Korhogo

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Korhogo
Korhogo : l'entrée de la ville.
Korhogo : l'entrée de la ville.
Administration
Pays Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Région Région des Savanes
Maire Amadou Gon Coulibaly
Démographie
Population 225 547 hab. (?2010)
Géographie
Coordonnées 9° 27′ 41″ N 5° 38′ 19″ O / 9.461254, -5.6387339° 27′ 41″ Nord 5° 38′ 19″ Ouest / 9.461254, -5.638733  
Divers
Langue(s) parlée(s) sénoufo, français, malinké
Localisation

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Korhogo

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Korhogo

Korhogo est une ville du nord de la Côte d'Ivoire en Afrique de l'Ouest, chef-lieu de la Région des Savanes (Côte d'Ivoire), c'est aussi la cinquième métropole de Côte d'Ivoire. En langue sénoufo, Korhogo signifie « héritage ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Le département de Korhogo fait partie de la Région des Savanes, frontalière du Mali et du Burkina Faso. Korhogo se situe à 600 km d’Abidjan, la capitale économique et plus grande ville du pays et à 500 km de Yamoussoukro, la capitale politique. Son chef-lieu (9° 29′ N 5° 36′ O / 9.49, -5.6) se situe à 9 °53 de latitude nord et 6 °49 de longitude ouest.

Carte de la région de Korhogo, au nord de la Côte d'Ivoire - Image satellite
Rose des vents Ouangolodougou Rose des vents
Boundiali N Ferkessédougou
O    Korhogo    E
S
Katiola

Relief[modifier | modifier le code]

Le Mont Korhogo

Sur un relief plat parsemé d'inselbergs, une « montagnes » (terme utilisé par la population locale), le « Mont Korhogo », domine la ville. Elle est d'origine volcanique et constitue le résultat géologique de la dorsale guinéenne, ligne de montagnes qui culmine au mont Nimba à 1 752 m.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type Aw dans la Classification de Köppen : il est très chaud et très sec (du type du climat soudanais), avec, en décembre et janvier, l'harmattan, un vent puissant venu du Sahara, qui abaisse considérablement la température. La grande saison sèche (octobre - mai) précède la saison des pluies marquée par deux maxima pluviométriques, l'un en juin et l'autre en septembre[1],[2],[3].

Flore[modifier | modifier le code]

La végétation du département, comme celle de toute la région, est celle de la savane arborée ou Savane ouest soudanienne, selon la classification des écorégions définie par le World Wide Fund for Nature. Elle se caractérise par des arbres et arbustes, d'une hauteur comprise entre 8 et 12 m, disséminés avec une densité de couvert de l'ordre de 25 à 35 %.

Les flamboyants et les hibiscus sont nombreux et la savane abrite des fromagers dont le bois grisé et léger est facile à travailler, des baobabs séculaires ainsi que des anacardiers, des nérés et des karités, désignés sous le nom d'« arbres miracle » dont le fruit peut se manger tel quel ou se préparer en « beurre » qui remplace l'huile et toutes les matières grasses dans les régions de savane et qui a aussi acquis depuis quelques années une grande réputation comme produit cosmétique[4].

On y retrouve aussi les habituels arbres à fleurs tropicaux tels que les frangipaniers, les bougainvilliers, les acacias ou les ananas roses ainsi que de multiples variétés d'orchidées, spécialité du pays[5].

Faune[modifier | modifier le code]

Dans la région vivent les calaos, animaux fétiches pour les sénoufos. On y croise aussi de nombreux babouins, des guenons, des phacochères, des potamochères, des perdrix et des francolins ainsi que des antilopes, essentiellement des cobes de Buffon et des guib harnachés. On y trouve également beaucoup d'agoutis dont la chair est très appréciée et les margouillats pullulent.

Grivet de la région de Korhogo

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vervet


Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la Côte d'Ivoire.

Histoire pré-coloniale[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XVe siècle, on ne connait pas de témoignage écrit sur le peuplement de la Côte d'Ivoire, contrairement aux royaumes situés plus au nord qui ont été décrits par les colonisateurs almoravides musulmans. Les spécialistes estiment toutefois que les Sénoufos, partis du delta interne du Niger, depuis la ville de Mopti au Mali, à la recherche de bonnes terres, arrivèrent au premier millénaire dans la région où ils résident actuellement. Korhogo, protégée des incursions guerrières par le Bandama Blanc devint alors la capitale et le siège de la plus importante chefferie sénoufo[6].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, la région sera sous la domination des troupes de l'Almamy Samory Touré, fondateur de l'empire du Wassoulou[7].

La Côte d'Ivoire n'a été réellement colonisée[8] que tardivement, au regard des autres États de l'Afrique de l'Ouest. Jusqu'aux expéditions de Louis-Gustave Binger, Marchand (1887-1899), la zone forestière du centre était inconnue et le nord ne sera occupé qu'après la défaite de Samory Touré face à Gouraud, en 1898.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Bien que ses frontières aient été établies en 1904 à la suite du partage de l'Afrique entre les grandes puissances européennes qui a eu lieu au Congrès de Berlin[9], la « pacification » n'est achevée qu'en 1915[10]. De 1932 à 1947, la Haute-Volta, aujourd'hui le Burkina Faso, a été démembrée, son territoire étant partagé entre le Mali, le Niger et la Côte d'Ivoire[Note 1],[11]. Cela conduira alors la France à distinguer, administrativement, la « Basse Côte d’Ivoire » au sud et la « Haute Côte d’Ivoire » au nord, cette dernière entité incluant le territoire de l'actuel département de Boundiali.

Ceci peut être relié à la crise politico-militaire apparue violemment dans le pays à partir de septembre 2002, les habitants du nord n'étant pas considérés dans certains milieux du sud, adeptes du concept xénophobe de l'Ivoirité, comme étant de « vrais Ivoiriens » mais plutôt comme étant des maliens ou des burkinabés[12], considération accentuée par le fait que les populations qui habitent au nord du pays, sénoufos et malinkés, sont effectivement réparties sur les territoires de Côte d'Ivoire, du Mali et du Burkina Faso[Note 2] et sont en effet historiquement venues des régions situées plus au nord.

Tout au long du siècle, les habitants du département de Korhogo, comme tous ceux de l'AOF et de l'AEF, ont été soumis au travail forcé jusqu'à sa suppression en 1946 grâce à la « loi Houphouët-Boigny » qui satisfaisait les revendications du Syndicat Agricole Africain : était astreinte à 12 jours de travail annuel, toute personne de sexe masculin, de plus de 15 ans et de moins de 65 ans, et n'occupant pas de poste administratif ou militaire. De surcroit, la capitation, établie en 1901, qui devait théoriquement être perçue en argent, était souvent remplacée dans les faits par des journées de travail supplémentaire[13]. C'est d'ailleurs, pour l'essentiel, dans le cadre de ce travail forcé que s'est développée l'immigration mossi, issue de la Haute-Volta, actuellement Burkina Faso. Beaucoup de jeunes seront également soustraits de leur village et enrôlés de force dans les régiments de tirailleurs sénégalais pour participer aux conflits sur les territoires européen, indochinois et algérien[14],[15],[16]. De retour au pays, les survivants, minoritaires, sont devenus, des anciens combattants dont la pension, bien que faible et longtemps « gelée », et qui a très récemment été revalorisée à la suite du succès en France du film Indigènes[17], a fait vivre des familles entières dans les villages du département, phénomène qui, « par la force des choses », est en train de s'estomper. Il est vrai que beaucoup d'habitants du département vivent avec 15 000 Francs CFA mensuels, soit environ 25 euros (moins de 1 euro par jour), parfois même avec moins[Note 3],[18]...

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la Crise politico-militaire en Côte d'Ivoire, Korhogo a été prise le 19 septembre 2002 par les troupes du MPCI s'opposant au président de la république élu en 2000, Laurent Gbagbo.

Malgré les appels au cessez-le-feu de 2003, Korhogo est restée instable, soumise aux actions des factions rivales. Ainsi, en juin 2004, les forces loyales au chef rebelle, Guillaume Soro, ont prétendu que leurs opposants, fidèles du chef rebelle Ibrahim Coulibaly complotaient pour assassiner le secrétaire général du MPCI. Ces allégations ont déclenché des hostilités qui ont conduit à la mort de 22 personnes.

En août 2004, les militaires de l'ONU en Côte d’Ivoire, ont découvert trois charniers d'au moins 99 cadavres dans la ville[19].

Quelques jours après son arrestation survenue le 11 avril 2011 à Abidjan par les forces d'Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo fut assigné à résidence à Korhogo (son épouse Simone n'ayant pas été autorisée à le rejoindre)[20].

Administration[modifier | modifier le code]

Avant l'indépendance du pays en 1960, tout le nord de la Côte d'Ivoire était placé sous l'autorité d'un « administrateur des colonies », le « commandant du cercle de Korhogo » qui administrait tout le territoire actuellement couvert par les départements de Korhogo, Ferkessédougou, Boundiali et Tingréla. Placé sous l'autorité du gouverneur, ce fonctionnaire administrait une région du pays, appelée « Cercle », en particulier en appliquant le code de l'indigénat en vigueur dans tout l'empire colonial français jusqu'à son abrogation en 1945 grâce à l'action du sénégalais Lamine Guèye. Le gouverneur était placé sous l'autorité du gouverneur général, lui-même dépendant du Ministre des Colonies[21],[22],[Note 4],[Note 5]. L'actuel département de Korhogo était alors une « subdivision » du cercle de Korhogo après avoir été une subdivision du cercle de Sikasso, situé dans l'actuel Mali, jusqu'en 1902, les deux autres subdivisions étant celles de Boundiali et de Ferkessédougou.

Une loi de 1978[23] institua 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
1980 PDCI-RDA Homme politique élu
1985 PDCI-RDA Homme politique élu
1990 Lanciné Gon Coulibaly PDCI-RDA Homme politique élu
1995 Adama Coulibaly PDCI-RDA Homme politique élu
2001 Amadou Gon Coulibaly RDR Homme politique élu

Le département comporte plusieurs communes : Dikodougou, Guiembé, Karakoro, Komborodougou, Korhogo, M'Bengué, Napié, Niofoin, Sinématiali, Sirasso, Tioroniaradougou.

Il comporte sept sous-préfectures : M’bengué, Niofoin, Sinématiali, Tioroniaradougou, Napié, Komboro et il comprend 846 localités rurales.

Après les évènements de 2002, la ville, comme toutes les localités du nord du pays, a été placée sous l'administration du MPCI, puis des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire[24] et se trouvait de fait sous l'autorité unique d'un « commandant de zone » (« com-zone »), Fofié Kouakou Martin, désigné en 2005 par le secrétaire général des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, comme pour chacun des dix secteurs de la zone nord ivoirienne, Korhogo étant désignée depuis 2006 sous le terme de Zone no 10[25]. Cette autorité existe toujours en 2008 et cohabite avec les fonctionnaires de l'état, préfet et sous-préfet, revenus dans la région.

La mairie de Korhogo

Représentation politique[modifier | modifier le code]

Députés de Korhogo sous-préfecture
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
2001 Abou Nibi Coulibaly PDCI-RDA Homme politique élu

Le mandat de l’Assemblée nationale élue en 2001 s'achevait le 16 décembre 2005. Mais, en raison de la crise politico-militaire de 2002, les élections législatives n'ont pas eu lieu et l’Assemblée nationale en place est demeurée en fonction et a conservé ses pouvoirs.

Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie de Korhogo

La ville compte plus de 200 000 habitants en 2010. La population de Korhogo, constituée principalement de sénoufos et de malinkés est à 95 % animiste.

Évolution démographique
1922 1965 Rec. 1975 Rec. 1988 Rec. 1998 Est. 2010
4 978 [26] 24 000 45 250 109 655 142 039 225 547
Nombre retenu à partir de 1920 : Population sans doubles comptes

Langues[modifier | modifier le code]

Article connexe : Langues en Côte d'Ivoire.

Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula mais la langue vernaculaire de la région est le sénoufo. Le français effectivement parlé dans le département de Korhogo, comme à Abidjan, est communément appelé le français populaire ivoirien ou français de moussa[Note 6] qui se distingue du français standard par la prononciation et qui le rend quasi inintelligible pour un francophone non ivoirien. Une autre forme de français parlé est le nouchi, un argot parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits deux magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Korhogo accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées. Avec la présence dans la région de nombreux burkinabés venus travailler notamment dans les plantations de coton, on y parle aussi le Moré, langue des Mossis[Note 7],[27],[28].

Éducation[modifier | modifier le code]

C'est à Elima, dans le sud du pays, que sera créée la première école officielle française en Côte d'Ivoire le 8 août 1887 avec pour instituteur Fritz-Émile Jeand'heur venu d'Algérie. Elle comptait alors 33 élèves africains qui seront les premiers lecteurs en langue française. Elle fonctionnera pendant trois ans avant d'être transférée en 1890 à Assinie par Marcel Treich-Laplène, le nouveau résident de France. D'autres écoles de village seront créées à partir de 1890, à Jacqueville, Grand-Bassam, Moossou, Tabou, Béttié, localités toutes situées sur le littoral du Golfe de Guinée. Elles fonctionnaient avec des maîtres d'écoles occasionnels et regroupaient environ 200 élèves en 1895. Le premier mars 1904, il y avait 896 élèves en Côte d'Ivoire pour une population estimée un peu supérieure à deux millions d'habitants. Korhogo accueillera l'une des 18 écoles de village créées en 1903. Elle comportait 30 élèves encadrés par un instituteur. Le premier instituteur ivoirien, Loua Beugré, sera diplômé en 1912, entré à l'école normale de Saint-Louis au Sénégal en 1909, après avoir été formé à Bingerville. En 1911, il y avait, en Côte d'Ivoire, un groupe scolaire central à Bingerville, 16 écoles régionales et 26 écoles de village dont deux seulement pour tout le nord du pays, à Odienné et à Korhogo. En 1915, l'ensemble des établissements scolaires en Côte d'Ivoire accueillait Modèle:Formanum:3317 élèves encadrés par un corps enseignant qui, outre les étrangers, comportait 17 instituteurs ivoiriens et 50 moniteurs ivoiriens. En 1924, il y avait Modèle:Formanum:4354 élèves dont seulement 211 filles. En 1932, Modèle:Formanum:6722 élèves dont 627 filles étaient scolarisés.

Jusqu'au début des années 50, il n'existait pas d'école secondaire à la colonie. Les premiers élèves ivoiriens scolarisés dans un lycée le seront en France via l' Aventure 46, initiée par Félix Houphouët-Boigny, alors député du PDCI-RDA élu en novembre 1945 à l'Assemblée constituante[Note 8], et menée à bien avec l'appui du gouverneur André Latrille en dépit des fortes réticences de l'administration coloniale.

En 2008, on dénombre, dans tout le département, 265 écoles primaires, 15 établissements secondaires et un établissement d'enseignement supérieur qui est une antenne délocalisée de l'Université de Bouaké.

Enseignement supérieur
Public

Enseignement primaire
Public

  • École primaire Publique Centre

Enseignement secondaire
Lycée Public

Lycée privé

  • Lycée Les flamboyants
  • Lycée des frères salèsiens

Collège public

  • Collège La Bagoué

Collège privé

  • Collège Sainte-Élisabeth
  • Collège Nallo Bamba
  • Collège Ruth Fidèle

Le département de Korhogo compte aussi une Institution de Formation et d'Éducation Féminine située au chef-lieu, l'un des 90 centres de cette nature existant dans le pays. Cette institution a pour objet de permettre aux femmes analphabètes, aux jeunes filles non scolarisées ou déscolarisées, aux femmes agricultrices de trouver une opportunité pour le développement d'aptitudes nouvelles permettant leur insertion ou leur autonomisation[30].

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Archidiocèse de Korhogo.

Korhogo est le siège d'un archevêché catholique.

Santé[modifier | modifier le code]

Le département compte un centre hospitalier régional de 372 lits, un hôpital, 65 centres de santé, un centre de transfusion sanguine, un centre antituberculeux, des dispensaires et neuf pharmacies.

Le manque de personnel qualifié se fait sentir, comme dans toute la région des Savanes puisque pour les quatre départements qui la constituent, ceux de Boundiali, Korhogo, Tingréla et Ferkessédougou, 45 médecins exerçaient en 2001 et seulement 23 en 2005 pour une population totale de 1 215 000 habitants. Le nombre des infirmiers a également baissé de 254 à 67 sur cette même période[31].

Économie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Korhogo (code AITA : HGO, code OIAC DIKO). dispose d'une piste bitumée de 2 100 m et reçoit des vols intérieurs de la compagnie Air Ivoire. Il met Abidjan à 2h30 de vol. Des autocars de différentes compagnies assurent le voyage régulier aller-retour de Korhogo vers les autres villes ivoiriennes et vers les villes du Burkina Faso. Les villes voisines sont aussi reliées à Korhogo à l'aide de taxis brousse.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Agronomie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la région sont soit agriculteurs[32] soit éleveurs[33] s'ils ne sont ni commerçants ni artisans ni fonctionnaires.

Les aubergines, la salade, le piment, les tomates et les oignons, principales cultures maraichères, sont également cultivés de façon intensive dans le département pour alimenter le marché local qui en est gros consommateur. Ce secteur des cultures maraichères, essentiellement exploité par les femmes, bénéficie de la coopération allemande qui fournit du matériel agricole[34].

Mines[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de la région est riche de fer, d'or et de diamant.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

À la suite du désengagement de l'État ivoirien des activités productrices de coton et la privatisation de la Compagnie ivoirienne de développement du textile ( CIDT), il a été créé le 23 août 1998 par le consortium IPS (WA) et la Société Paul Reinhart Ag, la société Ivoire Coton qui est propriétaire à Korhogo de deux usines d'égrenage de coton[35]. Le coton constitue la principale richesse de la région, au point d'y être appelé l’« or blanc ».

De façon artisanale, de nombreux tisserands transforment le coton en pièces de tissu et les couturiers fabriquent ensuite des boubous[36], des pagnes et des vêtements de toute nature sur mesure à la demande des clients et clientes, la couture étant ici une activité pratiquée par la gent masculine.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

La position de carrefour de la ville de Korhogo correspond à son activité commerciale matérialisée par un marché important dont l'activité est permanente.

Culture[modifier | modifier le code]

La ville de Korhogo dispose d'une salle de cinéma fermée, à la différence de beaucoup de villes africaines dotées de cinémas en plein air. L'essentiel de sa programmation propose des films de karaté, des films égyptiens ou des films indiens venus de Bollywood. Comme dans la plupart des pays du tiers-monde, le cinéma indien est très apprécié en Afrique de l'Ouest. En 2003, il a été organisé à Korhogo le Festiko, festival international du film documentaire industriel et publicitaire[37], [38].

La ville est équipée d'un centre culturel, le Centre culturel Womiengnon qui a fait l'objet d'importants travaux de rénovation[39].

La ville comporte un musée, le musée Péléféro Gon COULIBALY.

Dans les années 1980, il était organisé à Korhogo un festival culturel, le Katana Festival dont la première édition a eu lieu en janvier 1983 avec, parmi les invités étrangers, le Ballet national de Guinée. Parmi les personnalités invitées à ce festival figuraient Balla Keita, natif de la ville et alors ministre de l'éducation nationale, et Louis Le Pensec, alors ministre français de la mer.

Un quartier entier de la ville, le quartier Koko, regroupe les nombreux sculpteurs de la ville qui fabriquent des objets en teck ou en bois de fromager.

La mosquée[modifier | modifier le code]

Au centre de Korhogo s'élève une mosquée de style soudanais caractérisée par un style d'architecture introduit dans l'empire du Mali au XIVe siècle[40].

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L'« Art Africain »[modifier | modifier le code]

Les civilisations africaines ont toujours privilégié la fonction à la forme, la beauté n’étant pas recherchée en soi. Ce que les collectionneurs « du nord » appellent « l’art africain », voire, étonnamment, les « arts premiers », désigne en fait des objets usuels ou culturels qui, désacralisés ou inutilisés aujourd’hui, sont exposés ou vendus comme pièces de collections. Il en va ainsi, pour le département de Korhogo, des « chaises sénoufos » et des « portes sénoufos » joliment décorées et stylisées et dont l'usage premier est d'abord utilitaire.

Sports[modifier | modifier le code]

Les compétitions sportives se déroulent exclusivement au chef-lieu du département, les autres localités ne disposant d'aucune infrastructure dédiée : la ville de Korhogo dispose d'un club de football, le Club Omnisports de Korhogo, évoluant en MTN Ligue 2 et disputant ses matchs sur le terrain du Stade Municipal de Korhogo. Comme dans la plupart des villes du pays, il est organisé, de façon informelle, des tournois de football à 7 joueurs qui, très populaires en Côte d'Ivoire, sont dénommés Maracanas. Le handball est également pratiqué, particulièrement par les filles, élèves des lycées de la ville. En 2008, Korhogo a constitué la ville d'arrivée du Tour de l'or blanc, de retour dans le nord du pays après plusieurs années d'absence en raison de la crise de 2002, et remporté par Issiaka Fofana[41], l'étape Korhogo-Ferkessédougou-Korhogo étant remportée par le burkinabé Abdul Wahab Sawadogo.

La région[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

Les danses traditionnelles, exécutées à chaque cérémonie de la région, sont le N'Goron[42], danse sacrée, et le Boloye, également appelé danse des hommes panthères car l'habit du danseur imite fidèlement le pelage de ces félins, et qui est exécuté pour clore les rites initiatiques, particulièrement le Poro.

Villages[modifier | modifier le code]

  • Katia : village de tisserands.
  • Waraniéné est le village de tisserands le plus proche de la ville.
  • Kasombarga : village de forgerons qui comporte une mosquée du XVIIe siècle.
  • Natio : fabrication du beurre de karité, utilisé pour ses propriétés tant culinaires que cosmétiques.
  • Koni : village de forgerons, avec les hauts-fourneaux traditionnels pour le travail du fer, très abondant dans la région.
  • Fakaha : ce village est célèbre pour ses toiles peintes faites de motifs sénoufos sur une étoffe de coton. Elles sont réputées avoir été la source d'inspiration de Pablo Picasso dans les années 1930, lors de son discret séjour dans la région.
  • À 100 km au sud, Tortya est une ancienne mine de diamants abandonnée par les grandes compagnies il y a une trentaine d'années mais qui fait toujours l'objet d'une exploitation non officielle par les chercheurs de diamants.
Cases rectangulaires du village de Nawokaha

Personnalités liées à la région[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

« Bien qu'ayant vécu dans plusieurs pays, mon plus grand dépaysement aura été de voyager dans mon propre pays, en allant dans le nord, vers Korhogo, où les gens sont différents, l'habillement est différent, le climat est différent, la nature est différente... »

(Véronique Tadjo, écrivaine ivoirienne, Télévision française, le 22 mars 2006)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article Sources principales de l'article

Romans et récits[modifier | modifier le code]

  • Philippe De Baleine, Le petit train de la brousse, Paris, Filipacchi,‎ 1985
  • Philippe De Baleine, Nouveau voyage sur le petit train de la brousse, Paris, Filipacchi,‎ 1992

Korhogo[modifier | modifier le code]

  • Alain-Gérard Beaudou, Étude pédologique de la Région de Boundiali-Korhogo - Méthodologie et typologie détaillée, morphologie et caractères analytiques, Éditions de l'ORSTOM
  • Socio-Économie des villes africaines - Bobo et Korhogo dans les défis de la décentralisation, Karthala,‎ 2002
  • Yers Keller, Carnets de route de Bassam à Korhogo, ASA
  • Lanciné Gon Coulibaly, Cote d'Ivoire : Au cœur du bois sacré, L'Harmattan,‎ 2005 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Collectif, Etudes socio-économiques : Région de Bamako 1967 ; Région de Korhogo 1967; Région du sud-est 1968, Abidjan, Ministère du Plan
  • Tidiane Dem, Samory dans le pays sénoufo, Archives administratives de Korhogo
  • Pierre Kipré, Villes de Côte d'Ivoire 1893-1940 (2 tomes), Nouvelles Éd. Africaines, 1985

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Ph. Bernardet, Élevage et agriculture dans les savanes du Nord, in Politique africaine. Côte-d'Ivoire, la société au quotidien, n° 24, p. 29-40,‎ 1986
  • Philippe Bernardet, Association agriculture-élevage en Afrique : les Peuls semi-transhumants de Côte d'Ivoire, Éditions L'HARMATTAN,‎ 1984 (ISBN 2915352305)
  • Thomas Basset, Le coton des paysans. Une révolution agricole en Côte d'Ivoire (1880-1999), Paris,‎ 2002 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • L' élevage peul dans le nord de la Cote d'Ivoire, Abidjan, Université d'Abidjan,‎ 1975

Langues[modifier | modifier le code]

  • Maurice Delafosse, Dictionnaire français-peul, Paris, Société française d'ethnographie,‎ 1923
  • Maurice Delafosse, Vocabulaires comparatifs de plus de 60 langues ou dialectes parlés à la Côte d'Ivoire et dans les régions limitrophes, Paris, E. Leroux,‎ 1904, p. 284
  • Maurice Delafosse, Essai de manuel pratique de la langue mandé ou mandingue. Étude grammaticale du dialecte dyoula. Vocabulaire français-dyoula. Histoire de Samori en mandé. Étude comparée des principaux dialectes mandé, Paris, Publications de l'INALCO,‎ 1904, p. 304

Monde Sénoufo[modifier | modifier le code]

  • Sinali Coulibaly, Le paysan sénoufo, Nouvelles éditions africaines,‎ 1978
  • R.P.G. Clamens, Dieu d’eau en pays sénoufo, Notes Africaines no 60,‎ 1953
  • J.M. Keletigui, Le sénoufo face au cosmos, Nouvelles éditions africaines,‎ 1978
  • Maurice Delafosse, Le peuple Siéna ou Sénoufo, Paris, P. Geuthner,‎ 1909, 107 p.
  • Lanciné Gon Coulibaly, Côte d'Ivoire : Au cœur du bois sacré, Éditions L'harmattan,‎ 2005
  • Tiona Ferdinand Ouattara, Histoire des Fohobele de Côte d'Ivoire - Une Population Sénoufo inconnue, Éditions Karthala,‎ 1999
  • B. Sanogo, Le rôle des cultures commerciales dans l'évolution de la société sénoufo, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 2005
  • Anita J. Glaze, Art and death in a senufo village, Bloomington, Indiana University Press,‎ 1981

Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

  • R. Borremans, Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d'Ivoire, Nouvelles éditions africaines,‎ 1987
  • Maurice Delafosse, Les frontières de la Côte d'Ivoire, de la Côte d'Or, et du Soudan ( avec 94 figures dans le texte d'après des photographies de l'auteur et une carte ), Paris, Masson,‎ 1908

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Pierre Kipré, Histoire de la Côte d'Ivoire, Éditions AMI,‎ 1992 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • P. Duprey, Histoire des ivoiriens, naissance d'une nation,‎ 1985
  • Pierre Kipré, Côte d'Ivoire - La formation d'un peuple, Éditions AMI,‎ 2008
  • René Dégni Ségui, La succession d'états en Côte d’Ivoire - Thèse d'état, Université d'Aix-Marseille,‎ 1979
  • Gabriel Angoulvant, La Pacification de la Côte d’Ivoire, 1908-1915 : méthodes et résultats(lettre-préface du général Galliéni), Paris, Larose,‎ 1916, 395 p.
  • Jean Noël Loucou, Côte d’Ivoire : les résistances à la conquête coloniale, Abidjan, Éditions CERAP,‎ 2007, 150 p. (ISBN 2-915352-31-3)

Éducation[modifier | modifier le code]

  • Alice Ellenbogen, École primaire et citoyenneté en Côte d'Ivoire aujourd'hui,‎ 2004
  • Laurence Proteau, Passions scolaires en Côte-d’Ivoire. École, État et société, Kerthala,‎ 2002, p. 385
  • Firmin Guelade, Étude systémique de l'évolution culturelle de l'apprenant et du système éducatif primaire en Côte d'Ivoire, Université Laval,‎ 1984

Autres[modifier | modifier le code]

  • Clément Bourque, L'intégration nationale en Côte d’Ivoire, Université Laval,‎ 1978
  • Marie Miran, Islam, histoire et modernité en Côte d'Ivoire, Éditions Karthala,‎ 2006
  • Ministère ivoirien des Affaires culturelles, Architecture coloniale en Côte d'Ivoire, Éditions CEDA,‎ 1985
  • Guy Cangah et Simon-Pierre Ekanza, La Côte d'Ivoire par les textes, Paris, Les Nouvelles Éditions Africaines,‎ 1978, 9 p.
  • Collectif, Pays du monde : Côte-d’Ivoire. In Encyclopédie Bordas, Mémoires du XXe siècle, édition 1995. Tome 20 « 1990-1994 », Bordas,‎ 1995 (ISBN 9782706818530)
  • Gilbert Gonnin et René Kouamé Allou, Côte d’Ivoire : les premiers habitants, Éditions CERAP,‎ 2006 (ISBN 2915352305)
  • Maurice Delafosse, Traditions historiques et légendaires du Soudan occidental ( traduites d’un manuscrit arabe inédit ), Paris, Comité de l'Afrique française,‎ 1913, p. 104
  • Louis-Gustave Binger, Du Niger au golfe de Guinée : par le pays de Kong et le Mossi / par le capitaine Binger, Paris,‎ 1892, p. 513
  • Simon Pierre Ekanza, Côte d’Ivoire : Terre de convergence et d’accueil (XVe ‑ XIXe siècles), Abidjan, Éditions CERAP,‎ 2006, 119 p. (ISBN 2-915352-22-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Afrique[modifier | modifier le code]

  • Alfred Marche, Trois voyages dans l'Afrique occidentale,‎ 1879
  • René Caillié, Voyage à Tombouctou et à Djenné, dans l'intérieur de l'Afrique,‎ 1830
  • Albert Adu Boahen, Histoire générale de l'Afrique, Comité scientifique international pour la rédaction d'une histoire générale de l'Afrique (Unesco), l'Afrique sous domination coloniale 1880-1935, Présence africaine,‎ 1989 (ISBN 2708705199)
  • Jean Sauvy, Initiation à l'économie des pays en voie de développement, les cahiers de l'Institut international d'Administration publique,‎ 1968
  • Jean-Louis Monod, Histoire de l'Afrique Occidentale Française d'après les travaux et les indications de Maurice Delafosse, Paris, Delagrave,‎ 1926, p. 341

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Démembrée le 5 septembre 1932, la Haute-Volta sera reconstituée le 4 septembre 1947 dans ses limites de 1932.
  2. Les Miniankas, par exemple, considérés comme apparentés au peuple Sénoufo sont installés dans les cercles de Koutiala et de San, au Mali.
  3. En Côte d'Ivoire, en 2002, le PIB par habitant était de 645 dollars annuels et le PNB par habitant était de 843 dollars annuels en 2005.
  4. Parmi les pays devenus indépendants en 1960, le Mali a conservé cette dénomination de « Cercle » pour désigner ses divisions administratives.
  5. Entre 1939 et 1944, les autorités coloniales de l'AOF étaient vichystes et anti-gaulliste, contrairement à celles de l'AEF, notamment grâce au gouverneur du Tchad, Félix Éboué.
  6. Si, à Abidjan et dans le nord, on parle de français de Moussa, dans l'ouest du pays, on parle de français de Dago.
  7. Avant 2002, le nombre de burkinabés en Côte d'Ivoire était estimé à trois millions. Ils étaient les étrangers les plus nombreux, loin devant les ghanéens dont le nombre était estimé à cinq cents mille.
  8. En octobre 1945, le gouvernement français, décidé à faire participer ses colonies à l’assemblée constituante, a organisé l’élection de deux députés en Côte d'Ivoire : l’un représentant les colons, l’autre les autochtones.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le climat de la Côte d'Ivoire comporte deux zones bioclimatiques distinctes. Le sud est très humide et connaît quatre saisons (d'avril à la mi-juillet : grande saison des pluies ; de la mi-juillet à septembre : petite saison sèche ; de septembre à novembre : petite saison des pluies ; de décembre à mars : grande saison sèche). Le nord est plus sec et connaît deux saisons principales (juin à septembre: grande saison des pluies ; octobre à mai : grande saison sèche). Les températures varient peu allant de 21 à 35°.
  2. Le climat de la Côte d'Ivoire sur Côte d'Ivoire Tourisme.
  3. Climat : la Côte d'Ivoire peut être divisée en deux zones climatiques.
  4. R. Borremans, Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d'Ivoire, Nouvelles éditions africaines,‎ 1987
  5. Les Orchidées de Côte d'Ivoire, livre de Francisco Perez-Vera, paru en 2003 aux Éditions Biotope.
  6. SENOUFO.GOV
  7. À la fin du siècle dernier quand le grand conquérant mandingue Samory Touré menaçait le pays sénoufo, le chef coutumier de Korhogo déclara : « Nous ne sommes pas des guerriers, mais des cultivateurs ».
  8. Citation du gouverneur, Gabriel Angoulvant : Je désire qu'il n'y ait désormais aucune hésitation sur la ligne politique à suivre. Cette ligne de conduite doit être uniforme pour toute la Colonie. Nous avons deux moyens de les mettre en pratique : ou attendre que notre influence et notre exemple agissent sur les populations qui nous sont confiées ; ou vouloir que la civilisation marche à grands pas, au prix d'une action... J'ai choisi le second procédé.
  9. Congrès de Berlin.
  10. Gabriel Angoulvant, La Pacification de la Côte d’Ivoire, 1908-1915 : méthodes et résultats(lettre-préface du général Galliéni), Larose, Paris, 1916.
  11. Démembrement de la Haute-Volta.
  12. [PDF]Concept d'ivoirité.
  13. [PDF]Les étrangers et la terre à l'époque coloniale.
  14. Serge Bilé, Noirs dans les camps nazis (2005, Édition Serpent à plumes)
  15. Révolte des tirailleurs sénégalais.
  16. Catherine Akpo-Vaché, L'AOF et la Seconde Guerre mondiale. La vie politique, septembre 1939-octobre 1945, Presses universitaires de France,‎ 1996, 330 p. (ISBN 2865376400)
  17. Revalorisation des pensions des anciens combattants.
  18. Données sur la R.C.I..
  19. Site d'AMNESTY INTERNATIONAL.
  20. Article du « Libération » du 15 avril 2011.
  21. Liste des ministres français de la Marine et des Colonies.
  22. Administrateurs coloniaux en Côte d'Ivoire.
  23. Loi no 78-07 du 9 janvier 1978.
  24. Le site officiel des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire.
  25. Organisation des dix secteurs du nord ivoirien sous la tutelle du MPCI.
  26. En 1922, il a été dénombré 16 Européens à Korhogo
  27. Sawadogo J.M. et Songre A., Les effets de l'émigration massive des voltaiques dans le contexte de l'Afrique occidentale (dans Les migrations modernes en Afrique occidentale), Ouagadougou, IDEP-CVRS,‎ 1972
  28. G. Remy, Les migrations de travail et les mouvements de colonisation Mossi, Travaux et documents de l'ORSTOM, 1973.
  29. Site de l'URES-KORHOGO.
  30. [PDF]Site du SNDI.
  31. Santétropicale.
  32. Dans la région, le machinisme agricole n'en est qu'à ses débuts. L'essentiel du travail se fait soit à la main soit au moyen de la « culture attelée ».
  33. Les paysans de cette région, à la différence de ce que l'on constate en Europe, ne sont jamais à la fois cultivateurs et éleveurs. Ce sont des populations différentes qui cultivent la terre ou qui élèvent les animaux. En particulier, ce sont les peuls qui s'occupent des troupeaux de zébus.
  34. aide aux cultures maraichères dans le nord, article de allafrica.
  35. Ivoire-Coton, à Boundiali.
  36. En langue wolof, langue principale du Sénégal, le terme boubou signifie vêtement ou désigne certaines coupes particulières. En Afrique, le boubou est porté aussi bien par les hommes que par les femmes.
  37. Article Abidjan.net.
  38. Le FESTIKO.
  39. Site FANSARA110.
  40. Mosquées de style soudanais du Nord ivoirien (site en série) - UNESCO World Heritage Centre.
  41. Le Tour de l'or blanc à Korhogo en 2008.
  42. Les jeunes étaient initiés par le cercle des anciens « Poro » durant sept ans dans un bois sacré. À la fin de cette période, les jeunes dansent le N'Goron et l'apprennent aux jeunes filles de leur génération qui l'utilisent comme une danse d'accueil ou de réjouissance.
  43. Biographie sur Abidjan.net.
  44. Professeur de français et écrivain, Patrick Grainville a été coopérant en Côte d'Ivoire
  45. Le livre de Pierre Frégeac, publié en 1998, est très étonnamment prémonitoire sur la situation qui a prévalu dans le pays à partir de 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]