Herment

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Herment
Vue générale.
Vue générale.
Blason de Herment
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Intercommunalité Communauté de communes Sioulet-Chavanon
Maire
Mandat
Boris Souchal
2008-2014
Code postal 63470
Code commune 63175
Démographie
Population
municipale
294 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 16″ N 2° 34′ 10″ E / 45.7544444444, 2.56944444444 ()45° 45′ 16″ Nord 2° 34′ 10″ Est / 45.7544444444, 2.56944444444 ()  
Altitude Min. 671 m – Max. 830 m
Superficie 9,7 km2
Localisation

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Herment est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Campé sur sa butte basaltique à 830 m d’altitude, Herment est le premier contrefort volcanique à l’ouest du département du Puy-de-Dôme. En toile de fond, les Monts Dore, ceux du Limousin et le plomb du Cantal. Une vue exceptionnelle sur 5 départements depuis la « Promenade des Murs », site protégé qui ceint le bourg. Une petite ville médiévale construite autour de sa collégiale du XIIe siècle, classée Monument Historique. Plusieurs monuments et édifices de caractères sont également visibles.

Cette zone rurale de moyenne montagne bénéficie de l’attrait touristique des stations d’hiver et de thermalisme du massif du Sancy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Selon Val de Saunade, l'existence d'un village à l'emplacement de l'actuel bourg d'Herment remonterait à l'époque celtique ; le nom d'Herment viendrait de Herm : désert. Il n'existe cependant pas de documents historiques prouvant l'existence d'Herment avant 1145. En revanche, sur le site de Beauclair, un site archéologique a été mis au jour au XIXe siècle par Ambroise Tardieu. Les vestiges datent de l'époque romaine et selon Val de Saunade, Beauclair a été détruite au IIIe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1140, la construction d'un imposant château fort est entreprise par Robert III, Comte d'Auvergne. Sa situation géographique lui conférant toute sa puissance stratégique, autour de ce château se développe une petite ville dont l'importance va grandissante au fil des siècles.

Du fait de sa situation dans l'ouest de l'Auvergne et à proximité immédiate de la Guyenne, elle a été, pendant la guerre de Cent Ans, conquise et occupée pendant 2 ans, de 1367 à 1369, par les routiers à la solde des Anglais.

Au début du XVe siècle, et depuis une date inconnue, la ville était défendue par des murailles dont l'entretien et la garde étaient à la charge des habitants. Ceux-ci en échange, étaient dispensés du guet au château seigneurial. Vers 1434-1435, cette enceinte étant mal entretenue, les habitants entreprirent la construction d'une enceinte plus réduite pour protéger les seuls quartiers habités.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres de religion, la ville fut prise par les protestants en 1578, puis reprise par les catholiques et finalement incendiée par les Ligueurs. À la fin de l'Ancien Régime, Herment perd de son importance, faute de travail, beaucoup d'hommes émigrent saisonnièrement vers Lyon ou Bordeaux.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe, siècle, l'émigration s'accentue, les migrations perdent leur caractère saisonnier et deviennent définitives. La ville, sans grand commerce et sans grande industrie, ne peut retenir sa population qui atteint son maximum démographique vers 1850. En novembre 2008, une usine de granulés et pellets de bois ouvre ses portes à Saint-Germain-près-Herment, ce qui permet au secteur des énergies renouvelables de se développer dans la région.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Jean-Baptiste Bouyon    
1792 1793 Pierre Mazuer    
1793 1795 Louis Peyronnet de Saunnazeix    
1795 1800 François Verny    
1800 1815 Louis Peyronnet   Notaire, président du canton d'Herment
1815 1816 Léonard-Jean Bouyon    
1816 1831 Léger Pélissière    
1831 1848 François-Marie Peyronnet    
1848 1848 Stéphane Roudaire    
1848 1851 Charles-Gilbert Tardieu   Conseiller d'arrondissement et délégué cantonal
1851 1853 Antoine Porte-Passelaigue   Adjoint au maire, remplit les fonctions de maire
1853 1855 Pierre Porte-Sauty   Adjoint au maire, remplit les fonctions de maire
1855 1860 Antoine-Marien Démonteix    
1860 1866 Gervais Johannel    
1866 1867 Pierre Bourrand   Adjoint au maire, remplit les fonctions de maire
1867 1870 Louis-Annet-Félix Peironnet    
1870 1871 Pierre-Nicolas Anglade    
1871 1878 Louis-Annet-Félix Peironnet    
1878 1895 Antoine-Marien Démonteix    
1895 1902 Pierre-Emile Verny    
1902 1903 Pierre Haste   Adjoint au maire, remplit les fonctions de maire
1903 1922 Lucien Roux   Promoteur des eaux de la ville d'Herment
1922 1925 Baptiste-Frédéric-Antoine Verny    
1925 1927 Jean-Baptiste Germain    
1927 1934 Joseph Carvanier    
1934 1943 Antonin Fargeix    
1943 1965 Baptiste Verny    
1965 1968 Paul Brand   Conseiller Général du canton d'Herment
1968 1983 Émile Bertrand   Délégué départemental de l'éducation nationale
1983 2001 Paul Souchal   Vice-président du SIVOM puis de la communauté de communes Sioulet-Chavanon
2001 2008 Jeannine Hubert    
2008 2014 Boris Souchal UDI Vice-président de la communauté de communes Sioulet-Chavanon
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 294 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
696 542 559 585 564 620 533 575 543
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
526 569 600 459 510 523 522 508 516
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
538 527 483 412 397 396 423 399 364
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
407 363 367 363 350 352 289 280 294
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie, culture et vie associative[modifier | modifier le code]

Services, commerces et industrie[modifier | modifier le code]

  • Services publics :

Un centre de secours[3], une gendarmerie, un centre départemental des routes, une agence postale [4], un point vert.

  • Services de santé :

Une pharmacie, une pédicure-podologue.

  • Services à la personne :

Un syndicat intercommunal d'aide ménagère[5], un service de portage de repas à domicile.

  • Commerces :

Une boulangerie, deux épiceries, une boucherie-charcuterie, deux hôtels-restaurants, deux traiteurs, un coiffeur, un magasin de motoculture, un magasin d’électroménager, un taxi.

  • Artisans :

Trois couvreurs-zingueurs, un ramoneur, un charpentier-menuisier, un plombier-chauffagiste, deux électriciens, un plâtrier-peintre.

  • Industrie :

Le groupe industriel EO2[6], installé depuis 2008 sur le canton d’Herment, se positionne comme un acteur incontournable des énergies renouvelables et plus spécifiquement de la valorisation de la biomasse forestière, que cette usine transforme en granulés bois. Aujourd’hui, cette unité industrielle compte 35 salariés.

  • Bassin d'emploi :

Outre l’attractivité des entreprises de la filière bois et de l’usine EO2 présentent sur le secteur, Herment fait partie du bassin d’emploi du Centre Hospitalier du Pays d’Eygurande[7] (CHPE). Situé à 18 km, ce centre spécialisé sur des prises en charges spécifiques a une capacité d’hospitalisation de 170 lits et assure le suivi de 700 personnes. Le CHPE c’est aujourd’hui 360 salariés et un recrutement permanent. Enfin, situé à moins de 50 minutes de la capitale régionale, Herment bénéficie de l’attractivité du bassin d’emploi de Clermont-Ferrand. Aujourd’hui, nombreux sont les actifs à avoir concilié leur travail en ville tout en résidant sur la commune d’Herment.

Enseignement et petite-enfance[modifier | modifier le code]

  • Assistantes maternelles

Herment est doté depuis la rentrée 2011 d'une nouvelle école primaire. La commune a engagé un gros programme de restructuration qui permet d'offrir aujourd'hui un équipement pédagogique moderne.

  • Centre de loisirs

Sport et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Équipements :

Trois parcours de randonnée[9], un terrain de pétanque, et le complexe sportif Antonin Fargeix, composé d’un stade de foot, d’un terrain de tennis et d’un terrain de cross.

  • Associations sportives :

Club de football, société de pêche et société de chasse.

  • Union Sportive Herment - Puy-Saint-Gulmier[10]:

L'USHPSG regroupe deux équipes masculines : l'une en deuxième et l'autre en quatrième division, mais aussi un équipe féminine qui est inscrite au plateau de football à 7.

Culture et détente[modifier | modifier le code]

  • Équipements :

Une salle polyvalente, la bibliothèque municipale et plusieurs salles associatives.

  • Associations de détente :

Les historiales d’Herment, le comité des fêtes, le club des ainés de la butte d'Herment, la confrérie des mangeurs et ramasseurs de champignons.

  • Associations culturelles :

Association de géologie La Géode[11], association d’astronomie de Verneugheol[12], maison de pays Sioulet-Chavanon[13], association Bach en Combrailles[14], association archéologique Fines[15], association archéologique Agrippa[16].

Fêtes et traditions[modifier | modifier le code]

Cette tradition ancestrale veut que la jeunesse se procure un immense bûcher, qu’elle place dans l’endroit le plus apparent. Le soir, la masse de feu s’élève dans les airs aux cris joyeux des assistants. Aujourd’hui, cette tradition perdure : le vendredi qui suit le 24 juin, la population d’Herment partage un repas festif et à la nuit tombée se retrouve sur le point culminant du bourg pour embraser un pignon de branches de sapin, préalablement monté par les jeunes du pays.

Le vendredi qui suit le 15 août, le bourg d’Herment vit pendant trois jours une ère festive. Les hostilités sont ouvertes le vendredi et le samedi avec deux bals populaires, le concours de pétanque et la retraite aux flambeaux. Le dimanche matin a gardé son caractère traditionnel: une procession quitte l’église, descend la grand’rue et emprunte le chemin de ronde. La statue de saint Roch est portée sur un brancard surmonté d’arceaux auxquels on suspend des grappes de raisin. La statue est entourée par la bravade, c'est-à-dire huit jeunes du village, armée chacun d’un fusil. Ils tirent des salves en l’honneur du saint. Après la procession, les grains de raisin bénis qui décoraient la statue sont offerts aux fidèles et les jeunes gens vont tirer des salves devant toutes les maisons du bourg. L’après-midi dominical, c’est le défilé des chars fleuris qui assure l’animation, par la joie des plus petits et l’humour décalé des plus grands. La journée se termine par un repas et le feu d’artifice qui clôture ces trois jours de fête conviviale.

Plus qu’une tradition, la bravade est à Herment une institution. De père en fils, chaque homme du village au retour de sa conscription a porté les armes. Si l’origine de cette tradition vieille de plusieurs siècle reste incertaine, il n'en demeure pas moins que chaque année, le dimanche qui suit le 15 août, une formation de huit jeunes gens composée d’un capitaine, d’un porte drapeau et de six fantassins armés de fusils, se présentent devant l’église pour honorer le saint patron de la commune. À chaque station de la procession, la bravade tire une salve en l’honneur de saint Roch. La cérémonie terminée, la bravade poursuit son périple dans les rues du bourg et sous les ordres du capitaine tire une salve devant chaque maison où on leur donne quelques argents pour la fête et les jeux.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Promenade des Murs
ÉEtang de Farges
Collégiale Notre-Dame d'Herment

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • La Promenade des Murs (site classé) :

Le bourg d'Herment est construit au sommet d'une butte qui domine la campagne environnante. L'ancien tracé des remparts est occupé par une promenade plantée de tilleuls et d'ormeaux, d'où on bénéficie d'une très belle vue sur un horizon de prairies et de forêts limité par le massif du Sancy, les volcans d'Auvergne, le plomb du Cantal et les monts du Limousin. Cette promenade est inscrite depuis 1978 à l'inventaire des sites.

  • L’arbre du duc de Sully (arbre remarquable classé) :

Ce tilleul a été planté en 1601 par le duc de Sully afin de célébrer la naissance de Louis XIII, fils du Roi Henri IV. Depuis 2006, il est inscrit à la base de données des arbres remarquables d'Auvergne. Il est visible square du Docteur Roux.

  • Bois et forêts communales :

La commune d’Herment dispose d’un patrimoine forestier de 360 hectares, essentiellement composé de sapins et d’épicéas. Sa gestion est confiée à l’Office national des forêts (ONF). La commune a fait le choix d’une gestion forestière qui respecte le programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC), label mondial qui assure aux consommateurs l’aspect environnemental et social des produits de la filière bois, tout en garantissant une origine du bois issu de forêts gérées durablement.

  • Rivières et étangs :

Sur la ligne de partage des eaux entre le bassin de la Loire et celui de la Dordogne, Herment est triangulé par les gorges du Chavanon, la rivière de la Ramade[17] et celle du Sioulet. Sa campagne environnante est parsemée d’étangs profonds et poissonneux. Nous noterons l’étang de Farges[18] (12,5 ha), l’étang de Fayat (11 ha) et celui de Malgane (10 ha).

Patrimoine architectural et historique[modifier | modifier le code]

Érigée entre 1145 et le début du XIIIe siècle par le chapitre cathédral de Clermont sur un terrain offert par le comte d'Auvergne Robert III, la collégiale, de transition roman-gothique est unique en Auvergne. L'inspiration du maître d'œuvre traduit des influences du roman limousin. Depuis 1868, la collégiale est classée monument historique, et par sa taille le troisième édifice roman du département du Puy-de-Dôme. Elle renferme des mobiliers classés monuments historiques : Bas-relief : Vierge de Pitié[20], Fonts baptismaux[21] et Pentures de la porte occidentale[22].

  • La fontaine médiévale :

Elle date du XIVe siècle. À cette époque, elle constituait le seul point d’eau de la ville. Sa ressource provient d’un réservoir souterrain d’une profondeur de 15 pieds. Elle se situe rue de la Fontaine.

  • Le trésor de Barberol[23] :

Ce dépôt monétaire a été trouvé sur la commune d’Herment en . Les 48 monnaies datent du XIVe siècle. Toutes en or, elles ont été émises sous les règnes des rois Jean II le Bon et Charles V le Sage. Elles sont visibles lors d’expositions temporaires.

  • La chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle :

Cette chapelle est l’œuvre du chanoine Jean Robert. Construite en 1466, elle se situe dans la Grand’Rue, à côté de l’ancien hospice. Une grosse restauration de l’édifice eut lieu en 1745.

  • La maison Tardieu :

Du nom du célèbre historiographe Ambroise Tardieu qui l’habita, cet hôtel particulier du XVe siècle se caractérise par sa tour et ses balustrades sculptées. Il se situe rue Ambroise Tardieu.

  • Le tableau de sainte Radegonde (mobilier historique classé) :

Ce tableau de XVIIe siècle est connu à tort, sous le nom de « Sainte-Radegonde ». L’artiste qui demeure inconnu, a puisé son inspiration dans le thème des vanités, en mettant en scène une allégorie de la vertu. La hauteur du regard de cette femme qui renie l’amour, l’argent et le pouvoir, suggère assurément une conduite plus vertueuse. Il est visible dans la collégiale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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