Ferkessédougou

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Ferkessédougou
Administration
Pays Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
District Savanes
Région Tchologo
Maire Ouattara Blidia Alain Hyacinthe
Démographie
Population 62 184 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 9° 35′ 37″ N 5° 11′ 50″ O / 9.593611, -5.197222 ()9° 35′ 37″ Nord 5° 11′ 50″ Ouest / 9.593611, -5.197222 ()  
Divers
Langue(s) parlée(s) sénoufo, niarafolo, palaka, français
Localisation

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Ferkessédougou

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Ferkessédougou

Ferkessédougou (communément appelée Ferké) est, du point de vue de son importance démographique[1], l'une des plus grandes villes du District des Savanes au nord de la Côte d'Ivoire, dont le chef-lieu est Korhogo.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, le mot Ferkessédougou comprend deux parties : Ferkessé (ou Felguessi selon certaines sources) et dougou (en langue bambara, dougou signifie village), en d'autres termes le village de Felguessi.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville, située à 9°32 de latitude nord et 6°29 de longitude ouest, fait partie de la grande région des Savanes, frontalière du Mali et du Burkina Faso. Ferkéssédougou se situe à 650 km d’Abidjan, la capitale économique et plus grande ville du pays et à 360 Km de Yamoussoukro, la capitale politique depuis 1983

Carte du nord de la Côte d'Ivoire - Image satellite

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

La végétation de la région est celle de la savane arborée.

Le climat y est très chaud et très sec (du type du climat soudanais), avec, en décembre et janvier, l'harmattan, un vent puissant venu du Sahara, qui abaisse considérablement la température. La grande saison sèche (octobre-mai) précède la saison des pluies marquée par deux maxima pluviométriques, l'un en juin et l'autre en septembre[2],[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 1929 que le chemin de fer a atteint Ferkéssédougou. Il atteindra Bobo-Dioulasso, dans l'actuel Burkina Faso, en 1933.

Administration[modifier | modifier le code]

Une loi de 1978[5] a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays. Au nombre de celles-ci, figure Ferkessédougou. Cette localité est également chef-lieu de sous-préfecture et chef-lieu de département. Ferkessédougou est une entité administrative à la fois décentralisée et déconcentrée.

La commune, collectivité territoriale, est administrée par un conseil municipal présidé par le maire. Le département, collectivité territoriale également, est administré par un conseil général conduit par son président. La sous-préfecture (circonscription administrative déconcentrée) est administrée pour certaines matières par le sous-préfet, agissant par délégation, pour le préfet. Celui-ci administre quant à lui, le département (circonscription administrative déconcentrée).

Le Préfet, représentant l'État au sein de la circonscription placée sous son autorité, assure la tutelle des collectivités territoriales, en leur apportant assistance et conseil, mais également en procédant à un contrôle tant sur leurs actes que sur leurs organes.

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
1980 PDCI-RDA Homme politique élu
1985 PDCI-RDA Homme politique élu
1990 PDCI-RDA Homme politique élu
1995 PDCI-RDA Homme politique élu
2001 Traoré Vamoutié RDR Homme politique élu

Représentation politique[modifier | modifier le code]

Députés de Ferkéssédougou
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
1995 Mme Silué Josephine PDCI-RDA Femme politique élu
2001 Koné Madou Jonas PDCI-RDA Homme politique élu

Le mandat de l’Assemblée nationale élue en 2001 s'achevait le 16 décembre 2005. Mais, en raison de la crise politico-militaire de 2002, les élections législatives n'ont pas eu lieu et l’Assemblée nationale en place est demeurée en fonction et a conservé ses pouvoirs.

Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les groupes majoritaires sont les Sénoufos-Niarafolos et les Palakas.

Évolution démographique
1920 1946 Rec.1975 Rec. 1988 1998 Estimation 2010
24 662 35 155 62 184
Nombre retenu à partir de 1920 : Population sans doubles comptes

Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire
Public

  • École primaire Publique

Enseignement secondaire
Lycée Public

  • Lycée moderne

Collège public

  • Collège moderne

Collège privé

  • Collège Charles Lwanga

Le département compte aussi une Institution de formation et d'éducation féminine située au chef-lieu, l'un des 90 centres de cette nature existant dans le pays. Cette institution a pour objet de permettre aux femmes analphabètes, aux jeunes filles non scolarisées ou déscolarisées, aux femmes agricultrices de trouver une opportunité pour le développement d'aptitudes nouvelles permettant leur insertion ou leur autonomisation[6].

Langues[modifier | modifier le code]

Article connexe : Langues de Côte d'Ivoire.

Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula mais la langue vernaculaire de la région est le sénoufo. Le français effectivement parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le français populaire ivoirien ou français de dago[Note 1] qui se distingue du français standard par la prononciation et qui le rend quasi inintelligible pour un francophone non ivoirien. Une autre forme de français parlé est le nouchi, un argot parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits 2 magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Ferkéssédougou accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées.

Santé[modifier | modifier le code]

L'ensemble du département souffre sensiblement d'un manque d'infrastructures médicales. Le manque de personnel qualifié se fait sentir, comme dans toute la région des savanes puisque pour les 4 départements qui la constituent, ceux de Boundiali, Korhogo, Tingréla et Ferkessédougou, 45 médecins exerçaient en 2001 et seulement 23 en 2005 pour une population totale de 1 215 000 habitants. Le nombre des infirmiers a également baissé de 254 à 67 sur cette même période[7].

Économie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est un passage obligé vers le Burkina Faso et le Mali. Le train qui conduit d'Abidjan à Ouagadougou s'y arrête. Cette position de carrefour renforce son activité commerciale (marché important).

Train[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Abidjan Bouaké Non précisé Ouangolodougou Ouagadougou

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Comme dans tout le nord du pays, le coton y est une culture importante.

La grande activité de la région est le sucre avec d'immenses plantations de canne à sucre autour de la ville.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Deux raffineries de sucre sont implantées dans la région.

La région[modifier | modifier le code]

  • Proximité du Parc naturel de Bouna

Carte de la région[modifier | modifier le code]

Villes voisines[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article Sources principales de l'article

Romans et récits[modifier | modifier le code]

  • Patrick Grainville, Les Flamboyants,‎ 1976[8]
  • Pierre Frégeac, Carnaval sous les manguiers, Éditions Hagège,‎ 1998[9]
  • Philippe De Baleine, Le petit train de la brousse, Paris, Filipacchi,‎ 1985
  • Philippe De Baleine, Nouveau voyage sur le petit train de la brousse, Paris, Filipacchi,‎ 1992

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline Peltre-Wurtz, Actions de développement et structures agraires traditionnelles. L’intégration de la culture du coton au système agricole sénoufo, Éditeur IRD,‎ 1976, 56 p.
  • Ph. Bernardet, Élevage et agriculture dans les savanes du Nord, in Politique africaine. Côte-d'Ivoire, la société au quotidien, n° 24, p. 29-40,‎ 1986
  • Thomas Basset, Le coton des paysans. Une révolution agricole en Côte d'Ivoire (1880-1999), Paris,‎ 2002
  • Y. Toplé, Culture cotonnière et développement en région de savane. Le cas du Nord ivoirien. Économie du Développement- Thèse de 3 ème cycle, Bordeaux, Université de Bordeaux 1,‎ 1987, 292 p.
  • Tanguy Le Guen, Les barrages du Nord de la Côte-d’Ivoire : développement socio-économique et état sanitaire des populations - Thèse de géographie, Brest, Université de Bretagne Occidentale,‎ 2002, 476 p.

Langues[modifier | modifier le code]

  • Jacques Rongier, Parlons sénoufo, L' Harmattan
  • Maurice Delafosse, Vocabulaires comparatifs de plus de 60 langues ou dialectes parlés à la Côte d'Ivoire et dans les régions limitrophes, Paris, E. Leroux,‎ 1904, 284 p.

Monde Sénoufo[modifier | modifier le code]

  • B. Holas, L'Art sacré sénoufo, Presses universitaires de France,‎ 1978
  • Sinali Coulibaly, Le Paysan sénoufo, Nouvelles éditions africaines,‎ 1978
  • R.P.G. Clamens, Dieu d’eau en pays sénoufo, Notes Africaines no 60,‎ 1953
  • J.M. Keletigui, Le Sénoufo face au cosmos, Nouvelles éditions africaines,‎ 1978
  • Maurice Delafosse, Le Peuple siéna ou sénoufo, Paris, P. Geuthner,‎ 1909, 107 p.
  • Lanciné Gon Coulibaly, Côte d'Ivoire : Au cœur du bois sacré, Éditions L'harmattan,‎ 2005
  • B. Holas, Les Sénoufos (y compris les Miniankas), Presses universitaires de France,‎ 1957
  • B. Holas, Les Sénoufos, monographies ethnologiques africaines, Presses universitaires de France,‎ 1966
  • Tiona Ferdinand Ouattara, Histoire des Fohobele de Côte d'Ivoire - Une Population Sénoufo inconnue, Éditions Karthala,‎ 1999
  • B. Sanogo, Le Rôle des cultures commerciales dans l'évolution de la société sénoufo, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 2005
  • Anita J. Glaze, Art and death in a senufo village, Bloomington, Indiana University Press,‎ 1981

Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

  • Clozel (F. J.), Dix ans à la Côte d'Ivoire, Paris,‎ 1906
  • Pierre Kipré, Histoire de la Côte d'Ivoire, Éditions AMI,‎ 1992
  • P. Duprey, Histoire des ivoiriens, naissance d'une nation,‎ 1985
  • Jos Gansemans, Côte d'Ivoire. Chants et danses de Boundiali,‎ 1983
  • Pierre Kipré, Côte d'Ivoire - La formation d'un peuple, Éditions AMI,‎ 2008
  • Alice Ellenbogen, École primaire et citoyenneté en Côte d'Ivoire aujourd'hui,‎ 2004
  • Marie Miran, Islam, histoire et modernité en Côte d'Ivoire, Éditions Karthala,‎ 2006
  • Ministère ivoirien des Affaires culturelles, Architecture coloniale en Côte d'Ivoire, Éditions CEDA,‎ 1985
  • R. Borremans, Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d'Ivoire, Nouvelles éditions africaines,‎ 1987
  • Guy Cangah et Simon-Pierre Ekanza, La Côte d'Ivoire par les textes, Paris, Les Nouvelles Éditions Africaines,‎ 1978, 9 p.
  • Collectif, Pays du monde : Côte-d’Ivoire. In Encyclopédie Bordas, Mémoires du XXe siècle, édition 1995. Tome 20 « 1990-1994 », Bordas,‎ 1995 (ISBN 978-2-7068-1853-0)
  • Gilbert Gonnin et René Kouamé Allou, Côte d’Ivoire : les premiers habitants, Abidjan, Éditions CERAP,‎ 2006 (ISBN 978-2-915352-30-6, OCLC 144686149, LCCN 2007325589)
  • Gabriel Angoulvant, La Pacification de la Côte d’Ivoire, 1908-1915 : méthodes et résultats(lettre-préface du général Galliéni), Paris, Larose,‎ 1916, 395 p.
  • Clément Bourque, L'intégration nationale en Côte d’Ivoire, Université Laval,‎ 1978
  • Firmin Guelade, Étude systémique de l'évolution culturelle de l'apprenant et du système éducatif primaire en Côte d'Ivoire, Université Laval,‎ 1984
  • Maurice Delafosse, Les frontières de la Côte d'Ivoire, de la Côte d'Or, et du Soudan ( avec 94 figures dans le texte d'après des photographies de l'auteur et une carte ), Paris, Masson,‎ 1908
  • Maurice Delafosse, Traditions historiques et légendaires du Soudan occidental ( traduites d’un manuscrit arabe inédit ), Paris, Comité de l'Afrique française,‎ 1913, 104 p.
  • Louis-Gustave Binger, Du Niger au golfe de Guinée : par le pays de Kong et le Mossi / par le capitaine Binger, Paris,‎ 1892, 513 p.

Afrique[modifier | modifier le code]

  • Alfred Marche, Trois voyages dans l'Afrique occidentale,‎ 1879
  • René Caillié, Voyage à Tombouctou et à Djenné, dans l'intérieur de l'Afrique,‎ 1830
  • Erik Orsenna, Voyages aux pays du coton - Petit précis de mondialisation, Presses universitaires de France,‎ 2006
  • Albert Adu Boahen, Histoire générale de l'Afrique, Comité scientifique international pour la rédaction d'une histoire générale de l'Afrique (Unesco), l'Afrique sous domination coloniale 1880-1935, Paris, Présence africaine,‎ 1989 (ISBN 978-2-7087-0519-7, LCCN 2007540102)
  • Jean Sauvy, Initiation à l'économie des pays en voie de développement, les cahiers de l'Institut international d'administration publique,‎ 1968
  • Jean-Louis Monod, Histoire de l'Afrique occidentale française d'après les travaux et les indications de Maurice Delafosse, Paris, Delagrave,‎ 1926, 341 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Si, à Abidjan et dans le nord, on parle de français de Moussa, dans l'ouest du pays, on parle de français de Dago

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national des statistiques (Côte d'Ivoire)/Recensement général de la population et de l'habitation 1998 (RGPH 98)
  2. Le climat de la Côte d'Ivoire comporte deux zones bioclimatiques distinctes. Le sud est très humide et connaît quatre saisons (d'avril à la mi-juillet : grande saison des pluies; de la mi-juillet à septembre: petite saison sèche; de septembre à novembre : petite saison des pluies; de décembre à mars: grande saison sèche). Le nord est plus sec et connaît deux saisons principales (juin à septembre: grande saison des pluies; octobre à mai : grande saison sèche). Les températures varient peu allant de 21 à 35°
  3. (fr) Le climat de la Côte d'Ivoire sur Côte d'Ivoire Tourisme
  4. Climat : la Côte d'Ivoire peut être divisée en deux zones climatiques
  5. Loi n° 78-07 du 9 janvier 1978, portant institution de communes de plein exercice en Côte d'Ivoire, J.O. n° 9 du 23 février 1978, p. 348
  6. Site du SNDI
  7. Santétropicale
  8. Professeur de français et écrivain, Patrick Grainville a été coopérant en Côte d'Ivoire
  9. Le livre de Pierre Frégeac, publié en 1998, est très étonnamment prémonitoire sur la situation qui a prévalu dans le pays à partir de 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]