Bataille de la Ghouta orientale

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Bataille de la Ghouta orientale
Informations générales
Date - en cours
Lieu Damas et ses environs
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de la Syrie République arabe syrienne
Liwa Abu al-Fadhal al-Abbas SSI.svg Brigade al-Abbas
Drapeau de la Palestine FPLP-CG
Hezbollah
Drapeau de l'Irak Miliciens irakiens
Flag of the Islamic Front (Syria) (Green).jpg Front islamique

Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre
Flag of Jabhat al-Nusra.jpg Front al-Nosra
Flag of Hamas.svg Hamas

Drapeau de l'État islamique État islamique
Commandants
Drapeau de la Syrie Bachar el-Assad
Drapeau de la Syrie Issam Zahreddine
Drapeau de la Syrie Ali Smender †
Drapeau de la Palestine Ahmed Jibril
Logo of the Islamic Front (Syria).svg Zahran Allouche
Flag of Syria 2011, observed.svg Khaled al-Haboush
Forces en présence
Drapeau de la Syrie
70 000 hommes[1]
500 chars

Hezbollah
5 000 hommes[2]
(initialement)
Logo of the Islamic Front (Syria).svg
10 000 à 25 000 hommes

Flag of Jabhat al-Nusra.jpg
750 à 1 000 hommes[3]
inconnues
Guerre civile syrienne
Batailles
Deraa · Homs · Banias · Telkalakh · Rastane · Talbiseh · 1er Jisr al-Choghour · Djébel el-Zawiya · 1er Hama · Lattaquié · 2e Rastane · Rif Dimachq · (1er Zabadani · Douma) · 3e Rastane · 1er Qousseir · Azaz · Taftanaz · 2e Zabadani · Idleb · 4e Rastane · Nubl et Zahra · Tremseh · Damas · Ghouta orientale (en cours) · Alep (en cours) · Al-Tel · Hendrat · Khirbet al-Joz · 2e Taftanaz · 2e Hama · Ras Al-Aïn · Chadadé · 2e Qousseir · 1re Racca · 1re Maaloula · 1re Tall Hamis · 2e Racca · Jarablus · Al-Manajir · Otaybah · Yabroud · Markada · Rankous · Boukamal · Tall al-Jabiyah · 1re Deir ez-Zor · 1re Kobané · Ras al-Maara · 2e Deir ez-Zor (en cours) · Al-Chaer · Division-17 · Tabqa · 2e Kobané (en cours) · Opérations aériennes de la coalition · Mabrukah · Wadi al-Deïf · 2e Tall Hamis · Tall Tamer (en cours) · Bosra · Cheikh Hilal · 2e Idleb · 2e Jisr al-Choghour · Palmyre


Massacres
au cours de la guerre civile syrienne

Djébel el-Zawiya · Houla · Al-Koubeir · Darayya · al-Bayda et Baniyas · Ghouta · Ghraneidj et d'al-Keshkeyyi



Débordements du conflit

Incidents frontaliers Syrie-Turquie · Incidents frontaliers Syrie-Israël · Conflit au Liban



Patrimoine syrien
en péril ou détruit (liste détaillée)

La bataille de la Ghouta orientale a lieu lors de la guerre civile syrienne. Les rebelles lancent une offensive en février 2013, sur les faubourgs du nord-est de la capitale Damas.

Contexte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Damas.
Situation en octobre 2012.

Damas, la capitale politique syrienne est un secteur stratégique déterminant dans une guerre civile qui s'éternise. De nouvelles forces militaires, ainsi que des armes plus destructrices y apparaissent pour essayer de faire basculer définitivement le conflit.

En fin de l'année 2012, alors que le front des rebelles syriens stagne et que les incidents de frontières se multiplient, les premières accusations occidentales sont émises sur l'emploi de gaz toxiques, par les forces loyalistes syriennes. Ces accusations portent sur les zones de Homs (centre) et de Khan al-Assal (le 23 décembre 2012).

À cette époque, et après une première longue bataille, la capitale Damas a été momentanément pacifiée par les troupes loyalistes. Les combats se sont déplacés vers des secteurs stratégiques au sud-ouest et proches des frontières libanaises et israéliennes.

Dès 2013, les rebelles et leurs alliés occidentaux dénoncent avec de plus en plus de véhémence, plusieurs attaques au gaz sarin qui se seraient déroulées en Syrie; jusqu'à la plus importante sur la capitale Damas (en août). De son coté, la Russie affirme avoir la preuve que les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin, le 19 mars, près d'Alep (nord)[4].

En parallèle, l'ONU qui n'arrive pas à obtenir l'unanimité de ses membres pour un engagement occidental sur le terrain syrien, propose ses services pour vérifier la véracité des attaques chimiques syriennes.

Dès le début de l'année 2013, les relations entre la Turquie et la Syrie et les relations entre Israël et la Syrie sont aussi de plus en plus tendues. Les premiers incidents de frontière israélo-syriens ont commencé à la mi-novembre 2012, au moment de l'opération Pilier de défense réalisé par Israël contre les palestiniens de la Bande de Gaza. Ces incidents militaires vont peu à peu laisser la place à des attaques ciblées israéliennes sur la Syrie; et en avril jusqu'à Damas et sa périphérie.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Le , l'aviation israélienne effectue un raid aérien contre le centre de recherches de Jamraya, au nord de Damas (centre de recherches sur les armes non conventionnelles). Le centre a été détruit par six missiles et deux employés tués. Tsahal nie d'abord, puis plus tard explique que l'objectif était un convoi de l'armée syrienne. En fait, ce sont seize avions de combat israéliens qui dans la journée du raid, seraient passés par l'espace aérien libanais, selon l'armée libanaise[5],[6].

Le , Israël confirme implicitement avoir mené fin janvier un raid contre un "complexe militaire" près de Damas, la capitale de la Syrie.

Moins d'une semaine plus tard, va démarrer une importante offensive rebelle en direction du quartier général de l'armée du président Bachar el-Assad[7].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Offensive rebelle[modifier | modifier le code]

Situation en février 2013.

Le , les rebelles lancent une grande attaque, surnommée « bataille de l'Armageddon » contre les troupes loyalistes défendant Damas. Ils entrent dans le district Damascène de Jobar. Ces derniers effectuent également des attaques sur Adra au nord-est de la capitale[8],[9].

Le , l'opposition capture un autre point de contrôle de l'armée syrienne dans le district de Jobar bien que l'OSDH affirme que les combats pour l'autoroute continuent et que les forces gouvernementales ont repris le contrôle du secteur après avoir bombardé les positions rebelles[10].

Le , les rebelles déploient des camions chargés de canons anti-aériens dans le district de Jobar afin de consolider leurs progrès réalisés dans le quartier Est de Damas[11]. Le , un Scud syrien touche le centre de commandement de la brigade insurgée Liwa al-Islam à Douma, blessant son commandant, Sheikh Zahran Allouche et tuant d'autres rebelles[12].

Le , trois attentats à la voiture piégée visent des cibles de l'armée dans le quartier Barzeh de Damas. L'OSDH affirme que 22 personnes, la plupart des soldats, ont été tués[13]. Le lendemain, un nouvel attentat fait au moins 83 morts à Damas. Les séries d'attentats meurtriers qui frappent la Syrie depuis le début de l'année 2013 sont revendiqués pour la plupart par le Front al-Nosra[14].

Le , alors que les positions des groupes armés semblent figées, le chef de la diplomatie syrienne Walid al-Mouallem affirme pour la première fois que le régime est prêt au dialogue avec les rebelles armés. Mais trois jours plus tard, Washington opposera une fin de non recevoir en annonçant la fourniture pour la première fois d'aides directes à la rébellion. Deux jours plus tard, l'OSDH affirme que les rebelles ont tiré plusieurs obus de mortier sur le département militaire, judiciaire et de littérature de l'université de Damas.

Le , des combats sont signalés à Daraya entre l'armée et les rebelles après que ces derniers aient pris en embuscade une colonne syrienne tentant de pénétrer dans la ville[15]. Le , des tirs de roquette rebelles touchent les quartiers-généraux de l'armée syrienne, à Damas[16]. Le , trente déserteurs sont tués près de Damas, dans une embuscade loyaliste alors qu'ils tentaient de rejoindre l'est de Ghouta sous contrôle rebelle[17].

Le , les rebelles attaquent au mortier le palais présidentiel et l'aéroport international de la capitale. Il n'y a aucune certitude qu'il y ait eu des pertes parmi les rangs de l'armée loyaliste[18]. Le , les insurgés lancent l'un des plus importants bombardements du centre de Damas depuis le début du conflit. Des mortiers touchent la place Ummayad, les quartiers-généraux du Parti Baas, les services de renseignement de l'armée de l'air et la télévision d'État, progressant dans le district de Kafr Sousa[19]. Le , des tirs de mortiers rebelles touchent l'université de Damas, tuant 15 étudiants et en blessant 7 autres[20].

Contre-offensive loyaliste[modifier | modifier le code]

Situation en mars 2013.

Le , l'armée syrienne, soutenue par ses chars, lance une contre-offensive à l'Est de Damas. Elle impose bientôt un siège au district de Ghouta sous contrôle rebelle[21].

Le , au moins vingt personnes sont tuées dans des raids aériens et des barrages d'artillerie gouvernementaux au nord-est de Damas. Les rebelles se regroupent dans les quartiers de Qaboun et Barzeh afin de limiter le risque d'être exposés à d'éventuelles armes chimiques et ainsi combattre les forces gouvernementales dans des combats rapprochés[22].

Le , l'armée syrienne reprend le village d'Otaiba à l'est de Damas, qui était occupé depuis huit mois par les rebelles. Les loyalistes reprennent aussi le contrôle de plusieurs villages près de la frontière libanaise. Les rebelles, qui commencent à reculer, accusent le Hezbollah d'envoyer des « troupes d'élite » afin de soutenir al-Assad[23].

Le , un avion israélien exécute un survol du palais présidentiel à Damas. Selon l'ASL, il vient d'attaquer un centre de recherche d'armes chimiques, près de Damas[24].

Le , le Premier ministre syrien Wael al-Halki échappe de peu à une tentative d'assassinat: sa voiture a été la cible d'un attentat à la bombe dans le district de Mazzeh à Damas[25]. Le 30 avril, une bombe explose dans le centre-ville de Damas, tuant au moins 13 personnes[26].

Le , ce sont 6 attaques aériennes israéliennes qui sont menées contre des cibles militaires dans la région de Damas. Israël a aussi lancé des roquettes sur le centre de recherches de Jamraya (nord de Damas) que son aviation avait déjà attaqué le 29 janvier 2013. Une quinzaine de soldats syriens ont été tués[27],[28],[29]. Le , un journaliste du journal français "Le Monde" écrit que les forces de Bachar el-Assad auraient utilisé des armes chimiques dans la région de la capitale[30].

Carte de la "Vieille ville" (au centre de Damas), située au sud de la rivière Barada et à l'ouest du district de Jobar

Le , un attentat à la voiture piégée, dans le district de Jobar, tue au moins huit soldats et blesse des civils[31]. Le , la télévision d'État syrienne indique que l'armée a repoussé les rebelles hors du district de Jobar[32]. Le , 27 rebelles sont tués dans une embuscade tendue par l'armée dans l'est du district de Ghouta alors qu'ils tentaient de percer le blocus militaire; ceci afin de permettre l'arrivée de renforts et d'approvisionnements[33].

Le , la télévision d'État syrienne indique que l'armée a repris le contrôle d'Ahmadiyeh dans la banlieue de Damas[34]. Trois jours plus tard, l'armée syrienne lance vainement des opérations militaires afin de reprendre le contrôle du district de Qaboun[35].

Le , le Hezbollah et l'armée loyaliste livrent bataille aux rebelles près de l'hôpital de Khomeini. Le lendemain, les forces gouvernementales continuent leur progression. Ils reprennent du terrain en capturant plusieurs villages près de Damas. Dans le même temps, les rebelles indiquent être toujours encerclés dans le district de Ghouta où ils sont isolés[36].

Le , les forces loyalistes tuent 49 combattants rebelles, sur un faubourg stratégique de Damas, près d'Adra. La route était utilisée par les rebelles depuis plusieurs mois pour faire entrer des armes à Damas[37]. Le , plus de soixante rebelles sont tués par l'armée syrienne, dans un secteur au nord-est de Damas et à l'ouest de la ville industrielle d'Adra, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) qui les qualifie de "martyrs"[38].

Le 1er octobre 2013, les rebelles pénètrent de nouveau dans le district de Jobar, aidés par l'armement lourd saoudien.

Accusations d'emploi de gaz sur la capitale[modifier | modifier le code]

Depuis la mi-août 2013, une opération multi-partite anti-Assad aurait commencé pour renverser la situation difficile des rebelles. Des éléments de l'opposition syrienne, encadrés par des commandos américains, israéliens, et jordaniens se seraient mis en route en direction de Damas. Ils auraient franchi la frontière le 17 août, et passé par la région de Deraa[39].

Le , des attaques chimiques sur Damas auraient fait 1 300 morts et 3 600 blessés dans le district de Ghouta, selon l'opposition syrienne. Ses alliés américains, israéliens, français, jordaniens et saoudiens évoquent dans les médias une utilisation de gaz sarin provenant de stocks d'armes syriennes de destruction massive disséminés sur plusieurs sites militaires du pays. Ils envisagent au plus tôt des bombardements conjoints "punitifs" sur la Syrie, dans le but d'affaiblir l'armée loyaliste.

Article détaillé : Massacre de la Ghouta.
Emplacements possibles d'explosions chimiques le 21 août 2013.

Le ,le gouvernement syrien se défend d'avoir réalisé toute attaque chimique et propose aux inspecteurs de l'ONU d'examiner la zone où l'attaque au gaz se serait déroulée.

Le , les experts de l'ONU se rendent sur place pour établir la véracité des faits, réaliser des prélèvements, examiner des malades et interroger la population, ainsi que des belligérants des deux camps.

Le , les inspecteurs de l'ONU quittent la Syrie. La divulgation des résultats officiels de leurs expertises est repoussée à trois semaines (l'analyse du dossier en une semaine semble trop complexe).

Le , dans une interview, le président syrien Bachar el-Assad explique au journaliste français Georges Malbrunot que des experts de l'ONU ont constaté dans un hôpital que des soldats loyalistes ont aussi été blessé par des gaz[40].

Le même jour, la France publie un rapport contenant une partie des documents déclassifiés sur les armes chimiques syriennes (stocks, essais et emplois). Elle affirme sans toutefois en apporter les preuves définitives (sources non citées) que du gaz sarin a été utilisé en certaines circonstances par les loyalistes syriens. La presse et autres médias français font un large écho à ce rapport[41].

Le , dans une interview sur la chaine d'informations "Itélé", le député François Bayrou évoque ses forts doutes sur les "preuves" de bombardements chimiques syriens présentées par l'état français. Il explique que si le parlement anglais a refusé de bombarder la Syrie en représailles, c'est que le gouvernement anglais n'avaient pas de preuves satisfaisantes.

Le , pendant une réunion internationale du G20 à Saint-Pétersbourg, en Russie, le président français François Hollande et le président américain Barack Obama ont recherché une coalition pour bombarder Damas et d'autres sites militaires loyalistes syriens. Sur les vingt grands pays du G20, seulement la moitié serait potentiellement prêt à le suivre. Dans le même temps plusieurs sondages révèlent que près des deux tiers des français et des allemands sont totalement hostiles à une intervention militaire en Syrie[42].

Pendant ce temps, les combats continuent dans le pays; et surtout dans le gouvernorat de Rif Dimashq (grande province autour de Damas) :

Un checkpoint loyaliste dans la capitale syrienne
  • Près de Damas, en début septembre, une centaine de rebelles avait été tués en seulement deux jours[43].
  • Au nord de Damas: Les combats ont repris à l'une des entrées de la cité antique chrétienne de Maaloula et à ses alentours (à une soixantaine de km au nord de Damas)[44].
  • Au centre de Damas: Le quartier de Tadamon est une zone dévastée après des mois de combats acharnés. Ce quartier est tenu par des milices de la Défense nationale créée par Bachar el-Assad. Les miliciens, aux fins d'éviter les tirs de snipers rebelles, ont posé des caméras pour surveiller les rues les plus stratégiques du quartier. Des tirs sont parfois échangés avec des rebelles infiltrés[45].
  • Dans la banlieue de la capitale syrienne à Jobar, à Daraya et Barzeh, l'offensive de l'armée syrienne continue[46].
  • Au Sud de Damas: Le 7 septembre, l'armée syrienne a bombardé dans la région de la capitale: Darayya, Kiswa et Maqbaliya, Mouadamiyat el-Chem et Zamalka, des localités tenues par les rebelles, selon l'OSDH.
  • Enfin dans l'ensemble du pays, l'aviation du régime a lancé des raids sur des positions rebelles dans les régions de Deraa (sud), Raqqa (nord) et Idleb (nord-ouest).

Contre-offensive rebelle (octobre 2013)[modifier | modifier le code]

Situation en septembre 2013.

Le 23 octobre 2013, un assaut coordonné de plusieurs factions rebelles parvient à prendre le puissant complexe loyaliste de Tameco. Au moins 70 soldats sont tués et la voie est désormais grande ouverte sur le centre-ville via le quartier de Zablatani. Les combats se déroulent désormais à 2 kilomètres du palais présidentiel. Dans la nuit du 23 au 24 octobre, les rebelles bombardent l'aéroport international de Damas ainsi qu'une centrale thermique du sud de la ville, occasionnant une coupure de courant massive dans les gouvernorats de Damas, Deraa et Homs. Profitant du chaos engendré par la coupure d'électricité et par la nuit, les rebelles lancent une offensive massive pendant la nuit sur le quartier de Zablatani et prennent les loyalistes par surprise ; les combats sont également très intenses dans le district de Jobar, à l'intérieur de Damas.

Offensive loyaliste (septembre 2014)[modifier | modifier le code]

Situation en janvier 2015.

Le 31 août, l'armée syrienne effectue des bombardements intenses sur le quartier de Jobar, à l'est de Damas[47],[48].

Le 6 septembre, les loyalistes et le Hezbollah prennent la localité de Hteitet Jarash[49].

Le 9 septembre, des bombardements du régime à Douma font 25 morts, dont 10 enfants. Deux jours plus tard, un nouveau raid tue 42 personnes, dont un nombre indéterminé de rebelles, sept enfants et deux femmes selon l'OSDH[50].

Le 12 septembre, à Hajar al-Aswad, au sud de Damas, les rebelles et les djihadistes de l'État islamique concluent un accord de cessez-le-feu pour le front de Damas[51].

Le 20 septembre, les rebelles s'emparent de Dakhaniyeh, au sud-est de Damas, un village stratégique qui leur permet de tirer des obus sur la capitale. Le 22, les loyalistes contre-attaquent et lancent un assaut sur le village, au moins 10 rebelles sont tués[52].

En novembre une nouvelle milice est formée ; le Jaich al-Wafa (Armée de la loyauté), composée d'anciens rebelles ayant changés de camp[53].

Au moins 25 soldats loyalistes sont tuées dans une embuscade tendue la nuit du 22 au 23 novembre à Zabdin par des hommes du Front islamique et du Front al-Nosra[54].

Environ 150 civils sont tués par les bombardements du régime en janvier, dont 60 à Douma selon le Centre de documentation des violations (VDC)[55]. Le 2 février 2015, 11 civils sont tués à Douma par des raids du régime, en représailles les forces de Jaysh al-Islam tirent au moins 49 obus sur Damas, faisant 10 morts parmi les habitants. La nuit suivante, l'aviation syrienne frappe dans la région de la Ghouta orientale, faisant 82 morts selon l'OSDH, dont 11 combattants et 13 enfants[56],[57]. Selon le VDC, les frappes loyalistes tuent au moins 120 civils, dont 40 enfants, dans la première semaine de février et environ 1 000 personnes sont blessées[55]. Pour interpeller la communauté internationale et dénoncer les bombardements du régime contre les civils, des rebelles réalisent une mise en scène à Douma où sont montrés des enfants vêtus d'uniformes orange enfermés dans une cage, près de laquelle est approchée une torche enflammée. Cette vidéo renvoie à l'exécution du pilote jordanien Mouath al-Kassaesbah, brûlé vif dans une cage par l'État islamique[58],[59].

Le 9 mars, 60 rebelles de la brigade al-Anfal se rendent au régime au sud de Damas[60].

Le 3 mai, le régime s'empare du village de Maydaa et coupe la dernière route de ravitaillement des rebelles[61]. Le 7 mai, Maydaa est reprise par les rebelles[62].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Syrian forces kill dozens in bombardments - opposition, Reuters, 13 janvier 2013
  2. (en) Hezbollah sent 5,000 fighters to help Assad, daily reports, The Times of Israel, 8 janvier 2013
  3. (en) Al-Qaeda affiliate playing larger role in Syria rebellion, The Washington Post, 30 novembre 2012
  4. (fr) Syrie: la Russie accuse les rebelles d'utiliser du gaz sarin, Le Nouvel Observateur avec AFP, 9 juillet 2013
  5. (fr) Syrie: Un centre militaire frappé par l'aviation israélienne, francetvinfo, le 31 janvier 2013
  6. (en) Israeli Strike Into Syria Said to Damage Research Site, The New York Times, 3 février 2013
  7. (fr) Syrie : chronologie d'une guerre, la rédaction de D.W (avec AFP, Reuters), actualisé depuis le 16 mai 2013 à aujourd'hui
  8. (en) Syrian rebels fight close to heart of Damascus, Reuters, 6 février 2013
  9. (en) Damascus on Edge as War Seeps Into Syrian Capital, The New York Times, 10 février 2013
  10. (en) Syrian army, rebels battle for key Damascus highway, The Times of Israel, 10 février 2013
  11. (en) Syria "Scud-type" missile said to kill 20 in Aleppo, Reuters, 19 février 2013
  12. (en) Missile blast wounds Syrian rebel commander: activists, Reuters, 20 février 2013
  13. (en) Attacks in Damascus Target Symbols of Assad Regime, The Wall Street Journal, 21 février 2013
  14. (fr) Syrie : chronologie d'une guerre, La rédaction de D.W (avec AFP, Reuters), 16 mai 2013 à aujourd'hui (actualisé)
  15. (en) Syria: Fierce clashes in provincial capital Raqqa, BBC News, 2 mars 2013
  16. (en) Rebels 'seize most of Syria police academy', BBC News, 3 mars 2013
  17. (en) Syrian forces kill 30 deserters in ambush: opposition, Reuters, 12 mars 2013
  18. (en) Syria rebels say fire mortars at president's palace, Reuters, 18 mars 2013
  19. (en) Syrian rebels bombard central Damascus, army artillery hits back, Reuters, 25 mars 2013
  20. (en) Syria crisis: University of Damascus hit by mortars, BBC News, 28 mars 2013
  21. (en) Suicide car bomber kills 15 in central Damascus, Reuters, 8 avril 2013
  22. (en) Army bombs Damascus to halt Syrian rebels - activists, Reuters, 15 avril 2013
  23. (en) Syrian army seizes rebel town near Damascus, Al Jazeera, 25 avril 2013
  24. (fr) Rebelles syriens: Israël a attaqué le quartier général d’armes chimiques à Damas (vidéo), Alyaexpress-News, 28 avril 2013
  25. (en) Syria's PM escapes assassination attempt: state media, CTV News, 29 avril 2013
  26. (en) Central Damascus 'hit by bomb explosion', BBC News, 30 avril 2013
  27. (fr) Nouvelle attaque d'Israël en Syrie, l'Iran propose son soutien à l'armée d'Assad, Francetv info avec AFP et Reuters, 5 mai 2013
  28. (fr) Quinze soldats syriens tués dans le raid israélien près de Damas, Le Monde, 5 mai 2013
  29. (fr) Israël lance des raids aériens contre la Syrie, Le Figaro, 5 mai 2013
  30. (fr) Armes chimiques en Syrie : le débat escamoté, Le Monde, 27 mai 2013
  31. (en) Group: Blast in Damascus neighborhood kills 8, CNN, 3 juin 2013
  32. (en) Syrian army advances in Qusair and Damascus suburb, Associated Press, 4 juin 2013
  33. (en) Syrian rebels kill 60 Shi'ites in eastern town - activists, The Star, 13 juin 2013
  34. (en) Syrian troops push forward against rebels, capture Damascus suburb, Fox News, 15 juin 2013
  35. (en) Syrian army renews offensive on Damascus rebels, France 24, 22 juin 2013
  36. (en) Assad forces advance, rebels await weapons, World Bulletin, 19 juin 2013
  37. (fr) Syrie: 49-rebelles tués près de Damas, Lefigaro.fr avec Reuters, le 21 juillet 2013
  38. (fr) Syrie: 62 rebelles tués près de Damas, par Lefigaro.fr avec l'AFP, le 07/08/2013
  39. (fr) Syrie: L'opération anti-Assad a commencé, par Lefigaro.fr avec l'AFP, le 22 août 2013
  40. (fr) Mise en garde d'El Assad à la France, par Georges Malbrunot sur Lefigaro.fr avec AFP, le 22 août 2013
  41. (fr) Armes chimiques : Paris brandit les preuves, Lefigaro.fr, le 02 septembre 2013
  42. Syrie : près de deux tiers des Français sont hostiles à une action militaire
  43. Près de 90 rebelles tués en 48 heures près de Damas, lapresse, le 7 septembre 2013
  44. Syrie: reprise des combats au nord de Damas, lapresse, le 7 septembre 2013
  45. VIDEO: À Damas, les miliciens défendent la ligne de front du centre-ville, Francetvinfo, le 7 septembre 2013
  46. VIDEO Syrie : des combats font rage dans différentes villes autour de Damas, Francetvinfo, le 4 septembre 2013
  47. Le Monde : L'armée syrienne tente de reprendre Jobar
  48. Le Monde : Le régime syrien lance une vaste opération armée dans la banlieue de Damas
  49. Le Monde : Syrie : raids meurtriers du régime sur un fief djihadiste
  50. AFP : L'armée syrienne avance dans la province centrale de Hama
  51. OLJ/AFP : L'armée loyaliste avance dans la province centrale de Hama
  52. Reuters : Syrie: offensive du régime contre des rebelles près de Damas
  53. OLJ : Les Kurdes syriens ont pris à l'EI le tiers des villages autour de Kobané ; la Jordanie a détruit 56 cibles de l'EI en 3 jours.
  54. OSDH : Islamic fighters ambush and kill no less than 25 soldiers in regime forces in Zabdin
  55. a et b Le Point : En Syrie, le régime continue à massacrer les civils, par Marie Kostrz.
  56. Le Monde avec AFP et Reuters : En Syrie, la capitale bombardée par les rebelles
  57. Le Monde avec Reuters : Syrie : 82 morts dans des raids aériens contre des zones rebelles
  58. L'Obs : VIDEO. Syrie : des enfants en cage pour interpeller le monde
  59. France 24 : Non, l'EI n'a pas brûlé vifs des enfants enfermés dans une cage
  60. OSDH : 60 fighters surrender themselves to the regime forces in the south of Damascus
  61. Le Figaro avec AFP : Syrie: le régime progresse à l'est de Damas
  62. OSDH : The regime troops collapse in the town of Mid’a, and the clashes continue in Jrud al- Qalamoun

Liens internes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Les quartiers du District de Damas, l'un des districts du Gouvernorat de Damas

Liens externes[modifier | modifier le code]

Les batailles de Damas depuis le début de la guerre (avec cartes satellites) :