Sillimanite

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Sillimanite[1]
Catégorie IX : silicates[2]
Sillimanite du Sri Lanka

Sillimanite du Sri Lanka
Général
Numéro CAS 12141-45-6
Classe de Strunz 9.AF.05
Formule brute Al2O5SiAl2O(SiO4)
Identification
Masse formulaire[3] 162,0456 ± 0,0018 uma
Al 33,3 %, O 49,37 %, Si 17,33 %,
Couleur incolore souvent blanc,
teinté (jaune, vert, brun...)
Classe cristalline et groupe d'espace dipyramidal;Pnma
Système cristallin orthorhombique
Réseau de Bravais primitif P
Clivage {010} parfait, {001} grossier
Habitus cristaux prismatiques allongés mal terminés
Échelle de Mohs 6,5 - 7,5
Trait blanc
Éclat vitreux
Propriétés optiques
Indice de réfraction nα = 1,653 - 1,661
nβ = 1,654 - 1,670
nγ = 1,669 - 1,684
Biréfringence 0,016 - 0,023 ; biaxe positif
Transparence transparent à translucide
Propriétés chimiques
Densité 3,23 - 3,27
Solubilité insoluble dans les acides
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La sillimanite est une espèce minérale du groupe des silicates sous groupe des nésosubsilicates de formule Al2O(SiO4) avec des traces de fer. Les cristaux mal formés ne dépassent pas 2 cm[4]

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Décrite par le minéralogiste américain Bowen en 1824[5] , son nom vient de celui du chimiste et minéralogiste américain Benjamin Silliman (1779-1864).

Topotype[modifier | modifier le code]

Chester, Comté de Middlesex, Connecticut, États-Unis.

Synonymie[modifier | modifier le code]

Cristallographie[modifier | modifier le code]

  • Densité calculée = 3,25
  • Sillimanite, andalousite et disthène, sont les trimorphes de Al2SiO5, ils peuvent coexister au point triple. Parmi ces trimorphes, la sillimanite est le polymorphe correspondant à une température élevée.

Cristallochimie[modifier | modifier le code]

  • La sillimanite donne son nom à un groupe isostructurel.
Groupe de la sillimanite

Structure[modifier | modifier le code]

Structure de la sillimanite.

La sillimanite est constituée de chaînes parallèles d'octaèdres Al06 et de tétraèdres alternativement SiO4 et AlO4.

Morphologie des cristaux : cristaux prismatiques, aciculaires[7]. Cette morphologie résulte de la structure de la sillimanite.

 

Propriétés chimiques[modifier | modifier le code]

Altérations 
La sillimanite est un minéral relativement stable, mais qui peut s'altérer en kaolinite, en muscovite ou en séricite.

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie 
Il s'agit d'un minéral fréquent dans les roches de métamorphisme thermique de degré élevé des roches argileuses, par transformation de la biotite ou de l'andalousite.

Il peut se former aussi par métamorphisme régional des roches argileuses (gneiss) à partir de muscovite et de biotite, de réactions entre staurotide et biotite ou entre staurotide et quartz, ou bien par transformation polymorphique du disthène.

Minéraux associés 
Andalousite, disthène, feldspath potassique, almandin, cordiérite, biotite, quartz

Galerie[modifier | modifier le code]

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Gisements remarquables[modifier | modifier le code]

Kef Cheraya, Cap Bougaroun, Collo, Province de Skikda[8]
Kazabazua Kornerupine occurrence, Kazabazua, La Vallée-de-la-Gatineau RCM, Outaouais, Québec[9]
Mines de Batère, Corsavy, Arles sur Tech, Pyrénées-Orientales, Languedoc-Roussillon[10]
Mine de Coustou, Vielle Aure, Vallée d'Aure, Hautes-Pyrénées, Midi-Pyrénées[11]
Ampasimainty, Betroka District, Région d'Anosy (Fort Dauphin), Province de Tuléar (Toliara)[12]

Exploitation des gisements[modifier | modifier le code]

Utilisations 
Les galets de " fibrolite " furent utilisés au néolithique pour la confection de divers instruments et outils (haches de fibrolite).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rock Forming Mineral, London,2ND,V.1A,719(1982)
  2. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. he Handbook of Mineralogy Volume II, 1995 Mineralogical Society of America by Kenneth W. Bladh, Richard A. Bideaux, Elizabeth Anthony-Morton and Barbara G. Nichols.
  5. Bowen G.T. (1824), American Journal of Science, 8, 113.
  6. Description d'une collection de Minéraux: trois volumes, Volume 1, par Armand Lévy, Henri Heuland. p. 449 1829
  7. Walter Schumann, Les Minéraux, Chantecler, Belgique-France, p. 102. Édition originale: Mineralien aus aller Welt. BLV Bestimmungsbuch © 1990 BLV Verlagsgesellschaft mbH, München, Germany, 1991.
  8. Eur. Jour. Mineral., 1996, 8, p. 625-638.
  9. Sabina, A.P. (1987) Rocks & Minerals for the collector; Hull-Maniwaki, Québec, Ottawa-Peterborough, Ontario. GSC Misc. Report 41, 41-42 p.
  10. Berbain, C., Favreau, G. & Aymar, J. (2005): Mines et Minéraux des Pyrénées-Orientales et des Corbières. Association Française de Microminéralogie Ed., 39-44
  11. DE ASCENCAO GUEDES R., TIXADOR Y., CASTERET A. & GOUJOU JC. (2002) La mine de Coustou, Vielle-Aure, Hautes-Pyrénées. Le Règne Minéral, 47, 23-31.
  12. Lacroix, A. (1922): Mineralogie de Madagascar, Tome I. Géologie-Minéralogie descriptive. A.Challamel (Éditeur), Paris. p. 323