Belverne
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| Belverne | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Franche-Comté |
| Département | Haute-Saône |
| Arrondissement | Lure |
| Canton | Héricourt-Ouest |
| Code commune | 70064 |
| Code postal | 70400 |
| Maire Mandat en cours |
Georges Demougin 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Rahin et Chérimont |
| Démographie | |
| Population | 124 hab. (2009) |
| Densité | 20 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 322 m — maxi. 500 m |
| Superficie | 6,15 km2 |
Belverne est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône et la région Franche-Comté.
Les habitants de la commune de Belverne se nomment les Sairrets et les Sairrettes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Localisation
Le village de Belverne se situe entre Lure et Héricourt, en limite méridionale du massif des Vosges. Le village est accessible par la voie expresse non loin qui permet l'accès rapide vers des deux localités.
[modifier] Topographie
Belverne est un petit village, situé au milieu d’un grand massif forestier vallonné, qui étend son territoire sur 615 hectares à une altitude moyenne de 400 mètres.
Les vallées sont colonisées par l’aulne (dont le nom vernaculaire, verne a donné Belverne[réf. nécessaire]), alors que les sols des versants permettent le développement de chênes et de hêtres dont la commune tire l’essentiel de ses revenus. Progressivement, la forêt reconquiert ce que l’agriculture délaisse. Cette nature sauvage a forgé l’identité de Belverne qui, bien que jouissant d’une situation particulièrement attractive, a su maintenir la stabilité de sa population et préserver son caractère rural.
[modifier] Géologie
Les affleurements du sous-sol révèlent des formations du permien et du trias avec des grès parfois fins, parfois grossiers à galets intercalés. Ces roches peu perméables protègent un aquifère alimentant de nombreuses sources.
[modifier] Hydrologie
Trois ruisseaux, le Rhal, le Scey et le Fau qui est classé en première catégorie piscicole[réf. nécessaire], constituent le réseau hydraulique.
[modifier] Histoire
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Belverne remonte à une époque fort ancienne[1]. Son nom apparaît dès l’an 1258 dans une pièce concernant différents échanges de biens entre les seigneurs de Champey d’une part et les monastères de Belchamp et de Vaux (près de Montbéliard) ; le territoire de Belverne y est cité comme limite. Une mention dans une charte du Comte Thierry III de Montbéliard, de l'an 1278, indique clairement que ce village existait depuis des temps antérieurs. Une autre mention historique de la commune date de 1279, dans la vente de tout ce qu’ils possédaient à Belverne, par les frères Millaz et Henri de Ronchamp, à Renaud de Bourgogne Comte de Montbéliard. Son nom parait formé des mots galliques ou patois bel, beau et verne qui signifie aulne (l'arbre de ce nom). On peut conclure à juste tire que le village a été construit dans le voisinage d'aulnes ou d'un arbre de cette espèce qui se faisait remarquer par sa beauté. Avant le XIIIe siècle, Belverne faisait partie de la seigneurie d'Etobon qui appartenait au Comte de Montbéliard. En 1287, il fut cédé par le comte Renaud de Montbéliard à son frère Hugues de Bourgogne, mais seulement durant la vie de celui-ci. À la mort de Hugues en 1331. Belverne et toute la seigneurie d'Etobon devaient appartenir à parts égales à Henri de Montfaucon et à Raoul Hesse marquis de Bade, qui avaient succédé au Comte Renaud leur beau-père, le premier dans le Comté de Montbéliard et le second dans la seigneurie d'Héricourt. Mais Eudes duc et comte de Bourgogne profita de la guerre que lui faisaient ces deux princes pour s'emparer de Belverne et de toute la terre dont ce village faisait partie. Par un traité conclu à Vincennes en 1337, Eudes consentit à abandonner à Henri, Belverne et tous les autres lieux dont il s'était saisi. Ce traité ne reçut son exécution qu'en 1347.
Belverne et le reste de la seigneurie d'Etobon, de même que le comté de Montbéliard, échurent en 1397 à la Comtesse Henriette dans le partage de la succession du Comte Étienne son aïeul. Cette princesse les transmit dans la maison de Wurtemberg par son mariage avec le comte Eberhard de cette maison. Les comtes, depuis ducs de Wurtemberg ont conservé la souveraineté de Belverne, d'Etobon et de Montbéliard dès cette époque et jusqu'en 1793.
Henriette était princesse d'une grande sagesse et d'un rare génie. Elle affectionnait beaucoup ses états héréditaires. C'est elle qui, en 1431 affranchit de la main morte les habitants de Belverne et du reste de la Seigneurie d'Etobon, ainsi que ceux du Comté de Montbéliard et de la Châtellenie de Bélieu, et leur accorda la remise de certains impôts. Elle se réserva néanmoins les corvées, tailles, dîmes et autres droits seigneuriaux. Anciennement ces habitants étaient réduits à la condition de serfs ou d'esclaves et se trouvaient sous le régime féodal dans sa rigueur.
La tranquillité dont avait joui Belverne ainsi que tout le pays à la fin du règne de La Comtesse Henriette disparut dès que ses 2 fils Louis et Ulrich de Wurtemberg lui eurent succédé en 1444. Une guerre s'étant élevée à cette époque entre la France et la Suisse, ce village eut des charges à supporter pour l'entretien de garnisons étrangères installées dans le château d'Etobon comme celui de Montbéliard ; mais en 1445, ces places furent restituées à leur régime souverain.
Belverne eut encore sa part des calamités qu'eut à supporter le pays de Montbéliard par suite des ravages qu'y exerça l'armée de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne de 1474 à 1477.
En 1519, Guillaume, comte de Furstemberg, qui était en guerre avec Ulric, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard, après avoir détruit le château d'Etobon, pilla Belverne, Clairegoutte, Couthenans et autres villages dont il emmena beaucoup d'habitants prisonniers.
En 1541, les progrès de la réforme prêchée par Luther ont été tels dans la seigneurie d’Etobon que tous ses habitants embrassèrent le culte protestant « … ils s’attachèrent d’autant plus profondément à la religion réformée que celle-ci leur apporta l’instruction car les pasteurs devinrent aussi les premiers instituteurs ». À partir de 1715, le Prince de Montbéliard installera au village des fermiers anabaptistes, excellents agriculteurs, qui mettront les terres en valeur.
En 1753, Parmentier n’était qu’un adolescent mais la culture de la pomme de terre était déjà couramment pratiquée par tous les habitants de Belverne.
Belverne fut réuni à la France le 10 octobre 1793.
Aujourd’hui encore, on nomme Belverne, Clairegoutte, Etobon, Frédéric-Fontaine et Magny d’Anigon qui constituaient la seigneurie d’Etobon, “Les Cinq Villages des Bois”.[modifier] Économie
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| x | x | Pierre Sire | ||
| x | x | Henri Duvernoy | ||
| x | x | Henri Durand | ||
| x | x | Charles Pourchot | ||
| x | x | Henri Sire | ||
| x | x | Maurice Rebillard | ||
| x | x | Jean Kubicki | ||
| 1983 | 1989 | Georges Demougin | RPR | |
| 1989 | 1995 | Georges Demougin | RPR | |
| 1995 | mars 2001 | Georges Demougin | RPR | |
| mars 2001 | mars 2008 | Georges Demougin | UMP | |
| mars 2008 | en cours | Georges Demougin | UMP | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Lieux et monuments
Les anciennes exploitations agro-pastorales avec leur porte de grange caractéristique en anse de panier ont été restaurées et constituent le bâti traditionnel du village dans lequel s’insèrent avec discrétion de nouvelles constructions. Le temple, plusieurs fois démoli, fut reconstruit avec son clocher à bulbe en 1831. Les fontaines, dont la plus importante a été édifiée en 1868 à l’occasion de la création du réseau d’eau potable au village, sont toujours alimentées. Les autres bâtiments communaux sont la mairie, l’ancien château d’eau et le local de distillation où on continue à transformer les fruits des vergers en goutte. Enfin, le cimetière dont la petite maison et l’enceinte en pierres de taille protège outre les tombes récentes, une partie ancienne préservée.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Nom anciens du village
- Les familles du XVIe siècle portaient les noms suivants
STAVE - DEMOINGIN (DEMOUGIN par la suite?) - DELACAVE - PETIT - ROY - DUBOID - FROMONT - BLANCHARD - POURCHASSE (POURCHOT par la suite) - CHARME - DELORRAINE - LAMBELET - AUBERT - COMTE - CARTHAL - SIRE -
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- Notes personnelles de M. Marcel Py né au village et fils du maître d'école qui exerça de 1894 à 1922
- Résultats du recensement de la population - Belverne sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
Références : Mémoires historiques sur la seigneurie d’Etobon de Pierre-Frédéric Beurlin - 1880
Notice historique sur les Cinq Villages des Bois, par Charles Iselin - 1904.