Guillaume Soro

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Guillaume Soro
Guillaume Soro, donnant une conférence de presse en janvier 2011.
Guillaume Soro, donnant une conférence de presse en janvier 2011.
Fonctions
6e président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire
En fonction depuis le 12 mars 2012
Élection 12 mars 2012
Législature IIe
Prédécesseur Mamadou Koulibaly
Ministre ivoirien de la Défense
11 avril 20118 mars 2012
Président Alassane Ouattara
Premier ministre Lui-même
Gouvernement Soro IV
Prédécesseur Michel Amani N'Guessan
Successeur Alassane Ouattara
9e Premier ministre ivoirien
4 avril 20078 mars 2012
(4 ans, 11 mois et 4 jours)
Président Laurent Gbagbo
Alassane Ouattara
Gouvernement Soro I, II, III et IV
Prédécesseur Charles Konan Banny
Successeur Jeannot Kouadio-Ahoussou
Biographie
Nom de naissance Guillaume Kigbafori Soro
Date de naissance 8 mai 1972 (42 ans)
Lieu de naissance Kofiplé
Nationalité ivoirienne
Parti politique Rassemblement des républicains
Conjoint Sylvie Tagro
Enfant(s) 4
Religion Catholicisme

Guillaume Soro
Premiers ministres ivoiriens
Présidents de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire

Guillaume Kigbafori Soro (né le 8 mai 1972 à Kofiplé, sous-préfecture de Diawala, dans le département de Ferkessédougou) est un homme politique ivoirien, Premier ministre de 2007 (conformément à l'accord politique de Ouagadougou) à 2012 et président de l'Assemblée nationale ivoirienne depuis cette date.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guillaume Soro est originaire du nord de la Côte d'Ivoire, et de religion catholique. Père de 4 enfants, il est le compagnon de Sylvie Tagro qui partage sa vie depuis ses années de lutte estudiantine. Engagé politiquement (surnommé le Che ou encore Bogotha), il dirige la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire[1] de 1995 à 1998 (FESCI) alors qu'il préparait une licence d`anglais à l`Université d'Abidjan. Il effectue en tout six séjours carcéraux à cette époque après des manifestations.

En 1998, il s'envole pour la Grande-Bretagne puis la France où il poursuit des études en sciences politiques. Il revient au pays après le coup d'État de 1999 et crée le Forum international des étudiants francophones (FIEF) avant de s'allier politiquement au Rassemblement des républicains d'Alassane Ouattara.

En décembre 1999, on le voit aux côtés de Robert Guéï après son coup d'État réussi, mais il s'oppose à lui et s'allie à Alassane Ouattara lorsque celui-ci est exclu de l'élection présidentielle en 2000. Il est secrétaire général des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire, le mouvement rebelle, et l'actuel secrétaire général du MPCI (Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire). Les forces dont il est le représentant politique contrôlent 48 % du pays entre 2002 et 2007.

À l’issue de l'élection présidentielle de 2010, il reconnaît la victoire d’Alassane Ouattara et s’oppose ainsi à la ré-investiture de Laurent Gbagbo comme président. Il remet donc le 4 décembre 2010 sa démission et celle de son gouvernement à Ouattara[2] avant d'être « reconduit » à son poste par Ouattara qui a également prêté serment « en qualité de président de la République de Côte d'Ivoire ».

Carrière gouvernementale[modifier | modifier le code]

Soro participe au gouvernement de réconciliation nationale de février 2003 à mai 2004, puis d'août 2004 à décembre 2005, comme ministre de la Communication. Le 28 décembre, il est nommé ministre d'État, de la Reconstruction et de la Réinsertion dans le gouvernement de Charles Konan Banny.

La signature de l'accord politique de Ouagadougou offre aux Forces nouvelles le poste de Premier ministre. Les Forces nouvelles désignent leur secrétaire général, Guillaume Soro pour exercer cette fonction le 26 mars 2007[3] et le président Gbagbo entérine cette nomination en prenant un décret le 29 mars[4]. L'accord politique de Ouagadougou fixe au 8 avril la date limite pour la constitution d'un gouvernement de transition[5].

Guillaume Soro entre en fonction le 4 avril et son gouvernement est installé le 7 du même mois. Le gouvernement doit mettre en place notamment deux points clefs de l'accord politique de Ouagadougou : la préparation d'élections devant se tenir dans les dix mois à compter de mars 2007, puis l'unification des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) et des Forces armées nationales de Côte-d'Ivoire (FANCI).

Tentative d'attentat[modifier | modifier le code]

Guillaume Soro a échappé à six tentatives d'assassinat. Les deux plus marquants sont certainement le guet-apens dans lequel il est tombé dans l'enceinte de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) le 27 juin 2003 ainsi que l’attentat du 29 juin 2007 contre le Fokker 100 qui le transporte. À la RTI, sous le prétexte de l'inviter à faire une visite des locaux, la Direction Générale d'alors le fait encercler à l'infirmerie de la maison de la télé par 300 jeunes patriotes armés, ils s’apprêtaient à incendier le bâtiment avec lui, quand il en est extrait de justesse. Le vendredi 29 juin 2007, Soro échappe à un attentat à la roquette lors de l'atterrissage de l'avion dans lequel il était lors de sa venue à Bouaké. Quatre membres de son équipage sont décédés et plusieurs sont grièvement blessés[6].

Il se pourrait que les auteurs soient des éléments de son armée rebelle qui lui reprochent une non-consultation avant la signature de l'accord de Ouagadougou[7][réf. insuffisante].

Sous la présidence d'Alassane Ouattara[modifier | modifier le code]

Le 4 décembre 2010, alors qu'éclate une controverse sur les résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle du 28 novembre, Guillaume Soro remet sa démission à Alassane Ouattara qu'il reconnaît comme vainqueur légitime du second tour de l'élection. Ce dernier le reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. Soro forme alors son nouveau gouvernement le 6 décembre dans lequel il détient également le portefeuille de la Défense[8]. Le 8 décembre, Soro accuse Laurent Gbagbo d'être un tricheur et de se comporter en dictateur. Il demande à la communauté internationale de faire pression pour que Gbagbo quitte le pouvoir[9].

Suite à la chute de Laurent Gbagbo et de l'arrivée à la présidence de la République d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro forme son quatrième gouvernement le 1er juin 2011, gouvernement qui prendra fin le 8 mars 2012 suite à sa démission[10],[11].

Le 12 mars 2012, Guillaume Soro est élu à l'unanimité président de l'Assemblée nationale[12], ce qui fait de lui le deuxième personnage de l'État. Guillaume Soro est le 6e président de l'Assemblée nationale. Son mandat est marqué par une activité accrue et d'un rôle renforcé du parlement, le conduisant à effectuer plusieurs voyages diplomatiques en Europe et en Asie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Site officiel