Le Diable de velours

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Le Diable de velours
Auteur John Dickson Carr
Genre Roman policier
Roman fantastique
Roman historique
Version originale
Titre original The Devil in Velvet
Éditeur original Harper (É-U.)
Hamish Hamilton (R.-U.)
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis[1]
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 1951
Version française
Traducteur Jacqueline Lenclud
Lieu de parution Paris
Éditeur Librairie des Champs-Élysées
Collection Le Masque no 2258
Date de parution 1996
Nombre de pages 411
ISBN 2-7024-2620-4

Le Diable de velours (The Devil in Velvet) est un roman policier fantastique et historique américain de John Dickson Carr, publié en 1951.

Résumé[modifier | modifier le code]

En 1925, Nicholas Fenton, professeur d’Histoire à l’Université de Cambridge, scelle un pacte avec le Diable. S'il a vendu son âme au malin, ce n'est pas pour retrouver sa jeunesse ou imposer son amour à une jeune fille, mais pour remonter le temps et occuper au Parlement le siège de son homonyme et ancêtre, sir Nicholas Fenton, en l’an de grâce 1675. Ardent royaliste, le professeur veut ainsi infléchir l’histoire de l’humanité et prévenir notamment la répression anti-papiste qui doit donner lieu à des massacres sanglants quatre ans plus tard. Pourtant, le Diable l’a bien prévenu qu’un seul homme ne peut détourner le cours des événements, dut-il être un voyageur du temps.

Qu'à cela ne tienne, pour l’historien, c'est une expérience sensationnelle de vivre dans ce XVIIe siècle qu’il a étudié toute sa vie, En outre, le professeur entend aussi empêcher le meurtre à l’arsenic de Lydia, l’épouse de sir Nicholas. Cette énigme criminelle qui l’a passionné, il en connaît une bonne partie des détails par un compte-rendu de Giles Collins, l’homme de confiance de sir Fenton, un document auquel il manque toutefois les dernières pages.

Dès son réveil, un matin de 1675, dans la chambre de la maison londonienne de sir Nicholas, le professeur décide de répudier sa maîtresse, Magdalen York, également la cousine de son épouse, et qui habite sous son toit. Il lui demande de quitter sa demeure, non s’en être très étonné que cette jeune femme ait le même visage, trait pour trait, qu’une de ses élèves de 1925. Il mène ensuite une enquête rapide et découvre que la cuisinière, qu’il congédie sur-le-champ, empoisonnait à petites doses Lydia Fenton. Mais le professeur ne cherche pas à savoir qui se cache derrière cette machination, c’est pourquoi il n’est pas au bout de ses peines, d’autant que le milieu politique, auquel il est bientôt confronté, s’avère beaucoup plus retors qu’il n’avait pu l’imaginer en dépit de sa profonde connaissance du siècle.

Réception critique du roman[modifier | modifier le code]

Les critiques américains Anthony Boucher et J. Francis McComas considèrent Le Diable de velours comme un « une incroyable et parfaite fusion des récits de voyage dans le temps et de pacte avec le diable avec des intrigues historique, sentimentale et de pure détection. »[2]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Le Diable de velours occupe la 50e place au classement des cent meilleurs romans policiers de tous les temps établi par la Crime Writers' Association en 1990.

Éditions[modifier | modifier le code]

Éditions originales en anglais
  • (en) John Dickson Carr, The Devil in Velvet, New York, Harper,‎ 1951 — Édition américaine
  • (en) John Dickson Carr, The Devil in Velvet, Londres, Hamish Hamilton,‎ 1951 — Édition britannique
Éditions françaises

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'auteur est américain, bien que la première édition de ce roman soit parue en Angleterre.
  2. Anthony Boucher et J. Francis McComas. Recommended Reading. New York, The Magazine of Fantasy & Science Fiction, avril, 1952, p. 96

Source[modifier | modifier le code]

  • Roland Lacourbe, John Dickson Carr : scribe du miracle. Inventaire d'une œuvre, Amiens, Encrage, 1997, p. 111-112.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]