Comté de Tripoli

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Carte des états latins d'Orient

Le comté de Tripoli était l'un des États latins d'Orient fondés à la faveur de la première croisade. Il était situé sur le territoire de l'actuel Liban - au centre de la carte ci-contre et subsista de 1102 à 1258.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Ce n'est que plusieurs années après la constitution des autres États latins d'Orient que fut créé ce comté. Raymond de Saint-Gilles commença par s'emparer de la forteresse de Tortose (1102). Il tenta vainement de s'emparer de Homs dans l'arrière pays, sur le cours de l'Oronte, citadelle dont la possession aurait permis à l'état d'exister plus longtemps. Il mit le siège devant Tripoli en 1104, mais la ville résista plusieurs années, car ravitaillée par mer par les Égyptiens. Raymond mourut en 1105, et son cousin Guillaume Jourdain lui succéda. Le siège n'était pas encore terminé qu'arriva d'Europe Bertrand, le fils de Raymond de Saint Gilles qui disputa à Guillaume la possession du comté. Baudouin Ier roi de Jérusalem vint avec toute son armée arbitrer le litige. Ces renforts permirent la prise de la ville (12 juillet 1109). Baudouin Ier résolut la succession de Tripoli en partageant le comté en deux, mais l'assassinat de Guillaume en 1110 permit à Bertrand de réunifier le comté.
  • Ses descendants dirigèrent le comté jusqu'en 1187, et le comté passa alors aux princes d'Antioche.
  • La population franque du comté était principalement constituée de Croisés originaires d'Occitanie et d'Italie. Des États latins d'Orient, c'était le seul où l'on parlait la langue d'oc, contrairement aux autres qui parlaient la langue d'oil, aussi la domination des Normands d'Antioche fut mal acceptée.
  • Les XIIIe siècle fut parsemé d'intrigues de révoltes et d'assassinat. Il vit même le seigneur de Gibelet injurier son suzerain aux portes de Tripoli. La dernière comtesse, Lucie fut déposée en 1288 et Tripoli devint une commune autonome sous le protectorat de Gênes. Les Francs étaient beaucoup plus préoccupés de leurs querelles internes que de la progression des Mamelouks.
  • Ceci leur permit de mettre le siège devant la ville en février 1289, qui fut prise le 27 avril 1289, ce qui entraîna le massacre de la population.

Les comtes de Tripoli[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liste des comtes de Tripoli.

Institutions[modifier | modifier le code]

Organisation féodale[modifier | modifier le code]

Il arriva que le prince d'Antioche revendiquât la suzeraineté de ses voisins : Tancrède fut un temps le suzerain du comte de Tripoli Guillaume Jourdain[1].

Le comté se composait des fiefs suivants :

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armoiries du comté de Tripoli.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Cahen, La Syrie du Nord à l'époque des Croisades et la principauté franque d'Antioche], thèse de doctorat ès-Lettres, Université de Paris, éditions P. Geuthner (1940), p. 437.

Sources[modifier | modifier le code]