Joseph-François Malgaigne

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Joseph-François Malgaigne

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Naissance 14 février 1806
Charmes-sur-Moselle dans les Vosges
Décès 10 janvier 1865 (à 58 ans)
Saint-Gratien dans le Val-d'Oise (France)
Nationalité Drapeau de France Français

Joseph François Malgaigne (1806-1865) est un chirurgien, un anatomiste et un historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph-François Malgaigne est né le 14 février 1806 à Charmes-sur-Moselle dans les Vosges. Il est né dans une famille de médecin : son grand-père fut chirurgien et son père officier de santé lors des campagnes militaires de Napoléon Ier en Europe.

À 15 ans, il part pour Nancy pour devenir officier de santé comme son père. Il est reçu à ce grade à 19 ans. En 1826, il s'installe à Paris pour suivre ses études médicales à l'université de médecine de Paris.

Joseph François Malgaigne commence sa carrière médicale comme médecin militaire et journaliste médical. En 1835, après avoir obtenu son diplôme de médecine, il devient chirurgien des hôpitaux de Paris. Il aura comme collègue de travail le chirurgien Auguste Nélaton. Il donne également des cours d’anatomie et de chirurgie.

Il tient des conférences sur les hernies et les bandages. On lui doit la terminologie dite de la « Ligne de Malgaigne ». Une hernie de l'aine, est dite hernie inguinale, si son collet est situé au-dessus de la ligne de Malgaigne (projection cutanée de l'arcade crurale tendue entre l'épine du pubis et l'épine iliaque antérosupérieure). La hernie crurale, fréquente chez la femme a un collet situé au-dessous de la ligne de Malgaigne.

Il met au point plusieurs appareils pour traiter les fractures. Il se spécialise dans la chirurgie orthopédique du genou, de l'épaule, et de la hanche.

En 1841, il lance le Journal de chirurgie.

En 1844, il met au point une méthode pour l'opération du bec de lièvre.

Dans les années 1850, il publie nombre d'observations sur la cautérisation de l'oreille, notamment dans le traitement de la sciatique (Acupuncture auriculaire : études princeps et développement historique). À la même époque, il approfondit l'étude de la fracture osseuse de l'avant-bras entreprise avant lui par le chirurgien italien Giovanni Battista Monteggia et qu'il nommera Fracture de Monteggia.

En 1850, il obtint la chaire de médecine opératoire, puis de clinique chirurgicale et de pathologie externe. Le docteur Joseph-François Malgaigne devient président de l'Académie de médecine. Il meurt le 17 janvier 1865 à Saint-Gratien (Val-d'Oise), des suites d'une attaque survenue une semaine plus tôt lors d'une séance de l'Académie de médecine qu'il présidait.

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

Parmi les publications et ouvrages de médecine écrits par J.-F. Malgaigne :

  • 1831 : Paradoxes de médecine théorique et pratique, [Thèse de médecine présentée et soutenue à la Faculté de médecine de Paris le 28 mars 1831, pour obtenir le grade de Docteur en médecine], Didot le Jeune, Texte intégral.
  • 1834 : Manuel de chirurgie opératoire
  • 1835 : Traité des fractures et des luxations
  • 1838 : Traité d’anatomie chirurgicale et de chirurgie expérimentale
  • 1841 : Manuel de médecine opératoire, fondés sur l'anatomie normale et l'anatomie pathologique
  • 1840 : il édite les œuvres complètes du père de la chirurgie Ambroise Paré (Dictionnaire historique des médecins, Éditions Larousse)
  • 1847 : Traité des fractures et des luxations, J.B. Baillière, vol. 1 Texte intégral.
  • 1855 : Traité des fractures et des luxations, J.B. Baillière, vol. 2 Texte intégral.
  • 1856 : il publie une notice sur Guillaume Dupuytren

Sources[modifier | modifier le code]

  • Édouard Pilastre, Malgaigne (1806-1865) : étude sur sa vie et ses idées d'après ses écrits, des papiers de famille et des souvenirs particuliers, Félix Alcan, 1905. Lire en ligne
  • Pierre Huard, «Le centenaire de la mort de Joseph-François Malgaigne (1806-1865)», Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, 1966, Tome 19 n°4. pp. 371-382. Lire en ligne

Liens externes[modifier | modifier le code]