Comédie-Française

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48° 51′ 48.5″ N 2° 20′ 9.50″ E / 48.863472, 2.3359722 / 48.863472; 2.3359722

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Bâtiment de la Comédie-Française.

La Comédie-Française, ou Théâtre-Français, est un établissement public à caractère industriel et commercial. Elle a été fondée en 1680 et se trouve depuis 1799 au cœur du Palais-Royal dans le 1er arrondissement de Paris. C'est le seul théâtre d'État en France disposant d'une troupe permanente de comédiens, la Troupe des Comédiens français. Le nom de Molière, considéré comme le « patron des comédiens français », est resté étroitement associé à la Comédie-Française ; il était pourtant mort depuis sept ans quand est née la « Maison de Molière ».

Sommaire

Historique[modifier]

La Comédie-Française est fondée par ordonnance royale de Louis XIV le 21 octobre 1680 pour fusionner les deux seules troupes parisiennes de l'époque, la troupe de l'Hôtel Guénégaud et celle de l'Hôtel de Bourgogne. Le 25 août, les comédiens s'étaient déjà réunis pour donner leur première représentation commune, composée de Phèdre (Racine) et des Carrosses d'Orléans (La Chapelle). L'acte royal leur accorde le monopole de jouer à Paris, que les Comédiens-Français défendront jalousement au cours du XVIIIe siècle, notamment contre les Comédiens-Italiens.

Le 5 janvier 1681, les Comédiens-Français se lient entre eux par un acte d'association qui règle notamment le régime des pensions des comédiens retraités. Le répertoire se compose alors de l'ensemble des pièces de théâtre de Molière et de Jean Racine, ainsi que de quelques pièces de Pierre Corneille, Paul Scarron et Jean Rotrou. Les distributions sont arrêtées par l'auteur, s'il est vivant, sinon par les premiers gentilshommes de la Chambre du roi.

Le 3 septembre 1793, pendant la Révolution, la Comédie-Française est fermée par ordre du Comité de salut public, et les comédiens sont emprisonnés. Une commission militaire y siège pour condamner une insurrection royaliste en 1795.

Le 31 mai 1799, le nouveau gouvernement met à disposition la salle Richelieu où jouait Talma, pour permettre aux comédiens de reconstituer la troupe.

En 1812, l'empereur Napoléon Ier, en pleine campagne de Russie, décide de réorganiser la Comédie-Française en signant le 15 octobre, le décret dit « de Moscou » qui comporte 87 articles, et qui reste, à peu de chose près, le statut encore en vigueur aujourd'hui.

La devise de la Comédie-Française est Simul et singulis (être ensemble et être soi-même). Son emblème est une ruche et des abeilles, à l'image d'une institution foisonnante[1].

La Comédie-Française dispose aujourd'hui d'un répertoire de 3 000 pièces et de trois théâtres à Paris : la salle Richelieu (partie du Palais-Royal), le Théâtre du Vieux-Colombier et le Studio-Théâtre.

Salles de spectacle[modifier]

La Comédie-Française au XVIIIe siècle.

Administrateurs[modifier]

Troupes de la Comédie-Française[modifier]

Décors de la Comédie-Française[modifier]

Au XXe siècle, les décors de la Comédie-Française ont été conçus par des peintres connus, dont Marie Laurencin, Valentine Hugo, Christian Bérard, Jean Carzou, Cassandre, Raoul Dufy, Pierre Clayette, Richard Peduzzi ou le metteur en scène et plasticien Bob Wilson.

Une équipe de vingt personnes assure la réalisation des décors.

Le rideau de scène actuel a été créé par le peintre Olivier Debré.

Le « Fauteuil de Molière » dans lequel il entra en agonie lors d'une représentation du Malade imaginaire est toujours exposé à droite de la grande cheminée du Foyer public[4].

Le répertoire[modifier]

La Bibliothèque-musée de la Comédie-Française[modifier]

La Comédie-Française dispose d'un fonds de livres, documents, manuscrits, tableaux, sculptures, dessins et objets d'art. Cet ensemble, fort important, (dont 360 tableaux et 270 sculptures) est conservé par la Bibliothèque-musée de la Comédie-Française, dont les bureaux sont situés dans l'enceinte du Palais-Royal, galerie du Beaujolais. Cet établissement, ouvert aux chercheurs, ne se visite pas (le terme musée est inadéquat), des œuvres sont, le cas échéant, prêtées lors d'expositions.

Si beaucoup de ces œuvres sont des œuvres de commandes créées spécialement pour jouer les spectacles ou pour orner les salles de théâtre, la Comédie possède aussi de nombreuses peintures ou sculptures qui ont été données à la troupe par des admirateurs. L’ensemble de ces pièces permet de retracer l’histoire de cette institution et de suivre l’évolution du statut du comédien depuis le XVIIe. Une partie de ces œuvres fut exposée au Petit Palais de Paris du 13 octobre 2011 au 15 janvier 2012.

Notes et références[modifier]

  1. Emblème figurant à la salle Richelieu.
  2. Paris au jour le jour, Élisabeth Hauser, éditions de Minuit, p. 497.
  3. Structure bois pour le théâtre éphémère de la Comédie-Française dans Le Moniteur du 10 janvier 2012.
  4. Sylvie Chevalley, « Le fauteuil de Molière », in Revue de la Comédie-Française, n°1, septembre 1971, p. 25-26. Repris sur le site internet de la Comédie Française

Voir aussi[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Steinegger Catherine, La musique à la Comédie-Française de 1921 à 1964, Aspects de l'évolution d'un genre, Préface de Marcel Bozonnet, Mardaga, Liège, 2005.
  • Jean Valmy-Baysse, Naissance et vie de la Comédie-Française : Histoire anecdotique et critique du théâtre français, 1402-1945, Paris, Floury, 1945, 547 p.
  • Anne Surgers, La Comédie-Française : un théâtre au-dessus de tout soupçon, Hachette, 1982, 211 p. (ISBN 2-01-008196-X)
  • Marie-Agnès Joubert, La Comédie-Française sous l'Occupation, Tallandier, coll. « Documents d'histoire », 1998, 444 p. (ISBN 2-235-02174-3)
  • André Blanc, Histoire de la Comédie-Française : de Molière à Talma, Perrin, 2007, 514 p. (ISBN 978-2-262-02382-9)
  • Ouriel Zohar, Comparaison du Théâtre ‘Bimate Ha'Kibbutz’ et du Théâtre National Israélien ‘Habima’ et du Théâtre ‘Habima’ avec la Comédie-Française, in Théâtre du Monde, Revue Interdisciplinaire de l'Université d'Avignon, Institut de Recherches Internationales sur les Arts du Spectacle, Faculté des lettres et des sciences humaines, No.6, pp.203-210, (1996).
  • Hélène Tierchant et Gérard Watelet, La grande histoire de la Comédie-Française, Télémaque, 2011, 383 p. (ISBN 978-2-7533-0138-2) (+DVD)

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

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