Banias (ville)

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Baniyas
(ar) بانياس
Le Margat (Qalaat Marqab)
Le Margat (Qalaat Marqab)
Administration
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Muhafazah (محافظة) Tartous
Démographie
Population 43 151 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 35° 10′ 56″ N 35° 56′ 25″ E / 35.18235, 35.9402635° 10′ 56″ Nord 35° 56′ 25″ Est / 35.18235, 35.94026  
Altitude 0 m
Divers
Site(s) touristique(s) Margat
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Syrie

Voir sur la carte Syrie administrative
City locator 14.svg
Baniyas

Baniyas[1], Banias ou Banyas est une ville portuaire de Syrie, située sur la mer Méditerranée, entre Lattaquié et Tartous.

Baniyas est un très ancien site d'occupation humaine déjà connu comme port du temps des Phéniciens. Il y avait quelques pêcheurs dans les années 1980. Une grande marina de plaisance s'y trouve actuellement.

La région était connue pour ses vergers de citronniers, désormais largement transformés en cultures sous serre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de la ville remontent à l'époque phénicienne. Elle est appelée Balanea [2] par Pline l'Ancien[3] ou Leucas[4].

Les Croisés s'y établirent en 1098 et la nommèrent Valénie, on trouve parfois Balanée, c’était une ville fortifiée. Elle appartenait à la principauté d'Antioche et le ruisseau qui passe au sud la séparait du comté de Tripoli. Il construisent alors la forteresse du Margat.

La famille qui la possédait la céda aux Hospitaliers avec le château de Margat en 1186. Deux ans après Saladin ne parvint à prendre ni la Valénie, ni le Margat. Un mur allait de Margat à la côte pour rejoindre le lieu-dit « la tour du Garçon[5] ». Ce bastion au bord du rivage faisait fonction de poste de douane entre les deux principautés croisées. À la fin du siècle, l'évêque de Baniays déplaça sa résidence à l'intérieur du Margat.

En 1285, Margat tomba aux mains du sultan mamelouk bahrite Qala'ûn. Baniyas ne fut plus qu'un village. En 1864, des voyageurs purent encore voir quelques restes de Valénie, mais depuis les pierres ont servi à des constructions nouvelles et Valénie a disparu totalement[6].

Le port pétrolier[modifier | modifier le code]

Construit dans les années 1970 avec l'aide de la Tchécoslovaquie communiste, ce port était destiné à l'exportation du pétrole irakien vers la mer Méditerranée. Les installations comprennent un important centre de stockage du pétrole et une raffinerie. Ces installations sont situées au nord de la ville en direction de Lattaquié. Une centrale thermique se trouve au sud en direction de Tartous.

L'invasion du Koweït par l'Irak en août 1990, la prise de position de la Syrie contre l'Irak, ont entraîné la fermeture des oléoducs par les Irakiens. Le port de Baniyas a perdu de son importance en n'exportant plus que le pétrole syrien. Cette situation a continué après l'invasion de l'Irak par la coalition autour des États-Unis en 2001.

Le port a repris de l'activité depuis que les oléoducs venant d'Irak ont été remis en service malgré de nombreux sabotages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arabe : bānyās, بانياس
  2. Latin : Balanæa ou Balanea
  3. Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, V, xviii
  4. Grec : Leucas, Λευκάς
  5. Arabe : burj aṣ-ṣabīy, برج الصبي
  6. Georges Pillement, Liban, Syrie et Chypres inconnus, Éd. Albin Michel, Les guides Pillement, 1971, p. 266.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Pillement, Liban, Syrie et Chypre inconnus, Éd. Albin Michel, Les guides Pillement, 1971.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]