Briffons

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Briffons
Le village de Briffons en 2011.
Le village de Briffons en 2011.
Blason de Briffons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Bourg-Lastic
Intercommunalité Communauté de communes Sioulet-Chavanon
Maire
Mandat
Jean-Pierre Legoy
2014-2020
Code postal 63820
Code commune 63053
Démographie
Population
municipale
297 hab. (2011)
Densité 7,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 59″ N 2° 39′ 26″ E / 45.6997, 2.6572 ()45° 41′ 59″ Nord 2° 39′ 26″ Est / 45.6997, 2.6572 ()  
Altitude Min. 735 m – Max. 1 002 m
Superficie 40,32 km2
Localisation

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Briffons

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Briffons

Briffons est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme, en région d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Briffons est arrosée par la Clidane et par le ruisseau de Cornes qui y prennent leur source.

L’ensemble de la commune sont les Bregéroux[Quoi ?]. La commune est divisée en trois secteurs :

  • le bourg, divisé en quatre quartiers,
  • la commune haute,
  • la commune basse.

Le bourg[modifier | modifier le code]

Le bourg est divisé en quatre quartiers :

  • la place,
  • les Bûchoux,
  • les Pelots,
  • les Pouyeux ; le quartier des Pouyeux fut quelquefois appelé le quartier des rentiers. Les habitants de ce quartier n'étant pas tous paysans, il y avait deux menuisiers, un scieur, une couturière, une modiste, c'était la raison de cette appellation.

Villages de la commune haute[modifier | modifier le code]

  • Barreix
  • Bourgeade
  • Chanonet
  • Farges
  • la Grange
  • Moulin de Donnnat
  • Moulin de Feuillade
  • Moulin de Mathieu
  • la Nugère
  • Petit Barreix
  • chez Roulet
  • Soulier
  • Taillardat

Villages de la commune basse[modifier | modifier le code]

  • Bourdelas
  • le Camp
  • Combas
  • le Goudet
  • chez Jallat
  • Laluger et le Pré Neuf
  • Larfeuille
  • Muratel et le Murguet
  • le Ribeyroux
  • Rozet

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Briffons
Saint-Germain-près-Herment SauvagnatTortebesse Prondines,
Heume-l'Église
Lastic Briffons Perpezat
enclave de Bourg-Lastic,
Saint-Sulpice
Saint-Julien-Puy-Lavèze Laqueuille

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1794 1798 Barthélémy-Antoine Barrier    
1801 1803 Michel Barrier    
1804 1812 Antoine Quainon    
1812 1813 Antoine Genestine    
1813 1815 Annet Quainon    
1815 1818 Antoine Barrier    
1819 1826 Antoine Genestine    
1826 1835 Antoine Barrier    
1836 1843 Antoine Faure    
1843 1853 Michel Desortiaux    
1853 1894 Henry Souchal    
1894 1922 Jean Quainon    
1922 1925 François Gometon    
1925 1945 François Donnat    
1945 1977 Adrien Servolle    
1977 1995 Jean-Marie Poujat    
1995 (réélu en mars 2014) en cours Jean-Pierre Legoy    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 297 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
989 965 1 023 1 200 1 027 1 007 956 942 945
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
908 897 900 856 843 848 911 846 812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
851 825 824 702 670 697 671 665 657
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
648 582 509 415 369 335 333 297 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La mine du Beix[modifier | modifier le code]

Le Beix est une mine de spath fluor sur la commune de Saint-Germain-près-Herment, à la limite de Briffons (lieu-dit actuel : le Betz). L’exploitation a commencé au début du XXe siècle. Elle employait presque 100 ouvriers dont un tiers étaient de la commune de Briffons. C'est le proche village de Rozet qui lui a fourni nombre d'ouvriers et d'ouvrières. La mine a tourné jusqu’en 1944, puis elle fut sabotée par les résistants et son exploitation ne reprit qu’en 1948.[réf. nécessaire]

Les femmes étaient embauchées pour laver et trier la pierre. Les ouvriers du fond travaillaient par roulement de trois huit, mais pas en continu : quelquefois, le poste de nuit ne travaillait pas. Une pause casse-croûte d'un quart d'heure était comprise dans la journée pour les équipes du fond. Par contre les équipes en surface devaient faire un quart d'heure de plus pour bénéficier du temps du casse-croûte, celui-ci tiré de la musette bien sûr.[réf. nécessaire]

Cette mine, qui a contribué à l’essor des villages des communes alentour[réf. nécessaire], a fermé en 1977[3].

L'église[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Madeleine.

L'église Sainte-Madeleine remonte au XIIe siècle. À cette époque un prieuré dépendant de l'abbaye bénédictine de Port-Dieu (sur la rive limousine de la Dordogne - la Cor­rèze actuelle) y fut fondé (Prioratum d'Aprifontis). Profondément transformée en style gothique au XVe siècle, l'église a reçu un nouveau clocher au XIXe siècle. En 1719, le prieur la légua au petit séminaire de Clermont-Ferrand, à charge pour ce dernier d'instruire gra­tuitement de jeunes gens. Elle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 21 août 1992[4].

Sauf quelques terres appartenant à la chartreuse du Port-Sainte-Marie (canton de Pontgibaud), Briffons dépendait de la seigneurie de Roche-fort, son prieur devait lui rendre hom­mage. Le village dut beaucoup souffrir de la guerre au XIVe siècle, comme toutes les montagnes occidentales du dépar­tement. Un bois a conservé le nom de bois des Anglais, on dit que c'était là qu'ils se cachaient et prépa­raient leurs expéditions de pillage.

Le château[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIe siècle, le prieur fit construire le château de Briffons, une maison forte consistant en un grand corps de logis flanqué de deux tours rondes dans les angles de la façade principale.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le blason de Briffons est composé de :

  • en haut à gauche : la croix de Malte sur argent, signifiant qu’une commanderie de cet ordre était établie sur la commune.
  • en haut à droite : une fontaine sur azur, faisant référence à l’étymologie de Briffons, brevis fons (petite fontaine).
  • en bas à droite : l'étui de crosse sur argent, symbolisant le prieuré de Saint-Benoît.
  • en bas à gauche : le vase de parfum sur azur, étant l'attribut de sainte Madeleine, sainte patronne de Briffons.
Blason de Briffons Blason Écartelé, au 1, d'argent à la croix de Malte de gueules, au 2, d'azur à la fontaine d'argent sortant d'une vasque d'or, au 3, d'azur à un vase de parfum d'or, au 4, d'argent à l'étui de crosse de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Beix sur le site GéoWiki, consulté le 29 juin 2014.
  4. « Église Sainte-Madeleine », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 juin 2014.