Bataille de Tremseh

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Bataille de Tremseh
Informations générales
Date 12 juillet 2012
Lieu Tremseh, près de Hama
Issue Victoire des loyalistes
Belligérants
Drapeau de la Syrie République arabe syrienne Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre
Commandants
inconnus • Saleh al-Soubaai †
• Ibrahim Zouait al-Tarkawai †
Forces en présence
800 hommes
(selon les rebelles)
250 à 300 hommes
(selon le régime syrien)
Pertes
3 morts 37 à 50 morts
Civils :
39 morts
(selon le régime syrien)

103 à 150 morts
(selon les rebelles)
Guerre civile syrienne
Batailles
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Massacres
au cours de la guerre civile syrienne

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Débordements du conflit

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Patrimoine syrien
en péril ou détruit (liste détaillée)
Coordonnées 35° 16′ N 36° 30′ E / 35.2731, 36.504735° 16′ Nord 36° 30′ Est / 35.2731, 36.5047  

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Tremseh.

La bataille de Tremseh (arabe : تريمسة) a opposé le 12 juillet 2012 l'armée syrienne à l'armée syrienne libre dans le village du même nom, situé à 30 kilomètres au nord-ouest de Hama en Syrie. Un premier bilan a chiffré les morts entre 150[1] et 305[2] selon les activistes des droits de l'homme, avant d'être ramené à une liste de 68 noms par l’opposition, comprenant une femme et cinq enfants, les autres victimes étant des hommes en âge de combattre[3]. Un activiste syrien, Abu Adnan, maintient toutefois le nombre de 150 victimes, alléguant que l'armée syrienne aurait volé les autres corps.

La bataille s'est déroulée alors que les forces officielles tentaient de reprendre le contrôle de la localité jusqu'ici aux mains de l'armée syrienne libre.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le village de Tremseh se situe à 35 kilomètres au nord-ouest de la ville de Hama, avec une population essentiellement sunnite mais encerclée par des communautés alouites et donc réputées loyales au président Assad. Des activistes ont décrit que le 12 juillet 2012 des forces de l'armée syrienne entourèrent Tremseh et se sont mises à bombarder le village — un bombardement qui dura toute la journée[1]. Les observateurs onusiens ont témoigné de l'utilisation d'artillerie lourde, d'hélicoptères et de chars[4]. Des rapports ont indiqué qu'à la suite de cet assaut, des militaires et miliciens loyaux au régime se sont rués dans le village, mitraillant et poignardant les habitants. Même ceux s'efforçant de fuir les violences du village sont visés[4].

Tués et victimes[modifier | modifier le code]

Le nombre et catégories (citoyen / militaire [réf. souhaitée]) des victimes ne sont pas confirmés et varient selon les sources. Hillary Clinton a parlé de preuves indubitables que le régime a tué volontairement des citoyens innocents[5]. Des images diffusées en ligne montrent moins d'une vingtaine de jeunes victimes hommes. On croit que des cadavres restent à découvrir dans les champs autour du village, du fait que des habitants ont été mitraillés en fuyant.

Le gouvernement syrien a avancé que quelques dizaines de terroristes armés ont été tués.

Le 14 juillet voit le départ des observateurs de l'ONU à Tremseh pour pouvoir dresser un bilan plus clair des victimes[6]. Le soir du 14 juillet, les observateurs de l'ONU déclarent que selon leurs investigations, l'armée syrienne a visé délibérément les maisons des rebelles et activistes syriens, contredisant les dires des rebelles sur un massacre de civils. Les observateurs n'ont pas pu établir le nombre de victimes.

Réactions[modifier | modifier le code]

  • Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de la France France : les violences ont été condamnées par de nombreux pays, y compris les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. La Secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a exprimé son indignation totale.
  • Drapeau des Nations unies ONU : le secrétaire général de l'ONU a insisté pour que les pays membres prennent des mesures pour mettre fin aux atrocités, ajoutant qu'un « manque d'action serait un permis de massacrer »[7]. Kofi Annan s'est dit « bouleversé et horrifié » par le massacre. Ces événements à Tremseh ont poussé les pays occidentaux à exiger la mise en place d'une injonction de dix jours, sous peine de sanctions.
  • Drapeau de la Russie Russie Drapeau de la République populaire de Chine Chine : la Chine et la Russie restent opposées à toute démarche qui menacerait le régime établi de Syrie. La Chine a cependant condamné le massacre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120713.FAP5611/nouveau-massacre-en-syrie-a-tremseh-centre-au-moins-150-morts-selon-l-opposition.html
  2. (en) « More than 300 people feared killed in Syria's bloodiest massacre », sur www.smh.com.au,‎ 14 juillet 2012.
  3. (en) « Assad troops move on Damascus as massacre toll is cut », sur www.independent.co.uk,‎ 16 juillet 2012 (consulté le 17 juillet 2012).
  4. a et b http://www.guardian.co.uk/world/2012/jul/13/syria-helicopters-tanks-tremseh
  5. http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-18838825
  6. http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-18840535
  7. http://www.20minutes.fr/monde/syrie/971393-syrie-ban-ki-moon-denonce-permis-massacrer