Tel (archéologie)

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Un tel ou tell[1] est un terme archéologique qui désigne un site en forme de monticule qui résulte de l'accumulation de matières et de leur érosion sur une longue période, sur un lieu anciennement occupé par les hommes. Il s'agit d'une colline artificielle formée par les différentes couches d'habitations humaines. Les premiers tells apparaissent au début de la Néolithisation au Proche-Orient et en Turquie et, pour certains, sont encore occupés aujourd'hui.


Les tells en archéologie[modifier | modifier le code]

Des tells sont présents en Asie de l'Indus jusqu'au Proche-Orient. En Europe, ils n'apparaissent que dans les Balkans et en Bulgarie. Bien qu'au-delà de ces régions certains sites de plein air se caractérisent par des accumulations de plusieurs dizaines de centimètres de couches archéologiques, ils ne sont pas désignés comme des tells.

Les dimensions que peuvent prendre ces derniers sont extrêmement variées. Certains ne mesurent que quelques dizaines de mètres de diamètre et quelques dizaines de centimètres de haut. D'autres mesurent plusieurs centaines de mètres de diamètre et peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de haut (par exemple Arslantepe en Turquie).

En Europe, les tells les plus importants sont Dikili Tash au Nord de la Grèce et Karanovo en Bulgarie. La Bulgarie actuelle compte plus de 300 tells.

Leur processus de formation est assez variable et complexe. Il ne dépend pas strictement des conditions environnementales. Ainsi, on trouve en Serbie des tells dans une région dont le climat est relativement humide par rapport à celui du Proche et au Moyen-Orient. Dans tous les cas, l'accumulation importante de couches archéologiques est liée aux phases de reconstructions successives sur le même lieu pendant plusieurs siècles, parfois plusieurs millénaires. Au moment d'une nouvelle phase de construction, les structures anciennes sur lesquelles elles reposent n'ont pas été totalement arasées.


Les autres utilisations du mot[modifier | modifier le code]

Le même mot est également employé dans des noms toponymiques de villes (l'exemple le plus connu est Tel Aviv - Colline du Printemps), bien que la ville ne s'étende pas sur un Tel au sens archéologique.


Autres noms[modifier | modifier le code]

L'équivalent turc du mot est tepe (colline), qui entre dans de nombreux toponymes en Turquie, mais parfois höyük (tumulus), en Perse le terme utilisé est tappeh, ou tépeh (avec un seul p en persan : تپه, colline). Dans certain cas le mot utilisé signifie tombeau car ces collines artificielles sont considérées comme des tumuli funéraires. En Grèce, les tells sont désignés comme magoules, en Arménie, on parle de blur.


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le TLFi ne signale que l'orthographe tell, voir Définitions lexicographiques et étymologiques de « tell » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales Étymologie : de l'arabe : تلّ (tall), colline, monticule ; hébreu : תל (tel), signifie colline ou pile