Ateliers Berthier

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48° 53′ 36″ N 2° 18′ 36″ E / 48.89339, 2.310078 ()

Ateliers Berthier 1.JPG

Les Ateliers Berthier sont la seconde salle du théâtre de l'Odéon. Ils sont installés au 32 boulevard Berthier (XVIIe arrondissement de Paris), l'entrée du public est située quant à elle au 1 rue André-Suarès.

Historique[modifier | modifier le code]

Les Ateliers Berthier sont construits entre 1895 et 1898 par Charles Garnier, alors inspecteur général des bâtiments civils. Ils remplacent le magasin de décors de l'Opéra de Paris situé rue Richer et détruit par un incendie en 1894.

L'Opéra Comique y installera ensuite ses ateliers jusqu'en 2003.

En avril 1990, l'ensemble des bâtiments est inscrit au registre des monuments historiques[1].

Entre 2001 et 2003, des travaux de transformation sont confiés à l'architecte Jean-Loup Roubert afin d'accueillir de façon temporaire les représentations du théâtre de l'Odéon dont la salle historique fut fermée durant quatre années pour cause de travaux[2]. Une salle permettant d'accueillir 395 places en position frontale est inaugurée en janvier 2003 dans les entrepôts, avec une représentation Phèdre de Jean Racine, mis en scène par Patrice Chéreau.

Finalement, le 4 mai 2005, le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres annonce que la salle que les Ateliers Berthier deviendra pérenne, faisant de celle-ci la deuxième salle de l'Odéon lorsque celui-ci réintègrera son site historique le 27 avril 2006[3].

Architecture[modifier | modifier le code]

Les Ateliers Berthier sont la seule œuvre à caractère industriel de Charles Garnier, ce qui lui vaut son inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Ils se composent de trois bâtiments sobres aux proportions imposantes : un atelier au centre et les magasins de décors à l’est et à l’ouest, disposés symétriquement autour d’une cour. L'ensemble est complété par des bâtiments en ciments en 1958, à l’arrière des bâtiments latéraux.

Les façades sont en briques et pierres meulières en opus incertum. Les toitures sont en charpentes métalliques équipées de "fermes Polonceau" à grande portée afin d’alléger l’ensemble de la structure.

Les travaux de transformation de Jean-Loup Roubert créent un espace modulable tout conservant le caractère industriel du lieu. Grâce à la mobilité des gradins, la salle offre toutes les configurations scéniques possibles : frontale, bi-frontale, quadri-frontale, avec une jauge maximale de 600 places. La billetterie et le bar sont disposés dans l'une des extensions de 1958.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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