On estime entre 7 000 et 35 000 le nombre de victimes[1] lors de la répression de cette insurrection, soutenue par les Frères musulmans, qui avaient lancé dans les années précédentes une lutte armée et des attaques terroristes contre le régime baasiste.
Le 2 février 1982, la population de Hama, à majorité sunnite, menée par 150 officiers s'insurge contre le pouvoir en place, suite à l'arrestation d'imams fondamentalistes. Les forces armées syriennes répliquent en assiégeant et bombardant 27 jours durant la ville et pratiquent la politique de la terre brûlée, un tiers de la ville — comptant de nombreux joyaux architecturaux — est alors détruit. Ces événements n'ont pas été, ou peu, relayés dans la presse occidentale et n'ont pas soulevé l'indignation à l'étranger car ils ont été occultés par la fermeture du pays et par la guerre du Liban.
La répression a été décrite comme étant « l'acte isolé le plus meurtrier par un gouvernement arabe contre son propre peuple dans le Moyen-Orient moderne »[2].
[modifier] Notes et références
- (en) Page de Global Security
- Wright, Robin, Dreams and Shadows : the Future of the Middle East, Penguin Press, 2008, p. 243-244