Offensive de Damas

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Offensive de Damas
Illustration.
Informations générales
Date 6 février 2013 - en cours
Lieu Damas, Syrie
Issue En cours
Belligérants
Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre
Flag of Jabhat al-Nusra.jpg Front al-Nosra
Front islamique syrien
Front islamique de libération syrien
Drapeau : Syrie République arabe syrienne

Drapeau de la Palestine FPLP-CG
Hezbollah
Drapeau de l'Irak Miliciens irakiens

Commandants
Flag of Syria 2011, observed.svg Khaled al-Haboush
Zahran Alloush
Drapeau : Syrie Bachar el-Assad
Drapeau : Syrie Issam Zahreddine
Drapeau : Syrie Ali Smender †
Drapeau de la Palestine Ahmed Jibril
Forces en présence
4 500 combattants[1] (dont 750 à 1 000 membres du front al-Nosra[2]) 70 000 soldats[3]
500 chars
5 000 miliciens du Hezbollah[4]
Guerre civile syrienne
Batailles

Sièges lancés sur les villes de :

Deraa · Homs · Banias · Hassaké · Telkalakh · Rastane · Qousseir · Talbiseh · Jisr al-Choghour · Hama · Alep · Damas · Racca · Lattaquié · Deir ez-Zor ·


- En gras : sièges toujours en cours, le jeudi 24 juillet 2014 -


2011 :

1er Rastane · Djébel el-Zawiya · 1er Hama · 2e Rastane · 1er Rif Dimachq (1er Zabadani · Douma) · Fin siège Banias · Fin siège Telkalakh


2012 :

3e Rastane · 1er Qousseir · Azaz · Taftanaz · 2e Zabadani · Idleb · 4e Rastane · Tremseh · 1er Damas · Alep · Al-Tel · Hendrat · 2e Rif Dimachq · Khirbet al-Joz ·


2013 :

2e Taftanaz · 3e Rif Dimachq · 2e Hama · Ras Al-Aïn · Fin siège Hama · 2e Damas · Chadadé · 2e Qousseir · 1re Racca · Fin siège Qousseir · Fin siège Damas · 1er Lattaquié · 1re Maaloula · Tall Hamis · 2e Racca · Fin siège Lattaquié ·


2014 :

Jarablus · Al-Manajir · Otaybah · Yabroud · Markada · Rankous · Boukamal · Tall al-Jabiyah · Deir ez-Zor · Fin siège Homs · Aïn al-Arab · Ras al-Maara · Al-Chaer



Massacres
au cours de la guerre civile syrienne

1er et 2e Djébel el-Zawiya · Idlieb · Homs · Houla · Tremseh · Alep · Al-Koubeir · Darayya · 1er Khan-Al-Asal · al-Bayda et Baniyas · Hatla · 2e Khan-Al-Asal · Ghouta (Damas) · Adra · Racca · Jarablus · Maan ·


- Victimes non-combattantes : 2313 civils exécutés -


Débordements du conflit

Incidents frontaliers Syrie-Turquie · Incidents frontaliers Syrie-Israël · Conflit au Liban · Embuscade d'Akachat · Opération al-Shabah ·



Patrimoine syrien
en périls ou détruit (liste détaillée)


L’offensive de Damas fait référence à l'offensive rebelle lancée en février 2013, sur les faubourgs du nord-est de la capitale Damas, ainsi qu'aux combats associés dans les provinces de Damas (Dimashq) et Damas-Campagne (Rif Dimashq), au cours d'une guerre civile syrienne qui a débuté le 15 mars 2011.

Contexte[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Guerre civile syrienne et Bataille de Damas.

Damas, la capitale politique syrienne est un secteur stratégique déterminant dans une guerre civile qui s'éternise. De nouvelles forces militaires, ainsi que des armes plus destructrices y apparaissent pour essayer de faire basculer définitivement le conflit.

Les 14 provinces ("muhafazah") de Syrie, dont Damas et Rif Dimashq
Carte de <carte>
100 km
1:7 130 000
City locator 1.svg Capitale nationale
City locator 2.svg Population > 500 000 hab.
City locator 3.svg Population > 100 000 hab.
City locator 4.svg Population > 50 000 hab.
City locator 5.svg Population < 50 000 hab.
Nom
1 Alep
2 Al-Hasaka
3 As-Suwayda
4 Damas
5 Darʿā (Deraa)
6 Deir ez-Zor
7 Hama
8 Homs
9 Idlib
10 Lattaquié
11 Quneitra
12 Rakka
13 Rif Dimashq
14 Tartous




En fin de l'année 2012, alors que le front des rebelles syriens stagne et que les incidents de frontières se multiplient, les premières accusations occidentales sont émises sur l'emploi de gaz toxiques, par les forces loyalistes syriennes. Ces accusations portent sur les zones de Homs (centre) et de Khan al-Assal (le 23 décembre 2012).

À cette époque, et après une première longue bataille, la capitale Damas a été momentanément pacifiée par les troupes loyalistes. Les combats se sont déplacés vers des secteurs stratégiques au sud-ouest et proches des frontières libanaises et israéliennes.


Dès 2013, les rebelles et leurs alliés occidentaux dénoncent avec de plus en plus de véhémence, plusieurs attaques au gaz sarin qui se seraient déroulées en Syrie; jusqu'à la plus importante sur la capitale Damas (en août). De son coté, la Russie affirme avoir la preuve que les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin, le 19 mars, près d'Alep (nord) [5].

En parallèle, l'ONU qui n'arrive pas à obtenir l'unanimité de ses membres pour un engagement occidental sur le terrain syrien, propose ses services pour vérifier la véracité des attaques chimiques syriennes.

Dès le début de l'année 2013, les relations entre la Turquie et la Syrie et les relations entre Israël et la Syrie sont aussi de plus en plus tendues. Les premiers incidents de frontière israélo-syriens ont commencé à la mi-novembre 2012, au moment de l'opération Pilier de défense réalisé par Israël contre les palestiniens de la Bande de Gaza. Ces incidents militaires vont peu à peu laisser la place à des attaques ciblées israéliennes sur la Syrie; et en avril jusqu'à Damas et sa périphérie.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Le 29 janvier 2013, l'aviation israélienne effectue un raid aérien contre le centre de recherches de Jamraya, au nord de Damas (centre de recherches sur les armes non conventionnelles). Le centre a été détruit par six missiles et deux employés tués. Tsahal nie d'abord, puis plus tard explique que l'objectif était un convoi de l'armée syrienne. En fait, ce sont seize avions de combat israéliens qui dans la journée du raid, seraient passés par l'espace aérien libanais, selon l'armée libanaise[6],[7].

Le 2 février 2013, Israël confirme implicitement avoir mené fin janvier un raid contre un "complexe militaire" près de Damas, la capitale de la Syrie.

Moins d'une semaine plus tard, va démarrer une importante offensive rebelle en direction du quartier général de l'armée du président Bachar el-Assad[8].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Offensive rebelle[modifier | modifier le code]

Situation en fin 2012, après la première bataille de Damas, et avant l'offensive de 2013 par les rebelles (en vert).

Le 6 février 2013, les rebelles lancent une grande attaque, surnommée « bataille de l'Armageddon » contre les troupes loyalistes défendant Damas. Ils entrent dans le district Damassien de Jobar. Ces derniers effectuent également des attaques sur Adra au nord-est de la capitale[9],[10].

Le 10 février 2013, l'opposition capture un autre point de contrôle de l'armée syrienne dans le district de Jobar bien que l'OSDH affirme que les combats pour l'autoroute continuent et que les forces gouvernementales ont repris le contrôle du secteur après avoir bombardé les positions rebelles[11].

Le 19 février 2013, les rebelles déploient des camions chargés de canons anti-aériens dans le district de Jobar afin de consolider leurs progrès réalisés dans le quartier Est de Damas[12]. Le 20 février 2013, un Scud syrien touche le centre de commandement de la brigade insurgée Liwa al-Islam à Douma, blessant son commandant, Sheikh Zahran Alloush et tuant d'autres rebelles[13].

Damas (Dimashq) au sud-ouest syrien (Carte ONU)

Le 21 février 2013, trois attentats à la voiture piégée visent des cibles de l'armée dans le quartier Barzeh de Damas. L'OSDH affirme que 22 personnes, la plupart des soldats, ont été tués[14]. Le lendemain, un nouvel attentat fait au moins 83 morts à Damas. Les séries d'attentats meurtriers qui frappent la Syrie depuis le début de l'année 2013 sont revendiqués pour la plupart par le Front jihadiste Al-Nosra. Ce groupe est placé par Washington sur sa liste des organisations dites "terroristes"[15].

Le 25 février 2013, alors que les positions des groupes armés semblent figées, le chef de la diplomatie syrienne Walid al-Mouallem affirme pour la première fois que le régime est prêt au dialogue avec les rebelles armés. Mais trois jours plus tard, Washington opposera une fin de non recevoir en annonçant la fourniture pour la première fois d'aides directes à la rébellion. Deux jours plus tard, l'OSDH affirme que les rebelles ont tiré plusieurs obus de mortier sur le département militaire, judiciaire et de littérature de l'université de Damas.

Le 2 mars 2013, des combats sont signalés à Daraya entre l'armée et les rebelles après que ces derniers aient pris en embuscade une colonne syrienne tentant de pénétrer dans la ville[16]. Le 3 mars 2013, des tirs de roquette rebelles touchent les quartiers-généraux de l'armée syrienne, à Damas[17]. Le 12 mars 2013, trente déserteurs sont tués près de Damas, dans une embuscade loyaliste alors qu'ils tentaient de rejoindre l'est de Ghouta sous contrôle rebelle[18].

Le 18 mars 2013, les rebelles attaquent au mortier le palais présidentiel et l'aéroport international de la capitale. Il n'y a aucune certitude qu'il y ait eu des pertes parmi les rangs de l'armée loyaliste[19]. Le 25 mars 2013, les insurgés lancent l'un des plus importants bombardements du centre de Damas depuis le début du conflit. Des mortiers touchent la place Ummayad, les quartiers-généraux du Parti Baas, les services de renseignement de l'armée de l'air et la télévision d'État, progressant dans le district de Kafr Sousa[20]. Le 28 mars 2013, des tirs de mortiers rebelles touchent l'université de Damas, tuant 15 étudiants et en blessant 7 autres[21].

Contre-offensive loyaliste[modifier | modifier le code]

Contre-offensive: Situation stratégique et évolution actuelle du front (clic sur l'image pour l'agrandir).

Le 7 avril 2013, l'armée syrienne, soutenue par ses chars, lance une contre-offensive à l'Est de Damas. Elle impose bientôt un siège au district de Ghouta sous contrôle rebelle[22].

Le 15 avril 2013, au moins vingt personnes sont tuées dans des raids aériens et des barrages d'artillerie gouvernementaux au nord-est de Damas. Les rebelles se regroupent dans les quartiers de Qaboun et Barzeh afin de limiter le risque d'être exposés à d'éventuelles armes chimiques et ainsi combattre les forces gouvernementales dans des combats rapprochés[23].

Le 24 avril 2013, l'armée syrienne reprend le village d'Otaiba à l'est de Damas, qui était occupé depuis huit mois par les rebelles. Les loyalistes reprennent aussi le contrôle de plusieurs villages près de la frontière libanaise. Les rebelles, qui commencent à reculer, accusent le Hezbollah d'envoyer des « troupes d'élite » afin de soutenir al-Assad [24].

Le 28 avril 2013, un avion israélien exécute un survol du palais présidentiel à Damas. Selon l'ASL, il vient d'attaquer un centre de recherche d'armes chimiques, près de Damas[25].

Le 29 avril 2013, le Premier ministre syrien Wael al-Halki échappe de peu à une tentative d'assassinat: sa voiture a été la cible d'un attentat à la bombe dans le district de Mazzeh à Damas[26]. Le 30 avril, une bombe explose dans le centre-ville de Damas, tuant au moins 13 personnes[27].

Le 5 mai 2013, ce sont 6 attaques aériennes israéliennes qui sont menées contre des cibles militaires dans la région de Damas. Israël a aussi lancé des roquettes sur le centre de recherches de Jamraya (nord de Damas) que son aviation avait déjà attaqué le 29 janvier 2013. Une quinzaine de soldats syriens ont été tués[28],[29],[30]. Le 27 mai 2013, un journaliste du journal français "Le Monde" écrit que les forces de Bachar el-Assad auraient utilisé des armes chimiques dans la région de la capitale[31].

Carte de la "Vieille ville" (au centre de Damas), située au sud de la rivière Barada et à l'ouest du district de Jobar

Le 2 juin 2013, un attentat à la voiture piégée, dans le district de Jobar, tue au moins huit soldats et blesse des civils[32]. Le 4 juin 2013, la télévision d'État syrienne indique que l'armée a repoussé les rebelles hors du district de Jobar[33]. Le 11 juin 2013, 27 rebelles sont tués dans une embuscade tendue par l'armée dans l'est du district de Ghouta alors qu'ils tentaient de percer le blocus militaire; ceci afin de permettre l'arrivée de renforts et d'approvisionnements[34].

Le 15 juin 2013, la télévision d'État syrienne indique que l'armée a repris le contrôle d'Ahmadiyeh dans la banlieue de Damas[35]. Trois jours plus tard, l'armée syrienne lance vainement des opérations militaires afin de reprendre le contrôle du district de Qaboun[36].

Le 19 juin 2013, le Hezbollah et l'armée loyaliste livrent bataille aux rebelles près de l'hôpital de Khomeini. Le lendemain, les forces gouvernementales continuent leur progression. Ils reprennent du terrain en capturant plusieurs villages près de Damas. Dans le même temps, les rebelles indiquent être toujours encerclés dans le district de Ghouta où ils sont isolés[37].

Le 21 juillet 2013, les forces loyalistes tuent 49 combattants rebelles, sur un faubourg stratégique de Damas, près d'Adra. La route était utilisée par les rebelles depuis plusieurs mois pour faire entrer des armes à Damas [38]. Le 7 août 2013, plus de soixante rebelles sont tués par l'armée syrienne, dans un secteur au nord-est de Damas et à l'ouest de la ville industrielle d'Adra, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) qui les qualifie de "martyrs"[39].

Le 1er octobre 2013, les rebelles pénètrent de nouveau dans le district de Jobar, aidés par l'armement lourd saoudien.

Accusations d'emploi de gaz sur la capitale[modifier | modifier le code]

Depuis la mi-août 2013, une opération multi-partite anti-Assad aurait commencé pour renverser la situation difficile des rebelles. Des éléments de l'opposition syrienne, encadrés par des commandos américains, israéliens, et jordaniens se seraient mis en route en direction de Damas. Ils auraient franchi la frontière le 17 août, et passé par la région de Deraa[40].

Le 21 août 2013, des attaques chimiques sur Damas auraient fait 1 300 morts et 3 600 blessés dans le district de Ghouta, selon l'opposition syrienne. Ses alliés américains, israéliens, français, jordaniens et saoudiens évoquent dans les médias une utilisation de gaz sarin provenant de stocks d'armes syriennes de destruction massive disséminés sur plusieurs sites militaires du pays. Ils envisagent au plus tôt des bombardements conjoints "punitifs" sur la Syrie, dans le but d'affaiblir l'armée loyaliste.

Article détaillé : Massacre de la Ghouta.
Emplacements possibles d'explosions chimiques le 21 août 2013.

Le 25 août 2013,le gouvernement syrien se défend d'avoir réalisé toute attaque chimique et propose aux inspecteurs de l'ONU d'examiner la zone où l'attaque au gaz se serait déroulée.

Le 26 août 2013, les experts de l'ONU se rendent sur place pour établir la véracité des faits, réaliser des prélèvements, examiner des malades et interroger la population, ainsi que des belligérants des deux camps.

Le 30 août 2013, les inspecteurs de l'ONU quittent la Syrie. La divulgation des résultats officiels de leurs expertises est repoussée à trois semaines (l'analyse du dossier en une semaine semble trop complexe).

Le 2 septembre 2013, dans une interview, le président syrien Bachar el-Assad explique au journaliste français Georges Malbrunot que des experts de l'ONU ont constaté dans un hôpital que des soldats loyalistes ont aussi été blessé par des gaz [41].

Le même jour, la France publie un rapport contenant une partie des documents déclassifiés sur les armes chimiques syriennes (stocks, essais et emplois). Elle affirme sans toutefois en apporter les preuves définitives (sources non citées) que du gaz sarin a été utilisé en certaines circonstances par les loyalistes syriens. La presse et autres médias français font un large écho à ce rapport [42].

Le 3 septembre 2013, dans une interview sur la chaine d'informations "Itélé", le député François Bayrou évoque ses forts doutes sur les "preuves" de bombardements chimiques syriens présentées par l'état français. Il explique que si le parlement anglais a refusé de bombarder la Syrie en représailles, c'est que le gouvernement anglais n'avaient pas de preuves satisfaisantes.

Le 6 septembre 2013, pendant une réunion internationale du G20 à Saint-Pétersbourg, en Russie, le président français François Hollande et le président américain Barak Obama ont recherché une coalition pour bombarder Damas et d'autres sites militaires loyalistes syriens. Sur les vingt grands pays du G20, seulement la moitié serait potentiellement prêt à le suivre. Dans le même temps plusieurs sondages révèlent que près des deux tiers des français et des allemands sont totalement hostiles à une intervention militaire en Syrie [43].

Pendant ce temps, les combats continuent dans le pays; et surtout dans le gouvernorat de Rif Dimashq (grande province autour de Damas) :

Un checkpoint loyaliste dans la capitale syrienne
  • Près de Damas, en début septembre, une centaine de rebelles avait été tués en seulement deux jours [44].
  • Au nord de Damas: Les combats ont repris à l'une des entrées de la cité antique chrétienne de Maaloula et à ses alentours (à une soixantaine de km au nord de Damas)[45].
  • Au centre de Damas: Le quartier de Tadamon est une zone dévastée après des mois de combats acharnés. Ce quartier est tenu par des milices de la Défense nationale créée par Bachar el-Assad. Les miliciens, aux fins d'éviter les tirs de snipers rebelles, ont posé des caméras pour surveiller les rues les plus stratégiques du quartier. Des tirs sont parfois échangés avec des rebelles infiltrés[46].
  • Dans la banlieue de la capitale syrienne à Jobar, à Daraya et Barzeh, l'offensive de l'armée syrienne continue[47].
  • Au Sud de Damas: Le 7 septembre, l'armée syrienne a bombardé dans la région de la capitale: Darayya, Kiswa et Maqbaliya, Mouadamiyat el-Chem et Zamalka, des localités tenues par les rebelles, selon l'OSDH.
  • Enfin dans l'ensemble du pays, l'aviation du régime a lancé des raids sur des positions rebelles dans les régions de Deraa (sud), Raqqa (nord) et Idleb (nord-ouest).

Contre-offensive rebelle (octobre 2013)[modifier | modifier le code]

Le 23 octobre 2013, un assaut coordonné de plusieurs factions rebelles parvient à prendre le puissant complexe loyaliste de Tameco. Au moins 70 soldats sont tués et la voie est désormais grande ouverte sur le centre-ville via le quartier de Zablatani. Les combats se déroulent désormais à 2 kilomètres du palais présidentiel. Dans la nuit du 23 au 24 octobre, les rebelles bombardent l'aéroport international de Damas ainsi qu'une centrale thermique du sud de la ville, occasionnant une coupure de courant massive dans les gouvernorats de Damas, Deraa et Homs. Profitant du chaos engendré par la coupure d'électricité et par la nuit, les rebelles lancent une offensive massive pendant la nuit sur le quartier de Zablatani et prennent les loyalistes par surprise ; les combats sont également très intenses dans le district de Jobar, à l'intérieur de Damas.

Perspectives[modifier | modifier le code]

De cette guerre syrienne axée sur la conquête de Damas, fief politique des alaouites ou « Nusayri » de Syrie, on pourrait se demander si "le jeu en vaut vraiment la chandelle". Car les divers coûts de cette guerre syrienne explosent:

  1. en termes de vie humaine, plus de 100.000 morts militaires et civils, auxquels on pourra ajouter au moins autant de blessés et estropiés à vie
  2. les coûts de la reconstruction immobilière seront énormes
  3. l’inestimable patrimoine syrien ancien est en grand danger. Une partie est malheureusement déjà détruit et perdu à jamais
  4. au fur et à mesure que le conflit s'intensifie, les désordres écologiques et pollutions vont de plus en plus fortement influer sur la vie des syriens et de leurs futures générations :
    • actuellement les villes et villages bombardés sont de plus en fortement touchés. Les territoires sont minés. Des agents toxiques sont libérés lors des explosions, etc
    • et en cas d'intervention directe des occidentaux alliés des rebelles: les risques de bombardements de sites de stockage de munitions et de gaz sont importants. Et il y a une forte probabilité d'irradiation nucléaire et contamination radioactive suites à des emplois de missiles, obus, et autres munitions à l'uranium appauvri;
  5. en terme strictement financiers, les budgets explosent déjà. En avril 2012, la seule aide américaine en faveur des réfugiés de la guerre de Syrie s’élevait déjà à 510 millions de dollars et son soutien aux rebelles « modérés » en guerre contre le régime, à plus de 250 millions de dollars [48].
  6. Enfin, en cette région du Machrek ou Proche-Orient, les risques d'externalisation politique et militaire, voir de mondialisation du conflit, sont très importants. La flotte de guerre des occidentaux au couchant de la mer Méditerranée ne fait que croitre (U.S.A, Chine, France, Russie, Syrie, etc). Les risques d'incidents militaires maritimes augmentent. Et du côté terrestre, les incidents avec les pays limitrophes de la Syrie (Turquie, Liban, Israël ne font que s'intensifier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Heavy fighting continues in Mliha near Damascus, The Voice of Russia, 10 janvier 2013
  2. (en) Al-Qaeda affiliate playing larger role in Syria rebellion, The Washington Post, 30 novembre 2012
  3. (en) Syrian forces kill dozens in bombardments - opposition, Reuters, 13 janvier 2013
  4. (en) Hezbollah sent 5,000 fighters to help Assad, daily reports, The Times of Israel, 8 janvier 2013
  5. (fr) Syrie: la Russie accuse les rebelles d'utiliser du gaz sarin, Le Nouvel Observateur avec AFP, 9 juillet 2013
  6. (fr) Syrie: Un centre militaire frappé par l'aviation israélienne, francetvinfo, le 31 janvier 2013
  7. (en) Israeli Strike Into Syria Said to Damage Research Site, The New York Times, 3 février 2013
  8. (fr) Syrie : chronologie d'une guerre, la rédaction de D.W (avec AFP, Reuters), actualisé depuis le 16 mai 2013 à aujourd'hui
  9. (en) Syrian rebels fight close to heart of Damascus, Reuters, 6 février 2013
  10. (en) Damascus on Edge as War Seeps Into Syrian Capital, The New York Times, 10 février 2013
  11. (en) Syrian army, rebels battle for key Damascus highway, The Times of Israel, 10 février 2013
  12. (en) Syria "Scud-type" missile said to kill 20 in Aleppo, Reuters, 19 février 2013
  13. (en) Missile blast wounds Syrian rebel commander: activists, Reuters, 20 février 2013
  14. (en) Attacks in Damascus Target Symbols of Assad Regime, The Wall Street Journal, 21 février 2013
  15. (fr) Syrie : chronologie d'une guerre, La rédaction de D.W (avec AFP, Reuters), 16 mai 2013 à aujourd'hui (actualisé)
  16. (en) Syria: Fierce clashes in provincial capital Raqqa, BBC News, 2 mars 2013
  17. (en) Rebels 'seize most of Syria police academy', BBC News, 3 mars 2013
  18. (en) Syrian forces kill 30 deserters in ambush: opposition, Reuters, 12 mars 2013
  19. (en) Syria rebels say fire mortars at president's palace, Reuters, 18 mars 2013
  20. (en) Syrian rebels bombard central Damascus, army artillery hits back, Reuters, 25 mars 2013
  21. (en) Syria crisis: University of Damascus hit by mortars, BBC News, 28 mars 2013
  22. (en) Suicide car bomber kills 15 in central Damascus, Reuters, 8 avril 2013
  23. (en) Army bombs Damascus to halt Syrian rebels - activists, Reuters, 15 avril 2013
  24. (en) Syrian army seizes rebel town near Damascus, Al Jazeera, 25 avril 2013
  25. (fr) Rebelles syriens: Israël a attaqué le quartier général d’armes chimiques à Damas (vidéo), Alyaexpress-News, 28 avril 2013
  26. (en) Syria's PM escapes assassination attempt: state media, CTV News, 29 avril 2013
  27. (en) Central Damascus 'hit by bomb explosion', BBC News, 30 avril 2013
  28. (fr) Nouvelle attaque d'Israël en Syrie, l'Iran propose son soutien à l'armée d'Assad, Francetv info avec AFP et Reuters, 5 mai 2013
  29. (fr) Quinze soldats syriens tués dans le raid israélien près de Damas, Le Monde, 5 mai 2013
  30. (fr) Israël lance des raids aériens contre la Syrie, Le Figaro, 5 mai 2013
  31. (fr) Armes chimiques en Syrie : le débat escamoté, Le Monde, 27 mai 2013
  32. (en) Group: Blast in Damascus neighborhood kills 8, CNN, 3 juin 2013
  33. (en) Syrian army advances in Qusair and Damascus suburb, Associated Press, 4 juin 2013
  34. (en) Syrian rebels kill 60 Shi'ites in eastern town - activists, The Star, 13 juin 2013
  35. (en) Syrian troops push forward against rebels, capture Damascus suburb, Fox News, 15 juin 2013
  36. (en) Syrian army renews offensive on Damascus rebels, France 24, 22 juin 2013
  37. (en) Assad forces advance, rebels await weapons, World Bulletin, 19 juin 2013
  38. (fr) Syrie: 49-rebelles tués près de Damas, Lefigaro.fr avec Reuters, le 21 juillet 2013
  39. (fr) Syrie: 62 rebelles tués près de Damas, par Lefigaro.fr avec l'AFP, le 07/08/2013
  40. (fr) Syrie: L'opération anti-Assad a commencé, par Lefigaro.fr avec l'AFP, le 22 août 2013
  41. (fr) Mise en garde d'El Assad à la France, par Georges Malbrunot sur Lefigaro.fr avec AFP, le 22 août 2013
  42. (fr) Armes chimiques : Paris brandit les preuves, Lefigaro.fr, le 02 septembre 2013
  43. Syrie : près de deux tiers des Français sont hostiles à une action militaire
  44. Près de 90 rebelles tués en 48 heures près de Damas, lapresse, le 7 septembre 2013
  45. Syrie: reprise des combats au nord de Damas, lapresse, le 7 septembre 2013
  46. VIDEO: À Damas, les miliciens défendent la ligne de front du centre-ville, Francetvinfo, le 7 septembre 2013
  47. VIDEO Syrie : des combats font rage dans différentes villes autour de Damas, Francetvinfo, le 4 septembre 2013
  48. (fr) Bons baisers de Damas – dossier spécial Syrie, le 13 mai 2013

Liens internes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Les quartiers du District de Damas, l'un des districts du Gouvernorat de Damas

Liens externes[modifier | modifier le code]


Les batailles de Damas depuis le début de la guerre (avec cartes satellites) :