Albert Carré

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Albert Carré

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Albert Carré en 1900 (photographie de Georges Villa)

Nom de naissance Hugues-Michel-Albert Carré
Naissance
Strasbourg
Décès (à 86 ans)
Paris
Lieux de résidence Paris
Activité principale Auteur dramatique
Librettiste
Metteur en scène
Directeur de théâtre
Lieux d'activité théâtre du Vaudeville
théâtre du Gymnase
Opéra-Comique
Comédie-Française
Années d'activité 1870-1938
Conjoint Jeanne Bergeret-Jeannet (1876-1890)
Madeleine Valadier (1895-1902)
Marguerite Carré (1902-1926, 1929-1938)
Famille Michel Carré (son oncle)

Albert Carré est un comédien, metteur en scène, dramaturge, librettiste et directeur de théâtre français, né le à Strasbourg[1] et mort le à Paris[2],[3],[4].

Neveu du dramaturge et librettiste Michel Carré (1821-1872), il était marié à la cantatrice Marguerite Carré (1880-1947), cousine germaine de Paul Vaillant-Couturier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hugues-Michel-Albert Carré est le fils d'un négociant de Strasbourg, Henri-Simon-Marie Carré et d'Émilie Hepp. Il est élevé dans une fratrie de cinq enfants. Il quitte l'Alsace en 1870 avant qu'elle ne passe sous domination allemande et débute comme comédien sur plusieurs scènes parisiennes avant de se tourner vers l'écriture.

Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1892 (les insignes lui sont remis par Alexandre Dumas), il est directeur artistique du Cercle d'Aix-les-Bains pour la saison d'été avant d'assurer la gestion du théâtre du Vaudeville de 1885 à 1898, puis du théâtre du Gymnase avec Paul Porel de 1894 à 1898.

Le guide Paris-Parisien, qui le considère en 1899 comme une « notoriété de la vie parisienne », lui trouve un « goût artistique très distingué »[5].

Albert Carré prend la direction en 1898 de l'Opéra-Comique dont il inaugure la nouvelle salle, place Boieldieu. Il y crée entre autres Pelléas et Mélisande, un opéra de Debussy qui fit scandale par sa nouveauté de style. Les insignes d'officier de la Légion d'honneur lui sont remis en 1901 par Victorien Sardou.

Nommé le 1er janvier 1914 administrateur de la Comédie-Française, il quitte son poste le 30 novembre 1915 pour entrer au Service général d'Alsace-Lorraine (Deuxième Bureau). Responsable des Alsaciens qui s'engagent dans l'armée française, il termine la guerre avec le grade de lieutenant-colonel[6].

Élevé à la dignité de commandeur de la Légion d'honneur[7], il remplace Pierre-Barthélemy Gheusi auprès des frères Isola à l'Opéra-Comique, poste qu'il occupera jusqu'en 1925.

En juin 1919, il fonde, avec entre autres Jacques Rouché, Alphonse Franck, Paul Gavault et Gustave Quinson, la Société amicale des directeurs de théâtre dont il est nommé président d'honneur.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Albert Carré s'est marié quatre fois. Il épouse tout d'abord Jeanne-Victorine-Blanche Bergeret-Jannet le 21 juillet 1876 à Paris[8] en présence de Raymond Deslandes, directeur du Vaudeville, Hippolyte Cogniard et Alfred Delacour.

Divorcé le 21 janvier 1890[9], il épouse en secondes noces le 8 avril 1895 Madeleine-Marie-Amélie Valadier, artiste dramatique[10]. Le compositeur André Messager et le dramaturge Fabrice Carré sont parmi les témoins.

Il divorce à nouveau le 16 janvier 1902[11] pour épouser le 30 octobre suivant la cantatrice Marguerite-Caroline Giraud[12]. Les témoins sont Jules Massenet, Gustave Larroumet, Alexandre Bisson et Paul Ferrier. Le couple divorce le 1er mars 1926[12] pour se remarier le 21 octobre 1929 à Paris 9e[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

en tant que librettiste

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Les Théâtres en Allemagne et en Autriche, 1889
  • La Patrie, nouvelle sur la guerre de 1870, publiée vers 1905, avec deux illustrations hors texte de Frédéric Régamey
  • Les Engagés volontaires alsaciens-lorrains pendant la guerre, Flammarion, 1923
  • Souvenirs de théâtre, Plon, 1950

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Acte n°1117 (vue 88), registre des naissances de l'année 1852 pour la ville de Strasbourg sur le site des Archives départementales du Bas-Rhin, avec mention marginale de la dernière union.
  2. Nicole Wild, Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle, op. cit..
  3. Nécrologie, Le Petit Parisien du 13 décembre 1938 sur Gallica.
  4. Nécrologie, Le Figaro du 13 décembre 1938 sur Gallica.
  5. Paris-Parisien, Ollendorff,‎ , p. 25
  6. Farouchement anti-germanique, il refusera pendant 40 ans de parler à sa sœur qui avait épousé un officier allemand. Cf. « interview du réalisateur Michel Favart » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), son petit-fils, à propos de Les Alsaciens ou les Deux Mathilde sur Arte en 1997.
  7. « Dossier de l'ordre de la Légion d'honneur d'Hugues Michel Albert Carré », base Léonore, ministère français de la Culture
  8. Acte n°831 (vue 28), registre des mariages de l'année 1876 pour le 10e arrondissement sur le site des Archives numérisées de la Ville de Paris.
  9. Jugement rendu par le tribunal d'instance de la Seine, transcrit le 8 mai 1890. Cf. acte n°536 (vue 14), registre des mariages de l'année 1890 pour le 10e arrondissement sur le site des Archives numérisées de la Ville de Paris.
  10. Acte n°226 (vue 2), registre des mariages de l'année 1895 pour le 6e arrondissement sur le site des Archives numérisées de la Ville de Paris.
  11. Jugement rendu par le tribunal d'instance de la Seine, transcrit le 14 mai 1902. Cf. acte n°383 (vue 9), registre des mariages de l'année 1902 pour le 6e arrondissement sur le site des Archives numérisées de la Ville de Paris. Le nom de l'épouse y est orthographié « Validier ».
  12. a et b Acte n°1199 (vue 16), registre des mariages de l'année 1902 pour le 9e arrondissement sur le site des Archives numérisées de la Ville de Paris, avec mention marginale du divorce.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]