Neuf-Église

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Neuf-Église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Menat
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Menat
Maire
Mandat
Mme Karine Bournat-Gonzalez
2014-2020
Code postal 63560
Code commune 63251
Démographie
Population
municipale
299 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 50″ N 2° 53′ 26″ E / 46.0972, 2.8906 ()46° 05′ 50″ Nord 2° 53′ 26″ Est / 46.0972, 2.8906 ()  
Altitude Min. 440 m – Max. 691 m
Superficie 14,94 km2
Localisation

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Neuf-Église est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme (arrondissement de Riom, canton de Menat) et la région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Neuf-Église se compose des hameaux suivants :

  • Les Terrasses
  • Les Javions
  • Barboiron
  • Les Chers
  • Les Fougeroux
  • Chamoissoux
  • Les Beauforts
  • la Sence
  • le Piogat
  • Le Soup
  • Les Sacoutis
  • les Chabriots
  • Bray

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la paroisse de Neuf-Église englobait les hameaux qui font aujourd'hui partie des communes de Neuf-Église et de Menat. Le curé desservant l'église Saint-André de Neuf-Église, reconstruite au XVe siècle (d'où l'origine probable du nom de la commune), avait un vicaire chargé de la chapelle Saint-Pierre de Menat. À Menat, le monastère avec son église abbatiale était indépendant de la paroisse.

Le territoire de Neuf-Église dépendait de plusieurs seigneuries :

  • Une grande partie était compris dans le fief du seigneur-abbé de Menat qui avait le droit de haute et basse justice.
  • À l'ouest c'était le fief des Fougeroux.
  • Au sud du bourg, le fief de la famille Chauvigny de Blot (seigneurs de Château-Rocher et Chouvigny) dont une branche avait construit le manoir de Château-Guillon au-dessus du bourg.
  • À la lisière de la forêt des Chabriots s'élevait le Château des Bandits, une forteresse ruinée servant de repaire aux faux-sauniers, la région se trouvant à la limite des pays de grande gabelle et de l'Auvergne, pays rédimé.

À la formation des communes en 1790, Neuf-Église et Menat sont réunies en une seule commune - « Menat » - mais la mésentente perpétuelle des deux sections pousse Neuf-Église à demander son indépendance. Le processus administratif fut long, mais grâce à l'appui d'Henri Lecoq, savant géologue et doyen de la faculté des sciences de Clermont-Ferrand, propriétaire et conseiller municipal de la commune, l'affaire aboutit en 1883 bien après son décès. C'est son neveu, aussi nommé Henri Lecoq, qui fut le premier maire de Neuf-Église.

Le bourg dont les habitants entouraient l'église et la fontaine Saint-Roch (nouveau patron de l'église), se déplaça sur le plateau. Dès la fin du XIXe siècle et au XXe siècle les habitants construisirent leurs maisons autour du grand communal des chaumes. Un nouveau bâtiment pour l'école et la mairie y fut construit en 1900.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Neuf-Église fait partie du canton de Menat jusqu'en 2015 ; à l'issue du redécoupage des cantons du département, la commune sera rattachée au canton de Saint-Éloy-les-Mines[1].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1883 † 1930 Henri Lecoq   Dessinateur, premier maire de la commune, conseiller général du canton de Menat de 1889 à 1930, neveu du botaniste Henri Lecoq
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 juin 1995 Armand Mansat PCF Retraité - Conseiller général du canton de Menat (1970-1988)
juin 1995 mars 2014 Serge Laforêt PCF Retraité
mars 2014 en cours
(au 13 juillet 2014)
Mme Karine Bournat-Gonzalez[2]   Secrétaire

Démographie[modifier | modifier le code]

Comme Neuf-Église était une section de la commune de Menat jusqu'à son indépendance en 1883, aucune donnée n'est disponible avant le recensement de 1886.

Entre les recensements de 1881 et 1886, la commune de Menat perdit 719 habitants à cause de la scission. On peut donc estimer que la section de Neuf-Église représentait environ 35 % de la population communale.


En 2011, la commune comptait 299 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1886. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
797 793 801 827 834 839 740 664 624
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
601 552 502 485 425 337 304 281 272
2006 2007 2011 - - - - - -
285 287 299 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-André
  • Fontaine Saint-Roch

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  2. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 13 juillet 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]