Yves Bonnefoy

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Yves Bonnefoy, né à Tours (Indre-et-Loire) le 24 juin 1923, est un poète, critique et traducteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Les parents d'Yves Bonnefoy, Élie Bonnefoy et Hélène Maury, originaires du Lot et de l’Aveyron, étaient venus après leur mariage s'installer à Tours, l'un comme ouvrier monteur aux ateliers des chemins de fer, l'autre comme infirmière. Un premier enfant était né en 1914, Suzanne. La famille habita rue Galpin-Thiou une maison aujourd’hui détruite par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, puis s'installa rue Lobin, deux ans avant la mort d'Élie Bonnefoy en 1936. L’été avaient lieu chaque année les voyages, évoqués dans L'Arrière-Pays, chez les grands-parents à Toirac, dans le Lot, où s'était retiré Auguste Maury, le grand-père instituteur. Yves Bonnefoy a passé les baccalauréats de mathématiques et de philosophie au lycée Descartes de Tours, où il fit la lecture, déterminante, de la Petite Anthologie du surréalisme de Georges Hugnet, prêtée par le professeur de philosophie.

Il a fait des études de mathématiques, d'histoire des sciences et de philosophie dans les classes préparatoires du lycée Descartes, puis à l'université de Poitiers, et à la Sorbonne, lorsqu'il décida en 1943 de s'installer à Paris et de se consacrer à la poésie.

Avec les surréalistes[modifier | modifier le code]

De 1945 à 1947, il fut proche des surréalistes et lié, parmi eux, avec Édouard Jaguer, Jaroslav Serpan, Yves Battistini, Jean Brun. Puis avec les poètes Gilbert Lely, Christian Dotremont et le peintre Raoul Ubac. Il créa en 1946 une revue, La Révolution la Nuit, dans laquelle il publia un fragment de son long poème encore surréaliste, Le Cœur-espace.

En 1947, Yves Bonnefoy refuse de signer le manifeste surréaliste Rupture inaugurale, prenant ainsi ses distances avec le mouvement. Le poète reproche à l'image surréaliste de faire advenir une "mauvaise présence" en substituant à la réalité une surréalité[1].

De 1949 à 1953, voyages d'études, grâce à des bourses : en Italie, aux Pays-Bas, en Angleterre. Son diplôme d’études supérieures (aujourd’hui détruit), sous la direction de Jean Wahl, porta sur Baudelaire et Kierkegaard ; puis il fut pendant trois années attaché de recherches au CNRS pour une étude de la méthodologie critique aux États-Unis.

Des amitiés se nouent ou se noueront, au-delà de la première influence surréaliste, avec Paul Celan, Georges Henein, André du Bouchet, Philippe Jaccottet, Jacques Dupin, André Frénaud, Alberto Giacometti, Pierre Klossowski, Balthus, Paul de Man, Boris de Schloezer, Gaëtan Picon, Claude Esteban, Pierre-Albert Jourdan, Salah Stétié et Jean Starobinski.

Le tournant poétique[modifier | modifier le code]

Yves Bonnefoy publie en 1953, au Mercure de France qui restera son éditeur, son premier recueil de poèmes Du mouvement et de l'immobilité de Douve.

En 1955, il réalise avec le scénariste Roger Livet un film en 35 mm de 17 min, Royaumes de ce monde, sur le sens de l'Annonciation en peinture, qui reçut le Grand prix des premières Journées Internationales du court-métrage, fondées à Tours.

Les trois volumes de poèmes des années suivantes Hier régnant désert (1958), Pierre écrite (1965), Dans le leurre du seuil (1975) ont été rassemblés, avec Du mouvement et de l'immobilité de Douve, dans un livre intitulé Poèmes en 1978. Puis ce seront Ce qui fut sans lumière en 1987, Début et fin de la neige en 1991, La Vie errante en 1993, Les Planches courbes en 2001 (inscrit au programme du baccalauréat littéraire en 2006 et 2007), La Longue Chaîne de l’ancre en 2008, Raturer outre en 2010.

Après L’Arrière-pays, de 1972, qui est un récit autobiographique dont le fil directeur est la tension entre la séduction exercée par le désir d’un ailleurs, suggéré par les œuvres de la peinture et le retour à l’ici et à la finitude, Yves Bonnefoy écrira aussi des poèmes en prose, avec Rue Traversière (1977), qui inaugure les rassemblements ultérieurs de Récits en rêve.

Les travaux critiques[modifier | modifier le code]

Les travaux historiques et critiques commencèrent à partir de 1954, avec une monographie consacrée aux Peintures murales de la France gothique. Ils se développèrent beaucoup par la suite avec notamment les ouvrages intitulés L'Improbable, 1959 ; Rimbaud par lui-même, 1961 ; Un rêve fait à Mantoue, 1967 ; Rome, 1630, 1970 ; Le Nuage rouge, 1977 ; La Vérité de parole, 1988 ; Entretiens sur la poésie (1972-1990), 1990 ; Giacometti, biographie d'une œuvre, 1991 ; Remarques sur le dessin ; Dessin, couleur et lumière, 1995 ; Théâtre et poésie. Shakespeare et Yeats, 1998 ; Breton à l’avant de soi, 2001 ; Sous l’horizon du langage, 2001 ; Remarques sur le regard, 2002 ; L’Imaginaire métaphysique, 2006 ; Goya, les peintures noires, 2006 ; La Stratégie de l’énigme, 2006 ; L’Alliance de la poésie et de la musique, 2007 ; Notre besoin de Rimbaud, 2009 ; La Communauté des critiques, 2010. Ils portent principalement sur l'histoire de la peinture, la relation des arts à la poésie, l'histoire de la poésie et son interprétation, la philosophie de l'œuvre et de l'acte poétiques.

Ils vont de pair avec une activité de traducteur de Shakespeare (une quinzaine d'ouvrages), de William Butler Yeats (Quarante-cinq poèmes de Yeats, 1989), de Pétrarque et de Leopardi, ainsi que du poète grec Georges Séféris à qui l'a lié une longue amitié ; il a conduit une réflexion sur l'acte du traducteur, réflexion engagée dans les préfaces qu'il a données à ses traductions de Shakespeare (Théâtre et poésie. Shakespeare et Yeats, 1998 ; La Communauté des traducteurs, 2000.)

À partir de 1960, Yves Bonnefoy a été régulièrement l'invité, pour des périodes d'enseignement, d'universités françaises ou étrangères, en Suisse et aux États-Unis. Il a été professeur associé au centre universitaire de Vincennes (1969-1970), à l'université de Nice (1973-1976), et à l'université d'Aix-en-Provence (1979-1981), professeur invité à l'université de Genève (1970-1971 et 1971-1972). Devenu professeur au Collège de France, il continua à donner des conférences dans de nombreux pays.

L’ensemble de ses résumés de cours au Collège de France a été publié aux éditions du Seuil en 1999 : Lieux et destins de l’image : un cours de poétique au Collège de France (1981-1993). De 1993 à 2004, il a réuni à la Fondation Hugot du Collège de France une série de onze colloques fermés sur La Conscience de soi de la poésie. Seuls trois volumes d'actes de ces colloques ont été publiés : Jouve, poète, romancier, critique (1995), Poésie et rhétorique (1997), Poésie, mémoire et oubli (2005) ainsi qu'une anthologie : La Conscience de soi de la poésie, anthologie des colloques de la Fondation Hugot (2008).

Les liens avec les autres arts[modifier | modifier le code]

Depuis les premiers volumes réalisés en collaboration avec des artistes et édités par Maeght - Pierre écrite avec Raoul Ubac en 1958 et Anti-Platon avec Joan Miró en 1962 -, Yves Bonnefoy a régulièrement publié des livres de cette nature, dans lesquels un dialogue s'engage entre les mots du poème et l'œuvre graphique qui l'accompagne, avec notamment Pierre Alechinsky, Nasser Assar, Eduardo Chillida, Claude Garache, Jacques Hartmann, Alexandre Hollan, George Nama, Farhad Ostovani, Antoni Tàpies, Gérard Titus-Carmel, Bram Van Velde, Zao Wou-Ki.

Yves Bonnefoy a été rédacteur de la revue L'Éphémère pendant sa durée d'existence (1966-1972) avec André du Bouchet, Louis-René des Forêts, Gaëtan Picon. Michel Leiris et Paul Celan rejoignirent en 1968 le comité de rédaction, au moment du départ de Gaëtan Picon.

Il a dirigé, chez Flammarion, la collection Idées et Recherches, une collection de référence en histoire des idées, en histoire de l’art et des systèmes iconologiques, dont le catalogue d'une quarantaine de titres en l’espace d’un peu moins de trente ans témoigne de son engagement en faveur du dialogue des savoirs : on y trouve des livres d'André Chastel, qu’il avait rencontré au début des années cinquante et sous la direction duquel il commença alors à travailler, Henri-Charles Puech, Marcel Detienne, Alexandre Leupin, Oleg Grabar, Rolf Stein, Louis Grodecki, Jurgis Baltrusaitis, Erwin Panofsky, Marc Fumaroli, Hubert Damisch, Georges Didi-Huberman, André Green, Oskar Bätschmann, André Berne-Joffroy, Jean Seznec, Pierre Schneider ou Daniel Arasse.

Il fut chez le même éditeur le maître d'œuvre du Dictionnaire des mythologies et des religions des sociétés traditionnelles et du monde antique.

En 2007 le compositeur Thierry Machuel a utilisé une partie des textes du recueil Les Planches Courbes pour son oratorio intitulé L'Encore Aveugle, créé avec un chœur de lycéens musiciens issus de plusieurs lycées de la région Champagne-Ardenne.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il a été fait docteur honoris causa de très nombreuses universités à travers le monde, parmi lesquelles l’université de Neuchâtel, l’American College à Paris, l’université de Chicago, Trinity College de Dublin, les universités d’Édimbourg, de Rome, d’Oxford et de Sienne.

En 1984 le ministre Jack Lang l'a nommé Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres.

Famille[modifier | modifier le code]

Sa fille Mathilde Bonnefoy, née en 1972, est réalisatrice.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie, récits[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Peintures murales de la France gothique (1954)
  • L'Improbable (1959)
  • Arthur Rimbaud (1961)
  • La Seconde Simplicité (1961)
  • Un rêve fait à Mantoue (1967)
  • Rome, 1630 : l'horizon du premier baroque (1970), prix des Critiques 1971
  • L'Ordalie (1975)
  • Le Nuage rouge (1977)
  • Trois remarques sur la couleur (1977)
  • L'Improbable, suivi de Un rêve fait à Mantoue (1980)
  • La Présence et l'Image (leçon inaugurale au Collège de France) (1983)
  • La Vérité de parole (1988)
  • Sur un sculpteur et des peintres (1989)
  • Entretiens sur la poésie (1972-1990) (1990)
  • Alberto Giacometti, biographie d'une œuvre (1991)
  • Alechinsky, les Traversées (1992)
  • Remarques sur le dessin (1993)
  • Palézieux (1994), avec Florian Rodari
  • Dessin, Couleur et Lumière (1995)
  • La Journée d'Alexandre Hollan (1995)
  • Théâtre et Poésie : Shakespeare et Yeats (1998)
  • Lieux et Destins de l'image (1999)
  • La Communauté des traducteurs (2000)
  • Baudelaire : la tentation de l’oubli (2000)
  • L'Enseignement et l'Exemple de Leopardi (2001)
  • Breton à l'avant de soi (2001)
  • Poésie et Architecture (2001)
  • Sous l'horizon du langage (2002)
  • Remarques sur le regard (2002)
  • Des oiseaux et des mots, en introduction à Compagnies, de Stéphane Crémer (2003)
  • La Hantise du ptyx (2003)
  • Le Poète et « le flot mouvant des multitudes » (2003)
  • Le Nom du roi d'Asiné (2003) Commentaire du poème de Georges Séféris
  • L'Arbre au-delà des images, Alexandre Hollan (2003)
  • Goya, Baudelaire et la Poésie, entretien avec Jean Starobinski (2004)
  • Feuillées, avec Gérard Titus-Carmel (2004)
  • Le Sommeil de personne (2004)
  • Shakespeare & the French Poet, Chicago, University of Chicago Press 2004)
  • L'Imaginaire métaphysique (2006)
  • La Stratégie de l’énigme, (2006)
  • Goya, les peintures noires, Bordeaux, William Blake & Co, (2006)
  • Dans un débris de miroir, Galilée, (2006)
  • L’Alliance de la poésie et de la musique, Galilée (2007)
  • Ce qui alarma Paul Celan, Galilée (2007)
  • La Poésie à voix haute, La Ligne d'ombre (2007)
  • Notre besoin de Rimbaud, Seuil (2009)
  • La Communauté des critiques, Presses universitaires de Strasbourg, (2010)
  • Pensées d'étoffe ou d'argile, Coll. Carnets, L'Herne (2010)
  • Genève, 1993, Coll. Carnets, L'Herne (2010)
  • La Beauté dès le premier jour, Bordeaux, William Blake & Co (2010)
  • L'Inachevable, Entretiens sur la poésie, 1990-2010, Albin Michel (2010)
  • Le Lieu d'herbes, Galilée (2010)
  • Le Siècle où la parole a été victime, Mercure de France, (2010)
  • Sous le signe de Baudelaire, Gallimard, (2011)
  • Plusieurs raisons de peindre des arbres, avec Agnès Prévost, Éditions de Corlevour (2012)
  • Le Digamma, Galilée (2012)
  • Orlando furioso, guarito. De l'Arioste à Shakespeare, Mercure de France (2013)
  • L'Autre Langue à portée de voix, Le Seuil (2013)
  • Portraits aux trois crayons, Galilée (2013)
  • Le Graal sans la légende, Galilée (2013)

Éditions en langues étrangères[modifier | modifier le code]

L'œuvre d'Yves Bonnefoy est traduite dans plus de trente-deux langues, en particulier en anglais, en allemand et en italien ; dans cette dernière langue, toute l'œuvre poétique d'Yves Bonnefoy est rassemblée en un volume[5] de la collection « I Meridiani » ; il est le premier auteur français à y entrer de son vivant.

Traductions[modifier | modifier le code]

  • La Quête du Graal, avec Albert Béguin, Le Club du livre, 1958 ; rééd. Seuil, 1982
  • W. B. Yeats, Quarante-cinq poèmes suivi de La Résurrection, Hermann, 1989, Poésie/Gallimard, 1993
  • Keats et Leopardi, Mercure de France, 2000
  • « Dix-neuf sonnets de Pétrarque nouvellement traduits par Yves Bonnefoy », Conférence no 20, printemps 2005 ; XIX sonnets de Pétrarque, avec huit gravures de Gérard de Palézieux, Meaux, éditions de la revue Conférence, 2005.
  • William Shakespeare :
    • Henri IV, Jules César, Hamlet, Le Conte d'hiver, Vénus et Adonis, Le Viol de Lucrèce, Club français du livre, 1957-1960
    • Jules César, Mercure de France, 1960
    • Hamlet, suivi d'« Une idée de la traduction », Mercure de France, 1962
    • Le Roi Lear, Mercure de France, 1965 ; nouvelle édition précédée de « Comment traduire Shakespeare ? », 1991
    • Roméo et Juliette, Mercure de France, 1968
    • Hamlet, Le Roi Lear, précédée de « Readiness, ripeness : Hamlet, Lear », Folio, Gallimard, 1978
    • Henri IV, Théâtre de Carouge, Genève, 1981
    • Macbeth, Mercure de France, 1983
    • Roméo et Juliette, Macbeth, précédé de « L'Inquiétude de Shakespeare », Folio, Gallimard, 1985
    • Les Poèmes (« Vénus et Adonis », « Le Viol de Lucrèce », « Phénix et Colombes »), précédé de « Traduire en vers ou en prose », Mercure de France, 1993
    • XXIV Sonnets de Shakespeare, précédé de « Traduire les sonnets de Shakespeare », illustré par Zao Wou-Ki, Les Bibliophiles de France, 1994 ; Thierry Bouchard et Yves Prié, 1996
    • Le Conte d'hiver, précédé d'« Art et Nature : l'arrière-plan du Conte d'hiver », Mercure de France, 1994 ; Folio, Gallimard, 1996
    • Jules César, précédé de « Brutus, ou le rendez-vous à Philippes », Mercure de France ; Folio Gallimard, 1995
    • La Tempête, précédé d'« Une journée dans la vie de Prospéro », Folio, Gallimard, 1997
    • Antoine et Cléopâtre, précédé de « La noblesse de Cléopâtre », Gallimard, Folio-Théâtre, 1999
    • Othello, précédé de « La tête penchée de Desdémone », Gallimard, Folio-Théâtre, 2001
    • Comme il vous plaira, précédé de « La décision de Shakespeare », LGF, Le Livre de Poche, coll. Classiques, 2003
    • Les Sonnets, précédés de Vénus et Adonis et du Viol de Lucrèce, Poésie/Gallimard, 2007.
    • Pétrarque, Je vois sans yeux et sans bouche je crie. Vingt-quatre sonnets traduits par Yves Bonnefoy, Galilée, 2012

Éléments de bibliographie critique[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Richard, « Yves Bonnefoy entre le nombre et la nuit », Onze études sur la poésie moderne, Seuil, 1964
  • John E. Jackson, Yves Bonnefoy, Seghers, coll. Poètes d'aujourd'hui, 1976
  • Claude Esteban, L'Immédiat et l'Inaccessible, Galilée, 1978
  • Jean Starobinski, « Yves Bonnefoy : la poésie entre deux mondes », Critique, no 350, 1979, repris en préface à Poèmes, Poésie/Gallimard, 1982
  • Jérôme Thélot, Poétique d'Yves Bonnefoy, Droz, 1983
  • John T. Naughton, The Poetics of Yves Bonnefoy, Chicago/Londres, University of Chicago Press, 1984
  • Richard Vernier, Yves Bonnefoy ou les mots comme le ciel, Tubingen/Paris, G. Narr, /J.-M. Place, 1985
  • Gérard Gasarian, Yves Bonnefoy, la poésie, la présence, Champ Vallon, coll. Champ poétique, 1986
  • Claude Esteban, « L'Écho d'une demeure », Critique de la raison poétique, Flammarion, 1987
  • Michèle Finck, Yves Bonnefoy, le simple et le sens, José Corti, 1989
  • John E. Jackson, À la souche obscure des rêves. La dialectique de l'écriture chez Yves Bonnefoy, Mercure de France, 1993
  • Yves Leclair, « Lectures en rêve », Bonnes compagnies, éd. Le Temps qu'il fait, 1998
  • Daniel Acke, Yves Bonnefoy, essayiste : modernité et présence, Amsterdam, Rodopi, 1999
  • Patrick Née, Poétique du lieu dans l'œuvre d'Yves Bonnefoy ou Moïse sauvé, PUF, 1999
  • Claude Esteban, « Un paysage de pierres », Ce qui retourne au silence, Farrago/Léo Scheer, 2004
  • Patrick Née, Rhétorique profonde d’Yves Bonnefoy, Hermann, 2004
  • Patrick Née, Yves Bonnefoy, ministère des Affaires étrangères, Association pour la diffusion de la pensée française (ADPF), 2005
  • Arnaud Buchs, Yves Bonnefoy à l'horizon du surréalisme, Galilée, 2005
  • Dominique Combe, "Les Planches courbes" d'Yves Bonnefoy, Gallimard, coll. Foliothèque, 2005
  • Patrick Née, Yves Bonnefoy penseur de l'image, ou les Travaux de Zeuxis, Gallimard, 2006
  • Patrick Née, Pensées sur la scène primitive. Yves Bonnefoy, lecteur de Jarry et de Lely, Éditions Hermann, 2009
  • Yvon Inizan, La Demande et le don. L'attestation poétique chez Yves Bonnefoy et Paul Ricœur, Presses universitaires de Rennes (PUR), coll. Æsthetica, 2013

Catalogues d’exposition[modifier | modifier le code]

  • Yves Bonnefoy, Livres et documents, Bibliothèque nationale/Mercure de France, 1992
  • Écrits sur l’art et livres avec des artistes (exposition du château de Tours), ABM/Flammarion, 1993
  • Yves Bonnefoy : la poésie et les arts plastiques (exposition de Vevey), Vevey, Arts et Lettres, 1996
  • Yves Bonnefoy. Assentiments et partages (exposition du musée des Beaux-Arts de Tours), catalogue rédigé par J.-P. Avice, O. Bombarde, D. Lançon, P. Née, Bordeaux, William Blake & Co., 2005
  • Yves Bonnefoy. Poésie et peinture (1993-2005) (exposition du Château de Tours), Bordeaux, William Blake & Co, 2005
  • Yves Bonnefoy. École de Lorient (Patrick Le Corf - Guy Le Meaux - Yves Noblet) Peintures : Paysage, cartes et ports de mer - Galerie Mory, Besanceuil, 2007

Volumes collectifs[modifier | modifier le code]

  • Yves Bonnefoy, L’Arc (Aix-en-Provence), A. Paire éd., no 66, 1976
  • Yves Bonnefoy, numéro spécial de la revue Sud (Marseille), D. Leuwers éd., 1985
  • Yves Bonnefoy : poésie, art et pensée, Y.-A. Favre éd., Didier- Érudition, 1986
  • Yves Bonnefoy, poésie, peinture, musique, M. Finck éd., Presses de l’Université de Strasbourg, 1995
  • Yves Bonnefoy, J. Ravaud éd., Cognac, Le Temps qu’il fait, 1998
  • Yves Bonnefoy, numéro spécial de la revue Nu(e) (Nice), B. Bonhomme éd., 2000
  • Avec Yves Bonnefoy. De la poésie, F. Lallier éd., Presses universitaires de Vincennes, 2001
  • Yves Bonnefoy et le xixe siècle : vocations et filiations, D. Lançon éd., Tours, Presses de l’Université de Tours, 2001
  • Yves Bonnefoy, cahier spécial de la revue Europe, Fabio Scotto éd., (no 890-891), juin-juillet 2003
  • Yves Bonnefoy et l’Europe du XXe siècle, M. Finck, D. Lançon et M. Staiber éd., Strasbourg, Presses de l’Université de Strasbourg, 2003
  • Yves Bonnefoy et le livre, numéro spécial de la revue Le Bateau Fantôme no 4, 2004
  • Yves Bonnefoy, numéro spécial de la Revue de Belles-Lettres (Genève), A. Buchs éd., 2005, no 3-4
  • Yves Bonnefoy. Lumière et nuit des images, M. Gagnebin éd., Seyssel, Champ Vallon, 2005
  • Lire Les Planches courbes d’Yves Bonnefoy, P. Brunel et C. Andriot-Saillant éd., Vuibert, 2006
  • Yves Bonnefoy. Poésie, recherche et savoir, Daniel Lançon et Patrick Née (dir.), actes du colloque de Cerisy (août 2006), Hermann, 2007
  • Poétique et ontologie, Bordeaux, Ardua/William Blake & Co, 2007
  • Yves Bonnefoy. Traduction et critique poétique, numéro spécial de la revue Littérature, P. Née éd., no 150, juin 2008
  • Cahier Bonnefoy[6], Odile Bombarde et Jean-Paul Avice (dir.), Coll. Cahiers de L'Herne, L'Herne, 2010. Cahier de L'Herne qui contient de nombreux inédits, témoignages et études sur son œuvre (contribution d'écrivains, universitaires, et amis dont Jean Starobinski, Marc Fumaroli, Jean-Pierre Richard, Charles Rosen, Stéphane Barsacq, Jacqueline Risset, etc).
  • Poésie, arts, pensée : Carte blanche donnée à Yves Bonnefoy, textes rassemblés par Yves Bonnefoy et Patrick Née, Éditions Hermann, 2010
  • Yves Bonnefoy. Écrits récents (2000-2009), actes du colloque de Zurich (octobre 2009), Patrick Labarthe, Odile Bombarde et Jean-Paul Avice (dir.), Genève, Slatkine, 2011
  • Yves Bonnefoy. Poésie et dialogue, Michèle Finck et Patrick Werly (dir.), Presses Universitaires de Strasbourg, coll. « Configurations littéraires », 2013.

Documentation[modifier | modifier le code]

Il existe un fonds « Yves Bonnefoy » à la bibliothèque municipale de Tours, qui s'enrichit régulièrement de ses livres et des travaux critiques sur son œuvre.

Daniel Lançon, professeur à l'université de Grenoble, et auteur de L’Inscription et la réception critique de l’œuvre d’Yves Bonnefoy (thèse de doctorat dactylographiée, université Paris-VII, 1996, 4 vol.), poursuit la recension exhaustive de ses publications.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entretiens sur la poésie (1972-1990), "Entretien avec John E. Jackson sur le surréalisme" (1976), Paris, Mercure de France, 1990, p. 68-116.
  2. « La BNF acquiert un agenda inédit de Proust  », lemonde.fr, 15 octobre 2013.
  3. Référence Livres Hebdo
  4. « Yves Bonnefoy. Bio-Bibliographie », sur corlevour.fr
  5. Yves Bonnefoy, L’opera poetica, Milan, Mondadori, Fabio Scotto éd., 2010.
  6. Sommaire du Cahier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]