Saint-Hilaire-la-Croix

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Saint-Hilaire-la-Croix
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement de Riom
Canton Canton de Combronde
Intercommunalité Communauté de communes des Côtes de Combrailles
Maire
Mandat
Sylvain Lelièvre
2014-2020
Code postal 63440
Code commune 63358
Démographie
Population
municipale
310 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 51″ N 3° 02′ 47″ E / 46.0475, 3.046446° 02′ 51″ Nord 3° 02′ 47″ Est / 46.0475, 3.0464  
Altitude Min. 414 m – Max. 661 m
Superficie 16,21 km2
Localisation

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Saint-Hilaire-la-Croix est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Saint-Hilaire-la-Croix fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Hilaire-la-Croix est situé à 37 km au nord de Clermont-Ferrand, sur la marge orientale du plateau des Combrailles. Elle est traversée par la RD2144 (ex RN144) qui relie Bourges à Clermont-Ferrand.

La commune s'étend sur 1621 hectares et regroupe environ 300 habitants répartis sur quatorze villages, hameaux et lieux-dits : Le Bourg, Chamalet, Le Bournet, Les Bajaris, La Rochette, Les Roches, L'Arbre de la Ronce, Le Moulin Bourret, Le Moulin Josse, Le Moulin Morel, Cébazat, Fenérol, Valmort et La Gravière.

Saint-Hilaire la Croix est parcourue de nombreux ruisseaux, principalement d'orientation nord-ouest et sud-est, qui se jettent dans la rivière de la Morge, laquelle constitue la limite méridionale de la commune. Sur l'un des affluents de la Morge "la Sep", un barrage a été aménagé. La retenue d'eau couvre une superficie totale de 33 hectares (4 500 000 m3) et permet d'irriguer les terres de Limagne en aval. Aux abords du village de Chamalet, situé au nord de la commune, le ruisseau de la Cigogne est d'orientation sud-ouest et nord-est, et alimente la Sioule. La commune est également parsemée d'une quinzaine d'étangs.

Saint-Hilaire-la-Croix fait partie de la communauté de communes des Côtes de Combrailles (dont le centre est Combronde, situé à 8 km au sud-est).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Hilaire-la-Croix est étroitement liée à celle des deux prieurés qui ont coexisté jusqu'au XIVe siècle : celui du de Lac-Rouge ou Lac-Roy qui, par déformation, donnera La Croix et celui de Saint-Hilaire dont il ne demeure que quelques pierres sur les bords de Morge.
Les religieux, chanoines réguliers de Saint-Augustin (prieuré du Lac Rouge), sont dépendants du chapitre d'Artonne et de l'évêque d'Auvergne. Ils sont en rivalité avec le prieuré de Saint-Hilaire, situé à une lieue et demi plus au sud, dépendant de l'abbaye de Mozac.
En 1324, l'annexion de ce dernier se fera au profit du Lac-Roy et progressivement, prendra forme l'identité locale et religieuses de Saint-Hilaire-Lac-Roy.
Le prieuré assure l'accueil et la sécurité des pèlerins. Il prospère au cours des XIIe et XIIIe siècles et bénéficie de nombreuses donations et de nombreux droits féodaux dont celui de haute, moyenne et basse justice.
En 1337, il eut à se défendre militairement contre le seigneur de Tournoël-Châteauneuf.
En 1600, il n'y a plus de religieux à Saint-Hilaire. Les prieurs sont devenus commendataires et ne résident plus sur place.
En 1678, le prieuré devient la propriété des pères lazaristes de Paris qui nomment le curé de la paroisse. Les bénéfices sont affectés à l'entretien des Lazaristes assurant le service de l'Hôtel des Invalides de Paris.
En 1742, le prieuré est vendu comme biens nationaux et après la Révolution et la signature du Concordat, l'église devient paroissiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Sylvain Lelièvre DVG -
mars 2008 mars 2014 Bernard Favodon FG Conseiller général du canton de Combronde depuis 1998
mars 1995 mars 2008 Jean-Claude Habrial DVG -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 310 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587 718 735 955 808 858 858 898 879
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
922 896 866 894 879 901 924 908 903
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
840 816 781 639 577 542 487 417 337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
290 239 223 219 241 234 286 310 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint-Hilaire, église romane du XIIe siècle : le portail nord avec ses deux piliers cannelés de style bourguignon, ses huit colonnes, son tympan polylobé et une archivolte extérieure sculptée de palmettes et de sept personnages dont Marie Madeleine, patronne du prieuré. La porte sud donne dans la cour du prieuré. Elle est surmontée d’un tympan plein cintre représentant le repas de Jésus chez Simon le pharisien avec Marie Madeleine aux pieds de Jésus. À l’intérieur de l’église, se remarquent de beaux chapiteaux à la croisée du transept dont le plus célèbre la danseuse et le joueur de viole.

Une statue de sainte Marie-Madeleine se trouve dans une niche vitrée et éclairée sur le bas-côté droit. Elle date du début du XVIe siècle.

  • Le prieuré du Lac-Rouge ou Lac-Roy, qui, par déformation, donnera La-Croix : l’acte de fondation du Prieuré remonte à 1128. De l’édifice initial subsiste : le pignon Ouest, les murs latéraux de la nef et certains murs du transept. Le chevet, les absidioles et l’intérieur de la nef ont été rebâtis à la fin du XIIe siècle. Le portail nord et la partie sud ont pris place dans les anciens murs latéraux également à la fin du XIIe siècle. L’ensemble des sculptures est de la même époque.
  • La croix de Jacques datée de 1573, située au centre du bourg.
  • La chapelle Sainte-Agathe située dans le hameau de Valmort datant du XIIe-XIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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