Luc Guyau

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Luc Guyau est né le 21 juin 1948 à Thorigny (Vendée). Titulaire d'un brevet de technicien agricole, il est agriculteur dans sa commune natale depuis 1970 et jusqu'en 2010, exploitant en GAEC avec son frère et un neveu une ferme de 160 ha à dominante laitière. Il a présidé le conseil de la FAO[1] de 2009 a 2013.

Responsabilités[modifier | modifier le code]

Au plan local, Luc Guyau a d'abord été président du Centre départemental des jeunes agriculteurs (1975-1978) puis président de la FDSEA de la Vendée (1984-1996).

Il a accédé à la présidence du CNJA (1982-1984), avant d'être élu président de la FNSEA de 1992 à 2001 et président du COPA (Comité des organisations professionnelles agricoles de l’Union européenne) de 1997 à 1999.

Il préside ensuite la Chambre d'agriculture de la Vendée et est vice-président de la chambre régionale des Pays de la Loire de1995 à 2010.

Luc Guyau est président de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture[2] de 2001 à 2010. Il est également membre du COPA et de la FIPA (Fédération internationale des producteurs agricoles). Il est délégué du CESE au Comité pour la sécurité alimentaire mondiale au sein de la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. De 2001 à 2011 il a été vice-président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) (France).

Il est vice-président du conseil d'administration d'AgroParisTech. Il est par ailleurs membre de l'UMP[3].

En 2009, il est choisi par le gouvernement français pour postuler à la présidence du conseil de la FAO[4]. Il y est élu lors de la conférence du 24 novembre 2009 en succession de Mohammed Saeid Noori-Naeini[1]. Il quitte alors ses fonctions nationales et locales aux Chambres d'agriculture en janvier 2010, et est remplacé à la Présidence de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture[2] par Guy Vasseur.

Le 12 janvier 2011, il est nommé inspecteur général de l'agriculture, au tour extérieur, par le conseil des ministres[5].

Le 2 juillet 2011, il est réélu au poste de Président indépendant du Conseil lors de la 37e session de la Conférence de la FAO, pour un nouveau mandat de 2 ans.

Engagements associatifs et politiques[modifier | modifier le code]

Luc Guyau est le cofondateur et le président honoraire de l’association TerrEthique[6], destinée à sensibiliser le grand public en matière d’agriculture, d’alimentation et de gestion des ressources naturelles, autour de la question « Comment mangerons-nous demain ? ». En juin 2011, il s’engage sur la question de la révision du Programme européen d’aide aux plus démunis, alertant l’opinion publique sur la nécessité de parvenir rapidement à un accord afin d’assurer le financement européen des associations d’aide alimentaire. Le 14 novembre 2011, un accord est trouvé afin d’assurer le financement du PEAD pour 2012 et 2013[7]. Fin 2011, il contribue à mettre en avant la question de l’alimentation des villes, prise en compte à la FAO par l'initiative inter-disciplinaire "Des aliments pour les villes"[8], en interrogeant la validité des processus d’urbanisation actuellement en œuvre à travers le monde. Dans ce cadre, il dénonce des dynamiques d’urbanisation conduisant à la « bidonvilisation » des périphéries urbaines et à des conflits d’occupation des sols. Dans ce cadre il plaide pour la mise en place de politiques de « cohérence alimentaires » considérant avec acuité les relations villes-campagnes dans leur dimension agricole et alimentaire et garantissant un développement équilibré des deux espaces.

Mise en examen et relaxe[modifier | modifier le code]

Relaxé en 2008, Luc Guyau avait été mis en examen en 2004, et renvoyé en correctionnelle le 29 novembre 2007 pour « abus de biens sociaux, complicité et recel » avec sept autres personnes du ministère de l'Agriculture et du monde agricole. Luc Guyau et les sept coprévenus, qui étaient soupçonnés d'avoir détourné 16 millions d'euros au profit de la FNSEA entre 1991 et 1999[9], ont été relaxés le 5 décembre 2008 par le tribunal correctionnel de Paris.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Sa vision de l'agriculture, basée sur l'équilibre entre les hommes, les produits et les territoires, est détaillée dans deux ouvrages :

  • La Terre, les paysages et notre alimentation, Éditions du Cherche Midi, 1998
  • Le Défi paysan, Éditions du Cherche Midi, 2000

Il a également publié:

  • À quoi sert une Chambre d'agriculture ?, Éditions de l'Archipel, 2000

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]