Edmund Husserl

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Edmund Husserl

Philosophe allemand

XXe siècle

alt=Description de l'image Edmund Husserl 1900.jpg.
Naissance 8 avril 1859
à Proßnitz, Empire austro-hongrois
Décès 26 avril 1938 (à 79 ans)
à Fribourg-en-Brisgau, Allemagne
École/tradition Phénoménologie
Principaux intérêts Logique, linguistique, épistémologie, mathématiques, psychologie, culture, imaginaire
Idées remarquables phénoménologie, épochè, intentionnalité
Œuvres principales Recherches logiques, Idées directrices pour une phénoménologie, Méditations cartésiennes, La Crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale
Influencé par Platon, Thomas d'Aquin, Descartes, Leibniz, Hume, Kant, Brentano, Stumpf, Natorp
A influencé Ajdukiewicz, Binswanger, Brandom, Derrida, Desanti, Fink, Gödel, Heidegger, Henry, Koyré, Ingarden, Leśniewski, Levinas, Marion, McDowell, Merleau-Ponty, Patočka, Ricœur, Sartre, Scheler, Schütz, Sellars, Stein, Stiegler, Weyl, Luné Roc Pierre Louis.

Edmund Husserl (8 avril 1859 - 26 avril 1938) est un philosophe autrichien de naissance puis prussien, fondateur de la phénoménologie, qui eut une influence majeure sur l'ensemble de la philosophie du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Husserl est né le 8 avril 1859 à Proßnitz en Moravie dans l'Empire austro-hongrois (actuelle République tchèque). Il fait d'abord des études en mathématiques, avec Weierstrass. Il se consacre à la philosophie dès lors qu'il veut réfléchir sur les fondements et le sens de sa science. Ses recherches le mèneront au-delà de la mathématique et il tentera de refondre l'ensemble des sciences dans la philosophie qui deviendra la science rigoureuse. Il suit les cours de Franz Brentano (qui fut aussi le professeur de Sigmund Freud) sur l’intentionnalité chez Thomas d’Aquin, qui seront à la base de ses développements phénoménologiques ultérieurs[1].

D'origine juive, il se convertit au protestantisme luthérien le 8 avril 1886. En 1887, il est Privatdozent à l'université de Halle. En 1896, il publie sa Philosophie de l'arithmétique (en), ouvrage qui défend une thèse psychologiste. C'est en 1900-1901 qu'il publie son premier grand ouvrage : les Recherches logiques, sur lesquelles il reviendra ultérieurement. Le tome I (Prolégomènes à la logique pure) critique la position psychologiste qu'il avait défendue dans son premier livre, et Husserl devient logiciste. Ensuite, il devient phénoménologue dans le tome II (Recherches pour la Phénoménologie et la Théorie de la connaissance) et critique le logicisme. Ainsi sont esquissées les trois grandes étapes de sa pensée.

En 1906, il obtient le titre de professeur titulaire à Göttingen, puis à Fribourg-en-Brisgau de 1916 à 1928. En 1913, il publie un ouvrage fondamental : les Idées directrices pour une phénoménologie (ou plus couramment : Ideen I). En 1929, il est invité en France à donner deux conférences à la Sorbonne, qui donneront les Méditations cartésiennes, texte synthétique qui esquisse les grandes questions de la phénoménologie transcendantale. Le professeur Husserl se voit interdire l'accès à la bibliothèque de l'université de Fribourg-en-Brisgau en application de la législation antisémite adoptée par les nazis en avril 1933 (et non comme le veut une légende tenace par son élève Martin Heidegger qui adhère au parti nazi (voir Heidegger et le nazisme) et parlera à ce propos après la guerre dans l'interview donnée au magazine allemand Der Spiegel de « calomnie particulièrement basse »).[réf. souhaitée] Il est radié du corps professoral en 1936. C'est à Vienne, puis à Prague, que Husserl fera ses dernières conférences.

Il meurt le 26 avril 1938, alors que le national-socialisme menace de destruction ses manuscrits inédits. Ils furent heureusement évacués à Louvain où se trouvent encore aujourd'hui les fameuses Archives Husserl, dans lesquelles près de 300 000 feuillets restent à dépouiller.

Freiburg

La radicalisation du projet cartésien[modifier | modifier le code]

Mathématicien de formation, Husserl s'intéresse d'abord à la philosophie des sciences, notamment à partir de la question des objets mathématiques. Puis, frappé par les rapports entre logique et mathématique, il en vient à étudier leur fondement commun. Toutefois, le mathématicien Gottlob Frege, le fondateur de la logique moderne et l'un des pères de la philosophie analytique, critiqua âprement la pensée de Husserl et l'accusa de psychologisme. Husserl à la manière de René Descartes, dont il revendique le projet, cherche à re-fonder la totalité des sciences à partir d'une expérience indubitable (ou apodictique). « Avec lui, la philosophie change totalement d'allure, et passe radicalement de l'objectivisme naïf au subjectivisme transcendental »[2]. Il veut cependant radicaliser cette expérience[3]. Husserl tente de refonder l'ensemble des sciences et de la philosophie. Pour constituer une philosophie comme science rigoureuse, Husserl souhaite trouver :

  • un fondement absolu apodictique
  • une méthode d'investigation permettant d'avancer dans ses recherches

« Quiconque veut vraiment devenir philosophe devra « une fois dans sa vie » se replier sur soi-même et, au-dedans de soi, tenter de renverser toutes les sciences admises jusqu'ici et tenter de les reconstruire. »[3]

Les trois grands principes de la phénoménologie transcendantale[modifier | modifier le code]

La phénoménologie transcendantale est d'abord un système méthodologique d'accès à la vérité des choses. C'est pourquoi Husserl développera toute sa vie quelques principes méthodologiques fondamentaux, sur lesquels il reviendra souvent au cours de sa carrière.

Intentionnalité[modifier | modifier le code]

L'épochè husserlienne révèle, d'un point de vue méthodologique, l'une des structures fondamentales de la phénoménologie, une structure transcendantale du cogito : l'intentionnalité. Husserl reprend ce concept de Franz Brentano. Il désigne le caractère fondamentalement orienté de la conscience vis-à-vis d'un objet, quel qu'il soit. L'intentionnalité est le fait d'« être conscient de ». La conscience n'a pas le même mode d'être que des objets physiques. Ainsi, la structure de l'intentionnalité distingue le psychique du physique.

La conscience n'est pas une boîte dans laquelle entrent des images, des perceptions, etc., elle est à chaque fois une visée (la visée intentionnelle), qui est donneuse de sens. Par exemple, la perception d'une pomme n'est pas l'imagination d'une pomme, quoique l'objet visé (ou noème) soit le même : ce qui diffère, c'est la nature de l'acte de visée (ou noèse).

L'intentionnalité a un rôle central dans la perception : nous ne percevons à proprement parler que des aspects des choses, ce que Husserl appelle des esquisses, ces dernières se succédant à l'infini et requérant une loi pour les unifier. L'intentionnalité permet cela, car elle est aussi un opérateur d'anticipations qui permet à l'esprit de combler les « blancs » ou « vides » de la perception pour constituer un objet intégral pour la conscience. Par exemple, nous ne nous contentons pas d'appréhender un dos ou un profil lorsque nous observons une personne, mais nous nous attendons à ce que les caractéristiques qui sont masquées pour la perception puissent être données, et l'intentionnalité fournit à la fois une loi qui unifie les esquisses données et celles auxquelles nous nous attendons naturellement.

La réduction phénoménologique[modifier | modifier le code]

Afin de dégager les essences à partir de l'expérience commune (Husserl dit souvent « naïve ») de la conscience, Husserl procède à une suspension de cette attitude et à un retour à l'essence même de la chose en mettant de côté le particulier. C'est la voie méthodologique des différentes sortes de réduction et de l'epochè. L'idée principale de la science phénoménologique consiste à l'intensité des questionnements : Puis-je percevoir l'etre dans sa stricte objectivité ? Ma subjectivité ne m'empêche-t'elle d'accéder a l'etre ?

L'abstraction n'existe-t-elle pas ?

L'attitude naturelle[modifier | modifier le code]

Lorsque Husserl part à la recherche d'un fondement certain, il cherche une vérité apodictique. En regardant les modes de procéder des sciences, il se rend compte qu'elles sont positives et naturellement réalistes. Il en vient naturellement à se demander si l'existence du monde est, elle aussi, une évidence apodictique[4] Il se trouve que l'objectivité du monde est naïve, chaque affirmation positive sur le monde, qui n'a pas été soumise à la réduction, est prise dans ce que Husserl appelle l'attitude naturelle.

  1. Husserl ne nie pas l'antériorité du monde dans chaque affirmation scientifique sur ce monde.
  2. Mais cette antériorité suffit-elle à rendre l'existence du monde incontestable, indubitable ?

La réduction phénoménologique[modifier | modifier le code]

Pour sortir de ce paradoxe, Husserl avance la notion d'épochè, qu'il emprunte, une fois encore, à la tradition philosophique : le terme grec a été utilisé par les Sceptiques dans le sens de « suspension du jugement ». L'épochè consiste à « mettre entre parenthèses » tout acquis préalable (jugement, opinion, croyance, hypothèse, etc.) sur un vécu de conscience quel qu'il soit, ou mieux encore, tout ce qui ne se donne pas dans l'expérience, révélant ainsi, par cette « pureté analytique » radicale, sa seule structure universelle. Elle n'est pas synonyme de la « variation eidétique », concept également forgé par Husserl et signifiant une complétude progressive, en variant les angles d'approche (mémoire, imagination, etc.). Cette notion d'épochè est définie, dans les Méditations cartésiennes, comme « la méthode universelle et radicale par laquelle je me saisis comme moi pur, avec la vie de conscience pure qui m'est propre, vie dans et par laquelle le monde objectif tout entier existe pour moi, tel justement qu'il existe pour moi ». Cette méthode résulte de l'évidence apodictique d'un ego cogito qui est universel par sa présence chez tous les êtres pensants. Cette filiation cartésienne repose sur le doute hyperbolique qui laisse place à la certitude d'un être premier : l'ego constitutif. Je ne puis douter que je doute, donc je suis.

Le cogito, ou le sujet transcendantal[modifier | modifier le code]

C'est dans le cogito que Husserl trouve le fondement absolu de sa philosophie : c'est une notion qu'il emprunte à Descartes, selon une filiation qu'il revendique explicitement dans ses Méditations cartésiennes (dont Emmanuel Lévinas assurera la traduction française avec G. Peiffer). Toutefois, Husserl radicalise le cogito cartésien, en en faisant non plus un premier axiome, mais le fondement même de tous les axiomes. Ce cogito est le moi transcendantal, c'est-à-dire le moi pur qui est dévoilé par la réduction phénoménologique. Ce moi transcendantal est distinct du moi psychologique, en tant que la psychologie étudie les phénomènes psychiques de manière objective, dans l'attitude du monde.

Pourquoi est-ce un fondement absolu ?

  • parce que c'est un principe auquel toute expérience revient, qui fonde toute expérience ;
  • parce qu'il n'est pas lui-même fondé (sans quoi l'on risquerait une régression à l'infini de principe en principe) ;
  • parce qu'il est universel, c'est-à-dire partagé par tous les humains, et en tout temps.

La critique du cogito cartésien[modifier | modifier le code]

Le cogito de Husserl est toutefois différent de celui de Descartes, car il est, pour le fondateur de la phénoménologie, « une pure intentionnalité ». Ainsi, Husserl critiquera Descartes sur le fait que ce dernier aurait réifié le cogito, en en faisant notamment un axiome, duquel seront déduits more geometrico les substances étendues, pensantes, et Dieu. Ses trois grandes critiques sont présentées dans la première des cinq Méditations cartésiennes :

  • Descartes conserve certains présupposés scolastiques, montrés notamment par Étienne Gilson[5] et Alexandre Koyré.
  • Descartes ne remet pas suffisamment en cause le primat des mathématiques. Il prend le cogito comme axiome à partir duquel seront déduites les autres entités spirituelles (les idées, notamment l'idée de Dieu) more geometrico.

Faire du cogito un axiome n'est pas suffisant, car il est le fondement de tous les axiomes. Filigrane de Husserl : Reconductibilité d'un a-priori logique à un a-priori noétique.

  • Descartes « réifie » le cogito :
    1. En faire un axiome apodictique, c'est en faire une « chose du monde », c'est l'inscrire dans une attitude naturelle qui doit rester constamment en suspens chez Husserl.
    2. En faire une res cogitans : le moi pur n'est pas une chose puisqu'il ne se donne pas à lui-même comme les choses lui sont données.

La phénoménologie comme science eidétique[modifier | modifier le code]

L'acceptation du cogito comme fondement absolu a pour conséquence naturelle de placer l'étude de la conscience au centre des préoccupations de la phénoménologie. Comme dans la Phénoménologie de l'esprit de Hegel, la phénoménologie husserlienne est donc une science de la conscience – mais c'est peut-être l'un des rares rapprochements possibles entre les deux entreprises, qui restent très différentes.

La phénoménologie est la science des phénomènes, de ce qui apparaît à la conscience. Pour rendre possible cette science, il est nécessaire de « revenir aux choses mêmes » : les décrire telles qu'elles se présentent à la conscience.

La véritable connaissance est la connaissance des essences, c'est-à-dire de ce qui demeure invariant dans les modifications de perspectives que l'esprit a sur les choses. En effet, tout objet a ses déterminations d'après la perspective de la conscience ; l'objet vécu ne sera donc donné en totalité que par la synthèse totale des points de vue. Ainsi, pour décrire la structure des phénomènes, encore faut-il que la conscience perçoive, par l'intuition, ces essences.

Par allusion à Platon, Husserl appelle essences ces structures universelles que la phénoménologie entend dégager et fonder sur le cogito. Husserl reprend ce terme, l'un des plus vieux de la philosophie, parce qu'il se situe dans une tradition philosophique qu'il entend réaliser. La philosophie est un projet consistant à vouloir dégager la structure rationnelle du monde : la phénoménologie a les moyens de réaliser ce projet.

Aperçus sur l'ontologie husserlienne[modifier | modifier le code]

On pourra se reporter à l'ouvrage de Jacques Derrida De la Grammatologie (1967) qui l'évoque dans son chapitre II et dont ces lignes sont inspirées. Il est important de comprendre que la structure hylè-morphè recoupant intuitivement le couple conceptuel matière-forme, bien qu'elle soit une composante réelle reell et on real du vécu, n'est pas en elle-même une réalité Realität. Derrida : « Quant à l'objet intentionnel, par exemple le contenu d'une image, il n'appartient réellement reell ni au monde ni au vécu ». Est-ce à dire qu'il n'a aucune consistance ? Certes non, il s'agit pour Husserl d'une composante non-réelle du vécu. Son ontologie emprunte un vocabulaire déroutant pour la tradition. La zone du vécu accueille des types de strates hiérarchisées : la réalité, la composante réelle de la structure hylé-morphé et la composante non-réelle de l'objet intentionnel. Ici, non-réel n'est aucunement synonyme d'inexistence. Simplement, l'objet intentionnel doit être appréhendé de manière nettement plus subjectiviste que les idéalités objectives platoniciennes. Conclusion : l'image acoustique par exemple, en tant qu'objet intentionnel, ne peut pas être analysée comme la copie de la réalité externe par la réalité interne. Il s'agit précisément de dépasser le modèle du portrait critiqué dans les Ideen I et de surmonter l'opposition entre la réalité extérieure et la réalité intérieure.

La postérité[modifier | modifier le code]

Edmund Husserl eut de nombreux étudiants renommés, qui développeront chacun une phénoménologie propre. Parmi ceux-là, Edith Stein et Roman Ingarden ont reçu une très forte influence.

Martin Heidegger fut son élève, bien que son œuvre se développe essentiellement vers une phénoménologie ontologique et existentiale centrée autour de la question de l'être, tandis que Husserl expose une phénoménologie transcendantale organisée autour des concepts méthodiques de réduction et d'intentionnalité qui ne se retrouvent pas tels quels chez Heidegger. Hannah Arendt eut aussi comme professeur Edmund Husserl.

Parmi ses nombreux élèves, nous pouvons également mentionner la présence d'Alfred Schütz en qui Husserl plaçait beaucoup d'espoirs, allant jusqu'à lui proposer de devenir son assistant, chose à laquelle Schütz ne répondra pas favorablement[6]. Il entretiendra néanmoins une correspondance avec le maître de Fribourg jusqu'à sa mort, et recevra de lui une influence déterminante. Les travaux de Schütz s'appuieront sur la phénoménologie de Husserl dans le but de fonder une sociologie phénoménologique, notamment autour des notions de description eidétique, d'intentionnalité et d'intersubjectivité, et portant sur les interactions sociales du monde-de-la-vie quotidienne (Lebenswelt).

Bien qu'il n'ait jamais été son étudiant, Max Scheler a aussi subi l'influence de Edmund Husserl, qu'il développa notamment dans les domaines de l'éthique et de l'affectivité. Jean-Paul Sartre développera la phénoménologie dans un sens existentiel, en subissant l'influence de Heidegger. Maurice Merleau-Ponty centrera sa phénoménologie autour de la question de la corporéité et du sensible. Paul Ricœur et Emmanuel Levinas traduiront Husserl et s'inspireront de la phénoménologie. Notons encore également les philosophes Jean-Toussaint Desanti, André Maurin et Michel Henry qui ont eux aussi permis à la phénoménologie d'entrer en France.

La phénoménologie, sous cette forme développée par Edmund Husserl, trouve aujourd'hui une application pragmatique essentielle. En psychologie clinique et en psychiatrie, elle propose une rencontre de l'autre assez originale qui dépasse l'approche séméiologique classique. Elle propose une dialectique entre le clinicien examinateur du symptôme, et le patient soumis passivement à cette investigation dont il devient objet. À cette place donnée à la rencontre vécue, proposée par la phénomènologie, chacun retrouve sa place de sujet et de sujet humain, comme pré-requis à une exploration partagée du fait réel, inter-subjective. Si l'approche phénomènologique n'est pas étrangère à de très nombreux auteurs (Sandor Ferenczi ou Jacques Lacan, pour ne citer qu'eux), certains la reprennent plus précisément et tentent de décrire sa spécificité. Arthur Tatossian (1929 - 1995), psychiatre français, reste une référence internationale toujours actuelle pour ses apports majeurs à la psychiatrie phénoménologique[7],[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • WorldCat
  • Logische Untersuchungen, Bd. I: Prolegomena zur reinen Logik, Niemeyer. (Recherches logiques)
  • Logische Untersuchungen, Bd. II/1: Untersuchungen zur Phänomenologie und Theorie der Erkenntnis, Niemeyer.
  • Logische Untersuchungen, Bd. II/2: Elemente einer phänomenologischen Aufklärung der Erkenntnis, Niemeyer.
  • Formale und transzendentale Logik. Versuch einer Kritik der logischen Vernunft, Niemeyer. (Logique formelle et logique transcendantale)
  • Erfahrung und Urteil, Meiner. (Expérience et Jugement)
  • Husserliana, volume I: Cartesianische Meditationen und Pariser Vorträge (Méditations cartésiennes).
  • Hua II: Die Idee der Phänomenologie.
  • Hua III: Ideen zu einer reinen Phänomenologie und phänomenologischen Philosophie, 1. Buch: Allgemeine Einführung in die reine Phänomenologie. (Idées directrices pour une phénoménologie pure et une philosophie phénoménologique)
  • Hua IV: Ideen zu einer reinen Phänomenologie und phänomenologischen Philosophie, 2. Buch: Phänomenologische Untersuchungen zur Konstitution.
  • Hua V: Ideen zu einer reinen Phänomenologie und phänomenologischen Philosophie, 3. Buch: Die Phänomenologie und die Fundamente der Wissenschaften.
  • Hua VI: Die Krisis der europäischen Wissenschaften und die transzentale Phänomenologie: Eine Einleitung in die phänomenologische Philosophie (La Crise des sciences européennes)
  • Hua VII: Erste Philosophie (1923-1924), 1. Teil : Kritische Ideengeschichte. (Philosophie première)
  • Hua VIII: Erste Philosophie (1923-1924), 2. Teil : Theorie der phänomenologischen Reduktion.
  • Hua IX: Phänomenologische Psychologie.
  • Hua X: Zur Phänomenologie des inneren Zeitbewußtseins (1893-1917).
  • Hua XI: Analysen zur passiven Synthesis, aus Vorlesungs- und Forschungsmanuskripten 1918-1926.
  • Hua XII: Philosophie der Arithmetik.
  • Hua XIII: Zur Phänomenologie der Intersubjektivität. Texte aus dem Nachlaß, 1. Teil : 1905-1920.
  • Hua XIV: Zur Phänomenologie der Intersubjektivität. Texte aus dem Nachlaß, 2. Teil : 1921-1928.
  • Hua XXII: Aufsätze und Rezensionen (1890-1910).
  • Hua XXIII: Phantasie, Bildbewußtsein, Erinnerung. Zur Phänomenologie der anschaulichen Vergegenwärtigungen. Texte aus dem Nachlaß (1898–1925).
  • Hua XXIV: Einleitung in die Logik und Erkenntnistheorie. Vorlesungen 1906-1907.
  • Hua XXV: Aufsätze und Vorträge (1911-1921).
  • Hua XXVI: Vorlesungen über Bedeutungslehre Sommersemester 1908.
  • Hua XXVII: Aufsätze und Vorträge (1922-1937).
  • Hua XXVIII: Vorlesungen über Ethik und Wertlehre 1908-1914.
  • Hua XXX: Logik und allgemeine Wissenschaftstheorie. Vorlesungen 1917/1918 mit ergänzenden Texten aus der ersten Fassung 1910/1911.

Disponibles en français[modifier | modifier le code]

Informations données à titre indicatif, car la plupart des œuvres de Husserl sont aujourd'hui traduites et publiées en français. Nous indiquons ici les œuvres les plus célèbres.

Sur Husserl[modifier | modifier le code]

  • Renaud Barbaras, Introduction à la philosophie de Husserl, Chatou, Editions de la Transparence, 2004.
  • Bruce Bégout, La généalogie de la logique. Husserl, l'antéprédicatif et le catégorial, Paris, Vrin (Bibliothèque d’histoire de la philosophie), 2000.
  • Jocelyn Benoist, Autour de Husserl. L’ego et la raison, Paris, Vrin (Bibliothèque d’histoire de la philosophie), 1994.
  • Jocelyn Benoist, Phénoménologie, sémantique, ontologie. Husserl et la tradition logique autrichienne, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 1997.
  • Jocelyn Benoist, Intentionnalité et langage dans les Recherches logiques de Husserl, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 2001.
  • Jocelyn Benoist, Robert Brisart, Jacques English, Liminaires phénoménologiques. Recherches sur le développement de la théorie de la signification de Husserl, Bruxelles, Publications des Facultés universitaires Saint-Louis (Philosophie), 1998.
  • Jocelyn Benoist et Jean-François Courtine (éds), La Représentation vide, suivi de Les Recherches logiques, une œuvre de percée, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 2003.
  • Jocelyn Benoist et Vincent Gérard (éds), Lectures de Husserl, Paris, Ellipses (Lecture de…), 2010.
  • Rudolf Bernet, La vie du sujet. Recherches sur l’interprétation de Husserl dans la phénoménologie, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 1994.
  • Rudolf Bernet, Conscience et existence. Perspectives phénoménologiques, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 2004.
  • Françoise Dastur, Husserl. Des mathématiques à l’histoire, Paris, Presses universitaires de France (Philosophies), 1995.
  • François de Gandt, Husserl et Galilée. Sur la crise des sciences européennes, Vrin, 2005.
  • Natalie Depraz, Transcendance et incarnation. Le statut de l’intersubjectivité comme altérité à soi chez Husserl, Paris, Vrin (Histoire de la philosophie), 1995.
  • Natalie Depraz, Lire Husserl en phénoménologue. Idées directrices pour une phénoménologie (I), Paris, Presses universitaires de France (Série philosophie), 2008.
  • Jacques Derrida, « Introduction », in Husserl, E., L’origine de la géométrie, trad. J. Derrida, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 1962.
  • Jacques Derrida, La voix et le phénomène, Presses universitaires de France (Épiméthée), 1967, 1983 ; rééd. Presses universitaires de France (Quadrige), 2003.
  • Jacques Derrida, Le problème de la genèse dans la philosophie de Husserl (1954), Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 1990.
  • Jean-Toussaint Desanti, Phénoménologie et praxis, Paris, Éditions sociales (Essais), 1963 ; nouvelle édition : Introduction à la phénoménologie, Paris, Gallimard (Idées), 1976 ; rééd. revue Gallimard (Folio essais), 1994.
  • Nicolas Dittmar, Husserl, la légalité du vécu, Editions Dittmar, 2012.
  • Raymond Duval, Temps et vigilance, Paris, Vrin (Bibliothèque d’histoire de la philosophie), 1990.
  • Jacques English, Le vocabulaire de Husserl, Paris, Ellipses (Vocabulaire de …), 2002.
  • Jacques English, Sur l’intentionnalité et ses modes, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 2006.
  • Eugen Fink, De la phénoménologie, trad. Didier Franck, éditions de Minuit (Arguments), 1974.
  • Didier Franck, Chair et corps. Sur la phénoménologie de Husserl, Paris, Minuit (Arguments), 1981.
  • Didier Franck, Dramatique des phénomènes, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 2001.
  • Gérard Granel, Le sens du temps et de la perception chez E. Husserl, Paris, Gallimard (Bibliothèque de philosophie), 1968 ; rééd. Mauvezin, Trans-Europ-Repress, 2012.
  • Michel Henry, Phénoménologie matérielle, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 1990.
  • Martin Heidegger, Prolégomènes à l'histoire du concept de temps, Gallimard.
  • Emmanuel Housset, Personne et sujet selon Husserl, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 1997.
  • Emmanuel Housset, Husserl et l'énigme du monde, Paris, Seuil, 2000.
  • Raymond Kassis, De la phénoménologie à la métaphysique. Difficultés de l’intersubjectivité et ressources de l’intropathie chez Husserl, Grenoble, Millon (Krisis), 2001.
  • Angèle Kremer-Marietti, Cours sur la première recherche logique de Husserl, L'Harmattan, 2003.
  • Jean-François Lavigne Husserl et la naissance de la phénoménologie (1900-1913). Des Recherches logiques aux Ideen : la genèse de l’idéalisme transcendantal phénoménologique, Paris, Presses universitaires de France (Épiméthée), 2005
  • Jean-François Lavigne (éd.), Les Méditations cartésiennes de Husserl, Paris, Vrin (Études et commentaires), 2008.
  • Jean-François Lavigne, Accéder au transcendantal? Réduction et idéalisme transcendantal dans les Ideen I de Husserl, Paris, Vrin (Problèmes & controverses), 2009.
  • Emmanuel Levinas, En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger, Vrin, 1967.
  • Jan Patočka, Introduction à la phénoménologie de Husserl, trad. E. Abrams, Grenoble, Millon (Krisis), 1992, 2002.
  • Dominique Pradelle, L’archéologie du monde. Constitution de l’espace, idéalisme et intuitionnisme chez Husserl, Pays-Bas, Kluwer Academic Publishers (Phaenomenologica), 2000.
  • Paul Ricœur, À l'école de la phénoménologie, Vrin, 1986. Présentation en ligne
  • Jean-Michel Salanskis, Husserl, Les Belles Lettres, 1998.
  • Alexander Schnell, Temps et phénomène. La phénoménologie husserlienne du temps, Olms, 2004.
  • Alexander Schnell, Husserl et les fondements de la phénoménologie constructive, Grenoble, Millon (Krisis), 2007.
  • Edith Stein, Vie d'une famille juive, Ad Solem / Les Editions du Cerf, 2001.
  • Jules Vuillemin, La philosophie de l'algèbre, PUF, 1993.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Luc Solère, « La notion d’intentionnalité chez Thomas d’Aquin », Philosophie, no 24,‎ 1989 (lire en ligne)
  2. Introduction des Méditations cartésiennes, &2
  3. a et b Méditations cartésiennes, introduction
  4. Méditations cartésiennes, Ire méditation, &7
  5. Cf. Étienne Gilson, René Descartes. Discours de la méthode, texte et commentaire, Vrin, 1925.
  6. Alfred Schütz, Éléments de sociologie phénoménologique, Introduction et traduction par Thierry Blin, Paris, L'Harmattan, coll. Logiques Sociales, 1998, p. 8
  7. Arthur Tatossian, "La phénomènologie des psychoses". Le Cercle herméneutique, 1 janvier 2002
  8. Arthur Tatossian, "Psychiatrie phénomènologique". Acanthe Lundbeck. Juin 1997.