Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture

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41° 52′ 56″ N 12° 29′ 18″ E / 41.8823, 12.4883

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Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
Image illustrative de l'article Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
Organe de l'ONU
Type d'organisation Agence spécialisée de l'ONU
Acronymes ONUAA
Chef José Graziano da Silva
Statut Active
Siège Drapeau de l'Italie Rome
Création 16 octobre 1945
Site web http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/fr/
Organisation(s) parent Conseil économique et social des Nations unies
Le siège de la FAO, Rome.
FAO logotip.jpg
Lester Bowles Pearson préside une séance plénière de la conférence de fondation de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. octobre 1945

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (connue sous les sigles ONUAA ou, plus couramment, FAO soit en anglais Food and Agriculture Organization of the United Nations) est une organisation spécialisée du système des Nations unies, créée en 1945 à Québec. Son siège est à Rome, au Palazzo FAO, depuis 1951. La FAO regroupe 191 membres (190 États plus l’Union européenne)[1].

Son objectif suprême affiché est « Aider à construire un monde libéré de la faim », sa devise, inscrite sur son logotype, est « Fiat panis » (expression latine signifiant « qu'il y ait du pain (pour tous) »).

Pour aider les pays pauvres et riches à mieux maîtriser leurs ressources et à avoir une vision prospective, la FAO offre aux utilisateurs enregistrés, depuis le 1er juillet 2010, gratuitement (l'abonnement était autrefois payant) toutes les statistiques de son service FAOSTAT, la plus vaste base de données mondiale sur l'alimentation, l’agriculture et la faim[2]. Son directeur général actuel est José Graziano da Silva. Le président indépendant du Conseil est Luc Guyau.

Sommaire

Mission et activités [modifier]

La FAO a été allégée d'une partie de son mandat initial suite à la création du PAM, d'une part, et du FIDA, d'autre part, organisations également sises à Rome. Par suite, l'aide alimentaire ne relève plus de ses attributions principales.

Directeur général [modifier]

FAO et agriculture biologique [modifier]

Dans un rapport[5] sur la conférence internationale sur l'agriculture biologique et la sécurité alimentaire qui s'est tenue à Rome en mai 2007, la FAO constate que l'agriculture biologique, étendue à grande échelle, aurait un impact relativement limité sur la disponibilité alimentaires, et les prix n'évolueraient pratiquement pas. Elle souligne sa pertinence face à l'agriculture intensive usant des pesticides, des engrais issus de la pétrochimie, voire des OGM. Cette analyse est faite par rapport aux coûts, aux rendements obtenus à long terme, à une résistance accrue des écosystèmes face aux stress climatiques, à la réduction de l'utilisation des carburants fossiles et à l'indépendance qu'elle procure aux agriculteurs et aux États. Par ailleurs, elle constate que l'agriculture biologique est à même d'empêcher le gonflement des bidonvilles, de maintenir les structures rurales, notamment grâce au fait qu'elle nécessite plus de main-d'œuvre (voir http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html). Ce rapport a cependant été l’objet d’une controverse. Il émane d’une conférence accueillie par la FAO, mais certaines de ses conclusions, et notamment celle affirmant que « l’agriculture biologique devrait pouvoir produire suffisamment d’aliments pour nourrir la population mondiale actuelle » ne sont pas reconnues par l’Organisation. Une mise au point fut faite six mois plus tard par son président, Jacques Diouf, dans laquelle il précise notamment que « le potentiel de l’agriculture biologique n’est pas suffisant, loin s’en faut, pour nourrir le monde » (voir : http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000726/index.html).

Les Programmes [modifier]

Les Ambassadeurs de bonne volonté [modifier]

Le Programme des Ambassadeurs de bonne volonté de la FAO a été lancé en 1999. Son but principal est d'attirer l'attention du public et des médias sur la situation inacceptable de près d'un milliard de personnes qui continuent à souffrir de la faim et de malnutrition chronique à une époque de prospérité sans précédent. Ces personnes mènent une vie de misère et sont privées du droit de l'homme le plus fondamental: le droit à la nourriture. Les gouvernements à eux seuls ne peuvent éradiquer la faim. La mobilisation des secteurs public et privé, la participation de la société civile et la mise en commun des ressources collectives et individuelles sont autant de facteurs nécessaires pour rompre le cercle vicieux de la faim et de la sous-alimentation chronique.

En devenant des Ambassadeurs de bonne volonté de la FAO, ces personnalités (célébrités du monde de l'art, de la culture, du sport et du spectacle telles que le Prix Nobel de médecine Rita Levi Montalcini, l'actrice Gong Li, les champions de football Roberto Baggio et Raúl González, la chanteuse (diva) malienne Oumou Sangaré, la chanteuse québécoise Céline Dion et la maintenant disparue Miriam Makeba) se sont engagées à titre personnel et professionnel à affronter les questions humanitaires universelles sur lesquelles se fonde la mission de la FAO : construire un monde où règne la sécurité alimentaire pour les générations présentes et futures.

Grâce à leur talent et à leur influence, les Ambassadeurs de bonne volonté de la FAO entraînent jeunes et moins jeunes, riches et pauvres dans la lutte contre contre la faim et la pauvreté, afin que le rêve de la nourriture pour tous devienne une réalité au XXIe siècle et au-delà.

Critiques [modifier]

La FAO ne fournit pas d’aide alimentaire. Cette tâche a été confiée au Programme alimentaire mondial.

Crise [modifier]

La FAO a commandé en 2005 à un groupe d'experts un audit d'évaluation Externe indépendante[6]. Un pré-rapport[7] (fin juillet 2007) estime que la FAO est « au bord du gouffre » ; son personnel étant démotivé par des « systèmes administratifs dépassés et rigides » et une « bureaucratie tatillonne ». L'influence de la FAO « décline », ses services perdant de leur avantage comparatif, ce qui encourage les financeurs à diminuer son budget (de 370 millions d’USD/an, soit 270 millions d'€, mais qui a diminué de 20 % depuis 1995). Ses prises de position sont jugées parfois contradictoires et mal comprises ; promotion d’une agriculture productiviste d'après guerre, lutte contre la faim, puis promotion des OGM en 2004 avant d’inversement annoncer que l'agriculture biologique « avec une véritable volonté politique », pourrait contribuer à la sécurité alimentaire de la planète.
Ce pré-rapport invite la FAO à se « réinventer », son existence restant nécessaire et ses objectifs initiaux n'étant pas atteints. Elle devrait se repositionner, notamment par rapport aux ONG qui occupent une place croissante dans le domaine de l’aide alimentaire et au développement d'une agriculture durable. Le pré-rapport se conclut par 110 recommandations pour s’adapter à un contexte qui a évolué. Le rapport final est attendu en novembre 2007.

Création de la FAO [modifier]

La FAO prend la suite de l'Institut International d'Agriculture crée à Rome en 1905.

Notes et références [modifier]

  1. Depuis l'adhésion de la Russie, le 11 avril 2006, les rares États qui n'en sont pas membres sont entre autres : Brunei, le Liechtenstein, le Saint-Siège et Singapour.
  2. Accès libre et gratuit à FAOSTAT (Archives centrales de statistiques de la FAO, d'après communiqué FAO du 9 juillet 2010. Voir la page la page Support/FAQ pour plus d'explication sur l'usage de la base de données, puis la page Utilisateurs Enregistrés FAOSTAT
  3. Codex alimentarius, « Liste des Normes officielles », sur www.codexalimentarius.net, FAO/OMS. Consulté le 16 juin 2008.
  4. JECFA, FAO, « FICHE D’INFORMATION – LE JECFA », sur www.fao.org, FAO, février 2006, p. 4. Consulté le 16 juin 2008.
  5. [PDF] FAO, « Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire », RAPPORT, sur www.rue89.com, FAO, 3 - 5 mai 2007, p. 13. Mis en ligne le 30-06-2007, consulté le 16 juin 2008.
  6. Évaluation Externe Indépendante, Audit confié à 6 experts (dirigés par Leif E. Christoffersen). Sur le site de la FAO)
  7. FAO: The Challenge of Renewal An Independent External Evaluation of the Food and Agriculture Organization Rapport intermédiaire, pour consultation, en anglais (FAO)

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]